SÉPARATISTES
SÉPULTURE
1556), et judiciaire quand elle a <Ué prononcée en justice en faveur de la femme dont la dot est mise en péril fart. 1445). La femme séparée de biens ne peut cependant aliéner ses immeubles sans le consentement de son mari on l'autorisation de la justice; sous le régime de la séparation de biens, chacun des époux contribue pour sa part aux charges du ménage, la femme jusqu'à concurrence du tiers de ses revenus si la séparation de biens est conventionnelle (art. 1557), proporlionnellement à ses facidtés et à celles du mari si la séparation de biens est judiciaire (art. 1448).
La S. de corps est une autorisation de prendre des domiciles séparés, autorisation qu'un jugement peut accorder aux époux pour des causes graves : adultère, excès, sévices, injures graves, condamnation de l'un des époux à une peine infamante (art. 506-10) : elle entraîne la séparation de biens (art. 511). La séparation de corps est un divorce atténué (Voy. divorce). — Le Code civil et le Code de procédure règlent les formes qui doivent être observées dans les séparations de biens et de corps.
Sêpnralioii des patrimoines. Voy. patrimoine.
SEPARATISTES. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
SEPIA, nom latin du Mollusque appelé en français Seiche ( Voy. ce mot) ; désigne aussi la liqueur noire qu'on relire de cet animal, et dont on fait une espèce d'encre qui sert en peinture. Voy. lavis.
SÉPIOLE, Scpiola, genre de Mollusques céphalopodes, de l'ordre des Acétabuiifères décapodes, famille des Sépidées : corps en l'orme de sac raccourci et déprimé, arrondi postérieurement; bras dépourvus de ventouses. Les Sépioles sont armées de deux nageoires latéro-dorsales.
SEPS (du gr. <s'f\'\i), genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Scmcoïdiens, renferme des animaux au corps très allongé, cylindrique, serpenti forme, et couvert d'écaillés arrondies et imbriquées : tête petite, peu obtuse, recouverte de plaques; 4 pieds très minces et très courts, terminés par un ou plusieurs doigts. On dislingue : le Sepa tridaetyle ou Chalcide, du midi de l'Europe [Voy. chalcide) : on regarde à tort sa morsure comme venimeuse ; le Seps de Decrks, de l'Australie, qui a quatre doigts à chaque patte; VHémiergis, également de l'Australie.
SEPS ou CEPS, champignon comestible. Voy. bolet.
SEPT (du lat. septem], un des nombres premiers. — Ce nombre, coiume le nombre 5, a toujours été vénéré : il esl consacré dans les livres saints par un grand nombre de circonstances et d'événements. Dieu se rejiosa le septième jour de la création; le sabbat fut fixé au septième jour; la semaine a sept jours. On connaît le chandelier aux sept branches de l'Ancien Testament, le livre aux sejyt sceaux de l'Apocalypse. Il y a sept sacrements, sept péchés capitaux , sept dons du Saint-Esprit , etc. — Cliez les Grecs, on retrouve les sept sages, les sept merveilles du monde, les sept étoiles des Pléiades, les sept chefs devant Thèbes; Rome est la ville aux sept collines, etc. Les médecins ont leurs septénaires. — Les Cabalisles attribuaient au nombre sept la vertu d'évoquer les génies planétaires et de les contraindre à opérer des prodiges.
SEPTANTE, dénomination vieillie du nombre 70. S'emploie encore dans certaines parties de la France, le Lyonnais p. ex. — Pour les Septante qui traduisirent la Eiible en grec, voy. ce mot au Dtct. d'Hist. et de Géogr.
SEPTEMBRE (du lat. september), le 9" mois de notre année, a été ainsi nommé parce qu'il était le 7'= de l'année romaine quand elle commençait en mars. Il a 50 jours. Vulcain en était le dieu tutélnire. Le soleil entre dans le signe de la Balance le 25 septembre : c'est aloi-s que commence l'automne. — C'est au mois de septembre, dans la seconde moitié, que s'ouvrent ordinairement les vendanges dans nos climats.
SEPTENAIRE (du lat. septenarius), c.-à-d. qui contient sept. II se dit d'un espace de sept ans dans la vie de l'homme quand on en divise tout le cours en plusieurs parties, chacune de sept ans, à compter du jour de la naissance. — En Médecine, les septénaires sont des espaces de sept jours : c'étaient, dans la doctrine des jours critiques, autant de périodes qui partageaient le cours des maladies.
SEPTENN ALITÉ, mot créé sous la Restauration pour designer la durée de sept ans assignée par la loi du 16 juin 1824 à la Chambre des Députés.
SEPTENTRION (du lat. septcntrio, de septem, sept, et
triones, becufs de labour], nom qu'on donnait aux étoiles de la l'etitc Ourse, est devenu synonyme de Nord. Voy. cardinaux (points).
