MA
SHKRARDIE
SÈVE (du lat. sapa, jus), liquide qui sert à la nutrition du v(îg(Hal et que les racines puisent dans le sein de la terre ": ce liquide parcourt les divers tissus du végétal. La sève est plus aqueuse au printemps qu'à une époque plus avancée de la végétation. — La sève a deux courants généraux et op|)osés. Elle monte d'abord des racines vers les branches par le tissu ligneux ou bois : lorsqu'elle est parvenue vers les extrémités des branches, elle se répand dans les feuilles; là, au contact de l'air et par l'effet du phénomène de l'assimilation chlorophyllienne, clic se dépouille de sa quantité surabondante de principes aqueux et lixe le carbone ; il se forme ainsi la sève élaborée, qui a une marche en général descendante et qui passe par les tubes criblés du liber. Le mouvement d'ascension est plus abondant au printemps, épotjue à laquelle les bourgeons se développent, et en automne, lorscjue se forment les bourgeons qui donneront des feuilles 1 année suivante. Ce mouvement est peu marqué durant l'été ; il est presque nul en hiver. — Voy. latex et suc propre.
SÉVÉRITÉ, variété d'Halloysile de St-Sevcr (Landes). SÉVICES (du lat. sœvitix), se dit, en Droit, des mauvais traitements exercés par un mari envers sa fenune, par un père envers ses enfants, par un maître envers ses serviteurs. Les sévices sont une cause de séparation entre mari et femme (C. civ.. art. 251); ils sont aussi une cause de révocation de donation entre vifs (art. 955 et 1046).
SEVRAGE (de sevrer, du lat. separare, séparer), action de sevrer un enfant, c.-à-d. de substituer à l'allaitement une nourriture plus solide. Le temps du sevrage ne saurait être fixé : il a lieu ordinairement du 12*= au 15° mois, mais il peut être avancé de quelques mois, sans danger pour l'enfant, surtout si les dents se sont développées. Il doit se faire aussi par une douce transition plutôt que d'une manière subite. Relativement à la mère, le sevrage n'a aucun inconvénient quand il est gradué, la sécrétion laiteuse diminuant peu à peu et d'une manière presque insensible. Voy. allaitement et bouillie.
SEXAGÉSIMALE (du latin sexagesimus, 60"). On appelle division sexaf/ésimale la division du cercle en .)60 degrés, subtlivisés chacun en 60 minutes et celles-ci en 60 secondes : c'est la division généralement adoptée. SEXAGÉSIME, le dimanche qui précède de deux semaines le premier dimanche de Carême.
SEXE (du lat. sexiis), différence physique et constitutive de l'homme [sexe masculin) et de la femme [sexe féminin); et, en général, du mâle et de la femelle, différence sur laquelle repose, dans la nature, la propagation des espèces [Voy. génération), et, dans les langues, la distinction des genres. Voy. genre.
Dans les plantes, il existe aussi une différence de sexes et des organes sexuels : ces organes résident dans les fleurs : les élamines sont les organes mâles; les pistils, les organes femelles [Voy. fleur). — L'existence du sexe dans les fleurs a été inconnue aux anciens : ils n'ignoraient pas, il est vrai, que le pajmicr femelle a besoin de la poussière du palmier mâle pour être fécondé, mais ils n'avaient point étendu cette découverte aux autres plantes. liC premier qui prouva par des expériences décisives la nécessité du concours de deux sexes pour la fécondation des végétaux fut Vaillant, démonstrateur de botanique au Jardin des Plantes de Paris; mais il ne réussit jxiint à persuader son contemporain Tournefort, qui continua à regarder la poussière des étamines comme un simple excrément. Linné reconnut la justesse de l'opinion de Vaillant et la prit pour base de sa classification. Depuis celte épo<|ue, le phénomène de la fécondation a été étudié avec détail ; on a suivi le tube polliniqiie sur le stigmate, on l'a vu germer, pénétrer dans le style, arriver au micropyle de l'ovule et finalement déverser le noyau mâle qui se trouve à son extrémité dans l'oosphère de l'ovule.
