ÉPI
SPAGIRIE (du gr. uirâo), séparer, extraire, et àyît'po), assembler), nom donné par Paracelse et ses disciples à la Chimie, qui en effet décompose et recompose alternativement les corps. — La médecine spagirique ou le spagii'isme est la même chose que la chimiatrie. Voy. ce mot.
SPAHIS ou SIPAHIS. Ce nom désignait originairement un corps de cavalerie turque, dont on attribue l'organisation à Amurat l". Les spahis n'étaient soumis à aucune discipline pendant la guerre ; ils avaient pour armes le sabre, la lance ou le javelot, et une large épée attachée à la selle du cheval. Depuis 1820, ces spahis sont, comme le reste des troupes turques, organisés à l'européenne. — La France possède 3 régiments de spahis, afl'ectés spécialement à l'Algérie et recrutés en grande partie parmi les indigènes avec des cadres français pour la plupart. Ces régiments ont une organisation et un équipement spéciaux.
SPALAX (du gr. CTirotXaÇ), dit aussi lial-taune, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, famille des Muridés, renferme des animaux au corps allongé, mais assez robuste; aux pattes très courtes, propres à fouir la terre, et terminées pSir 5 doigts armés d'ongles plats et obtus;
SPAI.ME
SPECIFIQUE
musoau très oblus : yeux et oreilles très petits; queue nulle. Les Spalax se creusent des galeries sous terre, lis vivent de racines, et causent de grands dégâts à l'agriculture. Le Spalax zeiiini [S. microphlhalmus), un peu plus gros que notre rat, habite l'Asie Mineure et la Rtissie méridionale : il est complètement aveugle. Le S. zohor (Siphneus) se trouve en Sibérie : on le range aussi dans le genre Lemming ; le Hat nukerkan [S. minor, balhyergiis], qui vit sous terre et ne marche que la nuit, se trouve dans les steppes de l'Oural et d'Astrakan. Plusieurs zoologistes réunissent les Spalax et les Lemnaings avec la Taupe du Cap et en font une petite famille distincte de celle des Muridés s<jus le nom d'Oryclères ou Fouisseurs. Voy.
ORÏCTÈHES.
SPALME ou ESPALME. Voy. ESI'ALME.
SPARADRAP (mot qu'on croit d'origine arabe', nom donné, en Pharmacie, à tout emplâtre agglutinatif étendu sur du linge ou du papier. Les plus usités sont : la toile de Mai, le sparadrap vésicant, le sparadrap de thapsth, Vemplûlre de Vigo, le taffetas d'Angleterre et le diachyton [Voy. ces deux derniers mots). On se sert de ces emplâlres soit simplement pour rapprocher les bords d'une plaie : ils sont dits alors agglutinalifs ; soit comme médicants, ce sont alors des rubéfiants, comme les sparadraps de Ihapsia ou vésicants, soit pour faire absorlx;r certains médicaments, comme le sparadrap de Vigo, qui renferme du mercure.
SPARE (du gr. OTiipoî), Spams, poisson. Voy. spv-
ROÏDES.
SPARGANIER, Sparganium. Voy. nuBAXiEn.
SPARGELSTEIN (ou Pierre d'asperges], var. d'Apalile d'un verl clair.
SPARGOUTE ou ESPAncouTTE. Voy. spehgple.
SPARNACIEN (de Sparnacum, nom latin d'Epernay), étage moyen de rEoL'ène inférieur. Représenté dans le bassin de Paris par les Lignites du Soissounais, ïormal'ion saumâtrc, et par l'Argile plastique, formation d'eau douce.
SPAROÏDES, famille de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodernies et qui correspond à peu près au grand genre Spare des anciens : corps écailleux, ovale ; une seule dorsale sans écailles et soutenue dans sa partie antérieure par des épines fortes et pointues. Les Sparcs se nourrissent de moules et de petits crustacés. Ils remontent les fleuves pendant l'été et regagnent la haute mer en hiver. — Genres principaux : Sargue. Charax. Daurade ou Aurarlc, Pagre, Pagel, Dentex, Pentapode, Erytkrin, Canihère, Bogue, Oblade, Scalhare et Crénide. Voy.
MÉMDES.
SPART ou SPARTE (du gr. oTtâoTOî), Lygeutn, genre de la famille des Graminées, tribu des Phalaridées, renferme des plantes jonciformes, communes en Espagne, en Algérie et dans le midi de la France. On applique ce nom au Stipa tenacissinia L. et au Lygeuin spartum. On fabrique avec les feuilles de ces plantes divers ouvrages, tels que nattes, tapis, cordes, corbeilles, chapeaux, sandales, etc., qui sont connus dans le commerce sous le nom de sparterie. L'espèce principale est le S. tenace, connu sous les noms vulgaires à' Alfa et d'Auffe : on l'utilise en Angleterre dans la fabrication du papier.
SPARTAÏTE, var. de calcite manganésifère, de Sparta (New-Jersey).
SPARTÉINE, alcaloïde découvert dans le Sparlium scoparium. C'est une huile incolore bouillant à 287'', de saveur amère et brunissant à l'air. La sjiartéine est vénéneuse et narcotique ; c'est une base donnant des sels avec les acides.
SPARTERIE. Voy. ci-dessus spart.
SPARTIER JoxciER, Sparlium junceum, synonyme de Genêt d'Espagne. Voy. genêt.
