OX.U.ATE
Sel polychreste de Glaser, le sulfate de potassium.
Sel de prunelle, nitrate de potassium fondu avec un peu de soufre, et qui s'emploie comme le nitre.
Sel de Stilurne, l'acétate de plomb.
Sel sédatif de Hombert, l'acide borique.
Sel de Seignette, tartrate double de potassium et de sodium qui donne des cristaux prismatiques incolores; il s'emploie comme purgatif. Découvert en 1672, par Seignette, pharmacien de la Rochelle.
Sel de soude : c'est le carbonate de sodium commercial.
Sel sulfureux de Stahl, le sulfite de potassium.
Sel de tartre, le carbonate de potassium.
Sel végétal, le tartrate de jwtassium.
Sel de Vichy, le bicarbonate de sodium.
Sel de vinaigre, le sulfate de potassium cristallisé, arrosé d'acide acétique, qu'on met dans les flacons portatifs.
Sel volatil, toute substance concrète obtenue par distillation. Le S. vol. concret est le S. d'Angleterre.
SELACHE (du gr. creAayoî), poisson. Voy. pèlerih.
SÉLACIENS (du gr. <r£Âa/Oî), famille de Poissons chondroptérygiens ou cartilagineux qui correspond aux Plagiostomes de Duméril, comprend les Raies et les Squales, avec toutes leurs subdivbions : les Requins, les Roussettes, les Mclandres, les Squatines ou Anges, les Aiguillais, les Marteaux, les Scies, la TorpiUe, etc. Voy. ces mots.
SÉLAGE, Selago, plante sacrée que les Druides cueillaient avec toutes sortes de pratiques superstitieuses et à laquelle ils attribuaient des vertus merveiUeuscs : on suppose que c'est une Verveine.
SÉLAGINE. plante de la famille des Sélaginacées, voisine de celle des Verbénacées, et qui croît au cap de Bonne- Espérance. On cultive dans les jardins la S. à corymbes, à fleurs blanches, et la S. bâtarde, à petites fleurs d'im bleu clair.
SÉLAGiNELLE, plante de la famille des Lycopodiacées. Elle sert de bordure dans les serres.
SÉLAM, nom donné par les Orientaux à un bouquet dont les fleurs sont disposées ordinairement de manière à exprimer une pensée, un sentiment secret, soit en s'attachant au nom des fleurs qui y entrent, soit en faisant allusion au caractère particulier qu'on est dans l'usage de prêter à chacune d'elles. Voy. fleurs (langage des).
SÉLECTION (du lat. seleclio), clioix, triage. On distingue la S. artificielle et la S. naturelle. — La S. artificielle est l'art de diriger la reproduction pour un but déterminé, à refl"et de créer des races ou de les continuer, par le choix convenable des animaux qu'on accouple et le régime qu'on leur fait suivre. Un de ses procédés est Vaccouplement consanguin ou multiplication en dedans (in and in] ; on crée ainsi chez certaines espèces et on y perpétue des qualités de taille, de forme, ae coloration et même d'aptitudes particulières. Le croisement des races produit aussi des résultats avantageux [Voy. races). — La S. naturelle est l'œuvre de la nature. Elle aurait, d'après Darwin, le pouvoir de changer re^)èce. C'est le principe en vertu
j duquel se conserverait chaque variation accidentellement i produite chez les animaux, à condition qu'elle soit utile.
L'accumulation de ces variations amènerait la substitution I dune espèce à une autre moins élevée. Voy. au mot
ESPÈCE l'exposé détaillé de cette hvpothèse.
SÉLÉNHYDRIQUE (acide), Hydrogène sélénié. Voy.
SÉLÉ-MCTf.
SÉLÉNIA'TES, sels analogues aux sulfates, formés par l'acide sélénique.
SÉLÉNIEUX (acide). Voy. sélénidii.
SELENIQUE (acide). Voy. séléxium.
