STÉARIQUE
STENOGRAPHIE
plupart des çraisscs et des liuiles. La stéarine est l'éther W-istéariqtic de la glycérine; traitée en ell'et par un alcali, elle donne un stéarate en reproduisant la glycérine. Cette saponification se produit dans la fabrication des savons.
( PiOy- SAVONS, GLYCÉRIXE et STÉAniQCE).
STÉARIQUE (acidk), acide organique solide, qu'on obtient par la saponilication de la stéarnie contenue dans le suif et dans d'autres graisses. Il est blanc, nacre, gras au toucher, insoluble dans l'eau, et fond à 69°. On le produit en cliaufTant le suif avec du lait de chaux, décomposant par l'acide sulfurique le savon qui en résulte [stéarate de calcium), et soumettant lacide gras, qu'on sépare ainsi, à l'action de la presse, afin d'en séparer l'acide oléique liquide. Soumis à la distillation sèche, il donne de l'acide acétique, de l'acide butyrique etdes hydrocarbures. On emploie l'acide stéarique pour la fai)rication des bougies dites eléariques. — On doit la découverte de cet acide à Chevreul (1811); M. Berthelot a fixé définitivement sa formule.
STÉASCHISTE, dite aussi talcschiste, talcite, schiste TAi.QUEUx, nom donné autrefois aux schistes sériciteux, que l'on croyait contenir du talc. Ces roches constituent avec les chloritoschistes le terme supérieur de la série cristallophyllienne.
STÉATITE (du gr. aTeaT£x7i<;), ou craie de briançox, silicate hydraté de magnésium. C'est une substance généralement compacte, blanche, jaunâtre ou verdâtre, tendre, douce au toucher et facilement tachante. On l'emploie à l'état de poudre fine pour facihter l'usage des gants neufs et des chaussures étroites, pour adoucir le frottement dos machines, etc. Les tailleurs s'en servent pour tracer sur les élolfes la coupe des vêtements. Elle ne parait pas différer essentiellement du talc par sa composition. Voy. talc
STÉATOME (du gr. axsaTtojjLa) , espèce de loupe ou de tumeur formée par l'accumulation de la matière sébacée.
Voy. LOUPE.
STEATORNIS, oiseau. Voy. guacharo.
STEEPLE-CHASE. Voy. course au clocher.
STÉGANOGRAPHIE (du gr. axsyavoypa'^ t'a), art d'écrire en chiflres et d'interpréter celte écriture. Voy. cryptographie.
STÉGOCÉPHALES, ordre de Batraciens fossiles dont la tête est recouverte de grandes plaques osseuses et qui sont caractéristiques des terrains carbonifère, permien et triaslque.
STÈLE (du gr. <y'zr{KT\). Chez les anciens, ce mot désigne soit un monument funéraire ayant souvent, mais non nécessairement, la forme d'une colonne, soit une sorte de colonne brisée destinée à porter une inscription.
Stèles funéraires. A Athènes, tantôt elles sont oblongues, et surmontées de feuilles d'acanthe et de palmettes, tantôt elles ont la forme d'un vase décoré de reliefs, tantôt elles ressemblent à un édicule. Les stèles sculptées et peintes offraient l'image du mort (stèle d'Orchomène, stèle d'Hégéso) ou une déposition au tombeau ou des scènes mythologiques.
Stèles destinées aux inscriptions. Leurs ornements étaient quelquefois dorés. Les inscriptions étaient non seulement gravées, mais peintes en rouge ou eu bleu. Les stèles étaient en plein air, ou à l'intérieur des temples. Avant d'être fixes, elles étaient en bois et mobiles sur un pivot.
En Botanique, Slèle désigne le cylindre central d'une tige, racine ou feuille. Diverses plantes ont plusieurs stèles dans la lige (Fougères, Primevères) ou dans la racine (Orchidées).
STELLAIRE (du lat. stellaris\, se dit adjectivement de tout ce qui a rapport aux étoiles : lumière stellatre, astronomie stellatre, etc.
STELLAIRE, StcUaria, genre de la famille des Carvophyllées, tribu des Alsinees, renferme de petites plantes herbacées, à tiges rameuses; à feuilles étroites; à fleurs blanches, ouvertes en étoile; à fruits capsulaires, ovoi'des, renfermant plusieurs graines arrondies. On connaît principalement la S. des bois (S. nemorum) et la S. holoslée (S. holostea), c.-à-d. totit os, sans doute à cause de la dureté de son épiderme. La S. moyenne [S. média) est plus connue sous le nom de Mouron des oiseaux.
STELLERE, Mammifère marin. Voy. ruïtine.
STELLERIDES ou étoiles de mer. Voy. échinodermes.
