SIGNE
Séméiologie musicale. Voy. notation.
SÉMÉLÉ, 86° petite planète, trouvée le 4 janv. 1866 par Tietjen, à Berlin. Voy. planètes.
SEMENCE (du b.-lat. semenlia, de sementis), se dit, en général, de toute substance qui se sème soit par l'effet de la nature, soit par la main de l'homme, tels que grains, graines, noyaux, pépins, etc., et, en particulier, du froment, du seigle, de l'orge, de l'avoine et de quelques, autres céréales. On doit toujours choisir la semence la plus lourde, la plus grosse et la plus mûre. Voy. graim;. SEMAILLES et SEMIS. Voy . aussi stratification.
SEMEN-CONTRA (c.-à-d. en lat. graine contre, s.-cnl. vernies , les vers), Barbotine, nom donné, en Pharmacie, aux capitules non épanouis de plusieurs espèces du genre Armoise [Artemisia cina, A. contra), qu'on emploie comme vermifuges. La seule espèce officinale est hsemen-contra A'Alep ou A' Alexandrie. Le semen-conlrfj i une odeur forte et une saveur aromatique et camphrée. Il renferme une huile essentielle, abondante dans tonifies espèces du genre Armoise; il doit ses propriétés vermifuges à un principe particulier, la santonine, qu'on y a découvert.
SEMI..., mot latin qui veut dire demi, inoitié, entre, en français, dans la composition d'un grand nombre de mots. Voy. ci-après.
SEMI-BRÈVE. Voy. ronde.
SEMI-OOUBLE, se dit, en Botanique, d'une fleur dont les pétales sont très multipliés, mais qui est encore féconde, parce que les étamines n'y ont pas entièrement disparu, et que, par conséquent, la fleur n'est pas encore tout à fait double.
Fêles semi-doubles, fêtes que l'on célèbre avec moins^
SEMI-FLOSCULELX
SILNATUS-CONSILTE
de solennilL' que les fêles doubles, mais avec plus de s<jleiinitL- (juc les simples.
SEMI-FLOSCULEUX, se dit, en Botanique, d'une fleur com|>ost'c dont toutes les fleurettes sont des demi-fleurons : telles sont les Chicorées, les Scorsonères, etc. (l'oy. demi- FLEcno.NJ. Tournefort avait donné le nom de Semi-flosculeuses à une des grandes divisions de la famille des Composées.
SÉMILLON, cépage blanc de la Gironde; il entre dans la fabrication du vin de Sauterne, concurremment avec le Sauvignon et l& Miiscadelle [foy. ces mots); c'est un plant d'une grande finesse, résistant bien au mildiou, mais sensible aux gelées du printemps; il donne mi vin abondant, d'une belle couleur jaune d'or et d'un moelleux parlait.
SEMI-LUNAIRE, ce qui est en demi-lune. — En Anatomic, on donne cette épithète : 1° au second os de la rangée su()érieure du carpe; 2» à deux fibro-cartilages
E (lacés entre les condvles du fémur et les surfaces articuaires du tibia ; 5° à des ganglions placés dans l'alxiomen, au-dessus et en arrière de la capsule surrénale; 4° aux valvules sigmoîdes de l'aorte et à l'artère pulmonaire à loi.ir orifice dans le cœur.
^èÉMINAIRE (du lat. seminarium, pépinière), établissement où l'on élève des jeunes gens pour les former à l'état ecclésiastique. On distingue les grands séminaires, ou séminaires propr. dits, où les jeunes clercs font leur philosophie et leur théologie, et les petits séminaires, maisons d'éducation dirigées par des ecclésiastiques et qui servent à préparer les jeunes clercs à entrer dans les grands séminaires, ou même à élever de jeunes laïques. Les séminaires sont sous la direction d'un supérieur et sous l'autorité des archevêques ou évêques ; ils ressortissent au ministère des Cultes. Il y a un grand séminaire par diocèse : celui de St-Sulpicc à Paris est le plus important. Quant aux petits séminaires, le nombre en est illimité. — St Augustin passe pour être le créateur des maisons de noviciat ecclésiastique. Le concile de Trente prescrivit à tous les évêques d'entretenir un séminaire dans leur diocèse; cette obligation fut renouvelée en France par les articles organiques du Concordat. Les petits séminaires ont été organisés par une ordonnance du 5 octobre 1814. — Les cultes réformes ont aussi des séminaires pour l'éducation de ceux qui se consacrent au culte.
