SÉRUM
(jigas) ou Mérnii. qui peut avoir jusqu a 1 moire, et le Petit S. (S. hcpattisj, qui ua jcuère que 0 m. 10. — Ou rattache à ce genre le Barbier dont l'espèce principle est le B. de la Méditei-ranée [Anthias sacer), long de 0 m. 20 et d'un rouge nuancé d'or : sa mâchoire et le bout de son museau sont armés d'écaillés.
SERRATULE, plante. Voy. sarrète.
SERRE (de serrer, du lat. serare), lieu clos et couvert, où l'on abrite les plantes qui redoutent le froid ou l'excès de chaleur, ainsi que celles qui demandent une température constamment élevée. Une serre doit être exposée entre l'ouest et le midi, abritée contre le vent, et vitrée d'un ou de plusieurs côtés pour j^ laisser pénétrer facilement les l'ayons du soleil; les vitrages doivent jîouvoir s'ouvrir pour renouveler lair. Pendant l'été on modère à volonté l'ardeur des rayons du soleil au moyen de rideaux ou de paillassons. On nomme : S. tetnpérées, celles qui se chaulfent par les rayons solaires ou par des poêles qui maintiennent la température entre 12 et 15° : tels sont les orangeries, les jardins d'hiver, les 5. d'appartements, les S. à plantes grasses, à pélargoninnis, etc.; — 5. chaudes, celles où l'on entretient la chaleur au moyen de poêles ou d'appareils à vapeur ( Voy. thermosiphon) ; la chaleur que réclament les serres chaudes, contenant des plantes des contrées tropicales, est comprise entre 18 et 25» : on distingue parmi ces serres les S. à orchidées, à palmiers, à ananas, certaines S. aguariums, etc. : — S. froides, celles où la température mtérieure ne s'élève jamais au-dessus de 8", mais ne s'abaisse guère au-dessous : on y cultive les bruyères, les azalées, les rhododendrons, les camélias, etc.
Serre pour légumes, endroit où l'on dé|)osc les légumes pendant l'hiver pour les mettre à l'abri de la gelée et de l'humidité : un caveau voûté, avec des ouvertures propres à renouveler l'air au Jjesoin, est en général le lieu le plus convenable. Là on enfouit dans du sable ou dans de la terre sèche les choux, les choux-lleui-s, les chicorées, les carottes, les betteraves, etc., en ayant soin de les écarter un peu les uns des autres; pour les pommes de terre, on les met en tas, ou, si l'on veut, on les sépare par des lits de sable ou de terre. On doit entretenir dans ces serres une température inférieure à 10".
SERRE. On donne ce nom aux griffes ou ongles acérés des Rapaces et autres Oiseaux de |)roie.
SERRE- BOSSE, gros cordage qui tient une ancre soulevée par une de ses pâlies, entre le lx)ssoir où cette ancre est suspendue et le porte-hauban de misaine.
SERRE- FI LE, nom donné : dans l'Armée, aux gradés placés derrière une troupe en bataille, et sur une ligne parallèle au front de cette troupe : — et. dans la Marine militaire, à un vaisseau qui est placé à la queue d'une ligne ou d'une colonne, el qui marche le dernier de tous.
SERRE-FINE, petit instrument de Chirurgie, invente
f)ar Vidal (de Cassis), et destiné à maintenir réunies les èvres d'une plaie, sans entamer la peau; il est formé d'un iil d'argent de la grosseur d'une épingle ordinaire, lourné en spirale et doué par ce moyen d'une certaine élasticité.
SERRE-NŒUD, instrument dont on se sert en Chirurgie pour attacher les bouts d'une ligature, et spécialement pour exercer une constriction sur une ligature passée autour d'une tumeur pédiculée, qu'on se propose de détruire lentement. Les serres-nœuds sont de forme très diverse, selon leur destination.
SERRICORNES (du lat. serra, scie], Priocères, de Duméril, i'aniille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères. caractérisée par des antennes en général liliformes ou sétacées : celles des mâles sont ordinairement en panache, en peigne ou dentées en scié. On la divise en deux sections : les Sternoxes, qui comprennent les tribus des Buprestides et des Elatérides, et les Malacodermes. qui comprennent celles des Cébrionites, des Lampyrides, des Mélyrides, des Clairones, des Limebois et des Ptiniores.
SERRIROSTRES, synonyme de LamelUroslres. Voy. ce mot.