SÉLÉNITES, sels formés par l'acide sélénieux, analogues aux sulfites par leur composition et leurs propriétés. Synonyme de gypse.
Les Minéralc^stes donnent spécialement le nom de séiénite au sulfate de calcium naturel hydraté.
Les eaux dites séléniteuses sont celles qui contiennent beaucoup de sulfate de calcium ou de magnésium. Ces eaux sont dures et ne dissolvent pas le savon ; elles paraissent développer à la longue le rachitisme et la scrofule. •
SÉLÉNIUM (du gr. (jeai^'/t), lune; à cause de l'analogie du sélénium avec le tellure, dont le nom vient lui-même de tellus,\.eTre], métalloïde noir (Se = 79), d'aspect métallique ou vitreux suivant les conditions dans lesquelles il a été solidifié; les plaques très minces laissent passer une lumière rouge; sa poussière est rouge-brique. Il fond à 150" et lx)ut à 665°, en donnant des vapeurs jaunes semblables aux vapeurs de soufre. \jy densité de vapeur prise à SeO' est 7,67 ; elle n'est plus que 5,7 à 1400». Il présente la plus grande analogie avec le soufre. Il brûle à l'air avec une flamme pâle, en répandant une odeur de chou pourri et en se transformant en anhydride sélénieux (SeO*J ; l'acide sélénique SeO*ll* est comparable à l'acide sulfurique. Avec l'hydrogène il forme l'hydrogène sélénié H*Se, gaz d'une odeur très désagréable, dangereux à respirer. — Le sélénium n'existe qu'en petite quantité dans la nature. On le trouve à l'état de séléniure de plomb au Harz et dans quelques pyrites de la Suède. Il a été découvert en 1816 par Berzelius, dans l'acide sulfurique préparé avec le soufre de Fahlim (Suède).
SÉLÉNIURES, composés du sélénium et d'un autre élément. Les séléniures métalliques sont analogues aux sulfures par la composition et les propriétés.
SÉLÉNOGRAPHIE (du gr. azkyyT\, lime, et f^i^ni), décrire). Hévélius et, plus tard, \V. Béer et Mœdler ont donné sous ce titre des cartes de la Lune.
SELIN, Selinum, genre de la famille des Ombellifères, tribu des Angélicées, renferme des plantes herbacées, vivaces, répandues dans les lieux humides et monlueux de toute l'Europe : racines fusiformes; tige droite et verte, laiteuse ; feuilles ailées ; fleurs blanches ou jaunes et petites. Le S. des marais [S. palustre], ^'ulg. Encens d'eau. Persil et Livéche des marais, Tisselin, etc., et le S. tortueux (S. tortuosum), appelé. aussi Faux Turbith et Ache sauvage, jouissent de propriétés pui^atives.
SELU^ÏTE, fluorure de magnésium naturel (MgFl^) en cristaux pseudo-cubiques, en réalité quadi'atiques, de Geibronla [Piémont).
SELLE (du lat. sella, siège), sorte de siège que l'on met sur le dos des chevaux et autres montures pour la commodité du cavalier : il se compose essentiellement d'un fût ou arçon ( Voy. ce mot) qui en forme le corps, et de panneaux garnis, placés sur les côtés et laissant entre eux un sillon assez profond pour que l'échiné de l'animal ne soit pas endommagée. On appelle bât la selle que l'on met sur le dos des animaux (cheval, mulet ou àne) destinés à porter des fardeaux : il se compose d'un fut et de paimeaux ou formes auxquels on adapte des courbes, planchettes faisant saillie et qui portent des crochets destinés à fixer des paniers ou des échelettes [Voy. harnais et sellerie). — Pendant longtemps les Romains ne se servirent ni de selles ni d'étriers. Ils plaçaient seulement sur leurs chevaux une espèce de housse. L'historien Zonaras est le premier qui fasse mention d'une selle propr. dite, en décrivant un combat livré en 340 par Constance à son frère Constantin, mais on trouve des selles représentées sur les monuments antérieurs, par ex. sur la colonne de Marc Aurèle, dans les peintures d'Herculanum et de Pompéi, etc.