SPASME (du lat. spasma [dugr. (nra<jp.<5i;]), contraction involontaire et convnlsive des muscles, notamment de ceux qui n'ol)éissent pas à la volonté et qui servent à la vie organique, tels que ceux de l'estomac, des intestins, de la vessie, etc. — Du reste, le sens du mot spasme est fort vague : quelquefois il est employé en médecine comme synonyme de convulsion; souvent enfin, dans le monde, if est pris pour vapeurs {Voy. ces mots). — On nomme spasmodique ce qui tient aux spasmes: c'est ainsi qu'on flit : état spasmodique, contraction ou constriction spasmodique. Voy. ANTISPASMODIQUES.
SPATANGUE, Spatangus, genre d'Echinodermes éclù-
noïdés, type de la famille des Spatangidées : bouche composée de plaquettes polygonales; anus postérieur; ambulacre-s pairs, lai-goment i)étaloïdes et oblitérés au bord antérieur : l'ambulacre impair est logé dans un sillon. Les Spatangues vivent aujourd'hui dans les mers profondes : on trouve sur nos côtes le S. pourpre, vulg. Cœur de mer ou Pas de poulain. Les espèces fossiles apparaissent avec l'étage suessonien.
SPATH (de l'allem. Spath), nom sous lequel on réunissait dans l'ancienne Minéralogie un grand nombre de substances dilférentes dont le seul lien était leur clivage facile. Les plus imjKjrtantes, pour lesquelles le nom de spatk s'est encore conservé dans le langage courant, sont le spath d'Islande ou Calcite limpide, le sjmth fluor ou fluorine, le spath pesant ou baryline, le spath adamantin ou corindon. — Le mot de spath employé seul, en Physique, désigne toujours le Sjjath d'Islande, dont les propriétés biréfringenleb sont fréquemment utilisées [Voy. calcite).
SPATHE (du lat. spalha), se dit, en Botanique, d'un involucre membraneux renfermant une ou plusieurs fleurs, qu'il recouvre entièrement avant leur épanouissement, comme dans les Narcisses et l'Oignon commun. La spathe peut être monophylle ou diphylle, c.-à-d. composée d'une seule pièce (Gouet) ou de deux (Ail) ; cuculliforme ou roulée en cornet (Arum) ; ruptile, se déchirant irrégulièrement (Narcisse); uniflore, bi flore ou mtdti flore; membraneuse (Narcisse) , ligneuse (Dattier) ; pélaloïde, etc. Quelquefois les fleurs enfermées dans une spathe commune sont enveloppées chacune dans une spathe particulière, qui |K)rte les noms de spalhelle, spalhellule (Iridées).
SPATULE (du lat. spatula], instrument de Chirurgie et de Pharmacie, rond par un bout et plat par l'autre, dont on se sert pour remuer les préparations pharmaceutiques, pour étendre les électuaires, les emplâtres, les onguents, les iwmmades, etc.
SPATCLE, Platalea, vulg. Palette et Pale, subdivision du genre Cigogne ( Voy. ce mot), renferme des oiseaux Echassiers remarquables par leur bec long, arrondi et aplati à l'extrémité, comme une spatule. Ils ont les jambes très élevées, les ailes médiocres, la queue courte. Les Spatules vivent dans les marais boisés, en troupes ou par couples et se nourrissent de ixiissfjns, de mollusques et d'insectes. La S. blanche [P. leucorodia) porte une huppe sur l'occiput. Son plumage est d'un blanc pur avec un large plastron d'un jaune roussâtre sur la jioitrine. Cette espèce habite l'Europe et surtout la Hollande. On remarque encore : la S. rose, d'Amérique, qui n'a |X)int de huppe; la S. à front nu, d'Afrique, etc.
On donne aussi le nom de Spatule, à cause de la forme de leur museau, à plusieurs jtoissons de différents genres : à un Lépidostée, à un Pégase, a un Cycloptère, etc.
SPÉCIALITÉ (de spécial, du lat. specialis). On appelle spécialité : i" en matière de Budget, le principe en vertu duquel il est voté par sections dont les crédits ne peuvent être reportés de l'une sur l'autre par le ministre compétent (Sénatus-consulte du 3 déc. 1851) ; 2° en matière d'Hypothèque, le principe qui ordonne au débiteur hypothéquant plusieurs immeuoles de déclarer spécialement et la nature et la situation de chacun d'eux (C. civ., art. 2129).
SPECIES, nom latin qui signifie espèce, a été adopté comme titre dans quelques ouvrages d Histoire naturelle, pour indiquer une description méthodique de toutes les espèces qui appartiennent à quelqu'une des grandes divisions de la science.
SPÉCIFICATION (de spécifier). C'est, en Droit, l'action de faire un objet nouveau avec une chose qui ne nous appartient pas. L'objet nouveau appartient à l'ouvrier ou au propriétaire de la matière, suivant que la valeur de la main-d'œuvre dépasse ou non celle de la matière, à la charge par l'ouvrier, dans le premier cas, de rembourser la valeur de la matière, et par le propriétaire de la matière, dans le second cas, de rembourser la main-d'œuvre (C. civ., art. 570). Voy. accession.
SPÉCIFIQUE, se dit, en Médecine, de tout médicament qui exerce une action spéciale sur un organe ou sur une maladie particulière. Ainsi le quinquina a une action spécifique contre les fièvres intermittentes; le soufre, contre les maladies parasitaires de la peau ; le mercure, contre les maladies syphilitiques; l'iode, contre les afl'eclions scrofuleuses ; la digitale agit sur la circulation du sang; la scille, sur la sécrétion urinaire; la belladone, sur la pupille, etc. — Il y a aussi des causes spécifiques : ce sont