SERRURE (de serrer), appareil destiné à fermer une porte de manièi-e qu'elle ne puisse s'ouvrir (lu'à l'aide d'une clef fabriquée exprès. La serrure la plus simple consiste en une boile de fer, nommée palustre, dans laquelle se meut une pièce du même métal, nommée pêne, espèce de verrou qui sort en partie de la boîte quand on
tourne la clef en un certain sens, et va se loger dans une gâche fixée dans la muraille ou dans l'autre battant de la jiorte. En tournant la clef dans l'autre sens, le pêne rentre dans la boîte, et la porte n'est plus fermée. On I appelle gardes de petites lames de fer placées dans l'in- I térieur de la serrure, et qui correspondent exactement aux I entailles du panneton de la clef. On nomme : S. à ressort, \ celle qui se ferme en tirant la porte ; 5. tréjlière, celle qui ne s'ouvre que d'un côté ; S. à pêne dormant, celle qui ne peut s'ouvrir ou se fermer qu'avec une clef; S. à bosse, celle dont le pêne est en dehors. On a imaginé, ; pour empêcher d'ouvrir les serrures à l'aide do fausses i clefs, divers appareils connus sous les noms de S. de su- I reté, S. à secret, S. à combinaisons, S. à pompe, etc. I SERRURERIE, serrurier. La serrurerie comprend non I seulement tout ce qui concerne la clôture, au moyen ; d'appareils en fer, des meubles, des appartements et des ■ habitations, mais aussi la fabrication de tous les ouvrages i en fer qui entrent dans la construction des machines, des ' instruments et outils de toute espèce, etc. : de là plusieurs industries distinctes. 1^ S. en bâtiments comprend la fabrication et la pose des serrures, verrous, gonds, charnières, espagnolettes, sonnettes, grilles, rampes, tringles, lx)ulons, t querres, etc. : elle ajuste les pièces qu'elle reçoit toutes faites des mains du quincaillier. La S. en voitures comprend la fabrication el l'ajustement des ressorts de susjîension, des cols de cygne, la ferrure des roues et des trains, etc. Le serrurier-mécanicien fabrique les pièces de mécanique, el exécute les machines d'après les plans de l'inventeur. Il confectionne les serrures de sûreté, à secret ou à combinaisons, les objets en fer d'un travail délicat ou qui exigent de la précision, etc. — L'ouvrier serrurier doit savoir forger, limer, ajuster, manier le marteau, le ciseau, le vilebrequin, les tenailles, etc.
La serrurerie française est estimée pour son élégance non moins que pour sa solidité. Paris est le centre de la serrurerie de luxe et de précision : parmi les mécaniciens dont les ouvrages sont le plus recherchés aujourd'hui, ou distingue Fichet, Grangoir, Le Paul, Dorval, Gillot. etc. Les principaux pays de fabrication sont, pour la grosse serrurerie, St-Elienne, la Picardie et la Normandie.
L'art du serrurier a été poussé fort loin en Flandre et en France au moven âge : témoin les ferrures des portes de Notre-Dame cte Paris par Biscornette. La Renaissance se distingua par l'élégance pour les grilles en, fer forgé, les clefs, les enseignes d'hôtel, les heurloirs, les verrous, etc. (Voy. le liecueil de J. Androuet du Cerceau). Le xvii* siècle eut la grandeur du style (grille du Palais de .lustice à Paris; grilles de château, etc.). Le commencement du XIX' siècle a olfert une décadence complète : emploi de la fonte lourde et sans grâce pour les petites pièces; alignement monotone de barreaux pointus en fer de lance. L'étude et la leslauration des anciens monuments ont produit de nos jours une véritable renaissance en ramenant à l'emploi du fer forgé (portes du parc Monceaux, à Paris). — Consulter : L. Berlhaux, le Parfait serrurier ; le Manuel du serrurier (collection Roret) ; Pugin, Modèles de serrurerie [style des xv° et xvi« s.) ; Viollet-le-Duc, Rapports du Jury de l'Exposit. univ. de 1867 (t. X. p. IIU. 127 et 155].
SERTISSURE (du lat. sertire. de sertum, couronne), se dit, en Joaillerie, de la partie du chaton qui entoure une pierre et la retient par son feuilletis, ainsi que de la manière dont la pierre y est enchâssée. On distingue la sertissure à gi'ilfe, à filet, etc.
SERTULAIRE (du lat. sertum, bouquet), Sertidaria genre de Cœlentérés, de la classe des IJiscophores, se compose d'individus réunis sur un axe commun, se ramifiant en forme de bouquet, et revêtu par une enveloppe cornée; chaque tète, munie de lonlacules en nombre variable, [leut rentrer dans le tul)e ou la cellule que forme l'enveoppe cornée à la base de chacune de ces têtes. Ce genre, qui renferme un grand nombre d'espèces, est, pour beaucoup de zoologistes, le type de la famille des Sertularincs, dans laquelle on fait entrer les genres Campanulairc, Plumulaire, Sertiilaire prop. dit, Dynamcnc. Cymodoce, Antenmdaire, Tidipaire, etc. Les Sertulaires vivent It; long des côtes, adhérentes aux fucus et aux algues, ainsi qu'aux corps submergés.
SÉRUM, mot latin employé jiour désigner le liquide aqueux qui est contenu dans le sang et dans le lait. Voy.
SAXG, l.AIT et l'KTir-LAlï.
SÉRlJMTnKRAPIK