STÉARINE
STATIQUE (du er. TtaTixf,' . C'est la partie de la Mécanique qui traite de l'équilibre. Elle comprend la statique du point, la statique du corps solide, des assemblages de corps solides, l'hydrostatique ou statique des fluides. Les forces sont représentées par des segments [Voy. ce mot) dont la long:ueur indique l'intensité, la direction celle de la force, l'origine est le point d'application. Un point est en équilibre si la résultante des forces qui agissent sur lui est nulle (Voy. hésoltaxte). La statique du cor|)S solide dépend du postulat suivant : on ne change pas l'état d'équilibre ou de mouvement d'un corps solide en déplaçant le point d'application d'une force sur la droite indéfinie qui coïncide avec le segment qui la représente, pourvu qu'on ne change ni son intensité, ni sa direction, et que le nouveau point d'application fasse partie du corps solide; on ne change pas non plus cet état d'équilibre en remplaçant une force par ses composantes, ou plusieurs forces appliquées en un même point par leur résultante [Voy. réscltaxte). Ce principe admis, on démontre que l'ensemble des forces appliquées à un corps solide peut toujours se remplacer par deux forces : si l'on peut remplacer les forces par une seule, on dit qu'elles admettent une résultante; si cette résultante est nulle, le corps est en équilibre; d'ailleurs, pour qu'mi corps soit en équilibre, il faut que les forces admettent une résultante, et que celle-ci soit nulle. Poinsot a écrit des Eléments de statique fondés sur la considération des couples [l'oy. ce mot). 1
L'étude des figures formées par les segments oui repré- j sentent les forces, et des conditions d'équilibre (l'un corps solide ou d'un système de corps solides peut se faire dans deux directions : la direction analvtique, qui apprend à calculer les éléments des figures relatives à l'équilibre, et la direction géométrique, qui apprend à construire ces figures. Les recherches de Clark Maxwell, Culraann, Cremona, etc., ont constitué sous le nom de Statique graphique une véritable science aussi intéressante au point de vue théorique par les développements géométriques qu'elle comporte qu'utile à l'art du constructeur et de l'ingénieur par la simplicité des tracés qu'elle permet, surtout dans les questions relatives à la résistance des matériaux, de substituer à de longs calculs, il. Maurice Lévy a écrit un excellent Traité de statique graphique.
Le nom de statique a été applique par Haies, dans sa Statique des végétaux, aux forces qui régissent les corps vivants, et par Berthollet, dans sa Statique chimique, aux affinités chimiques. Dumas et Boussingault ont donné un Essai de statique chimique des êtres organisés (1844).
STATISTIQUE. Elle a été définie « la science des faits sociaux exprimés par des termes numériques ». Cette science est indispensable au politique, à l'administrateur, à l'économiste, au médecin, au moraliste. Une statistique exacte fournit en effet les seuls éléments d'après lesquels on peut apprécier l'état réel des institutions, les progrès du commerce ou de l'industrie, les causes de mortalité, l'augmentation ou la diminution des crimes et délits, et, par suite, prendre ou proposer les mesures nécessaires.
La statistique se trouvait en germe dans tous les traités de politique et d'économie politique, mais cette science doit son existence, ainsi que son nom, à G. Achenwall, de Gœltmgue, qui publia en 1748, sous le titre de Statistique ou Introduction à la science de la description des Etats (du lat. status. Etat), un li\Te où il se projMJsait d'étudier les Etats sous les divers rapports de l'étendue, de la population, de l'agriculture, de l'industrie, du commerce, etc. La statistique ne larda pas à être cultivée avec ardeur 'en Allemagne, en Angleterre, en France, en Belgique, etc. En France, ceux auxquels elle doit le plus sont : Chaptal. qui, ()endant son ministère, créa, à l'Intérieur, un Bureau de statistique, encore subsistant; César Moreau, qui fonda la Société de statistique universelle; de Férussac, qui consacra à la statistique une des sections de son Bulletin universel ; Charles Dupin, Moreau de Joimès, Legoyt, etc. De nombreuses sociétés privées se sont formées en France, en Allemagne, en Angleterre, etc., pour hâter les progrès de cette science. En outre, un décret rendu le 1" janv. 1852 a créé dans chaque chef-lieu de canton une commission de statistique dont les travaux doivent être centralisés au ministère de l'intérieur. — Consulter : parmi les ouvrages théoriques, le Traité rfe statistique de Dulaur (1840), les Eléments de statistique de Moreau de Jonnès (1847), Du système social et des lois qui le régissent, par Que-
telet (1848), le Traité pratique de la statistique comparée de G.-F. Kolb (1857). etc.. et parmi les Statistiques, soit générales, soit particulières, la Statistique générale de la France, publiée depuis 1834 par le ministère de l'intérieur ; la Statistique générale et comparée de la France de Schnitzler, la France statistique de Legoyt, etc., ainsi que les diverses publications périodiques. Annales de statistique. Bulletin de la Société de statistique. Annuaire de l'économie politique et de la statistique. Bulletin de statistique et de législation comparée, etc. — Pour l'application de la statistique à l'antliropoloçie, voy. les travaux de M. Bertillon ; et pour le rôle général de la statistique dans les sciences sociales, consulter le livre de M. G. Tarde, les Lois de l'Incitation (1889^.
