PAYSANS
SERFOUETTE (de serfouir, creuser autour), outil de Jardinier avec lequel on remue la terre autour des jeunes plantes. C'est une espèce de binette formée de deux dents de fer renversées et pointues, réunies par une douille à laquelle s'adapte un manche.
SERGE (du lat. serica, vêtement de soie), étoffe croisée, en laine ou en soie, mais le plus souvent en laine, qui se fabrique sur un métier à quatre marches et de la même manière que le satin. La serge de laine diffère de l'ctamine en ce que, dans l'étamine, la chaîne et la trame sont également lisses, également serrées, au lieu que dans la serge la trame est de laine cardée et fdée lâche au grand rouet pour faire draper l'étoffe. Les serges sont rases, à poil ou drapées. On appelle serge naturelle ou beige une serge noire ou grise labriquée avec de la laine qui n'a point été teinte. — La fabrication de cette étoffe est fort ancienne en France.
On donne aussi le nom de serge, de sergé, à diverses étoffes, dont le tissu est celui de la serge : le ras de St-Maur est une serge de soie.
SERGENT (du lat. sei'vieiis, qui sert). Ce mot, dans l'origine, était synonyme de servant, serviteur, et s'appliquait aux fonctions les plus diverses. Il y avait autrefois, en France : des S. d'armes, pour les cérémonies et les tournois ; des S. barriers, pour percevoir les droits d'octroi aux barrières et aux portes des villes; des S. prairiers et champeslres, pour garder les prairies et les champs; des S. du plaid de l'épée, pour l'aire exécuter les jugements; des S. de la paix et de la querelle, pour maintenir le bon ordre; des S. à verge, bas oflîciers de justice dont les fonctions consistaient à porter des exploits, des assignations, à faire des saisies et des exécutions, et à arrêter ceux contre lesquels avaient été prtés des décrets de prise de corps : ces derniers ont été remplacés par des huissie?-s et leurs recors.
Dans l'Armée, le grade de sergent date du xv« siècle. Il fut d'abord donné à de bas ofliciers qui prenaient le nom de S. de bandes; cependant il y avait aussi à la même époque des officiers supérieurs d'un rang élevé qu'on appelait S. de bataille, et dont la fonction était de ranger les troupes en bataille sous les ordres du général en chef : ces derniers subsistèrent jusqu'au xvii" siècle. — .\nj. on appelle sergent un sous-officier d'infanterie qui commande au cajjoral et aux soldats en tout ce qui est relatif au service, à la police et à la discipline. Le sergent porte un galon d'or ou d'argent au-dessus de chaque parement de l'uniforme. Le sergent-major est le premier sous-ol'licier d'une compagnie : il commande aux autres sous-officiers et aux soldais; il est responsable envers le capitaine, et surveille le fourrier, qui est chargé, sous sa direction, de faire les écritures. Le sergent-major porte un double galon d'or ou d'argent au-dessus de chaque parement. Ce grade a été créé en 1776.
Servent de ville, agent de police, principalement charge de maintenir le bon ordre dans les lieux publics. A Paris, les sergents de ville dépendent du préfet de police; dans les départements ils sont sous les ordres de l'autorité municipale. Un décret du 7 septembre 1870 a changé leur nom, à Paris, en celui de gardiens de la paix publique. — A Londres, les policemen remplissent des fonctions analogues.
Les Menuisiers appellent sergent un instrument qui serre l'une contre l'autre les pièces ciu'on veut assembler, et les maintient dans cet état pendant qu'on perce les trous des chevilles ou que la colle sèche.
SERIALipÉES, famille de Bryozoaires, a pour tvpe le genre Sérialaire [Amathia de Lamouroux), que "l'on a longtemps rangé parmi les Polypes. Voy. bryozoaires.
SERICAIRE (du lat. sericum, soie), Sericaria, nom scienhhque du genre de Lépidoptères nocturnes, tribu des Lombycides, qui a pour type le Ver à soie.
