SON
M. A. Leinoinc {Du sommeil au point île vue pmjchnlngique, 1854), Maiiry, le Sommeil cl les rêves (186i)), Liebaull, Du sommeil et des étais analogues (18G6), Cliabert [Du sommeil, 1860). Béclani [Sommeil, in Traité rlém. (le physiol.], Longel [Du sommeil, ia Traité de physioL). Lagio [le Sommeil, in Archiv. mcd. belqcs, 1876, p. 411), Beaunis [Du sommeil, in ^ouv. Elém. de physiol. humaine, 1876, p. 1051 ), Willemin [Sur le sommeil, Acad. (]c méd. du 10 avril 1877), Jacqucmct [Théorie du sommeil, in Montpellier médical, 1877, p. 5i6), Langlois Contribution à l'élude du sommeil naturel et artificiel, 1877).
Les Anciens avaient divinisé le Sommeil : ils en faisaient le fils de l'Erèbc et de la Nuit et le père des Songes; Morpbéc était son principal ministre. Ils lui donnaient le pavot pour attribut.
Sommeil des plantes, état analogue au sommeil des animaux, que l'on observe dans quelciues plantes (Seusilive, Trèfle, Tamarin, etc.) en l'absence de la lumière, et dans lequel ces plantes ont leurs feuilles et leurs fleurs pi iées et fermées, l'our quelques plantes, ce sommeil arrive de jour : c'est le cas de la Belle-de-nuit, qui ne s'épanouit que le soir.
SOMMELIER (du lat. samnalarius, de sauma, charge, pronsion), celui qui, dans une communauté, dans une grande maison, a la charge de surveiller le linge, la vaisselle, le pain, le vin, etc. Le plus souvent auj. le sens du mot est restreint à la ciiarge de soigner le vin. On appelle sommellerie la fonction de sommelier et le lieu où le sommelier garde les choses qu'il a en sa charge. — M. A. Jullicn a doimé un Manuel du sommelier (collection Ilorel).
SOMMET (dimin. de som, du lat. summum). En Géométrie, le sommet d'un angle est le point de rencontre des deux droites qui le comprennent ; le sommet d'un angle solide, celui où se coupent tous les plans qui forment ses faces et où aboutissent ses arêtes. Les sommets d'un polygone ou d'itn polyèdre sont les extrémités des cùtés ou des arêtes (ie ces figures. On désigne spécialement du nom de sommet d'un triangle ou d'une pyramide le sommet opposé à leur base. — Dans les courbes et spécialement dans les coniques, on appelle sommets les points où ces courbes sont rencontrées par leurs axes de symétrie.
SOMMIER (de somme, du lat. salma, sauma, charge). En termes de Comptabilité, on aj)pclle ainsi un gros registre où les commis inscrivent les sommes reçues ou dépensées.
En Architecture, on appelle ainsi : 1° la première pierre qui pose sur les pieds-droits ou les colonnes, quand on forme un arc, une plate-bande ou quelque ouverture carrée ; 2» une grosse pièce de bois qui porte sur deux pieds-droits de maçonnerie, et sert de linteau à une porte ou à une croisi'c. I
Dans l'Orgue, le sommier est une espèce de coffre dont la table supérieure est percée de trous dans lesquels se place l'oridce des tuyaux, dont le registre est ouvert ; c'est dans ce coffre que se' rend le vent des soufflets, et c'est de là qu'il se distribue dans les tuyaux lorsque l'organiste ouvre leur soupape. — Dans les clavecins et les pianos, on appelle sommier la pièce de bois dans laquelle entrent les fiches qui servent à tendre les cordes de l'instrument. — Sommier se dit encore d'un matelas garni de ressorts diversement disposés [S. élastique, S. Tucker, etc.), et qui supporte les matelas de laine : il a remplacé avantageusement les paillasses d'autrefois.
SOMMITE, syn. de Néphéline. Voy. ce mot. SOMMITÉ (du làl. summitas). En Pharmacie, on appelle sommités fleuries îa partie supérieure de la tige fleurie de certaines plantes dont les fleurs sont trop petites pour être conservées isolément : telles sont les sommités d'al)sinlhe, de thym, de centaurée, etc., qui entrent dans diverses préparations.