STELLION, Slellio, genre de Reptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des Iguanicns (Agames), et type de la
tribu des Stcllionides : corps épais, couvert d'une peau lâche et garnie d'ccailles nombreuses : tête allongée, légèrement aplatie en dessus ; langue large, épaisse, non extensible et seulement cchancrée à la pointe; pieds allongés; doigts amincis, séparés et onguiculés. Le Stellion du Levant [S. vulgaris), d'un bleu olivâtre, a 0 m. 30 env. de longueur totale. Il vit dans les ruines des édifices et les fentes des rochers; il est très agile et se nourrit d'insectes. — La tribu des Stcllionides renferme, outre le genre Stellion, \cs cernes Cordyle, Doryphore, Fouettequeue ou Stellion bâtard et Léiolépide.
STELLIONAT (du lat. slcllionatus, de stellio, lézard, animal dont on a fait le symbole de la fraude), nom donné à divers genres de fraude. Dans le Droit romain il y a stellionat : quand on vend la même chose à deux personnes ; quand on paye avec des choses qu'on sait ne pas vous appartenir; quand le débiteur enlève une chose affectée à un payement ; quand il y a collusion entre deux personnes au bénéfice d'un tiers, substitution d'une marchandise à une autre, ou fausse déclaration faite dans un acte.
En Droit français il y a stellionat lorsqu'on vend ou qu'on hypothèque un immeuble dont on sait n'être pas propriétaire, lorsqu'on présente- comme libres des biens hypothéqués, ou que l'on déclare <les hypothèques moindres que celles dont ces biens sont chargés; il y a même stellionat quand on hypothèque un immeuble sans déclarer (ju'il est déjà grevé de l'hypothèque légale du mineur ou ne la femme mariée. Les stellionataires étaient passibles de la contrainte par corps (C. civ., art. 2059 et 2136). Le stellionataif-e n'est pas admis au bénéfice de cession de biens (C. de proc, art. 905), ni à la réhabilitation après faillite (C. de comm., art. 612).
STEM MATES (du gr. ax£[X[jLa, couronne), nom donné par les Naturalistes aux yeux lisses qui sont placés en forme de couronne au-dessus de la tête dans certains ordres d'Insectes. Voy. ŒIL.
STÉN ANTHÈRE, Stenanthera, syn. d'^s/ro/o?na, genre de la famille des Epacridées, établi pour un arbuste de la Diéménie, le S. à feuilles de pin [S. pinifolia), qu'on cultive en serre tempérée : feuilles aciculaires, très nombreuses et serrées; fleurs axillaires; corolle tubuleuse à tube rouge plus long que le calice et ventru, à limbe jaune verdâtre, court, étalé et demi-barbu.
STÉNÉLYTRES (du gr. aT£vô;, étroit, et A'élytre), famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères : élytres étroits, antennes filiformes ou sétacées, corps oblong, carré en dessus, pieds allongés. — On la divise en cinq tribus : Hélopiens, Cistélides, Serropalpides, CEdémérites et lihynchostomes.
STÉNOCARPE (du gr. axevdç, étroit, et xap-ô;, fruit), Stcnocarpus, genre de la famille des Protéacées, tribu des Grévillécs, renferme des arbustes de l'Australie et de la Nouvelle-Calédonie, à feuilles glabres, alternes, sinuées ou entières; à fleurs en ombelles terminales ou axillaires; à fruits ressemblant à un follicule linéaire. Le S. de Cunningham a des fleurs de 0 m. 04 de long, dont la couleur varie de l'orangé écarlate au jaune doré.
STÉNOCHILE (du gr. axsvô;, étroit, et yzX\o^, lèvre), Stenochilus, genre de la famille des Myoporinées, établi pour des arbustes de l'Australie, à feuilles alternes, entières et à fleurs rouges ou jaunâtres. On cultive dans les jardins le S. glabre et le S. maculé, à longues et belles fleurs rouges en dehors, jaunes et maculées de rouge en dedans.
STÉNOCHROMIE, procédé d'impression en couleurs. On en trouvera la description dans la chronique du Journal de l'imprimerie et de la librairie (déc. i877, n" 51).
STÉNOGRAPHIE (du gr. utevôî, étroit, et ypâcpw, écrire), art de se servir de signes abrégés et conventionnels pour écrire aussi vite que la parole. La ligne droite, l'oblique, la perpendiculaire, l'horizontale, l'arc de cercle, le cercle entier, la boucle et le point sont les éléments de toute sténographie. On peut les disposer de trois manières : 1° les ranger tous parallèlement sur une même ligne avec une pente uniforme ; 2° les combiner par syllabes détachées en leur donnant une signification de position; 5° lier les signes simples entre eux de manière que chaque groupe de signes représente un mot. Ce dernier procédé paraît être le plus avantageux, mais il exige une longue pratique. La sténographie est du plus grand secours pour conserver les discours prononcés à la tribune législative et les débal^ des tribunaux. — L'emploi d'une écriture abrégée était connu
STÉNORHYNQUE