SENSATION
Heu à dilTércntes interprclalions. Les sénatus-consulles t'iaicnt soumis à la sanction de l'Empereur. Ils ont disparu en 1870.
SÉNÉ (de l'arabe sena], Seiwa, espèce du genre Cassia (Canélicier), famille des Ccsalpiniées. Les feuilles et les gousses que l'on vend sous le nom de follicules de séné, proviennent de deux espèces différentes, le Cassia seniia ou Séné d'Italie et le Cassia lanceolata ou Srné d'Alexandrie ou de la Thébaïde. Ces follicules, surtout ceux du Séné d'Alexandrie, ont une vertu purgative bien connue. Comme ils occasionnent souvent des coliques, on y remédie en les associant avec quelque sel alcalin, tel que le sel de Glauber (sulfate de sodium).
On donne vulgairement le nom de Séné à beaucoujj de plantes purgatives. On appelle : S- arghel, le Solenostemme, qui sert à sophistiquer le séné ; S- bâtard ou sauvage, la Coronille des jardins ; S. des prés, la Gratiole; S. d'Europe ou Faux Séné, un Baguenaudier ; S. des Provençaux, la Globulaire turbitli; S. d'Amérique, la Casse de Maryland.
SÉNEBIÈRE (du physicien Senebier), Senebiera, genre de la famille des Crucifères, renferme des plantes herbacées, annuelles ou bisannuelles, à petites fleurs blanches, en grappe, opposées aux feuilles. Les graines de la S. coronopus (Corne de cerf) peuvent servir à engraisser la volaille. La S. pennaiifide, ou Cresson des savanes, a une saveur poivrée : on peut la manger en salade.
SÉNÉCHAL (du b.-lat. seniscalcus ; orig. german.), grand officier de la couronne qui avait à la fois la surintendance de la maison du roi et des finances, la conduite des troupes et le pouvoir de rendre la justice au nom du roi [Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — On appelait sénéchaussée l'étendue de pays soumise à la juridiction du sénéchal.
SÉNÉCION IDÉES, une des tribus dont se compose la grande famille des Composées, a pour type le genre Séneçon {Senecio).
SENEÇON, Senecio, genre de la famille des Composées, type de la tribu des Sénécionidées, renferme près de 900 espèces, répandues par toute la terre : involucre cylin<lrique, à folioles égales, placées sur un seul rang, avec un second involucre extérieur, composé de petites bractées avortées; réceptacle nu; aigrettes simples, sessiles. — Le Séneçon commun [S. vulgaris), vulg. Herbe aux charpentiers, croît partout dans les champs; ses fleurs sont jaunes. On lui attribuait autrefois des propriétés vulnéraires : d'où son nom vulgaire. Il est recherché par les chèvres, les cochons et surtout par les lièvres et les lapins; les petits oiseaux sont friands de ses semences. Le S. jacobée [S. jacobsea), vulg. Herbe de St-Jacques, a des fleurs jaunes, assez grandes, des tiges hautes et droites; il fleurit en juin, et croît partout sur le bord des chemins, dans les prés et les bois. Le S- des marais [S. paludosus) croît sur le bord des étangs et des rivières : tiges hautes de 1 m. et plus; fleurs jaunes terminales. Le S. doronic [S. doronica) a une seule fleur ou trois au plus, grandes, d'un jaune orangé; il habite les Alpes et les Pyrénées. On cultive dans les jardins le S. élégant, dit aussi S. d'Afrique ou des Indes : ses fleurs ont le disque jaune et les rayons d'un beau rouge ; on en a obtenu par la culture des variétés à fleurs doubles, à fleurs blanches, rosées, cramoisies et foncées.
SÉNÉGA, espèce du genre Polygale. Voy. ce mot.
SÉNÉGALI, Estrilda, nom donné à de petits oiseaux exotiques, de la famille des Fringillidés et du genre Gros- Bec, mais particulièrement à une espèce du Sénégal, au plumage mêlé de rouge vineux et tte brun verdàtre, au bec rougeâtre, et dont l'iris est d'un brun rougeàtre. Les Sénégalis se nourrissent de graines et vivent en troupes.
SENEGRAIN, senegré (corruption de Fenugrec), plante légumineuse. Voy. fendgrec.
SENELLE, fruit de V Aubépine.
SÉNEVÉ, Sinapis : c'est la graine de Moutarde.
■ M^"""^ ^^V ^^^' *^'"'ï«)i se dit de tout ce qui tient à la vieillesse : c'est dans ce sens qu'on dit démence sénile, gangrène sénile, vue sénile, etc.
SENILLE ou sénicle, nom vulgaire du Ckenopodium album ; — Fausse Sénille, nom vulgaire de la Renouée des Oiseaux.
