‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1475 sur 1729 · SHERIFF · texte numérisé non relu

SHERIFF

SIDÉROXYLE

une planlo aiiiuiello. haute de 0 m. 10, qui alx>n(le dans les lieux incultes. Les bestiaux mangent ses tiges avec plaisir.

SHÉRIFF, oflicier de justice anglais. Voy. ce mot au Dict. d'Hisl. et de Géogr.

SHILLING (orig. gernianifj.), monnaie d'anrent usitée dans plusieurs pays d'Çurope. En Angleterre, le shilling se di^^se en M pence; il est la 20' partie de la livre ou pouud. Il vaut, selon le change, de 1 fr. 16 à 1 fr. 20 c. Il y a des doubles shillings et des demi-shillings. — En Allemagne, la valeur de* sr/jj7f/wgrs ancienne monnaie, était très variable : il en fallait de 31 à 55, selon le pays, |K)ur faire un llorin ; il en fallait 46 jwur un tlialcr. I,es Suédois et les Danois ont aussi des skillings. Les anciens escalins ne sont autre chose que des shillings.

SHIRE, mot anglais qui signifie comté, s'emploie, en Angleterre, pour désigner les divisions territoriales appelées comtés : on met ce mot après le nom du comté : ainsi Yorhshire signifie le comté d'York.

SHRAPNELL (du nom du gén. angl. Shrapnell), obus à mitraille et à fusée fusante, employé par l'artillerie de camjiagne à des distances moyennes. Voy. projectile, obus.

SI, la 7° note de la gamme i\'ul\ les Allemands la désignent par la lettre II quand elle est à son état naturel, et par la lettre b lorsqu elle est altérée |)ar un bémol. !,a note si ne fut intrwluite qu'au xvn' siècle dans la musique. Auparavant on ne se servait que de six notes, et on remplaçait le si au moyen de combinaisons appelées viiuincrs. Voy. ce mot.

SIALAGOGUES (du gr. dtaXov, salive, et àvwydi;, qui amène), substances qui provo(juent la sécrétion de la salive. Le mercure et la pilocarpine sont les plus puissants sialagogues connus. On donne à ces substances le nom de masticatoires lors(|u*elles sont inertes par elles-mêmes et qu'elles ne provoquent la salivation que mécaniquement.

Voy. MASTICATOIRE.

SI ALI A, genre de Passereaux, de la famille des Sylvia-

dés. Voy. TRAQCET.

SIALISME (du gr. ciaÀ'.dfiôç), synonyme de salivation. Voy. ce mot.

SIAM (JED de). Il se joue avec des quilles et une espèce de disque de bois au moyen duquel on doit les abattre : il est ainsi nommé parce qu'on le croit apporte du royaume de Siam. Voy. quilles.

SIAIMANG (mot malais). Singe anthropomorphe. Voy.

GIBDOX.

SIAMOISE, étoffe de coton pur ou de fil et colon, rayée et à carreaux de diverses couleui-s, que l'on fabrique en France, à l'imitation des toiles de soie et coton importées de Sam. — Les premières siamoises furent apportées en France par les gens de l'ambassade du roi de Siam, vers la fin du règne de Louis XIV.

Punaise siamoise, nom vulgaire de la Scutellcre rayée, ainsi nommée à cause des raies dont son corps est marqué.

y'oy. SriTEI.I.ÈRES.

SIBILATION (du lat. sibilatio], sifflement plus ou moins aigu, qui accompagne ou masque le murmure respiratoire. Il annonce un état phlegmasique et catarrhal des bronches.

Voy. RÂI.E.

SIBTHORPIE (de J. Sibthorp, botaniste anglais), Siblltorj) in, genre de la famille des Scrofularinées, type de la tribu des Digitalées, se comjjose de plantes herbacées, à tiges rampantes; à feuilles allernes, réniformes; à Heurs purpurines, violacées ou jaunes: à fruits capsulaires : elles croissent dans rEuro|>e occidentale et l'Amérique tropicale. La S. d'Europe, à petites (leurs jaunes, croît le long des ruisseaux et dans les lieux humides dans l'ouest de la France.

