STANCE
peu Iransparentc, <|ui crie sous le scalpel, et dont la consistance varie depuis celle de la couenne de lard jusqu'à une dureté voisine do celle des cartilages; ordinairement homogène, cette matière semble divisée en masses sub3ivisées en lobules quuiiit un tissu cellulaire serré, t'est un carcinome où le stroma fibreux est très serré. Les squirres se développent parliculièrement dans les intestins, l'estomac, lulérus, le foie, les reins, la mamelle. — Pour le traitement, voy. cancer.
STABAT ou ST.\B.\T hâter, prose célèbre, ainsi nommée parce qu'elle commence par ces mois : Stabat Mater doloro.oa, etc. Celte prose se chante dans le temps de la Passion, au salut : elle rappelle, dans un style naïl' et plein de mélancolie, les souffrances de la Ste Vierge pendant le crucifiement de son fils. Le Stabat est attribué au franciscain Jacopone da Todi (fin du xiii' s. . Il a été mis en musique par les plus grands maîtres, Pergolèsc, Haydn, Haendel, Rossini, etc. Le Stabat de Pergolèse est le plus célèbre.
STACCATO, mot italien qui signifie détaché, indique, en Musique, qu'il faut détacher les notes.
STACHYDE [du gr. arâyLiç, épi), Stachtjs, vulg. Epiaire, genre de la famille des Labiées, type de la tribu des Stachydées, renferme des plantes à tiges carrées, à feuilles opposées, à fleurs en campanules plus ou moins rouges, et répandant, quand on les froisse, une odeur peu agréable. La S. des marais [S. paltistris], à fleurs purpurines, fournit une fécule amylacée. La S- des bois (S. sylvalica) a les Heurs lie de vin. On rencontre encore dans nos pays la S. droite et la S. annuelle. On cultive dans les jardins la S. laineuse, la S. grecque, la S. épineuse et la S. écarlate.
STADE [du gr. sTriStov), nom donné, chez les Grecs, au lieu où l'on faisait certains exercices (course, lutte, etc.), et à l'unité de mesure itinéraire.
Comme lice, où joutaient les athlètes, le stade était une longue chaussée, de largeur variable : on y distinguait trois parties : l'entrée, marrjuée soit par une Iwirrière. stiit
tiar une simple ligne blanche; le milieu, où étaient placés es prix destinés aux vainqueurs; l'extrémité, où était une borne devant laquelle s'arrêtaient les coureurs à pied : dans les courses de char, il fallait tourner plusieurs fois rapidement autour de cette borne sans la toucher, pour regagner de là le lieu d'où l'on était parti.
Comme mesure itinéraire, le stade valait généralement 600 pieds grecs; mais sa longueur a varié avec celle du pied et avec les |>ays; l'unité première était le pied atlique solonien de 0 m. '290, ce qui donne pour le stade une longueur de 177 m. 60. Le stade olympique, dont le pied était de 0 m. 52045, atteignait 192 m. 27. Vers le iii» siècle avant J.-C, on introduisit dans quelques contrées de l'Orient un stade qui était plus long que le stade olvmpique, et qui avait pour Ijase le pied philetcrien de 0 m. 3o0 : il valait 19S mètres. Le stade romain, le 8° du mille romain, était de 185 mètres.
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Le mot stade est employé en Médecine comme svnonyme de période ou de degré d'une maladie ; il désigne particulièrement chacun des trois temps que présente un accès de fièvre intermittente. — Dans les Sciences naturelles, les stades de développement sont les formes particulières que prennent les êtres en voie de développement, depuis l'œuf jusqu'à l'adulte. L'étude de ces formes constitue l'Embryologie.
STADIA (dû gr. xcàSiov), instrument dont on se sert pour l'appréciation des distances. Sous sa forme la plus simple, c'est une plaque ovale en cuivre, dans l'intérieur de laquelle est découpé un triangle isoscèle portant sur ses bords des divisions destinées à indiquer la dislance à laquelle se trouve placée une personne dont les pieds et la tête viennent aboutir à ces bords. Le stadiomètre de
Dupuy de Podio (1861). le stadimèlre Leclerc, etc., sont des sfadias perfectionnés. — Voy. télémètre.