SOMNAMBULISME (du lit. cWw;h<s. sommeil, et ambulare, marcher), état caracléiisé par Taplitude à marcher et à répéter pendant le sommeil divers mouvements dont on a contracté l'habitude, sans qu'il en reste ordinairement de souvenir au réveil. C'est un rèvc en action, pendant lequel on a vu des somnambules accomplir les actes les plus difficiles ou les plus périlleux, comme de marcher sur les toits. Pour les médecins, le somnambulisme est une des formes du sonuueil nerveux ou hvpnolismc ( Voif. ce
mot) déterminé par des manœuvres artifuielics chez les sujets nerveux et impressionnables, comme les hystériques. Ou le combat en éloignant les causes morales qui ont pu le produire, en s'abstenaiit de stimulants, en faisant un exercice modéré, et en évitant de se charger l'estomac avant de se coucher. Il faut veiller le somnambule la nuit ou l'enfermer avec soin, il faut éviter de l'éveiller brusquement. — Suivant des opinions répandues et d'une nature superstitieuse, le somnamlnde lucide, comme doué d'un nouveau sens, percevrait ce qui se passe en lui, verrait les yeux fermés, et, par une espèce de sympathie, ressentirait ce qu'éprouvent ceux qu'on met en rapport avec lui; il pourrait même, dans certains cas, indiquer des remèdes appropriés. La plupart des médecins regardent le somnambulisme comme un état comateux ou extati(pie, dans lequel le somnambule est dupe de son imagination. En admettant certains cas d'hyperacuité des sens, il faudrait encore se mettre en garde avec soin contre l'enthousiasme qui exagère tous les phénomènes un peu extraordinaires, contre la mauvaise foi qui les simule et contre le charlatanisme qui les exploite. — Il existe un traité allemand sur le somnambulisme, du médecin vvurtembergeois A. Seitz (Landshut, 1515); mais ce fut seulement en 1787 que le phénomène du somnambulisme magnétique fut observé pour la première fois en France par M. de Puységur.
Consulter : sur le somnambulisme naturel, l'article Somnambulisme de Y Encyclopédie (rédigé par Menuret de Chambaud) et les ouvrages cités aux articles soMMKiL et SONGE ; — et sur le somnambulisme magnétique, les Mémoires de M. de Puységur et ses Recherches sur l'homme en état de somnambulisme ; le Traité du somnambulisme et le Traité de l'extase du D"' Bertrand ; l'Histoire du somnambulisme de M. Aubin-Gauthier (1842) ; les travaux de Bernheim, de Charcot, de Luys, etc., et les articles magxétismk animal cl iivi'NOTisjiE.
SOMNIFÈRE (du lat. somnifer], se dit des substances qui provoquent le sommeil, comme l'opium, le chloral, etc.
Voy. NARCOTIQDES.
SOMNOLENCE [à\x\a.\.. somnolentia), état intermédiaire entre le sommeil et la veille : c'est un assoupissement peu profond, mais difficile à surmonter. Voy. sommeil.
SOMPTUAIRES (lois), nom donné aux lois, règlements, édits, qui ont pour but de restreindre le luxe et la dépense (en lat. sumptus). On cite chez les anciens les lois de Zaleucus, législateur des Locriens, celles de Lycurgue à Sparte, et plusieurs lois romaines : les lois Oppia, Orchia, Fannia. Didia, etc., avaient en effet
[»our but de restreindre le luxe des vêtements et celui de a table; mais elles étaient fort mal observées. Dans les temps modernes il y eut également beaucoup de lois somptuaires, notamment en France, sous Charlemagne, Philippe le Bel, Charles VIII, etc.; mais partout elles sont promptemeut tombées en désuétude : aussi y a-t-on renoncé.
SON (du lat. somts), mouvement vibratoire imprimé à un corps élastique, communiqué ensuite par ce corps au fluide qui l'environne, et transmis enfin par ce fluide jusqu'à l'organe de l'ouïe, qui en reçoit l'impression. La Partie de la Physique qui s'occupe des lois du son est Acoustique [Voy. ce mot). — Le son se propage par l'air, les liquides et en général tous les corps élasliipies : il ne se produit pas dans le vide. Quand un corps élasticjue a été mis eu vibration, le plus souvent par un choc, 1 air qui environne ce corps, participant à ce mouvement, forme autour de lui des ondes qui se propagent avec une vitesse constante, sous forme de sphères concentriques et qui parviennent enfin à l'oreille. La norinalc commune à ces spbèi'es, qui est la direction apparente de propagation. s'apj)elle le rayon sonore. La vitesse du son dans l'air est de 5i0 m. par seconde, et dans l'eau de 1 455 m. Un vent favorable ou contraire, la chaleur ou le froid peuvent augmenter ou diminuer la vitesse du son. Les ondes sonores qui rencontrent un o!)stacle sur leur route sont réfléchies, et les lois sont les mêmes que pour la lumière; c'est ainsi que se produisent les échos et les résonances [Voy. ces mots). — On peut rassembler les rayons sonores et les condenser, comme on condense les rayons lumineux : cette condensation s'effectue à la faveur d'un cornet de figure parabolique, dit cornet acoustique [Voy. ce mot).
Un son est plus ou moins grave ou aigu, suivant le nombre des vibrations qui le produisent. Si deux corps so-