SOUPIR
soufre, le soufre porphyrisc et lave ; magistère de soufre, le souiVe obleiui par la précipitation d'une solution de sulfure de potassium au moyen d'un acide; lait de soufre, beurre de soufre, une précipitation de ce corps dans un liquide qui le tenait en dissolution; soufre sublimé, la fleur de soufre ; soufre doré d'antimoine, un composé sulfuré, mal défini, de l'antimoine ; soufre rouge, l'arsenic sulfuré rouge ; soufre vil, le soufre naturel ; soufre hydrogéné, l'acide sulfliydrique.
Soufre végétal, poussière des étamines du Lycopode, qui senflamme promptement à l'approche d'une lumière ou d'un tison, et que l'on emploie dans les feux de théâtre, dans les torches d'Opéra, etc.
SOUFRIÈRE. Voy. socFRE.
SOUGAR. Mammifère rongeur. Voy. hamster.
SOU IL. Voy. SOUILLE.
SOUILLARD, se dit : l» du trou percé dans une pierre pour livrer passage à l'eau de pluie ou aux eaux ménagères et pour en recevoir la clmte ; 2" d'une pièce de bois assemblée sur des pieux, et que l'on jwsc au-devant des glacis entre les piles des ponts.
SOUILLE ou souiL (du lat. suite, étable à porcs), endroit fangeux où les sangliers vont se vautrer ou se souiller. — Ce mot s'emploie aussi dans la Marine, pour désigner l'espèce de lit que forme dans la vase ou dans le sable mou un navire échoué.
SOUILLURE. La loi de Moïse distinguait plusieurs sortes de souillures légales : les unes étaient volontaires, les autres involontaires. Dans les premières se rangeait l'attouchement des morts, des animaux impurs, etc. ; dans les autres, certaines maladies, comme la lèpre, ou l'action de toucher par mégarde quelque chose d'impur. La loi indiquait les pratiques i)ar lesquelles on pouvait se laver de ces souillures. Voy. purification et expiation.
SOUI-MANGA (mot corrompu pour mange-sucre], Cinnyris, genre d'Oiseaux, de l'ortlre des Passereaux ténuirostres [Cinnyridés de Lesson), et voisins des Colibris et des Grimpereaux. Ces oiseaux ont un ramage gai, beaucoup de vivacité, et vivent du suc des fleurs. Ils sont les représentants du genre Colibri en Afrique et en Asie. Le S. mignon (C. elegans), du cap de Bonne-Espérance, est d'un vert doré par tout le corps, avec une petite tache noire de chaque côté de la tète, entre l'œil et le bec. Le S. splendide, le S. de Madagascar, etc., sont également remarquables par l'éclat de leure couleurs. Le Sucrier figuier (C. plalurus) appartient au même genre, mais il n a pas de dentelures aux mandibules.
SOULCIE, Petronia, oiseau du genre Gros-Bec, et qu'on range aussi parmi les Moineaux. Il appartient aux contrées chaudes de l'Europe; on le trouve dans le midi de la France, d'avril à septembre. Il est d'un naturel sauvage.
Voy. GROS-BEC.
SOULE, jeu breton. Voy. saoule.
SOULÈVEMENTS. On appelait ainsi, en Géologie, dans le système d'Elie de Beaumont, de brusques changements de niveau du sol qui, produits par les commotions intérieures, devaient avoir donné naissance aux montagnes. Ces soulèvements, en déplaçant les mers, auraient détruit la majeure partie des êtres qui les habitaient et déterminé une discordance de stratification entre les terrains antérieurs au phénomène et les terrains jx)stérieurs. La direction d'un soulèvement est la ligne de faîte des montagnes qu'il a produites ; l'ensemble des chaînes de même direction constitue le système du soulèvement. Elie de Beaumont compte dans la suite des âges 20 soulèvements différents, marquant les limites d'autant de formations; le dernier de. ces soulèvements, celui du Ténare, serait postérieur à la période quaternaire. — Cette théorie est à présent abandonnée et la plupart des géologues voient dans la formation des montagnes, non l'elfet d'une commotion brusque, mais le résultat d'actions lentes, très longtemps continuées. Selon eux, la croûte terrestre, par suite de son refroidissement incessant, subirait et aurait subi aux époques géologiques un retrait considérable, dont l'effet se traduit par une compression latérale de certaines parties de l'écorce terrestre, donnant lieu à des plissements {Voy. ce mot). On a attribué une importance bien trop considérable aux phénomènes de soulèvements qui se produisent de nos jours sur certaines côtes. Ces soulèvements ont souvent une cause toute locale, comme ceux des côtes de Suède, pour lesquels on n'a d'ailleurs pas encore trouvé d'explication complètement satisfaisante. Us
ont pour contre-partie des affaissements, qui se produisent sur d'autres côtés.
