SOMMEIL
mum. Cl' nom leur a élé donné parce que, quand le soleil les a atteints, il semble rester quelmic temps stationnaire ' avant de se lapproelier de nouveau ae l'équalcur. Le soleil arrive au solstice d'été le 20 ou 21 juin : c'est l'époque des jjlns longs joui-s de l'année dans nos climats; il arrive au solstice d'hiver le 20 ou 21 décembre : c'est l'époque des joui"s les plus courts. — Les deux solstices et les deux équinoxes partagent l'année en quatre parties inégales, qu'on appelle les saisons. Voy. ce mot. Colure des solstices. Voy. colcres.
SOLUBILITÉ (de soluble, du lat. solubilis), propriété en vertu de laquelle un corps peut se dissoudre dans un liquide. Ainsi le sucre est soluble dans l'eau ; la cire, les graisses, les résines sont solubles dans l'éther, le sulfure de carbone, etc. Certains sels sont solubles dans l'eau : tels sont le sel commun, le salpêtre, le carlwnate de sodium, etc.; d'autres sont tout à fait insolubles : p. ex. le sulfate de baryum, le carbonate de calcium, etc. Certains gaz sont solubles dans l'eau ; le gaz ammoniac, l'acide sulfureux, l'acide carbonique, etc.
SOLUTION (du lat. solutio). En Mathématiques, c'est la réponse faite à un problème donné, à une question scientifique. C'est aussi le nom donné aux nombres ou systèmes de nombres qui vérifient une équation ou un système d'équation.
En Chimie, c'est l'opération par laquelle un corps solide se fond en totalité ou en partie dans un autre qui est liquide [Voy. soixDiLiTÉ). — On appelle solutum le produit d'une solution. On distingue quelquefois solulion cl dissolulion. Voy. ce mot.
En Pharmacie, c'est un médicament composé d'eau distillée dans laquelle on a fait dissoudre une substance cnergitpie, telles sont : les S. arsenicales de Foivler et de Pearson, qui renferment de l'ai-séniatc de sodium; les S. d'iodure de jwtassiitm, prescrites contre les maladies scrofuleuses; les i!. antiseptiques, etc.
En Médecine, solulion est synonyme de terminaison ; la solution d'une maladie en est la terminaison, accompagnée ou non de phénomènes critiques.
SOLUTRÉENNE (époque). Voy. prkhistoriqde.
SOLUTUM. ]oy. solution.
SOLVABILITÉ [de solvable, du lat. solvabilis), état de celui qui est solvable, c.-à-<l. qui peut payer, qui peut ré|X)ndre d'une dette. Im. solvabilité d'une caution ne s'esfimc qu'eu égard à ses propriétés foncières, excepté en matière de commerce, ou bien lorsque la dette est modique. (C. civ., art. 2019.)
SOMASCÉTIQUE (du gr. awiia, corps, et àaxéw, exercer), synonyme de (iyrnnastifjue. Voy. ce mot.
SOMATOLOGIE (du gr. cwaa, awiiaroî, corps, et AÔyo;, discours', partie de la Médecine qui traite du corps lumiain ou, dans un sens plus limité, des parties solides du corps, des os, des muscles, etc.
SOMBRER (du lat. subumbraré] , se dit, en Marine, d'un vaisseau lorsfjue, étant sous voiles, il est renversé par un coup de vent qui le fait couler bas.
En Agriculture, sombrer c'est doimer un premier labour à une jachère, à une vigne, etc.
SOMBRERO, mot espagnol signifiant « chapeau ». En France on nomme souvent so?nbrero des chapeaux à bord très large pour se garantir contre l'ardeur du soleil.
SOMMAIRE (du lat. summarium), se dit d'un abrégé contenant la somme, c'est-à-dire la substance d'un livre ou d'un chapitre [Voy. abrégé). — En termes de Pratique, on appelle causes sommaires, matières sommaires, certames affaires qui doivent être jugées promptcment et avec fort peu de formalités. Voy. matières.
SOMMATION, action de sommer, c.-à-d. d'enjoindre à quelqu'un, suivant les formes établies, qu'il ait à l'aire telle ou telle chose : sinon, qu'on l'y obligera. Un général, avant de donner l'assaut à une place, lui fait sommation de se rendre. En cas d'attroupements tumultueux, l'autorité doit faire trois sommations avant d'employer la force pour les dissiper.
En Droit civil, sommation se dit des actes judiciaires et extrajudiciaires contenant une injonction. Elle diffère du commandement (Voy. ce mot) en ce qu'elle n'est pas laite en vertu d'un titre exécutoire et n'interrompt pas la prescription. Dans certains cas, le créancier doit l'aire sommation à son débiteur jiour le mettre en demeure (C. civ., art. H39). Dans les offres de payement, la sommation doit précéder la consignation (art. 1259 et 12G4).
