SERPENT
aUi's à nourrir et à élever : le millet, le mouron. les épis liu panic, le plantain, le séneçon font avec le' sucre et les éeliaudés appelés colifichets la base de leur nourriture. Us sont sujets à In-aucoup de maladies et d'infirmiti'-s : ils ont, entre autres, la maladie du boulon, qui se développe sous la queue, et qu il faut percer à temps. La serine l'ait 2 ou 5 pontes par an, de 5 ou 6 œufs à la lois : on lui donne pour nid un petit panier garni de coton.
SERINETTE, instrument dont on joue par le moven d'une manivelle, et dont le principal usage est d'instruire les serins : c'est un petit orgue, ayant sommier, clavier, tuyaux et soufflet, et qui est en parfaite harmonie avec le timbre de ces petits oiseaux. L'étendue de la serinette est ordinairement d'une oclave. On peut lui faire parler 4 ou 5 airs différents. Le rang qu'occupe chaque encoche détermine lair que fait entendre la serinelle, et une table des timbres de ces airs sert à les indiquer.
SERINGAT, Philadelphiis, plante. Voy. sïrkga.
SERINGUE (du lat. syringa, du gr. <tj^'.-{z, tuyau), instrument bien conim dont on se sert pour faire des injections dans les intestins, les plaies, les cavités divei"ses du corps, etc., ou pour introduire dans les tissus par voie liypodermi(|ue des solutions médicamenteuses. Voy. isjec-
TIOX, LAVEMENT.
SÉRIOLE, Seriola, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodennes, famille des Scombéroïdes, voisin des Caranx et des Leiches. L'espèce type, la S. de Diiinéril, habite la Méditerranée et pèse quelquefois jus- <ju'à 80 kilo^r. : sa chair, ferme et rougeâlre, est estimée, plusieurs autres espèces se trouvent dans la mer des Indes «t dans les mère d'Amérique.
sÉRiOLE, Sfriola, genre de la famille des Composées, tribu des Cliicoracées, renferme des plantes herbacées annuelles, hérissées, à feuilles sinuées, dentées ou roncinées; à Heurs ligulées jaunes, en capitules terminaux. L'espèce type est la S. de l'Etna. Les autres espèces croissent au Chili et au Brésil.
SERMENT (du lat. sacramemtum), acte par lequel on ]iren«l Dieu à témoin de la vérité de ce qu'on avance, ou d'un engagement par lequel on se lie.
Le serment a été considéré de tout temps comme un des actes les plus importants de la vie : presque toujours il est environné de cérémonies religieuses. Chez les anciens, le serment se prêtait toujours devant les autels. Chez les Chrétiens il s'est longtcinj» prêté la main sur l'Evangile ou sur les reliques des saints; aujourd'hui on se contente de le prêter delxjul, la tête découverte et la main droite levée vere le ciel ou en face d'un crucifix. I^s Juifs prêtent le serment dans la synagogue, en présence du rabbin et la main sur le Talniud. — Les Quakei-s et plusieurs autres sectes prolestantes prohibent le serment, se fondant sur la défense expresse qu'eu aurait faite Jésus-Christ \Ev. Si Mathieu, v. 33).
Serment judiciaire : c'est une affirmation faite en justice sous l'invocaliou du nom de Dieu, et dont la loi fait dépendre le jugement de la cause. Le Code civil (art. 1557 €t suiv.; distingue celui qu'une partie défère à l'autre (S. décisoire), et celui qui est déféré d'office par le juge à l'une des parties (S. suppléloire). Le S. décisoire ne peut avoir lieu que sur un fait personnel à celui à qui il est déféré: il peut être référé, par la |)artie à qui il est déféré, à celui qui l'a déféré. Le S. siipplétoire a pour but de compléter la preuve d'un fait ou de déterminer le montant de la condamnation : il ne peut être déféré par le juge que lorsque la demande ou l'exception n'est pas pleinement justifiée; il ne peut être référé. — On appelle s. à plaids [S. in liiem) celui qui est déféré par le juge lu demandeur jwur déterminer la valeur de la chose demandée. — La personne à qui le serment a été déféré et qui est convaincue d'avoir fait un faux serment, est punie de la dégrailation civique C. pén., art. 366).