SENNA, nom latm botanique du Séné:
Lassia.
SENNE ou SEINE. Voy. seise.
synonyme de
SÉNONIEN (étage) (de Senones, Sens), celui des étages crétacés qui est compris entre l'étage turonicn et l'étage danien. Il était autrefois connu sous le nom d'étage de craie blanche {Voy. craie), à cause du faciès qu'il alVecle constamment dans le bassin de Paris. Dans ce bassin, Hébert a pu distinguer quatre zones dilléicnles, qui sont, de bas en haut : 1° la zone à Micraster cor tesludinarium; 2" la zone à Micraster cor anguinum ; 3° la zone à Bclemnitella quadrata ; 4» la zone à Belemnitell i mucronata. Ce niveau supérieur est la craie de Meudon, dans laquelle se trouvent en abondance Terebratula carnea, Magas pumilus, Ostrea vesicularis, Ananchytes ovata, etc. ; les niveaux inférieurs peuvent être étudiés surtout dans les environs de Beauvais et dans la Somme. Dans le sud du bassin de Paris, de même qu'en Westphalie, le Sénonien possède le faciès à ammonites (craie de Villedieu). Le faciès à béleinnitelles et à micrasters présente son principal développement dans l'Europe septentrionale ; il paraît correspondre à des mers froides, et sa présence dans le bassin de Paris et sur le bord occidental des Alpes jusqu'à Nice serait due (dans cette hypothèse) à des courants froids septentrionaux. Le type méridional du Sénonien est caractérisé par le grand développement qu'y prennent les hippurites et les formes coralligènes qui les accompagnent. On s'accorde aujourd'hui à rattacher au Sénonien l'étage maëstrichtien [Voy. ce mot) et l'on a divisé le Sénonien en deux étages, VEmschérien (de Emscher, en Westphalie), correspondant à peu près à la craie à micrasters, et VAturien (de Aluria, nom lat. de Dax), correspondant à la craie à Bclemnitella mucronata.
SENS (du lat. sensus), facultés par lesquelles, à la suite des impressions faites par les objets extérieurs sur les organes, l'homme et les animaux éprouvent certaines modifications appelées sensations. On distingue cinq sens : la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher, qui correspondent à autant de classes de sensations et à autant d'organes : l'œil, l'oreille, le nez, la langue, la inain cl la peau. L'opération de ces sens est désignée par les mots de vision, d'audition, d'olfaction, de gustation, de toucher (Voy. la plupart de ces mots). Les sens se rencontrent tous avec plus ou moins de perfection chez les animaux des classes supérieures ; ceux des classes inférieures ne les possèdent pas tous, ou les ont extrêmement bornés.
Les philosophes ne sont pas d'accord sur le rôle que jouent les sens dans l'acquisition de nos connaissances ; selon les uns, les sens sont l'unique source de toutes nos idées [nihil est in intellectu quod non prius fuerit in sensu : Voy. empirisme) ; selon les autres, leur exercice est seulement la condition de la perception externe, outre laquelle il faut admettre la conscience et la raison ( Voy. ces mots). Ces diverses doctrines ont été indiquées aux articles idées et INNÉES (idées).
SENS COMMUN. Aristotc nommait sens commun ou sens suprême la faculté qui réunit et compare les diverses espèces de sensations (Voy. Bossuet. Conn. de Dieu et de soi-même, \, 5). — Aujourd'hui on donne au terme de sens comtnun la signification de l'expression latine sensus communis, et l'on désigne sous ce nom la forme la plus simple et la plus générale de la raison, celle en vertu de laquelle les hommes, malgré l'inégalité des esprits et la diversité des opinions, reconnaissent tous certaines vérités et admettent des principes invariables. C'est le fondement du consentement universel {Voy. ce mot). Il peut être invoqué contre un système pour en juger les résultats pratiques et manifestes. Il y a à cet égard deux opinions également erronées : l'une, professée par les esprits exclusifs, refuse au sens commun tûut droit de contrôle sur les théories philosophiques; l'autre, développée surtout par l'Ecole écossaise, réduit la philosophie à éclaircir les vérités du sens commun, ce qui anéantit la science. — A cette acception de sens commun se rattache celle de bon sens, application individuelle de la raison qui juge dans les cas particuliers.
Sens esthétique. Voy. goût.
Sens intime. Voy. conscience.
Sens moral. Voy. conscience morale.
SENSATION (de sentir), modification de l'âme, qui résulte d'une impression faite sur un organe des sens et qui est souvent accompagnée de plaisir et de douleur. L impression est un phénomène pliysiologique du système nerveux [Voy. impression et nerfs), dont nous connaissons les condilioij par l'élude des corps et des agents extérieurs