SOU-CHONG
SOUFFLAGK
mange crus, el plus souvent cuits : ils abondent en Kuv|ile. — Parmi les autres espèces, on remarque le Sà feuilles rondes [il. rottindifolius], le S. jaunâtre [C. /lavcscens), le S. brun {C. fuscus], et surtout le S. à papier, plus connu sous le nom de Papyrus. Voy.
PAPTRCS.
On nomme : Souchet babylonique, le Galanga; S. d'Aviérique, un llotang; S. des Indes, \\n Curcuma.
SOU-CHONG, espèce de tlic. Voy. thé.
SOUCI, dit aussi Calende (Calendula) , parce qu'il fleurit tous les mois, cl Météorine, parce que ses lleui"s s'épanouissent quand le soleil brille, et qu'elles se ferment quand il disparaît: genre de la famille des Composées, renferme des plantes herbacées, aimuelles, à tiges peu élevées; à feuilles entières, le plus souvent très décou-
Eées; à fleurs jaunes, dune odeur forte: à semences runes. Le 5. des champs {C. ariensis) est commun dans les vignes et les champs : feuilles sessiles, ovales, presque glabres; fleurs jaunes : les fleurons du centre sont mâles; ceux du disque, hermaplirodites; les demi-fleurons, femelles et fertiles. Le S. des jardins (C. officinalis], à grandes fleurs d'un jaune orange, croît naturellement dans le midi de l'Europe : on a obtenu de jolies variétés, entre autres le S. anémone, le S. de la reine, etc. On cultive aussi dans les jardins le S. de pluie [Cpluvialis, Dimorpholheca], du cap de Bonne-Espérance : fleurs grandes, qui sont, à leur circonférence, d'un blanc de neige en dessus, d'un violet foncé eu dessous. — Les fleurs du souci sont employées dans la teinture en jaune ; elles servent à colorer le beurre et à sophistiquer le safran. Les bestiaux recherchent avidement cette plante.
Le Souci des jardins est le symbole du chagrin et de l'inquiétude ; le Souci de pluie, du prosage.
Souci d'eau, nom vulgaire du Populage et de la Lysimachie.
SOUDAN (de solidanus, forme latinisée du mot sultan), titre de souverain mahométan. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SOUDE (de l'ital. soda, du lat. solida), Salsola, genre type de la famille des Chénopodées et de la tribu des Salsolées, renferme des plantes herbacées ou ligneuses, qui habitent le voisinage (le la mer, et des cendres desquelles on retire la substance saline connue elle-même sous le nom de soude ( Voy. ci-après) : tiges souples et pliantes; feuilles petites, glabres, charnues, serrées contre les tiges; graines enveloppées dans le calice persistant delà fleur; embryon spirale. Ces plantes sont utiles pour fixer les sables mobiles du rivage. Les troupeaux, surtout les moutons, en sont très avides. Aux environs de Narbonne, on donne les graines en guise d'avoine aux bœufs de labour. Les Soudes habitent aussi l'intérieur des terres, là où le sol est imprégné de sel marin; on en trouve dans le voisinage des salines, le long des lacs salés et des eaux saumàlres. C'est en incinérant les tiges des soudes qu'on obtient le sel que ces plantes contiennent. — Les principales espèces sont la S. commune [S. soda], la i". kali (S. kali), la S. cultivée (S. saliva], la S. velue (S. hirsuta), la S. ligneuse (S. fruticosa), la 6". maritime (S. maritima), qui diflèrent peu les unes des autres.
SOUDES. En Chimie et dans les Arts, Soudes se dit de tleux substances ditférentes : la Soude du commerce ou smiplement Soude, qui est le carlwnate de sodium impur, et la Soude caustique ou Hydrate de sodium.
Soude du commerce. Carbonate neutre de sodium, Pierre de soude, sel de sodium de l'acide carbonique [CO'Na- -\- iOH^O]. La soude se présente sous l'aspect d'une matière incolore, fort soluble dans l'eau, d'une saveur acre et urineuse, un peu caustique. Elle se distingue de la potasse en ce qu'elle n'est pas déliquescente, et qu'elle peut s'obtenir en beaux cristaux qui renferment 62,9 p. 100 d'eau. Ces cristaux sont transparents et incolores, mais ils deviennent bientôt opaques au contact de l'air, et se recouvrent d'une poussière farineuse : on dit alors qu'ils sont effloresccnts. Autrefois on préparait la soude, sur les côtes d'Espagne et de France, par l'incinération des plantes marines, notamment des soudes ou barilles, des salicors, des chénopodes, des arroches, de la cresse de Crète, etc., nui croissent sur les bords des étangs salés ou sur les plages de la mer. Sur les côtes de Normandie, on faisait au moyen de plantes marines connues sous le nom de goémons une espèce de soude qui était appelée soude de varech. Aujourd'hui on ne fabrique plus guère que des soudes arti-
ficielles par deux procédés : le piocédé Leblanc et lo procédé Salvay. Dès 1792, Leblanc et Dizé avaient trouvé le procédé qui est encore suivi actuellement pour ce genre de fabrication. Il consiste à transformer le sel marin en sulfate, à calciner celui-ci avec de la craie et du charbon dans des fours à réverbère, et à lessiver le produit : le charbon transforme d'abord le sulfate en sulfure de sodium, en lui enlevant son oxygène; le sulfure de sodium et la craie se décomposent ensuite réciproquement et forment du sulfure de calcium et du carbonate de sodium. Le procédé Solvay [soude à l'ammoniaque), imaginé par Turk, rendu pratfque par Schlœsing et Rolland en 1855 et perfectionné par Solvay, consiste à transformer directement le sel marin en bicarbonate de sodium, par double décomposition entre une dissolution saturée de sel marin et le bicarbonate d'ammoniaque. Le bicarbonate de sodium, peu soluble à froid, est lavé, séché et calciné, ce qui donne du carbonate neutre.