On appelle vulg. sommation respectueuse ce que la loi qualifie A acte respectueux. Voy. respectueux.
En Mathématiques, on appelle sommation l'action d'effectuer une somme; il se dit en particulier d'une série, d'une intégrale, dont les valeurs peuvent être regardées comme. des limites de sommes.
SOMME (du lat. summa). En Mathématiques, on nomme somme ou total la quantité qui résulte de plusieurs quantités additionnées. Voy. addition.
Somme géométrique. Voy. résultante.
Somme dans le sens d'intégrale définie [Voy. ce mot). L'intégrale C' f[x)dx s'énonce : somme de a à 6, etc.
Somme est aussi le titre de certains ouvrages qui traitent en abrégé de toutes les parties d'une science, d'une doctrine. Un des ouvrages les plus célèbres en ce genre est la Somme de St Thomas, espèce d'encyclopédie de théologie et de métaphysique.
SOMMEIL (du lat. somnictdus, dimin. de sotnnus), repos périodique des organes des sens et du mouvement, pendant lequel le corps répare ses forces : le sommeil est |)Our tous les êtres animés un besoin impérieux qui, chez presc^ue toutes les espèces, se renouvelle chaque jour et coïncide avec la nuit. Le sommeil peut être plus ou moins complet : on y distingue un grand nombre de degrés, di^puis V assoupissement et la simple so;H7Jo/e7jfe jusqu'au coma ou carus et à la léthargie [Voy. ces mots). — Au IJoint de vue physiologique, le sommeil suspend les fonctions de relation, comme le prouve l'état d'affaissement du corps, mais il ne ralentit que partiellement les fonctions de nutrition ; l'état des principaux viscères peut y provoquer des sensations internes qui ont une grande inlUience sur les rêves. Au point de vue psychologique, l'exercice des facultés intellectuelles n'est pas complètement interrompu, ce qui rendrait le réveil impossible; mais, en l'absence de l'attention et de la réflexion qui caractérisent la veille, l'activité instinctive et s|)ontanée de l'âme suit son cours et se manifeste par des rêves agréables ou pénibles, selon les circonstances. Les sensations internes, excitées par la vie organique, les sensations externes, déterminées par des bruits, par des rayons de lumière ou par le contact de certains objets, quelquefois certaines préoccupalions, amènent des émotions et des conceptions qui leur sont liées par l'habitude et par l'association des idées. De là résultent des mouvements automatiques ou même volontaires qui modifient la jx)sition et l'attitude du corps. Voy. rêve, songe, hallucination.
La durée du sommeil varie suivant l'âge, le sexe et l'état de santé. L'enfant et la femme ont besoin d'un sommeil plus prolongé que l'homme fait el surtout que le vieillard. Six ou sept heures de sommeil suffisent à l'homme dans la force de l'âge. On connaît l'aphorisme de l'-écolc de Salerne :
Sex liorns dormiro sat est juvenique senique : •
\'ix septciTi pigro, uulli coiicedhnus oclo.
Le meilleur sommeil pour l'homme est celui qui est pris la nuit; cependant, dans quelques contrées, il est d'usage de faire la sieste au milieu du jour.
Certaines substances, comme le thé, le café, les vins mousseux et en général les stimulants, chassent le sommeil; d'autres, au contraire, les narcotiques, l'opium surtout, le provoquent : on les nomme pour cette raison hypnotiques ou somnifères. Enfin, il existe un sommeil artificiel qui, sous le nom A'hyjmotisme, a donné lieu dans ces derniers temps aux remarquables travaux de Charcot et de son école [Voy. magnétisme et somnambulisme). Certaines maladies, comme l'asphyxie, l'apoplexie, la catalepsie, amènent un s<immeil profond qui simule la mort, el qui a occasionné l'inhumation de personnes encore vivautes. — Quelques animaux, comme la marmotte, le loir, l'ours, etc., sont soumis annuellement à un sommeil qui dure des mois entiers : ce sommeil, qui le plus souvent a lieu dans l'hiver, est connu sous le nom ahibernation.
Après Aristote, dont on a un petit traité /)?/ sommeil et de la veille, on peut citer parmi ceux qui ont écrit sur ce sujet : Gassendi (Syntagma. II. viii) ; Linné, De somno plantantm (1755) ; Bichat [Recherches sur la vie et la mort), Cabanis (10« mémoire, du Sommeil), Maine-Hiran [Considérations sur le sommeil), D. Stewart [Philosophie de l'esprit humain. W part.), Jouffroy {licclicrpnes sur le sommeil). Charma [Du somtnèil, 1851),