SIBYLLES, prophétesses inspirées de l'antiquité. Voy. ce mot au Dict. d'ilist. et de Géogr.

SIBYLLE, 168° j)etite planète, trouvée le 28 sept. 1876 par Watson. à Ann-Arltor (Etats-Unis). Voy. pla>ètes.

SICCATIF (du lat. siccativus), nom donné par les peintres aux huiles qui font sécher en peu de temps les couleurs auxquelles on les mêle : l'huile de lin, celle? de noix, de cbènevis, d'œillelte, etc., sont des huiles siccatives [Voy. huile). — Siccatif brillant, sorte d'encanstique pour le parquet des appartements, qui sèche rapidement et n'a jias be>-oin d'être frotté.

Siccdli/'s. en Médecine. Voy. dessiccatifs.

SICILIENNE, air de danse originaire de Sicile, dont la mesure est à 6 4 ou 6/8, et d'un mouvement très modéré. Chaque mesure de cet air commence par trois croches, dont la première est pointée.

SICILIQUE, Siciliens. i)etit poids romain, valait le quart de l'once et la iH" partie de la livre, c.-à-d. 6 gr. 8. — Ce mot s'employait aussi pour désigner la 48° partie d'une mesure qiielcomjue, p. ex. du pied, du jiigei-wn (arpent romain), de l'Iieure, etc.

SICLE (du lat. sicUis, de l'hébreu chagal, peser). |X)ids et monnaie des anciens Juifs: se décomposait en 4 drachmes. Comme poids, il équivalait à 0 gr. 955; comme monnaie, les appréciations sont variables et il est difficile d'en fixer la valeur avec certitude.

SIDA, Sida, genre de la famille des Malvacées; type de la tribu des Sidées, renferme un grand nombre d'espèces des contrées tropicales : ce sont des plantes herbacées, à feuilles pétiolées, entières; à lleurs sans involucrc; à fruits capsulaires. Le S. napée \S. napsea], de Virginie, à fleurs blanches, est cultivé comme plante d'ornement. — Quelques lx>tanistes rattachent au genre Sida les genres AbutiloH, Bastardia et Gaya.

SIDÉRAL (du lat. sideraîis], se dit de ce qui concerne les astres, qui s'y rapporte : année sidérale, jour sidéral, etc. Voy. axsée et jour.

SIDÉRATION idu lat. sideralio), nom donné par les anciens à un état d'anéantissement subit qui se produit dans certaines maladies sans cause ap|>arente et avec la

Firomptitude de la foudre, comme l ajxiplexie, la paraysie, etc. On attribuait autrefois cet ellet à l'influence maligne des astres. — Ce mot désigne encore un système de culture, préconisé récemment par M. G. Ville, "et qui consiste à intercaler dans l'assolement triennal une culture de trèfle, fumée avec un engrais minéral et enfouie dans le sol. Ce sjstème ne jx-ut donner de l)ons résultats que dans les terrains riches en éléments fertilisants, mais où les princi|H»s azotés font défaut.

SIOÉRIÉTINE, mélange darséniate et de sulfate de fer analogue à la Pittizite. Voy. ce mol.

SIDÉRITE (du gr. aîoT,po;, fer: parce qu'elle se trouve surtout à Vile de Fer, l'une des Canaries), Sideiitis, vulg. Crapaudine, genre de la famille des Labiées, renferme des plantes herbacées communes dans les lieux raontueux et arides des rivages de la Méditerranée; il y en a 4 en France. La S. des Canaries, haute de i m., a les tiges et les rameaux cotonneux, chargés de feuilles

f grandes, cordiformes, et de fleui-s blanches. Ses sommités leuries sont toniques et stimulantes. La S. de montagne, à fleurs jaunes tachées de |X)urpre sur les bords, est cultivée comme plante d'ornement.

SIDÉROCHROME, syn. de chromite. Voy. ce mot.

SIDÉRODENDRON (du gr. z':c>r^oo^, fer. et ôévopov, arbre), genre de la famille des Hubiacées. tribu des Cofféacées, renferme de grands arbres qui habitent la Martinique et les îles voisines. Leur bois, très dur et d'un rouge foncé, porte le nom de Bois de fer, et sert à faire des meubles. On distingue le S. triflorum, le S. multiflorum. etc.

