ACCUSATIF
contour .1 im l«nr ou écuoil à partir <iu |K).nt ou il comm.ii. V à s.'lover. On dit quunc cote est acçorf, qiiand ell.- t^t fortt^nuMit inclinée ou coupée perpendiculairement à la >nrlmi' de la mer. . j- „
ACCOTEIMENT, espace compris entre la chaussée rt une route et le Iosm'. Il est défendu, sous jieinc d'amende, de (lé|K.ser des matériaux ou des immondices sur les accote- »/icH//« des routes C. pén., art. 471).
ACCOUCHEIWENT (de couche). Chez la Femme, laccoii- , h.iiu'iit a lieu, en général, à la fin du 9* mois de grossesse- on le nomme prénialurt^, avant cette epajuc, i„rs<iue renrant est viable: Inrdif, après les 9 mois révolus: la l.»i en a fixé les limites au r>00' jour, c.-a-d. a la lin du 10* mois depuis la mort, le départ ou la séparation de léiK)ux. L'accouchement est dit naturel, quand il soiH're par les seiries forces de la nature: laborieux, quand il réclame rinlcrvenlion active de l'accoucheur, lui par la main seule, soit à laide d'instruments, tels que ic forceps, le levier, etc. — Dans les premiers temps, les ieinmes accouchèrent seules, comme cela a lieu de nos jours encore chez les sauvages, et souvent dans les campagnes, plus tard, quand la nécessité cul fait réduire en mellitMle la prati<pie des accouchements, celle pratique devint une prolessioii exclusivement exercée par des femmes expérimentées, dites matrones. C'est ce qui avail lieu chez les Israélites. Il en lut d'alx)rd ainsi chez les Egyptiens el les Grecs. Hijppocrate el Arislotc les appellent onnihalotomoi : mais déjà, à celte épo(|ue, il y avail en Greie des médecins qui venaient en aide aux sages-femmes dans les cas difficiles. En France, jusc|u'au xvn' siècle, celle profession fui exclusivement exercée par des femmes.
Lart «les accouchements [obstétrique, tocologie) ne sesl prfectionné que fort tard: on en peut suivre les progrès dans les ouvrages de Paré, Mauriceau, Smellie, Levret, Astruc, Puzos. Baudelocquc, LachapcUe. P. Dubois, Cazeaux el Boivin. Voy. sage-femme. L'emploi rigoureux, dans les accouchements, de la mélluMle antiseptique permet aujourd'hui d'éviter sûrement les accidents de nature contagieuse (lièvre puerpérale, etc.).
ACCOUCHEUR (crapaud), loi/, crapaud.
ACCOUPLEIMENT, se dit de la réunion de plusieurs jeux (le l'ur^'ae. soumis aux pressions d'un même clavier.
ACCROISSEMENT {i'accroUrc). En Physiologie, c'est la série des phénomènes successifs par lesquels passent les êtres jMiur autrmenter en masse et en étendue et pour parvenir au degré de dévelopiicment assigné à leur cspi'ce. L'accroissement des minéraux n'a j)as de limites déterminées et il s'accomplit par juxtaposition, c.-à-d.
Kr simple application de matière à là surface extérieure, ins les êtres vivants, l'accroissement est lié au mouvement vital, c.-à-d. à cette sorte de circulation (|ui amène du tlchors les matériaux destinés à faire un moment partie intégrante de l'être lui-même el à s'en échapper ensuite sous une forme dillérenle. Il s'accomplit par le mécanisme de la nutrition. Voy. ce mot. — En Botanique, l'accroissement en longueur des divers organes des végétaux se produit en dilTérents points. Dans ime racine, il a lieu à Icxtrémilé exclusivement ; dans ce cas, on dit qu'il est terminal. Dajis une tige, l'accroissement se manifeste sur un pr.mil nombre d'enlre-nœuds ; à partir du sommet, la vitesse de ci-oissance va en augmentant, passe par un maximum, puis diminue et devient nulle dans le las de la tige ; dans ce cas Inccroissement est dit intercalaire. La croissance se mesure à l'aide d'instruments qu'on appelle auxanomètrrs.
En Mathématiques : si l'on considère une fonction f[x) d'une variable, et deux valeurs x, .r -f A de la variable, h est dit l'accroissement de la variable, f{x + h) — fix] esl l'accroissement de la fonction.