SEPTICÉMIE (du gr. (TTiTrxtxôî. qui corrompt, et al[ia. sang). Depuis les travaux de Davaine et de Pasteur on sait que les accidents septicémiques consécutifs aux traumatismes sont dus au développement d'une bactérie anaérobie, le vibrion septique. Le vibrion septique se multiplie par scissiparité avec une rapidité prodigieuse et provoque un rapide empoisonnement du sang. On s'explique ainsi le caractère terrible et foudroyant des accidents septicémiques qui se produisent à la suite de plaies mal protégées des germes étrangers et des poussières. Le vibrion septique se conserve un temps très long, même lorsqu'il est en présence de l'oxygène, sous forme de spores résistantes qui sont répandues en abondance dans les poussières de l'air. Les méthodes d'asepsie chirurgicale qui ont pris, à la suite des recherches de Pasteur et de Lister, un si grand développement, ont pour but de se mettre à l'abri de ces germes, et permettent de tenter des opérations de chirurgie restées inabordables jusqu'ici.
SEPTICIDE (du lat. septum, cloison, et caedere, couper), se dit, en Botanique, des péricarpes s'ouvrant par des sutures correspondantes aux cloisons.
SEPTIDI. Voy. CALENDRIER RÉPCDLICAIN.
SEPTIÈME (du lat. septimus). En Musique, on appelle septième un intervalle dissonant comprenant 7 degrés. On distingue la S. diminuée (5 tons et 5 demi-tons diatoniques), la S. mineure (4 tons et 2 demi-tons diatoniques), la S. majeure (5 tons et 1 demi-ton diatonique). En Harmonie, la superposition d'une tierce à la quinte d'un accord parfait constitue un accord dissonant dit septième. On compte généralement 6 espèces d'accords de septième : 1° l'accord de S. de (/o»i»;«??/e. placé, comme son nom l'indique, sur la dominante des 2 modes ; 2» l'accord dit de 1" espèce, placé sur le 2° degré du mode majeur; 5" l'accord dit de 5° espèce, placé sur le 2"= degré du mode mineur ; 4° l'accord de S. majeure, composé d'un accord parfait majeur avec audition de S. majeure; enfin les accords de S. de sensible et de S. diminué, qui sont en réalité les premiers renversements des accords de 9° majeure et mineure sans fondamentale.
SEPTIQUE (du gr. otittixô;, qui produit la putréfaction), se dit des substances, des microbes, bactéries, champignons, etc., ou autres principes, doués d'un pouvoir pathogénique quelconque, qui déterminent des alfections infectieuses ou qui produisent une sorte de décomposition des liquides et des tissus organiques. Voy. antiseptiques.
SEPTIQUE (vibrion). Voy . SEPTICÉMIE.
SEPTMONCEL (fromage de). Voy. fromage.
SEPT-ŒIL,nom vulg.de la Lamproie de rivière. — Seplœil rouge, nom de r.\mmocète rouge.
SEPTUAGÉSIME (du lat. septuagesimus, 70"), le dimanche qui précède la Sexagésime et qui est le 3° avant le 1=' dimanche de Carême.
SEPTUM (en latin cloison], désigne, en Anatomie, certaines parties du corps qui séparent deux cavités, comme : le S. lucidum, qui sépare les deux ventricules latéraux du cerveau ; le S. médium du cœur, qui sépare les oreillettes et les deux ventricules ; le S. narium, cartilage qui sépare les narines, etc.
SEPTUOR, composition musicale à 7 parties obligées, soit ))our 7 voix, soit pour 7 instruments. Le septuor vocal a été fréquemment employé au théâtre : quant au septuor instruiuenlal, il s'écrit généralement dans la forme et le style du quatuor.
SÉPULCRE (du lat. sepulcrmn], tombeau, monument ou lieu particulier préparé pour recevoir la dépouille d'un mort. Il ne se dit guère qu'en parlant des tombeaux des Juifs, particulièrement des sépultures creusées dans le roc, ou bien pratiquées dans un ouvrage de maçonnerie, où le corps repose, renfermé dans un cercueil ou dans un simple linceul. — Pour le St-Scpulcre, église de Jérusalem, bâtie sur l'emplacement même où fut enseveli Kotre-Seigneiir. et pour les Chevaliers du St-Sépulcre, voy. sépulcre au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SÉPULTURE (du ht. sepultura). L'obligation de donner la sépulture aux morts a été regardée par tous les peuples civilisés comme un devoir de religion : les Egyptiens, les Grecs, les Romains surtout étaient fort scrupuleux dans l'accomplissement de ce devoir : ils auraient cru se rendre coupables d'un crime horrible en y manquant, même en-
SÊQUANIEN