SIDÉROSE, carbonate de fer naturel (FeO.CO-) en cristaux rhomboédriques isomorphes de la calcite et de la giobertite. La Sidérose est d'un blanc jaunâtre, devient brune ou rouge au contact de l'air, en perdant de l'acide carbonique et se transformant en sesquioxyde de fer. Les clivages faciles de la Sidérose lui ont valu le nom de fer spathique: la structure |i€ut devenir saccharoïde ou grenue. C'est un minerai de fer très estimé. De Ijeaux cristaux se trouvent à Allevard (Isère), à Ala (Piémont), etc. : des variétés compactes dans l'Ariège et . les Basses-Pyrénées (à Baïgorry), en Espagne, etc. line Sidérose mélangée d'argile est" abondante dans le terrain liouiller de Glasgow et du pays de Galles.

SIDEROSTAT (du lat. siihis, sideris, astre), appareil inventé par Foucault |X)ur l'étude des phénomènes astronomiques. Son principe est celui de Vhéliostat [Voy. ce mot) ; c'est un miroir qu'un mouvement d'horlogerie fait mouvoir de façon que l'image de l'astre se fasse toujours au même ]X)int : cet instrument permet d'obtenir de bonnes photographies.

SIDÉROTECHNIE (du gr. aîûTjpoî, fer, et tÉ/vt,, art), art de travailler le fer. On a sous ce titre un savant traité d'Hasscnfratz.

SIDÉROXYLE (du gr. diÔT.po;, fer, et ÇiiXov. Iwis), vulg. Bois de fer-blanc, genre de la famille des Sapotacées, renferme des arbres des îles Maurice et de la Réunion, dont le bois est très dur. L'espèce type est le S. ciiiereuni. tne autre espèce, le 5. spinosum, vulg. Bois

SIDJAN

SIGMOÏDE

d'Argane, est précieuse iwur ses graines dont on extrait une iiuile {Rnir la table; c'est un arbrisseau épineux, toujours vert. <|ui croit au Maroc.

SIDJAN (nom araixî), Amp/incatilhus, gcnm de Poissons

acanllioptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille

des Teiitliyes : ventrales ayant deux rayons épineux et une

épine forte et acérée. Ces jioissons habitent la merdes Indes.

SIEBOLDIA. Voy. salamandre.

SIÈCLE (du lat. sœcidutn), esjiacc de cent années. La division par siècles était eu usnge chez les Romains : elle a été conservée ciiez les mo<lcines. Les années de chaque siècle se désignent (excepté la dernière) par l'adjectit" ordinal qui énonce le chifl're de centaine immédiatement su[)érieur à celui de la centaine exprimée : ainsi l'on dit de 1701 à 1799 le xviii" siècle, de 1801 à 1899 le xix" siècle : la dernière année du siècle (l'an 1800 p. ex.) porte seule le nom du chiffre de centaine qui sert à l'écrire. — Chaque peuple compte les siècles d'après l'ère qu'il a adoptée : les Romains, à partir de la fondation de Rome (754 avant .l.-C.) ; les Mahométans, depuis l'hégire (622 après J.-C). etc. Dans les pays ciirétiens on compte les siècles avant et après J.-C. ; "ainsi l'on dit : Rome lut foiulée au milieu du viii" siècle avant J.-€. : la Renaissance commença au xv siècle après J.-C.

Le mot siècle désigne aussi : i" un espace de temps indéterminé, une période illustrée par les actions, les ouvrages d'un gi'and homme, par le règne d'un gi-and prince : le S. de Périclès, le S. d' Auguste, le S- de Louis XIV; — 2° la vie mondaine, par opposition à la vie religieuse et cloîtrée : c'est de ce dernier sens que dérivent séculier, sécularisation.