STATTHALTER. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.
STATUAIRE du lat. statuarius, -aria], se dit et du sculpteur qui fait des statues, et de l'art de faire des statues. Voy. SCCLPTDRE.
Marbre statuaire. Voy. marbre.
STATUE (du lat. statua], figure de plein relief, moulée, taillée ou fondue, qui représente un homme, une femme, une divinité ou même un animal. L'exécution d'une statue en marbre ou en pierre comprend d'abord la composition du modèle en matière molle, du plastique : c'est la partie la plus importante du travail ; puis le dégrossissement du bloc, qui s'exécute par le praticien {Voy. mise au poist). Ce travail achevé, l'artiste termine sou œuvre avec le ciseau. Les statues coulées en bronze comprennent, outre la composition du mo<lèle, la fabrication du moule, qui est ordinairement en sable fin ou en argile, et le coulage, qui est l'œuvre du fondeur. Voy. scdlptcre, foste, mod- LAGE, etc.
STATU QUO, mots latins que l'on emploie en français pour désigner une chose qui reste dans le même état qu'auparavant {in eodetn statu quo ante). Cette locution est surtout usitée dans le langage politique et diplomatique.
STATUT (du lat. statutuni. On appelait ainsi, dans l'anc. Droit, des règlements locaux qui avaient force de loi. Aujourd'hui encore, dans les cas où les lois s'en réfèrent aux usages particuliers, on suit ces statuts. On appelle statutaires les courtes prescriptions édictées par les art. 227 et suiv. du Code civil, parce qu'elles ont été établies autrefois par des statuts locaux ou des ordonnances particulières. — On appelle aussi statuts certaines lois, certaines dispositions détachées d'une loi : en ce sens on distingue les statuts personnels, relatifs aux personnes, et les statuts réels, relatifs aux choses.
En Angleterre, on donne le nom de statuts aux lois faites par les trois grands pouvoirs de l'Etat.
Statut se dit enfin des règles établies pour la conduite d'une corporation, d'une compagnie, d'une communauté, etc. Avant 1789, les ordres religieux, les corps des métiers, etc., avaient chacun leurs statuts. L'Université, les sociétés littéraires, les compagnies de chemins de fer, etc., sont aujourd'hui régies chacune par des statuts particuliers.
STAUNTONIE (du voyageur G.-L. Staunton] , Stauutonia, genre de la famille des Berbéridacées , renferme des arbrisseaux grimpants du Népaul et de la Chine, à feuilles digitées-peltées ; à fleurs blanches ou rougeàtres, odorantes, en grappes fasciculées ; ils peuvent servir à couvrir les berceaux.
STAUROTIDE (du gr. Tcaypô;. croix), dite aussi Pierre de croix, Croisette, Granatite, silicate d'aluminium et de fer [4Fe0.8Al*0^.7SiO*l. Ce minéral se présente cristallisé en prismes orthorhombiqucs se groupant souvent à angle droit ou à angle aigu, en forme de croix ordinaire ou de croix de St-André. La Staurotide est rouge foncé ou brune, rarement translucide. Elle raye le quartz. — On la trouve avec le grenat, dans les schistes argileux et les micaschistes du Morbihan, du Finistère (aux environs de Scaër) et du Var; associée au disthène, dans un schiste du St-Gothard, etc.
STEAM, STEAMER, STEAM-BOAT [de l'augl. steam, vapeur), noms employés quelquefois dans la marine française pour désigner les bateaux à vapeur.
Steamer calorique, nom donné en 1851. par l'ingénieur suédo-américain Ericsson, à la machine à air chaud dont il est l'inventeur.
STÉARATES, sels de l'acide stéarique [Voy. ce mot).
STÉARINE idu gr. rriap, graisse), principe immédiat, solide et cristallisable, qui eutre dans la composition de la