SOULIER (du lat. solarium, venu de solttm, plante du pied), chaussure qui couvre le pied en tout ou en partie, mais non la jambe. Les diverses pièces qui composent un soulier sont Vempeigne, les quartiers, la trépointe, les semelles et le talon (Pour l'assemblage de ces pièces, voy. cordonnier). On fait les souliers avec de la peau de veau, de chevreau, de chèvre, de castor, de chamois ; en maroquin, en cuir glacé ou verni ; les femmes en portent aussi en étofles diverses. Leur forme est excessivement variable, et suit les caprices de la mode. On appelle escarpins des souliers très découverts et à semelles très minces, qu'on porte encore l'été ou pour la danse.
Ce qu'on appelait au moyen âge souliers à la poulaine était des souliers dont l'extrémité, recourbée et pointue, était si longue que, pour marcher, on était oblige de les relever et d'en rattaclier le bout aux genoux à l'aide d'un anneau ou d'une chaîne [Voy. poulaine). On attribue à Geofl'roy Plantagenet, comte d'Anjou, l'introduction des souliers à la poulaine.
SOULTE ou socTE (du lat. solutum, de solvere, payer), terme de Pratique, est synonyme de retour; il se dit, en matière de succession et de jiartages, de ce qu'un des copartageants doit pajer aux autres pour rétablir l'égalité des lots, si celui qui lui est échu ne peut se diviser, et qu'il soit d'une valeur plus grande que les autres (G. civ., art. 833 et 1476). — Dans le Commerce, soulte se dit pour solde de compte.
SOULTZIWATT (Alsace), eau miner. Voy. eaux hikérales.
SOUMISSION. Voy. adjudication et enchère.
SOUPAPE (de l'esp.. sopapo, coup sous le menton). C'est une espèce de couvercle placé sur une ouverture, de manière qu'il s'ouvre d'un côté tandis que de l'autre il bouche exactement l'ouverture, et «l'autant n.»;eiix qu'il est
filus fortement pressé. Les soupai)cs sont destinées à aisser entrer un fluide dans l'intérieur d'un corps de pomj5e ou de tout autre appareil, à l'empêcher de ressortir, et réciproquement. On les appelle souvent clapets. On les fait, selon leur destination, en bois, en cuir, en métal.
Les chaudières des machines à vapeur sont munies d'une soupape de sûreté qui s'ouvre à une certaine pression pour donner issue à une partie de la vapeur, et empêcher ainsi l'explosion des chaudières : cette soupape consiste en une plaque métallique qui ferme une ouverture pratiquée dans la chaudière, et qu'on charge de poids; la résistance est calculée de manière que la soupape se soulève avant que la pression intérieure ait atteint la limite de la résistance de la chaudière. Les plaques fusibles ont le même objet que les soupapes de sûreté : elles ferment une ouverture de la chaudière et se fondent à une températurc un peu supérieure à celle que prend la vapeur dans le travail ordinaire. C'est un alliage de plomb, de bismuth et d'élain dit alliage fusible de Darcet : mais cet alliage s'altère par les alternatives d'échauffement et de refroidissement, de sorte qu'il finit par résister à la température à laquelle il devait fondre; on ne peut donc avoir pleine confiance dans ce dernier procédé.
SOUPENTE (de soupendre, du lat. suspendere). Outre ces petits réduits soutenus en l'air, dans une grande pièce, pour loger les domestiques ou pour tout autre usage, on appelle ainsi, en Mécanique, une pièce de bois qui, retenue à plomb par le haut, est suspendue pour retenir le treuil de la roue d'une machine. C'est aussi le nom de grosses courroies formées de plusieurs cuirs cousus ensemble, qui servent à tenir suspendu le corps d'une voiture, ou à suspendre un cheval dans l'appareil appelé travail.
SOUPER (de soupe; orig. germanique^. Voy. repas.
SOUPIR (du lat. suspirium), respiration plus longue et plus forte qu'à l'ordinaire. Considéré physiologiquement, c'est une contraction volontaire et lente du diaphragme et des muscles intercostaux, qui a pour effet de rétablir l'équilibre entre la circulation et la respiration, ou de nous débarrasser de ce poids incommode que nous sentons sur la poitrine dans les chagrins profonds, poids qui paraît surtout dépendre du trouble porté par quelque cause morale dans l'accomplissement des fonctions du cœur.
En Musique, le soupir est un signe de silence dont la durée est égale à celle d'une noire; le demi-soupir est le silence d'une croche ; le quart de soupir, d'une double croche; le demi-quart de soupir, d'une triple croche.
SOUQUEIN'ILLE