Pour le serment en matière criminelle, voy. témoins.
Serment politique. C'est celui que prêtaient les fonctionnaires publics avant d'entrer en charge, et par lequel ils promettaient obéissance aux lois de l'Etat et fidélité au souverain. Ce serment a été prescrit par la loi du 51 août 1850, aboli en 1848, rétabli en 1852, aboli de nouveau le 5 septembre 1870.
SERMOLOGE (c.-à-d. recueil de sermon»), nom doimé jadis à des livres qui contenaient des discours ou des sermons des papes et autres personnes en grande vénération pour leur sainteté. On lisait ces sermons aux fêtes des
Confesseurs et à quelques autres fêtes. — Voy. semios-
; NAIBE et PRÉDICATION.
SERMON (du lat. sermo], prédication chrétienne, discoure qu'on prononce en chaire, dans une église, poui* instruire ou pour exhorter les fidèles : c'est ordinairement
' le développement de quelque vérité religieuse ou morale, d'une utilité pratique, dont le texte est emprunté à l'Ecriture. Ce genre de discoure, oui est la principale et la plus importante application de l'éloquence sacrée, prend, selon la forme qu'on lui donne, les noms d'homélie, de prône
! ou de sermon propr. dit.
' Le Sermon sur la montagne, prononcé par Jésus-Christ
I [St Mathieu, v, vi et vu), peut être considéré comme le plus ancien des sermons. Les épitres des Apôlres, les écrits
I des premiers Pères sont le plus souvent, par leur but du moins, de véritables sermons. Cependant ce n'est qu'à partir du tv siècle qu'on voit naître le genre particuJier d'éloquence que nous nommons ainsi et que les Grecs appelaient homélie [Voy. ce mot). On y vit briller successivement : du iv« au vi" siècle, St Augïislin, St Ambroise, Si Jean Chrysostome, St Basile, St Grégoire de Nazianze, St Grégoire de Nyssc, St Cyprien, St Ephrem, St Cvrille, St Léon, St Hilaire; au moyen âge, St Bernard, St Dominique, le fondateur des Frères prêcheurs, St François d'Assise, St Antoine de Padoue, Gerson, Savonarole. Au xv« siècle, Olivier Maillard, Barlet, Ménot compromirent la gravite de la cliaire par un mélange de boull'oniierie ; au XVI', les prédicateurs de la Ligue, G. Rose, J. Boucher, Poucet, mirent leur éloquence au service des passions politiques; mais au xvii', St François de Sales, Seiiaull, le P. Lejeime, Lingendes, Desmares rendirent au sermon sa véritable destination; et bientôt après, Bossuet, Bourdaloue, Fléchier, Mascaron, Massillon portèrent ce genre à sa plus haute perfection. Ils eurent pour émules ou pour continuateure le P. La Rue, le P. de Neuville, l'abbé Poulie, le P. Bridainc, Beauvais, Boulogne, Beauregard,
I Lenfanl, Cochin, Legris-Duval, le P. Elisée, l'abbé Maury
I et, depuis le commencement du xii' siècle, l'abbé Frayssi-
j nous, Mac-Carlhy. Cœur, Ravignan, Lacorilairc, le P. Félix, le P. Hyacinthe, le P. Monsabré, etc.
' Les Protestants citent : en France, les sermons de Calvin, de Saurin; en Angleterre, ceux de Tillotson, Blair. Chalmere: en Allemagne, ceux de Luther, Mélanchthon,
j Reinhard, Schleiermacher, etc. — Pour les recueils de sermons, voy. prédication.
SERMONNAIRE, se dit et d'un recueil de sermons et d'un orateur qui s'est voué à l'éloquence de la chaire, et
j dont on a beaucoup de sermons. Voy. sermon et prédica-