‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1487 sur 1729 · SOLDE · texte numérisé non relu

SOLDE

vention du métier à la Jacquard (1801), qui donna une immense impulsion à la fabrication des soieries. — Auj. ' les soieries françaises ont acquis une supériorité incon- j testée. Vov. E. Pâriset, Histoire de la soie (1866) ; Duseigneur-KIéWr, le Cocon de soie (1875). I

SOIF (du lat. sitis). Le siège le plus probable de la i soif est dans l'arrière-bouche ; sa cause immédiate a été i attribuée tantôt à la sécheresse des papilles nerveuses du i pharynx produite par la suppression des sécrétions salivaire et muqueuse, tantôt à la diminution de la partie séreuse j du sang. Le manque absolu de soif a reçu des médecins i les noms d'adipsie ou d'aposie; la diminution de la S4)if, d'oligoposie; 1 augmentation de la soif, de polijdipsie : [ cette augmentation est un des signes caractéristiques de la fièvre et dos maladies aiguës.

SOIT COMMUNIQUÉ, terme de Pratique, s'emploie en p;i riant des pièces ou des causes dont le tribunal ordonne d'office la communication (C. de proc., art. 83, 84 et 188-

llhJî. Voy. COMMCMCATIOS.

SOL (du lat. solum), partie supérieure du globe terrestre. Ce mot est synonyme de terrain superficiel. C'est «n ce sens qu'on dit : un sol granitique, calcaire^ sablonneux, argileux. Voy. terhe et terr.\in.

L'influence que le sol a sur la santé de l'homme est très considérable. Les sols bas et marécageux sont extrêmement nuisibles. De même ceux qui sont surchargés de matières organiques en décomposition, détritus animaux ou végétaux en fermentation. La fièvre typhoïde, la fièvre palustre, le choléra relèvent très certainement, dans une certaine mesure, de l'infection du sol. L'assainissement du sol s'opère au moyen du dessèchement [Voy. ce mot), de l'éloignement des immondices ( Foy. égocts). I^es couches superGcielles du sol sont riches en germes. Au delà de 4 ou 5 mètres, ceux-ci disparaissent presque complètement. Parmi ces microorganismes, les uns sont saprophytes (Voy. MicRoeEs) : ce sont les liactéries oxydantes ou réductrices amenant la nitrification des matières organiques ; les autres sont pathogènes, tels sont les bacilles du fharlwn, du tétanos, de la fièvre typhoïde, etc. Véhiculés par l'air [Voy. poussières), entraînés par l'eau dans les

fH)rosités du sol, ils y sont en quelque sorte filtrés. Là l'urs spores peuvent se conserver pendant un temps assez long, mais cette conservation n'est heureusement pas indéfinie.

En Agriculture, sol se dit de la terre considérée relativement à ses propriétés productives ou agricoles : c'est en ce sens qu'on dit un sol gras, sec, léger, chaud, etc. Il faut reconnaître avec soin les qualités du sol afin d'y appliquer le genre de culture qui lui convient ou de lui \ donner les engrais et les amendements dont il a besoin ■ ( Voy. AME.NDEMtNTj ; il est en outre nécessaire de bien con- | naître la nature du sous-sol, qui souvent corrige les imper- | fections du sol ou neutralise ses qualités. Le meilleur sol , est celui qui réunit en juste proportion les éléments des ■ trois principales sortes de sol, le sablonneux, le calcaire et l'argileux. Voy. sous-sol.

En Droit, sol se dit du fonds de la propriété. La propriété du sol emporte celle du dessus et du dessous : le propriétaire peut y faire toutes les plantations et construc- ' lions qu'il juge à propos, y faire des fouilles, en retirer tous les produits qu'elles peuvent fournir, etc., sauf les restrictions relatives aux mines et les règlements de police j (C. civ.. art. 552. etc.).

SOL. En Musique, c'est la 5' note de la gamme, ainsi que le signe qui la représente. Les Allemands la nom- | ment G. 1

SOL ou sou, monnaie. Voy. sou. j

SOLAIRE (du lat. solarius], ce qui a rapport au soleil, qui en a la forme ou l'éclat ; c'est ainsi que l'on dit : an- ' née solaire, système solaire, cadran solaire, plexus so- | laire, lampe solaire. Voy. ces mots.

SOLANDRE, Solandra. genre de la famille des Solanées, renferme des arbrisseaux sarinenteux de l'Amérique tropicale, voisins des Daturas, et dont quelques espèces sont cultivées dans nos jardins. Le S. hei-bacé est annuel : tige haute de 4 m., racine épaisse, feuilles alternes, inégales, profondément sinuées et duveteuses en dessous. Le S. à grandes fleurs a les feuilles ovales et luisantes, les fleurs blanches, puis jaunâtres et lavées de rouge à l'intérieur.

soLAxnRE. Les Vétérinaires nomment ainsi une crevasse qui survient au pli du jarret du cheval; on l'oppose à la nialandre, qui attaque le pli du genou.

