STATIONNAIRE
de lord Byron, d'A. de Musset sont composes de stances plus ou moins longues. Plusieurs monologues des tragédies de Corneille sont partagés en stances [le Cid, actes i et v ; Poltjeucle, acte iv).
Jean de Lingendes, poète du xvi» siècle, paraît être le premier qui ait introduit les stances dans la |xjésie française : on a de lui im recueil de Stances.
STANNATES (du lai. staiumm, étain), sels formés par l'acide stannique. Voy. ktaix.
STANNINE, sulfure double d'élain et de cuivre, avec un peu de fer et de zinc, en masses d'un gris d'acier, à cristallisation très imparfaite , dans les gisements d'étain de Cornouailles et de Bohème.
STAPÉLIE (de l'anglais S/a^»jei), Stapelia, gcnvc de la famille desAsclépiadées, renferme des plantes remarquables ])ar la bizarrerie de quelques-unes de leurs parties. La S. panachée [S. variegata), vulg. Fleur de crapaud, originaire du cap de Bonne-Espérance, a des tiges charnues, angulaires, divisées en rameaux quadrangulaires, dépourvus de feuilles et chargés de tubérosités courtes et terminées en pointe très aiguë. Les fleurs sont grandes, à 5 lobes et portant au centre une sorte de disque concave; elles répandent une odeur cadavéreuse : ces lleurs sont d'un vert jaimàlre et tachetées irrégulièrement. La S. à grandes fleurs {S. grandiflora) a des fleurs larges de 0 m. 15, de couleur pourpre-noir en dessus, vert-glauque en dessous. La S. hérissée {S. hirsuta) a ses rameaux couverts de poils courts et lins.
STAPHISAIGRE (du p. a-racpî;, çrappe de raisin, et àypîa, sauvage), Delphinium staphisagria, vulg. Herbe aux pouilleux, espèce de Daupliinelle, qui croît sur les montagnes du midi de l'Europe : racine pivotante, tige presque simple, velue, haute de 0 m. 70; feuilles palmées, à 5 ou 7 lobes; lleurs d'un bleu clair ou foncé, en longues grappes terminales. Ses graines, très acres, sont un violent
[lurgatif; on les fait entrer dans une pommade contre es poux.
STAPHYLIER (du gr. <7tcfx>\)'Ki\, grappe), Staphylea, genre type de la famille des Sapindacées, renferme de petits arbrisseaux à feuilles opposées, trifoliolées ou pennées avec foliole impaire; à lleurs blanches, hermaphrodites, en grappes; le fruit est une capsule vésiculeuse, renfermant une ou deux graines osseuses. Le S. penné {S. pinnata), vulg. Faux Pistachier ou Patenôtier, est un grand arbrisseau d'un bel aspect, à rameaux nombreux, à feuilles pennées, à lleurs blanches, assez grandes, en grappes pendantes, qui s'épanouissent au printemps. L'amande des noyaux a un peu le goût des pistaches, mais elle est très acre, et peut occasionner des nausées. Elle fournit une huile douce et résolutive. Les semences, dures, grises et luisantes, servent à faire des colliers et des chapelets. Cette espèce croît en France et en Italie.
STAPHYLIN (du gr. axacsjXVi, luette), se dit, en Anatomie, de ce qui appartient à la luette.
STAPHYLIN (du gr. a-Ta^'jXivo;), Staphylinus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, i'amillc des Brachélytres, comprend une di7.aine d'espèces : antennes droites, grenues; palpes filiformes; élytres courts. Certaines espèces sont lisses et brillantes [S. à înâchoires] ; d'autres sont couvertes de poils et velues [S. bourdon] ; la plupart vivent sur les charognes, les excréments et le fumier.
STAPHYLOME (du gr. aTacpû>kO)[Aa), nom donné à plusieurs alfections du globe de l'œil, caractérisées par la convexité anomale des enveloppes de l'œil, qui prennent la forme d'un grain de raisin. Le S. de la cornée est une tumeur transparente ou opaque, de forme et de grandeur variables, qui est formée par la membrane cornée transparente ; le S. de la sclérotiaue consiste en une tumeur noirâtre ou bleue, accompagnée de déformation du globe de l'œil, et qni se trouve enveloppée par la sclérotique : ces deux alfections ont pour cause des plaies, des coups, des ophtalmies prolongées, etc. ; elles sont presque toujours incurables. Le i'. de l'iris consiste en une petite tumeur noire, arrondie, molle, douloureuse, formée par 1 n-is lorsqu'il s'est engagé dans une ouverture accidentelle.