En Vélocipédie, la selle est mie partie importante du cycle. Extérieurement la selle afiecte une forme toute semblable à une selle de cheval, mais beaucoup plus (letilc. Une lame de fer forme le troussequin (arrière de
SELLEUIK
SEMI-DOURI.E
la selle), et une pièce de fer le pommeau (avant de la selle). Le cuir de la selle est tendu entre le troussequin et le pommeau, et c'est sur le cuir tendu que s'assied le cavalier. Tantôt la selle est fixée directement sur une pièce de 1er que porte la potence ; tantôt on interpose des ressorts à Doudin ou des sacs de caoutchouc goiitlés d'air.
SELLERIE (de selle). L'industrie du sellier comprend l'art de travailler le cuir pour selles, brides et colliers, et s'étend à tout ce qui concerne les harnais, et en général l'éijuipement des chevaux de selle et de voiture, y compris même les mors, étriers, et articles d'éperon nerie. Elle tient de l'industrie du bourrelier et s'unit ordinairement à celle du carrossier. 11 y avait autrefois à Paris deux corps de selliers, \es selliers-bourreliers et les selliers-lormierscarrossiers : ces derniers avaient pour patron St Benoît.
SELLETTE (dimin. de selle). On donnait autrefois ce nom à un petit siège de bois fort bas sur lequel on obligeait un accusé de s'asseoir pour subir le dernier interrogatoire, lorsque les conclusions du ministère public tendaient à la peine afflictive. Cet usage a été aboli en 1789.
On appelle encore sellette : 1° la partie d'une charrue sur laquelle le timon est appuyé ; 2" l'espèce de bât qui couvre le dos d'un timonier, et sur lequel glisse la dossière.
SELTZ (eau de). Voy. eaux minérales.
SEMAILLES (du lat. seminalia). On donne ce nom à l'action de semer les céréales et les autres végétaux qui intéressent l'agriculture, ainsi qu'à la saison durant laquelle on ensemence les terres. On peut semer de 3 manières : en pois, en lignes et à la volée. Le semis en pots consiste à faire de petits trous dans lesquels on dépose une ou plusieurs grames, que l'on recouvre immédiatement : on ne sème guère ainsi que les fèves, les pommes de terre, les glands, les châtaignes, etc. Les semailles en lignes se font soit à l'aide de semoirs [Voy. ce mot), que l'on conduit comme des charrues, soit avec des plantoirs à plusieurs dents, à l'aide desquels on fait des lignes de trous régulièrement espacés et dans lesquels le grain est déposé. La semaille à la volée, qui est la méthode la plus ordinaire pour les céréales, consiste à parcourir d'un pas régulier les champs nouvellement remués par la charrue, en lançant le grain au loin de toute la force du bras et en quantité toujours égale. — On fait les semailles de seigle et de froment de bonne heure; celle des avoines, des orges et des menus grains, en février ou en mars au plus tard. En général, on ensemence les terres légères plus tôt que les terres fortes.
SEMAINE (du lat. septimana), division du temps qui comprend sept jours. La division du temps en semaines appartient à l'Orient : on la trouve de temps immémorial chez les Chaldéens, les Egyptiens, les Indiens, les Cliinois aussi bien que chez les Israélites. Chez ceux-ci, elle paraît être une figure de la création du monde. Dieu ayant achevé son œuvre en six jours et s'étant reposé le septième. Dion Cussius prétend que les Egyptiens sont les premiers qui aient divisé le temps en semaines; que les sept planètes connues deux leur avaient suggéré cette idée, et qu'ils en avaient tiré le nom des sept jours de la semaine. Les noms que portent encore aujourd'hui les jours de la semaine semblent confirmer cette opinion : le dimanche, ou jour du Seigneur, était le jour du Soleil, le premier des astres; le lundi, celui de la Lune; le mardi, de Mars; le mercredi, de Mercure; le jeudi, de Jupiter; le vendredi, de Vénus ; le samedi, de Saturne. — Les Grecs et les Romains ne connaissaient pas cette manière de diviser le temps : l'usage des semaines pour la division du temps, emprunté aux Orientaux, ne s'est établi en Occident qu'avec le Christianisme. On compte la semaine à partir du dimanche, qui est 1" jour ou l'^" férié.