SIÈGE (du lat. sedium, de scdes). Outre son usage vulgaire, dans lequel il désigne tantôt un meuble fait |K)ur s'asseoir, tantôt le lieu où résident certaines autorités, comme un gouvernement, un tribunal, un évêclié, etc., ce mot désigne spécialement, dans l'Art militaire, l'action d'attaquer une ville ou place forte pour s'en rendre maître. Lorsqu'on investit la place j)our l'empêcher de recevoir aucun secours en hommes, vivres ou munitions, le siège ])rend le nom de blocus. Les opérations d'un siège com- i prennent : 4° l'investissement, c-à-d. l'établissement de l'armée assiégeante autour de la place pour intercepter toutes les communications de la garnison avec l'extérieur ; 2" le siège proprement dit, qui débute par l'installation de batteries de grosses pièces destinées à réduire au silence l'artillerie de la place, puis viennent les travaux d'approche : parallèles, tranchées en zigzag, au moyen des- Îuels on s'approche de la fortification ; on fait ensuite rèche à celle-ci et on donne V assaut. Voy. assait et brèche. Les principaux sièges dont l'Histoire fasse mention sont, dans 1 antiquité, ceux de Jéricho (1605 avant J.-C.?), de Troie (1280-70?), de Tyr par Nabucliodonosor (584-72) et par Alexandre (352), ile Babylone par Cyrus (536), de Rome par les Gaulois (390), de Rhodes par" Démétrius Poliorcète (305), de Sagonte par llannibal (219), de Syracuse par Marcellus (212), de Carthage (146) et de IS'umance (133) par Scipion Emilien; d'Alcsia (52) et de Marseille (49) par César; de Jérusalem jiar Titus (70 ap. J.-C.) ; et dans les temps modernes, de Jérusalem jïar les Croisés (1099), de Calais (1347) et d'Orléans (1429) par les Anglais, de Constantinoplc par Mahomet II (1453), de Creuaile par Ferdinand et Isai)elle (1492), de Rhodes (1522) et de Vienne (1529 et 1683) par les Turcs; de Paris par Henri IV (1589 et 1590); de la Rochelle par Louis .KHI (1628-1629), de Turin par les Français (1706), de Prague parles Impériaux (1742), de Gibraltar par les Français (1782), de Lille par les^ Impériaux (1792), de Toulon (1793) et de Mantoue (1797) par Bonaparte: de Gènes par les Anglais et les Austro-Russes (1800); de Saragosse (1808), d'Alger (1830), d'Anvers (1851), de Constantine (1837), de Rome 1849 , de Séijastopol (1855), et enfin de Paris (1870-71).

Parmi les nombreux traités publiés sur l'art de faire les siL'ges, on remarque : le Traité de l'attaque et de la défense des places de Vaid)an (1737). ceux du major l^febvre (1811), de Carnot (1812), d'Angoyat (1829), 'les helations de Todtleben et de Niel, etc. Coiisulter aussi le Règlement sur le service des armées en campagne. Voy. POLioRCKirQUE et fortification.

SIERRA, mot espagnol qui signifie chaîne demoniaqnes. loy. SIERRA au Uict. d'Hist. et de Géogr.

SIESTE (de l'espagn sicsta, (\v sesiear. s'asseoir, se reposer), temps qu'on donne au sommeil vers le milieu du

jour : on l'appelle aussi méridienne. L'usage de la sieste est propre aux pays chauds, où l'ardeur du soleil s'oppose à tout travail au milieu du jour. La sieste ayant lieu dans ces pays après le repas, qui s'y fait à midi, te mot sieste en est venu à signifier l'action' de dormir après le repas, à quelque heure {|ue ce soit. — La sieste n'est nullement nécessaire dans nos climats tempérés ; elle peut même avoir de graves inconvénients : outre qu'elle n'a lieutiu'au détriment du sommeil de la nuit, qui est le plus salutaire, elle alourdit l'esprit et pré(lis|)ose à la pléthore, à l'obésité, aux congestions cérébrales.

SIEUR (de seigneur), qualification souvent usitée dans dans les plaidoyers, les actes publics et autres écritures de même sorte. — C'est aussi quelquefois la manière dont un supérieur désigne un inférieur dans les lettres et autres écritures.