STAPHYLORAPHIE (du gr. aTacpuX-/i, luette, et 6<x'^t), suture), opération chirurgicale par 'laquelle on remédie à la division congénitale ou accidentelle du voile du palais. Elle consiste à aviver les bords de la solution de continuité et à les mettre ensuite en contact, afin qu'une inllammalion adhésive en détermine la réunion. Le procédé le plus em-
ployé est celui de Barzeau, dit procédé à double pont, dans lequel, avant de rapprocher les bords de la solution de continuité avivée, on libère les 2 lambeaux par 2 incisions longitudinales pratiquées près de l'alvéole et par le décollement.
STAPHYSAIGRE. Voy. stapiiisaigre.
STARIE (du lat. stare). On appelle slaries ou jours de planche le délai dans lequel l'allréteur est tenu dainener au quai les marchandises que doit prendre à Iwrd le capitaine du navire, et celui dans lequel le chargeur doit recevoir du capitaine ces mêmes marchandises après l'arrivée du bâtiment. Les jours employés en sus de ceux qui sont tixés par l'usage ou par les conventions sont appelés surestaries ou surstaries.
STAROSTE, dignitaire iwlonais ou russe. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
STASE (du gr. atàut;, arrêt), se dit, en Médecine, du séjour du sang ou des humeurs dans quelque partie du cor|)s, à cause de la cessation ou de la lenteur de leur mouvement.
STATER ou sTATiiRE, nom grec d'une monnaie d'or. Le S. attique valait 20 drachmes ou 18 fr. 50; le S. de Cyiir/ue, 28 drachmes (26 fr. env.); le S. des Perses s'appelait dariquen
STATHOUDER, magistrat suprême dans l'ancienne république <les Provinces-Unies. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
STATICE, Slalice, genre de la famille des Plombaginées, type de la tribu des Staticées, se compose d'herbes et de sous arbrisseaux, à feuilles radicales, à lleurs en épis unilatéraux ; le fruit est un utricule membraneux monosperme. Les Slatices croissent sur les côtes de la mer, notamment dans les marais salants. On cultive comme plantes d'ornement la S. monopétale, la S. limonium, la S. sinuée, la S. élégante, etc. On fait des Iwrdurcs avec la S. des jardins ou Gazon d'Olympe et avec la .S', capitée ou Gazon de montagne ou d'Espagne, qui forment de petites touffes arrondies et |)orteiit des fleurs rouges ou roses réunies en tètes, à l'extrémité de longs pédoncules. La Statice a été recommandée comme astringente. En Sibérie on s'en sert pour tanner {Voy. katrax). — La tribu des Staticées renferme les genres Statice, Armeria et j'Egialitis.
STATION (du lat. stalio). En Physiologie, on appelle ainsi l'action de se tenir delwut : c'est un état d'immobilité active et volontaire, dans lequel la contraction permanente des muscles extenseurs maintient le corps en équilibre sur les pieds et l'espace compris entre eux, de manière qu'une ligne verticale passant par le centre de gravité (le milieu du bassin) tombe sur cette base. — Voy. aussi parasite.
On appelle encore station : 1° en matière de Liturgie, tout lieu, église, chapelle, autel, reposoir. etc., où l'on s'arrête dans les processions ou les ])èlerinages iKtur faire des prières, ainsi que le temps pendant lequel on s'y arrête ; les stations que l'on fait dans le but d'honorer les principales scènes de la Passion sont appelées stations du Calvaire, chemin de la Croix ( Voy. croix) ; — 2" dans les lignes de voitures publiques et dans les chemins de fer, les lieux où l'on s'arrête jwur prendre ou déposer des voyageurs et des colis; — 3° dans la Marine, le séjour que font pendant un certain temps les bâtiments de guerre en pays étrangers ou dans les colonies, dans le but de faire respecter le pavillon national, de protéger ou de favoriser le commerce : le temps de ce séjour est généralement de 2 ou 5 ans; — 4" en Astronomie, l'état d'une planète qui paraît n'avancer ni reculer dans le zodiaque ; ce phénomène a lieu : pour Mercure et Vénus, quand le rayon visuel dirigé vers ces astres est tangent à leur orbite ; pour une planète supérieure, quand les positions relatives et les vitesses de cette planète et de la Terre sont telles, que le rayon joignant la planète à la terre conserve une direction fixe.
STATIONNAIRE (de station), se dit de ce qui demeure au même point, sans avancer ni reculer, p. ex. des planètes qui semblent immobiles dans le zodiaque. Voy. station.
Dans la Marine, on appelle stationnaire tout navire en station, et particulièrement un petit bâtiment de guerre mouillé en tête d'une rade ou à l'entrée d'un port, pour exercer une sorte de police sur les bâtiments qui entrent et qui sortent.