La soude sert à peu |)rès aux mêmes usages que la j:otasse ; on l'emploie pour la fabrication du verre, des glaces, des cristaux, des savons durs; on l'utilise dans les ateliers de teinture, pour dissoudre la matière colorante du rocou, du carlhame, pour la confection de la couleur dite rouge
: des Indes, pour disposer les laines à recevoir les matières colorantes, etc. En Médecine, on associe la soude aux
I amers dans le traitement des scrofules ; on l'emploie à l'ex-
' térieur contre quelques alfections cutanées.
! Outre le carbonate neutre, il existe deux autres carbonates de soude : 1'' le bicarbonate [CO'*NallJ, qui se trouve dans plusieurs eaux minérales naturelles, notamment dans celles de Vichy et du Mont-Dore et qu'on obtient artificiellement en faisant passer un courant d'acide carbonique dans une dissolution concentrée de carbonate neutre ou sur des cristaux de soude; il entre dans la composition des pastilles de Vichy ; 2° le sesquicarbonate ou natron. Voy. ce mot.
Soude caustique. Oxyde de sodium. Alcali minéral, base minérale, composée de sodium et d'oxygène [NaOll]. Elle est solide, blanche, sans odeur, très caustique, et fort soluble dans l'eau. On l'obtient par le même procédé que la potasse caustique, en faisant bouillir avec de la chaux caustique une solution de carbonate de sodium : la chaux débarrasse le carbonate de son acide carbonique et s'unit avec cet acide.
SOUDE liORATÉE. Voy. BORAX.
SOUDE CAnDOXATÉE. Voy ■ NATRON .et tHAO.
SOUDE NITBATÉE. Voy. NITRATIXE.
SOUDE MUniATÉE. Voy. SEL GEMME.
SOUDE SULFATÉE. Voy. EXAXTIIALOSE et THÉXARDITE.
SOUDURE (de souder, du lat. solidare', opération par laquelle on joint ensemble deux ou plusieurs métaux à l'aide d'un fondant métallique que le feu puisse faire entrer en fusion plus facilement que les métaux que l'on veut unir. On nomme aussi soudure le fondant qui sert à cette opération. La soudure des ferblantiers et celle des plombiers se composent d'étain et de plomb, alliés dans des proportions diverses: celle qui sert aux bijoutiers se prépare avec de l'or et de l'argent, ou avec du cuivre et de l'argent. On nomme brasure une espèce de soudure qui s'emploie pour réunir de la tôle ou de petites pièces de fer : elle se compose avec du cuivre et de l'étain. Quant au fer proprement dit, il se soude avec lui-même à une forte chaleur. On nomme en général soudure autogène toute soudure faite sans l'intermédiaire d'un métal étranger. Le plomb et le platine lui-même peuvent aujourd liui subir ce genre de soudure, qu'il est nnportant (l'obtenir lorsque ces métaux doivent être longtemps soumis à l'action de corrodants
[luissants, tels que l'acide sulfurique bouillant. — l'our que e Ibndant d'une soudure prenne solidement, il faut préalablement gi'alter les parties que l'on veut réunir, et les aviver avec du sel ammoniac, de l'acide clilorhydrique ou du Ixirax. Aujourd'hui, dans les ateliers, les fers à l'aide desquels on lait les soudures sont chauffés par un jet de gaz. SOUFFLAGE. On appelle spécialement ainsi l'action et l'art de souffler le verre, c.-à-d. de façonner quelque ouvrage de cette substance en soufflant dans un tuyau au bout duquel est la matière que l'on travaille (l'c^y.' verre). On appelle four de soufflage le four où se fond et se prépare le verre pour faire les glaces soufflées : le four des glaces de grand volume se nomme four à couler. On souille les
[letites pièces de verre au chalumeau et à la lampe déinaiieur. Voy. chaluîieau et émailleur.