En Alleinagno et en Suisse, on donne le titre de séminaires à des établissements purement laïques.
SÉMINAL (du lat. seminalix], se dit de tout ce qui a rap|)ort à la semence ou à la graine.
SEMIPHYLLIDÉES. famille de Mollusf|ues gastéropodes, de l'ordre des Tectibranches, comprend les genres Ombrelle et Pleurobranche.
SEMI-QUARTILE, semi-qdixtii.e, semi-sextile, noms donnés autrefois à la position de deux astres, dont les longitudes diffèrent d'un 8* (demi-q^uart) , d'un 10" (demi-cinquième) ou d'un 12' (demi-sixième) de circonférence, c.-à-d. de 45°, 56» ou 50». '
SEMIS ou sEjjissis (p. semis-iissis). Ce mot désignait d'ordinaire la moitié de l'as romain ; mais par extension il servait aussi à désigner la moitié de tout objet divisible. Voy. AS.
SEMIS (de semer). Ce terme, qui s'emploie surtout dans le Jardinage et l'Arlwriculture, exprime à la fois la mise en terre des graines des plantes dont on veut obtenir la repixxluction, et les plants d'arbrisseaux, de fleurs, de plantes de tout genre qui ont été semés en graines. Semaille se dit plus particulièrement des grains et des
filantes céréales [Voy. semailles). — Les semis se font à a volée, par planches, par pocbels, en caisses, en terrines, en pots; en pleine terre, sur couches et sur châssis. Dans les potagère, les semis de légumes se font en planches, de 1 m. 50 à 2 m. de lai^e sur une longueur indéterminée. Le semis par rayons est usité pour la culture des • menus grains, tels que pois, lentilles, gesses, maïs.
SÉMITIQUES (langues), langues parlées par les peuples issus de Sem. Voy. lasgces et au Dict. d'Uist. et de Géogr.
l'art. SÉMITIQUES. ' - .--.
SEMNOPITHÈQUE (du gr. a£[iv«5î, grave, et xîÔTixoî, singe), Semnopithecus, genre de Quadrumanes, de l'ordre des Pithécins, renferme des Singes, voisins des Guenons, et ni habitent surtout dans l'Inde : membres longs et -êles; mains antérieures étroites, à pouce très court; 'lueue très longue et musculeuse; museau court et peu
I saillant : callosités petites; abajoues iiul'es ou rudimeiv taires. Ces animaux se font remarquer par la gravité et la douceiu" de leur caractère. On les apprivoise facilement ; mais lorsqu'ils sont vieux, ils de^^ennent tristes et quelquefois méchants. On en connaît plusieurs espèces, notamment : le S. doue, le S. entelle et le S. nasique [Voy. ces mots) ; le S. à fesses blanches, le S. à fourrure, le 5. â capuchon, le S. de Dussumier, le S. aux mains jaunes, etc.
SEMOIR (de semer), instrument d'Agriculture, de forme variable, qui se conduit à bras ou à cheval et qui est destiné à distribuer la semence avec plus de régularité et d'économie qu'il n'est possible de le faire quand on sème à la main. Les semoirs les plus usités auj. sont le S. à tanterne, pour les graines fines, colza, navette, œillette, etc. ; le S. à cylindre, pour céréales, etc. — Cet instrument était comiu des Cliinois de toute antiquité; il ne parait pas avoir été employé en Europe avant le xvii» siècle.