SERICICULTURE (du lat. sericum, soie), culture de la soie. L industrie séricicolc se compose de deux parties bien distinctes : la partie agricole, ou séricicidture propr. dite, qui renferme la culture du mûrier, l'éducation des vers à soie et la préparation des cocons; et la partie
manufacturière, ou industrie sérigène, qui comprend le travail de la lilature de la soie, celui (lu dévidage et du moulinage, et enfin celui du tissage. — La culture de la soie, encouragée par Henri IV et Louis XIV, s'est peu à peu accrue dans le xvii° et le xvui= siècle. Depuis le coinmencemenl du xix» siècle, la sériciculture a pris une grande extension, jusqu'en 1853, où la production des cocons arriva à 26 millions de kilogrammes. A partir de cette date, par suite des maladies épidémiques des vers IVoy. PÉBRiNE et flacherie), la production s'est abaissée d'année en année ; elle n'était plus en 1865 que de 4 millions de kilogrammes. C'est grâce aux beaux travaux de M. Pasteur sur les maladies des vers à soie, et à l'application de son procédé de grainage [Voy. graihace), que la sériciculture a pu se défendre et reprendre sa prospérité. Consulter les Rapports sur la sériciculture du Jury dans les diverses Expositions universelles. Voy. magnanerie et vers à soie.
SÉRICIQUE (acide). Voy. myristique.
SÉRICITE, var. hydratée de Muscovilc, en paillettes très minces, à éclat soyeux, dans les schistes des Ardenues.. On l'a fréquemment confondue avec le Talc.
SÉRIE (du lat. séries). En Mathématiques, on appelle série la limite de la somme d'une suite de termes a^, a^,...,. «„..., dont chacun est déterminé quand on se donne son rangn. Une série peut être convergente ou divergente [Voy. CONVERGENT). Lcs sérics convergentes sont seules employées en Mathématiques. Quand elles sont absolument convergentes, c.-à-d. quand la série formée avec les valeurs absolues ou les mo<lules des termes est convergente, on peut changer l'ordre des termes, grouper les. termes d'une façon arbitraire, bref, manier la sériecomme une somme d'un nombre fini de termes. Les termes peuvent être des nombres constants ou des fonctions d'une ou de plusieurs variables. Parmi ces dernières séries, dans le cas d'une seule variable, les plus importantes sont analogues à des polynômes ordonnés suivant les puissances croissantes de la variable, mais avec un nombre infini de termes. Telle est la célèbre série de Taylor
.pn^{x)-\-...,
OÙ h joue le rôle de variable et où f'(x], f"{x),...y /'*"'(a;), sont les dérivées successives de la fonction l'{x). L'emploi des séries est aussi essentiel pour l'étude théorique des fonctions que pour les calculs approchés.
Le reste d'une série limitée au terme de rang n est la somme de la série formée par les termes suivants : ainsi, dans l'exemple précédent, le reste de la série qui figuredans le second membre, limitée au terme de rang n -(- 1
peut se mettre sous la forme tt; — -, r-, /"*" + " (a; -1- 0/j) ,
G étant un nombre compris entre zéro et un.
Série, en Chimie. Voy. homologues (corps).
SERIN (du lat. citrinus, de couleur de citron), Serimts,. genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, famille des Fringillidés : bec gros, court, bombé ; tarsesmédiocres, ailes pointues, queue de moyenne largeur cts fortement écbancrée. Les espèces principales sont : le- Canari ou Serin des Canaries, espèce à laquelle appartient notre Serin domestique; le Cini. qui comprend le S. vert de Provence et le S- jaune d'Italie ; le S. vertr jaune, dit aussi Verduron ou Venturott.
Le Serin des Canaries, dans l'état sauvage, a le dessus du corps brun, varié de gris, la poitrine d'un vert jaune, les flancs variés de traits bruns, et le croupion blanchâtre. Le Serin domestique a le corps couvert de plumes blanches à leur base, et jaune-citron sur toute leur partie apparente; les grandes plumes de ses ailes et de sa queue sont blanches en dessous et jaunes en dessus; son bec ainsi que ses pattes sont couleur de chair. Les amateurs sesont plu à croiser la race pure des Canaris avec le Cini, le Venturon, le Bouvreuil, le Chardonneret, le Linot et le Tarin : il en est résulté des métis bigarrés, que l'on nomme Arlequins. Parmi les variétés les plus recherchées, on cite le S. plein ou jonquille, le S. huppé, le S. panaché de noir et de jonquille, le 6'. hollandais à longues pattes, etc. Les serins mâles ont un gazouillement assez agréable ; ils peuvent apprendre des airs au. moyen d'une serinette [Voy. ci-après). Les serins soiiL
SERLNETTE