‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1472 sur 1729 · SEUIL · texte numérisé non relu

SEUIL

SÉSAME, Sesaimim, genre de la famille dos Bifcnoniacées, type de la tribu des Scsamées, reiircrmc des plantes oléagineuses propres à l'Asie méridonalc et à l'Italie. Le î". d'Orient ou de l'Inde [S. orientale), vulg. Jugcoline, a une tige haute de 1 m., droite, herbacée; des feuilles ovales oblongues; des fleurs blanches ou roses, solitaires; les fruits sont des capsules allongées, renlermant des graines ou semences nombreuses, petites, ovoïdes, brunes. Ces graines, que le commerce tire surtout d'Egypte, fournissent une huile excellente et qui ne se fige jamais (huile de sésame). Elle sert aux préparations alimentaires et cosmétiques, ainsi qu'à l'éclairage ; elle est éminemment |)ropre à la fabrication des savons. Les Egyptiens mangent le marc de celte huile assaisonné avec du miel et du jus de citron. Les graines de sésame donnent encore une farine grossière dont on fait des galettes, de la bouillie, etc. ; on les mange aussi grillées comme celles du maïs, ou cuites comme le riz. On a essayé, mais sans l)eaucoup de succès, d'acclimater le sésame en France. 11 réussit en Algérie. — La tribu des Sésuviées comprenti, outre le Sésame, le genre Ceralolheca.

On donne le nom de Sésame bâtard ou d' Allemagne à la Cameline cultivée.

SÉSA^"OÏDE, c.-ii-d. qtii ressemble à la graine du sésame. — Les os sésantoïdes sont de petits os courts, analogues pour l'organisation à la rotule, qui se développent à la main ou au pied dans l'épaisseur des tendons, au voisinage des articulations : ils préviennent la contusion <les Itîndons, dans les mouvements rapides et réitérés.

SÉSÉLI, genre de la famille des Oinbcllifères, renferme des plantes herbacées, bisannuelles ou vicaces, à lige verte, hautes de près de 1 m.; à feuilles alternes, presque filiformes: à Heure d'alwrd rougeùtres, puis blanches; à fruits petits et ovoïdes. Le S. o//icinal ou de Marseille [S. tortuosum) donne des fruits aromatiques dont l'odeur approche de celle de l'anis : on en fait une liqueur de table ; ces fruits entraient autrefois dans la théria(iue et autres préparations pharmaceutiques. Le S. de montagne [S- monlamun], ou Livéche, est commun dans les lieux secs.

On nomme vulg. : Séscli commun, la Livèchc et le Chervi; S. d'Egypte, le Caucalis à gi-andes lleurs; S. de Crète, le Tordyle oflicinal ; S. de Montpellier, une Peuccdane: S. d'Ethiopie, un Buplèvre.

SÉSIE (du gr. G-f^^, teigne), Sesia, genre d'Insectes de l'ordre des Lépidoptères, famille des Crépusculaires, et type de la tribu des Sésiéides, renferme des insectes communs en France : ailes allongées, étroites, transparentes; abdomen prcstjue cylindrique, garni à son extrémité d'une brosse plus ou moins épaisse. Les Sésies se nourrissent du suèdes ileui"s; leurs chenilles habitent l'intérieur des tiges ou des racines des végétaux. La S. frelon (S. apiformis] a une envergure de près de 0 m. 05. la tête et l'alidomen jaunes, le corselet d un noir brun, les ailes transparentes. On la trouve sur les saules et les p«nipliers. Parmi les autres espèces, ou remarque la S. mutilseformis, la S. vcspiforniis, etc.

SESQUI..., mot latin contracté Ac% mois semisqtie, c.-à-d. et demi, devant lesquels on sous-entend semel, une fois. — En Chimie , les mots, scsquioxyde, sesqiiiclilorurc, etc., indiquent un oxyde, un chlorure, etc., dans lequel trois atomes d'oxygène, de chlore, etc., sont combinés avec deux atomes d'un autre élément. — En Mathématiques, on dit que deux quantités varient en rapport sesqitiallère, uuand le carré de l'une varie proportionnellement au cube «le l'autre. C'est ainsi que Kepler formule sa 3" loi sur le mouvement des planètes en disant que « le rapport entre les temps périodiques de deux planètes est précisément sesquialtère du rapport de leurs moyennes distances ». Ce mol n'est ])lus usité.

SESSILE (du lat. sessilis), se dit, en Botanique, dune j)artie quelconque qui n'a pas de support, qui re|)ose immé- «liatement sur une autre. Ainsi, une (lettr sessile n'a pas <le pédoncule, un stigmate sessile est privé de style, une feuille sessile est dénuée de pétiole, une anthère sessile n'a pas de lilet.

SESSION (du lat. sessio), temps pendant lequel un corps délibérant, un tribunal exceptioimel, une cour d'assises, etc., est assemblé. Ce mot se dit plus spécialement du temps qui s'écoule depuis l'ouverture des assembli'-es législatives jus(|u'à leur clôture.

SESTERCE, monnaie romaine, en argent, dont la valeur a beaucoup varié. Dans l'origine, le sesterce valait 2 as

et (li'mi, et s'appelait sesqititertius, d'où par aliréviation seslertiiis. l'ius tard, quand la valeur du denier fut élevée de 10 .i Ki as, le sesterce valut 4 as ou un quart de denier. Mais, depuis cette époque, la valeur du sesterce diminua de siècle en siècle. — Le sesterce était pour les Romains une monnaie de compte en même temps qu'une monnaie réelle. Jusqu'à mille, on comptait les sesterces en mettant devant ce mot la somme dont il s'agissait, comme centum sestcrtii. Arrivé à mille, le sesterce prenait le nom de sesterlinm et devenait un nom neutre, formant au pluriel scstertia : on sous-enfendait aloj-s millia : centena sestertia désignait 100000 sesterces. Pour désigner les nombres aunlessus de cent mille, p. ex. un million de sesterces, on écrivait sestertium decies, en sims-entendant centena millia. Dans les inscriptions, le niot sesterce s'écrivait IIS ou IIS (pour L. L. S., libi-a, libra, semis) = 2 livres et demie, le sesterce valant primitivement deux as et demi, et l'as étant égal à la livre de cuivre.

Nous donnons ci-après une table d'évaluation des sesterces on momiaies françaises : cette table peut servir également pour les deniers (4 sesterces) et jiour les aureits (100 sesterces).

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