SEMOULE (de l'ital. semola], gruau de froment à très petits grains, presque réguliers et sphériques, dont le mode de fabrication nous est venu d'Italie. C'est avec la semoule que les vermicelliers fabriquent leurs pâtes; on s'en sert également pour potages et entremets sucrés. On appelle : S. blanche, celle qui se fait avec de la farine de riz : S. jaune, celle qui se fait avec de la fleur de froment dans laquelle on ajoute de la teinture de safran, de la coriandre et des jaunes d'œuf. La semoule de Gênes est renommée. On en prépare aussi d'excellente à Paris, à Lyon, à Clermont, etc.
SEMPERVIVUM (c.-à-d. en lat. qui vit toujours), nom latin botanique du genre Joubarbe.
SEMPLE, instrument qui faisait partie des anciens métiers à tisser les étoffes façonnées, composé de ficelles verticales en relation avec les fils de la chaîne. Il a disparu auj. des métiers munis de mécanique Jacquard.
SÉNARMONTITE, oxyde d'antimoine naturel (Sb*0*) en cristaux octaédriqucs du système régulier, dimorphe de YExitèle ou Valentinite. Elle se trouve en beaux cristaux à Sansa, prov. de Constantine.
SÉNAT (du lat. senatus, qui vient lui-même de senc.r, vieillard). Le mot Sénat a donc le même sens que le nom de Conseil des Anciens, porté par l'une des assemblées législatives sous le Directoire. Le premier Sénat et le plus célèbre a été le Sénat de Rome, qui a duré de la fondation de Rome au règne de Justinien. Par analogie, ce nom a été donné à un grand nombre d'Assemblées, comme le Sénat de Venise p. ex. En France, la Constitution de l'an viii créa le Sénat conservateur, qui disparut avec les Bourbons. La Constitution de 1852 rétablit le Sénat, qui fut supprimé en 1870. Enfin la Constitution de 1875 a créé un nouveau Sénat, dont l'organisation et le recrutement ont été modifiés par la loi du 10 décembre 1884. Aux termes de cette loi, le Sénat se compose de trois cents membres élus au scrutin de liste, quand il y a lieu, par un collège réuni au chef-lieu du département ou de la colonie et composé : 1° des députés; 2° des conseillers généraux; 5° des conseillers d'arrondissement; 4» des délégués élus parmi les électeurs de la commune par chaque conseil municipal, suivant une proportion fixée par la loi (art. 1 à 6). Les membres du Sénat sont élus pouneuf ans. Le Sénat se renouvelle tous les trois ans, conformément à l'ordre des séries de départements actuellement existantes. Le Sénat joue dans la République le rôle de pouvoir modérateur : il a comme la Chambre l'initiative des lois, mais ne vote le budget qu'après la Chambre. Voy. Collection complète des lois, di'crets, ordonnances, règlements, etc., par Duvergier, années 1875, 1884, 1885.
SÉNATORERIE. On nommait ainsi, en France, sous Napoléon I"'"', la résidence d'un sénateur, ainsi que le district dans lequel un sénateur jouissait, sur des biens qui y étaient situés, des revenus affectés à sa dignité, avec prééminence honorifique sur les autorités locales.
SÉNATUS-CONSULTE (du lat. senatus constdium). On nommait ainsi, dans l'ancienne Rome, tout décret du Sénat relatif aux affaires publiques. Cette dénomination fut adoptée en France pour qualifier les décrets émanés du Sénat conservateur créé par la Constitution du 25 frimaire an VIII. Elle fut rétablie par la Constitution du 14 janvier 1852 : d'après l'art. 27 de cet acte, c'était par des sénatus-consultes qu'était réglé tout ce qui n'avait pas été pnévu par la Constitution et était nécessaire à sa marclie, et qu'était fixé le seos des articles qui doimaient
SÉN'E