SIFFLANTES (lettres), se dit, en Grammaire, des consonnes que l'on prononce avec un certain sifflement, comme s, z, .r.

SIFFLEMENT de la respiration. Voy. sibilation.

SIFFLEUR, nom vulgaire donné, à cause de leur cri aigu qui ressemble à une espèce de .'iifflement, à divers singes du genre Sapajou, à une Marmotte, an Pika, espèce de Lagomys, ainsi qu'à divers oiseaux appartenant aux genres Canard, Pénélope, Carouge, MoucheroUc et Philédon.

SIFILET ou Paradisier doré [Paradisœa sexsetacca). Voy. oiseau de paradis.

SIGARET, Sigaretus, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pecliiiibranches, famille des Nacticidées : coquille mince, de forme déprimée et ornée de stries, présentant une spire très courte et une ouverture large, à bord tranchant, et sans ombilic. Le manteau enveloppe presque entièrement la coquille. Les Sigarets se trouvent à l'état fossile dans tous les étages tertiaires. Ils vivent auj. sur les plages sablonneuses des mers chaudes.

SIGILLAIRE, ou terre sigillée, c.-à-d. marquée d'un cachet [sigillum). Voy. bol et terre.

siGii.LAiRE, genre de végétaux fossiles du groujic desLycopodiacées. Ils alwndcnt dans le terrain liouiller.

SIGILLOGRAPHIE (du lat. sigillum, sceau, et du gr. ypdt'jw, décrire), synonyme de Sphragistique. Voy. ce mot et SCEAU.

SIGISBÉE (de l'ilai. cicisbeo), se dit, en Italie, d'un homme qui fréquente habituellement une maison, qui rend des soins assidus à la maîtresse et se lient à ses ordres. On l'appelle aussi cavalier sci~vant.

SIGLES (du gr. cîyXai, abréviation, dérivé lui-même du lat. sigillum), abréviations qui se comjX)scnt de lettres choisies parmi celles qui composent un mot. On distingue les sigles simples, qui désignent chaque mot par une seule lettre, p. ex. la lettre initiale, comme N. P. (nobilissimus puer) ; S. P. Q. R. (senalus populusqiie Uomanus) ; D. 0. M. {Deo optimo tnaxitno) ; et les sigles comnosés, qui ajoutent à la lettre initiale une ou plusieurs lettres prises soit au commencement, soit dans le corps ou à la (in d'un mot, comme AM. [amicus), COL. [coloni), BR. [bonorum), COS. [consules), FS. [fralres), LL'D. [Ludovicus). Souvent dans certains sigles une même lettre est doublée, ce qui indique que le mot est au pluriel : c'est ainsi qu'on écrit aujourd'hui MM. [Messieurs), LL. MM. [Leurs Majestés), etc. Si c'est un nom propre, la lettre doublée désigne deux pei-sonnes; si elle est triplée, quadruplée, etc., il s'agit de trois, de quatre personnes, etc. : ahisi AVGGG désignent Augvsli très. — L'usage des sigles remonte à la plus haute antiquité, comme le prouvent les inscriptions grecques et romaines, qui en sont surchargées. — Consulter : Nicolaï, De sighs velerum (Leyde, 170i>). et, en outre, Y Archéologie de Vcrmigiioii, et les Eléments d'épigraphie de Franzius (Berlin, 1840).

SIGMA, 18° lettre de ral|)habet grec. Celte lettre, qu'on figure ainsi. S, a, réjwnd à notre s, si ce n'est qu'elle ne s'adoucit jamais.

SIGMOÏDE (du gr. uivjjloeiStji;), ce qui ressemble par la forme au sigma des Grecs, 2. — En Anatomie, on nomme : cavités ou fosses sigmoïdes du cubitus deux échancrures en forme de 2, que présente l'extrémité supérieure du cubitus; valvules sigmoïdes ou semi-lunaires, trois replis qui garnissent l'artère pulmonaire et l'aorte, iinnriediatement au-dessus de leur ouverture de communication avec les ventricules du cœur.

Appareil sigmoide, appareil en forme de 2, employé par les Orthopédistes. Voy. orthopédie.

Page 1