SOLANÉES (du g.-type Solanum, Morelle), famille de plantes Dicotylédones gamopétales à ovaire supère, renferme des herbes annuelles ou vivaces, des arbustes et des arbrisseaux à suc aqueux, à tige et à rameaux en général grêles ; à feuilles alternes, sessiles ou pétiolées, simples et souvent découpées; à fleurs parfaites, en général régulières, extra-axillaires, en épis ou en grappes; fruit charnu ou eapsulaire.

lia famille des Solanées forme 6 tribus : i" les Solanées propr. dites (genres Solanum, Atropa, Nicandra, Pkysabs, Capsicum, Mandragora, etc.); 2° les Nicotianées (g. Mcotiana , Pétunia , Lehmania , Fabiana] ; 5" les Daturées (g. Slramonium, Solandra) ; 4" les Hyoscyamées (g. Hyoscyamus , Anisodus) ; b" les Cestrinées (g. Cestntm, Dunalia) ; 6" les Vesliées (g. Vestia, Sessea, etc.). La plupart de ces genres croissent dans les contrées intertropicales, surtout en Amérique ; quelques-unes cependant ont été acclimatées eu Europe : telles sont les espèces alimentaires, comme la pomme de terre, Vaubergine, la tomate : ou médicinales, comme la morelle, la stramoine, la belladone, etc. Plusieurs espèces se font remarquer par des propriétés narcotiques qu'elles doivent aux alcaloïdes qu'elles renferment (solanine, daturine, nicotine, atropine) : tels sont le tabac, la mandragore, la jusquiame, la stramoine, la morelle, etc.

SOLANINE, principe qu'on rencontre dans difTérentes plantes de la famille des Solanées, p. ex. dans les baies de la Morelle et du Bouillon blanc, dans les feuilles et les tiges de la Douce-amère, dans les longs germes des Pommes de terre, etc. Il est vénéneux, il agit comme stupéfiant et pralysant des membres postérieurs; il ne dilate pas la pupille. — Il a été découvert en 1821 par Desfosses, pharmacien de Besançon.

SOLANUM. nom latin du genre Morelle, dont l'espèce la plus connue est la Pomme de len-e [Solanum tuberosum . Voy. morelle et pomme de terre.

SOLARIUM, Mollusque gastéropode. Voy. cadras

SOLDANELLE, Soldanella, genre de la famille des Primulacées, renferme de petites plantes très élégantes qui croissent sur les plus hautes montagnes, auprès des neiges et des glaces perpétuelles : feuilles radicales, pétiolées, réniformes ou arrondies en forme de sou [soldus ,d'oii peutêtre le nom de la plante ; fleurs bleues, violacées ou blanches, portées sur une hampe à corolle presque campanulée. L'espèce type est la S. des Alpes [S. alpina], à fleurs violacées.

On appelle encore Soldanelle un Liseron qui croît sur le bord de la mer, et dont les feuilles et les racines sont purgatives.

SOLDAT (de l'ital. soldato], se dit de tout homme de guerre qui est à la solde d'un prince ou d'un Etat, et, en particulier, de tout militaire non gradé : on dit aussi alors simple soldat. Voy. armée et solde.

SOLDE (du lat. solidus, soldiis, sou. monnaie). Dans l'armée, c'est la paye qu'on donne à ceux qui portent les armes pour le service de l'Etat. — Chez les Romains, les troupes ne commencèrent à être soldées que lorsque les armées devinrent permanentes, c.à-d. au siège de Véies, en 400 av. J.-C. D'après Polybe, les fantassins recevaient par jour 5 oboles chacun (0 fr. 29'. les cavaliers 1 drachme (0 fr. 87). Les centurions recevaient une paye double de celle des fantassins (0 fr. 60). La nourriture, l'habillement et l'équipement étaient déduits de celte paye. Au moyen âge, on ne payait que les troupes mercenaires ; les autres devaient le service à titre de redevance féodale. — En France. Philippe .\uguste paraît être le premier qui ait essayé d'établir une solde régulière affectée à l'entretien des troupes, mais la solde ne fut réglée définitivement que sous Charles VII : les Etats généraux d'Orléans (1459: accordèrent à ce prince des subsides pour la iiaye de l 500 lances qui composèrent d'abord toute la gendarmerie. L'organisation de l'armée fut complétée en 1445 par l'établissement d'une taille perpétuelle qui devait assurer la solde régulière des troupes royales. — Le taux de la solde a souvent varié. Auj., en France, il est le même pour toutes les armes. — La solde est divisée en deux parties : l'une est versée à Vordinaire (Voy. ce mot) et sert à payer la nourriture de l'homme ; l'autre, dite centimes de poche, est remise à ce dernier pour son usage personnel. La solde est payée tous les cinq jours. Voy. prêt.

Dans le Conunerce, solde, soÙer, se disent d'un payement pour lequel on acquitte un reste de compte. — Le

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