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SÉTACÉ (du lat. seta, soie, crin), se dit, en Botanique, de toute partie qui est grêle ou raide, à l'instar d'une soie de sanglier. — Il se dit aussi des antennes de certains insectes.
SÉTI... (de seta, soie), entre dans la com|K)sition d'un grand nombre de mots scientifiques, comme sélicande, sélicère, sélicorne, à queue, à cornes, à anteimes en forme de soie ou terminées par des soies; sétifère et sétigère, qui porte des soies; sétiflore, sétipède, etc.
SETIER, jadis Se.iiier (du lat. sextarius), ancienne mesure française pour les liquides et les grains, variait suivant les localités. Le setier de blé de Paris était de 12 lioisseaux et contenait 1 hectolitre 59 lit. Le setier de vin valait 7 lit. 44. Ce qu'on appelait demi-selier n'avait du reste aucun rap{X)rt avec ce setier : c'était la moitié d'une chopine ou le quart de la pinte (0 lit. 26). — Il y avait aussi le setier de terre : c'était autant de terre hibourablc qu'il en faut pour y semer un setier de blé. —
Voy. SEXTARIDS.
SÉTON (de l'ital. setone), bandelette de linge, ou mèche de coton, qu'on passe avec une aiguille à travers la peau et le tissu cellulaire pour entretenir un exutoire, n'est plus usité. On donne aussi ce nom à l'exutoire lui-même. On employait les sétons contre les ophtalmies, les maux d'oreilles, les migraines intenses, l'indammalion de divers viscères, etc. On les applicpiait ordinairement à la nuque ou dans les parois de la poitrine et de l'abdomen. On les pansait en attirant chaque fois une portion de la bandelette dans le trajet de la jdaie, et en coupant celle qui en sort. Pour supprimer un se ton, on retirait la mèche, et l'on pansait avec de la charpie. — On applique encore assez fréquemment des sétons aux chevaux.
SEUIL (du lat. soleiim, de solea], terme d'Architecture, désigne la partie inférieure d'une porte, la pierre ou la pièce de bois qui est enti-e ses tableaux : le seuil ne diffère du pas qu'en ce qu'il est arasé d'après le mur. — On appelle aussi : seuil, les pièces de bois qui ferment l'avant et l'arrière des bateaux ; seuil d'écluse, une pièce de bois qui sert à appuyer par le bas la porte d'une écluse ou d'un pertuis.