SEXTANT (du lat. sextans), instrument que les marins emploient pour mesurer les angles, et notamment la hauteur des astres et leurs distances angulaires, et par suite pour déterminer la position du navire à la surface de la mer. Son emploi n'exige pas la fixité de l'observateur, et ses indications sont indépendantes des oscillations du vaisseau. 11 se compose d'un limbe gradué formant à peu près la 6* partie d'un cercle et portant deux petits miroirs en verre, l'un fixé transvoisaleincnt à l'un des ravons et etame sur sa moitié inférieure seulement, l'autre placé au centre du limlie et pouvant tourner autour de ce centre à l'aide d une alidade avec laquelle il fait corps. Une lunette
astronomique de petite dimension est d'ailleurs fixée dans le plan du limbe en face du miroir fixe. Si, mettant le limbe dans le plan de langle à mesurer, on nlace l'alidade de manière à rendre les deux miroirs parallèles, et que l'on vise l'objet qui détermine l'un des côtés de cet angle, on verra non seulement cet objet directement au travers de la partie non étamée du miroir fixe, mais encore son image produite par réflexion successive sur les deux miroirs, et qui viendra coïncider avec l'objet lui-même. Que l'on déplace alors l'alidade, de sorte qu'avec le premier objet vu directement vienne coïncider l'image par double réflexion de l'objet qui détermine le second côté de l'angle, l'angle dont il aura fallu la faire tourner sera égal à la moitié de l'angle à mesurer lui-même. Ou n'aura donc qu'à lire sur la division du limbe le nombre de degrés dont l'alidade a tourné, et à doubler ce nombre. D'ordinaire, pour avoir à éviter ce dernier calcul, on trace sur le limbe des divisions moitié moindres que celles qui devraient représenter des degrés, tout en leur laissant la désignation de degrés. — L'octant au quart de réflexion, qui ne représente qu'un 8° de cercle, est un instrument analogue.
Sextant d'Uranie, petite constellation équatoriale placée entre l'Hydre et le Lion, par 10 h. 0 m. d'ascension droîte moyenne, et 0° de déclinaison, renferme 5 étoiles de 5" grandeur.
SEXTARIUS, le setier des Romains. C'était une mesure de capacité employée à la fois pour les liquides : il valait alors le 6° du congé et le 48'= de V amphore ; et pour les grains : il valait alors le 16° du modius ou boisseau. Il équivaut à 0 lit. 53.
SEXTE (du lat. sextus, 6°), la 3° des petites heures canoniales qui, d'après l'institution, devait se célébrer à la 6° heure du jour, à compter depuis le soleil levé, c.-à-d. à notre heure de midi .
SEXTIDI. Voi/. calendrier républicain .
SEXTIL, se (lit, en Astronomie, de la position de doux planètes éloignées l'une de l'autre de 60 degrés.
Année sextile, se disait, dans le Calendrier républicain [ Voy. ce mot), de l'année qui avait 6 jours complémentaires au lieu de 5, ce qui arrivait tous les 4 ans : le 6° jour complémentaire prenait le nom de jotir sextil.
SEXTULE (du lat. sextula), poids romain valant le 6° de l'once. — Autrefois les Droguistes donnaient ce nom à un poids qui pesait quatre scrupules.
SEXTUOR, composition vocale ou instrumentale à six parties obligées. C'est surfout au théâtre qu'a été employé le sextuor vocal. Comme la quintette et le septuor, le sextuor emprunte la coupe du quatuor.
SEY ou Merlan vert, iMjisson. Voy. merlan.
SFORZANDO, mot italien qui signifie en renforçant, désigne, en Musique, une nuance d'expression dans l'exécution, où l'intensité des sons est augmentée graduellement. On l'écrit le plus souvent sf.
SGRAFFITI (de l'ital sgraffito, égratigné), nom donné, en Italie à de grands dessins tracés avec une pointe sur un mur où l'on a préalablement ap|)liqué une teinte grise ou noire. On les obtient en égratignant par des hachures la couche noire dont on a couvert le mur, et en mettant à découvert le blanc qui est dessous. Ce procédé, un instant en vogue au xvi" siècle, paraît avoir été inspiré par les nielles [Voy. ce mot), en usage à la même époque : mais le temps, en salissant les murailles où l'on exécutait les sgraffiti, fit bientôt disparaître ces dessins. Aussi ce procédé ne tarda-t-il pas à être abandonné. Polydore de Caravage et Maihurino, élèves (h; Raphaël, ont exécuté des sgraffiti dont on voit encore quelques restes. — Il ne faut pas confondre ces dessins avec les graffiii des anciens.
Voy. GRAFFITO.
SHAH. Voy. CHAH.
SHAKO, coiffure militaire. Voy. schako.
SHALL ou siiAVVL. Voy. châle.
SHÉPHERDIE,S^e;;/terrf?!a, genre delà famille des Eléagnées, détaché du genre Hipjwphaé (Argousier), comprend de petits arbres de l'Amérique du Nord, à feuilles opposées, pubescentes en dessous, à fleurs dioïques, en grappes, et dont le fruit est une baie monosperme. L'espèce type, la S. du Canada, croît sur le l)ord des lacs.
SHÉRARDIE, Slierardia, genre de la famille des Rubiacées, renferme des plantes herbacées ou légèrement frutescentes, à feuilles verticillées, linéaires; à fleurs bleuâtres ou rosées, disposées en ombelles terminales ; fruits à 2 coques, renfermant une seule graine. La S. des c/ianips est