Outre les semaines de jours, qui se comptaient d'un sabbat à l'autre, les Hébreux avaient des semaines d'années, qui étaient de 7 années, et qui se comptaient d'une année sabbatique à l'autre, et des semaines de semaines d années, c.-à-d. de 7 fois 7 années ou de 49 ans, qui se comptaient d'un jubilé à l'autre.
SEMAINE SAINTE, la dernière semaine du carême, pendant laquelle on célèbre les mystères de la passion et de la mort de N.-S. Jésus-Christ. On l'appelle aussi Grande bemame.
■ i?^"?*'-^'^'*' "''™ primitivement donné, dans les églises, a l ecclésiastique chargé de faire pendant toute la semaine 1 ollice divin, et qui doit assister à toutes les heures. —
Ce mot a été étendu à tout employé chargé de faire pendant huit jours de suite un service quelconque.
SÉMAPHORE (du gr. af,[ia, signal, et '-^o^à:,, qui jwrte), sorte de télégraphe usité sur les côtes et dans les j)orts, et destiné soit à faire connaître les arrivées et les manœuvres'des bâtiments venant du large ou naviguant en vue des côtes ou devant les ports; soit à leur envoyer ou à recevoir d'eux des avis ou des dépèches pressées. C'est un mât établi sur la côte et où des guetteurs font les signaux dits de côte. Ces signaux s'effectuent de jour à l'aide d'ailes mobiles autour du mât, ou de pavillons, et de nuit avec des lanternes. Les sémaphores sont ordinairement reliés aux stations télégraphiques les plus voisines et leur servent d'auxiliaires.
SEMBLABLES (figures). En Géométrie, deux polygones sont dits semblables quand on peut établir entre les sommets de l'un et les sommets de l'autre lïne correspondance telle, que les angles des deux polygones en des sommets correspondants soient égaux et que le rapport d'un côté joignant deux sommets au côté de l'autre polygone joignant les sommets correspondants soit constant : ce rapport est le rapport de similitude. Les éléments correspondants sont dits homologues. Les conditions imjiosées par la définition précédente sont surabondantes, comme on le voit par les théorèmes relatifs à la similitude des triangles : deux triangles sont semblables quand ils ont deux angles correspondants égaux ou un angle égal compris entre des côtés proportionnels. — Deux polygones semblables peuvent être décomposés en triangles semblables et disposes de la même façon, et réciproquement. — Deux polygones semblables peuvent être placés de manière à être hotnolhétiques [Voy. ce mot). — Deux figures semblables, en général, sont deux figures telles, qu'on puisse les placer de façon à ce qu'elles soient directement homothétiques. Cette définition s'étend aux figures dans l'espace et en particulier aux polyèdres : on peut d'ailleurs, jx)ur ces dernières figures, donner une définition de la similitude analogue à celle que nous avons donnée pour les polygones. — Dans deux figures semblables ou homothétiques, les longueurs de deux éléments correspondants sont entre elles dans un rapport égal au rapport de similitude; les aires correspondantes sont entre elles dans un rapport égal au carré du rapport de similitude; les volumes correspondants sont entre eux dans un rapport égal au cube du rapport de similitude.
SÉMÉIOLOGIE ou séméiotiqce (du gr. aT,iJi£tov, signe), branche de la Pathologie qui a pour objet la connaissance des signes des maladies et de toutes les indications (|ui s'y rapportent. Voy. diagnostic et pronostic. Voy. aussi