STAGE (du lai. stalicum, de stare, demeurer), se dit du temps d'épreuve dont on doit justifier pour être reconnu apte à remplir certaines professions, et, en particulier, de la résidence que le licencié en droit, après avoir prêté serment, est obligé de faire auprès d'une cour ou d'un tribunal, en y suivant les audiences, avant d'être inscrit sur le tableau des avocats. La durée de ce stage est fixée à 5 ans consécutifs. Les conseils de discipline ont le droit de prolonger la durée du stage selon les circonstances. Les avocats stagiaires ne sont admis à plaider ou à écrire dans aucune cause, que sur un certificat d'assiduité aux audiences pendant 2 ans, ou lorsqu'ils ont 22 ans accomplis [Voy. avoc.\t). — La loi sur l'enseignement, du 15 mars 1850. oblige ceux qui veulent diriger un établissement secondaire à juslilier d'mi stage de 5 ans (art. 60).
Autrefois on appelait stage, dans certaines églises, la résidence que devait faire un chanoine, pendant six mois ou un an, après la prise de possession, pour jouir des honneurs et revenus de son canonicat.
STALACTITES et stalagmites (du gr. crTaAaxxîî et oraXavfjiôî). On donne le nom de stalactites à des cônes irréguliers de calcaire qui pendent à la voûte des grottes et des cavernes; les stalagmites sont des incrustations calcaires qui recouvrent le sol des mêmes grottes, et s'élèvent sous forme de cônes, de telle sorte que chacun deux correspond toujours à une stalactite. Quelquefois les stalactites se rejoignent aux stalagmites et donnent naissance à des colonnes de forme bizarre et de l'aspect le plus pittoresque. Les stalactites et les stalagmites sont dues à une même cause : l'eau qui suinte de la voûte des grolles calcaires, s'est chargée dans son trajet d'une quantité plus ou moins grande de carbonate de chaux dissous à la faveur d'un excès d'acide carbonique; lorsque celte eau vient s'épandre à la surface de la voûte, elle perd peu à peu son acide carbonique et par suite laisse déposer le calcaire qu'elle tenait en dissolution : de là un mamelon d'abord très petit qui s'allonge progressivement à mesure que de nouvelles couches de calcaire se déposent sur les premières. En même temj)S l'eau, qui tombe de l'extrémité de la stalactite sur le sol. achève d'y perdre le calcaire qu'elle contenait : de là la formation de la stalagmite. Les grottes les plus célèbres par la l)eauté de ces incrustations sont celles d'Antiparos dans l'Archipel, d'Arcy et d'Osselle en France, de Hau en Belgique et d'Adelberg en Carniolc. — Les stalactites et les stalagmites de grande taille sont souvent exploitées sous le nom d'albâtre calcaire.
STALLE (du b.-lal. stallum ; orig.germaniq.). On nomme ainsi, dans les Eglises, des sièges en l)ois placés autour du chœur, qui se haussent et se baissent à volonté, et sur lesquels sont assis les prêtres, les chanoines, les religieux et ceux qui chantent au chœur. Quand la stalle est baissée, elle offre un siège assez bas; levée, elle présente un appui attaché sous le siège. Cet appui, en forme de cul-delampe, a reçu le nom de patience ou de miséricorde, parce qu'autrefois l'usage était de chanter debout, et que ce n'est que par tolérance que l'on a permis au clergé de s'appuver sur ces sièges. — Dans les Salles de spectacle, les stalles sont des sièges séparés et numérotés, placés à l'orchestre, au balcon, aux galeries, ou même au parterre. Stalle, espace réservé à un cheval dans une écurie où tous les animaux sont complètement séparés les uns des autres.
STAMINAIRE, etc. (du lat. stamina). En Botanique, stam inaire se dit des fleurs doubles dont les pétales surnuméraires sont dus à la transformation des étamines; staminal, de ce qui a rapport aux étamines; staminifère, de la partie qui porte les étamines.
STAIWINODE, organe remplaçant une étamine avortée. I STANCE 'de l'ital. stanza), nom donné, en Poésie, à un certain nombre de vers formant un sens complet et arrangés sjTuétriquement. La mesure des vers qui doivent j entrer dans une stance dépend uniquement de la volonté du poète ; mais toutes les stances qui composent une même I pièce sont soumises aux mêmes règles. Les couplets des ' chansons, les strophes lyriques ne sont autre chose que ■ des stances. Une stance peut avoir de 3 à 12 vers : on ; donne les noms particuliers de tercet, quatrain, sizain, octave, aux stances de 3, 4, 6 et 8 vers. La Divine Comédie de Dante est en tercets [terza rima] ; la Jérusalem délivrée du Tasse, en octaves {oltava rima) ; les poèmes
STANNATES