En Droit civil, c'est le droit en vertu duquel, plusieurs personnes étant appelées à recueillir une même chose, la |>art de celles qui font défaut est prise par les autres. Ainsi, en matière de succession, la part du cohéritier renonçant accroît a ses cohéritiers (C.civ., art. 786): en matière de legs fait conjointement à plusieurs personnes, la part du colégataire prédécédé, incapable, ou renonçant, accroît à ses colegalaires (C. civ., art. 1044 et 1045). Vov. Macbclard, Du droit d'accroissement entre cohéritiers et coléaataires. Pans. 1858. ^
En matière d'Enregistrement, on nomme droit d'accroissement le droit de mutation que doivent payer à l'enregislreraenl les membres d'une communauté, quand l'un
d'entre eux vient à décéder : il est fondé sur cette iilée qu'ils acquièrent alors, par accroissement, la part qui revenait au défunt dans les biens de la communauté. Une grave question s'est récemment posée à ce sujet : la <orainuiiaulé (en fait, c'est toujours d'une communauté religieuse qu'il s'agit) doit-elle acquitter ce droit dans chacun des bureaux de l'Enregistrement des arrondissements dans lesquels elle possède des biens, ou ii'est-elle tenue de l'acouitter qu'une seule fois ? La première théorie, qui est celle des agents de l'Enregistrement, a été admise par |)lusieurs décisions judiciaires. La seconde a été récemment adoptée par un arrêt de la Chambre des rcauêtcs de la Cour de cassation (février 1892), rendu à la suite d'un rapport (de M. le conseiller Manau) dans lequel on trouvera exposé tout le détail de la question.
ACCRUE, désigne, en Economie rurale, l'accroissement de surface d'un terrain, soit par le retrait des eaux d'une rivière, soit par l'extension naturelle d'un bois sur une terre contiguë. Dans le premier cas, l'accrue est toujours acquise au riverain. Dans le second cas, l'accrue de Iwis appartient au propriétaire du terrain envahi, à moins qu'il ne laisse acquérir la prescription contre lui.
ACCUMULATEURS. On donne ce nom, en Mécanique appliquée, aux appareils qui emmagasinent la force vive et peuvent ensuite la restituer, la dépenser, ae manière à donner naissance à un mouvement. L'arc du sauvage et l'arbalète sont l'exemple le plus simple d'un accumulateur. On distingue aujourahui aeux classes A' accumulateurs, qui ont reçu de nombreuses applications : l'Accumulateur hydraulique, dû à sir \V. Armstrong, et l'Accumulateur électrique.
Un Accumulateur hydraulique se compose d'un cylindre vertical en fonte dans lequel se meut un piston plongeur dont la tête est chargée dun poids considérable, calculé de manière à donner à l'eau enfermée sous le piston une pression de plusieurs atmosphères. Cette eau est refoulée d'une manière continue sous le piston par des pompes de refoulement, dont l'action tend à relever le piston au haut de sa course. Si l'on suppose le cylindre en relation, par sa partie inférieure, avec une canalisation élanche, on voit que la descente du piston comprimera, dans cette canalisation, de l'eau à la pression que détermine le poids du piston. On aura donc réalisé une distribution d'eau comprimée aui pourra agir sur des appareils récepteurs destinés à prouire un mouvement [Voy. moteurs hydrauliques, presse HYDRAULIQUE, ctc). Les accumulatcurs Armstrong sont employés : dans l'artillerie, à la manœuvre des gros canons de la marine ; dans les ports, à la manœuvre des grues, cabestans, etc. : dans les gares, à la manœuvre des wagons; enfin dans les usines, pour actionner diverses machines à river, à morlaiser, à poinçonner, etc. [Voy. ces mots).
On appelle Accumulateurs électriques des appareils destinés à emmagasiner la force électrique de manière à pouvoir la transporter là où l'on veut l'utihser. Soient deux lames de plomb oxydées ou mieux couvertes de minium et plongeant dans de l'eau acidulée par l'acide sulfurique : ces deux lames sont séparées par des bandes de caoutchouc. On fait passer dans l'appareil pendant un temps suffisant le courant fourni par une pile ou par une machine d'induction : la lame positive se suroxyde, la négative se réduit ; puis on sépare de la pile le vase "qui les contient. On peut alors les garder très longtemps sans que rien se produise ; mais si on les réunit par un fil conducteur, il se produit un courant; les lames reviennent à leur état primitif en faisant passer dans le fil conducteur une quantité d'électricité égale à celle qui les avait traversées pendant la charge Elles constitueront pendant le temps de décharge de véritables piles dont le pôle positif sera la lame pcroxydée.
Les accumulateurs électriques reçoivent aujourd'hui de nombreuses applications : 1° pour la traction des tramways : 2° pour l'éclairage des wagons de chemin de fer ; 5» danf les installations soignées de lumière électrique. Dans cette dernière application, les accumulateurs peuvent être employés de plusieurs manières. En particulier, on peut le? charger pendant le jour avec de faibles moteurs et les décharger la nuit aux heures où les dvnamos dcviennoni insuffisantes. Ils peuvent aussi servir de' réservoir d'électricité pour parer à un accident de machine. On s'en serf enfin comme de volant [Voy. ce mot) électrique pour compenser l'irrégularité de débit d'un courant électrique. ACCUMULATION. Voy. amplification.
ACCUSATIF. Voy. cas.