‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1517 sur 1729 · STÉRÉOSCOPE · texte numérisé non relu

STÉRÉOSCOPE

des anciens : Xénophon se servait de signes particuliers pour retenir la parole de Socratc ; Tiron, aiFranciii de Cicéron, recueillait les discours de l'orateur romain à l'aide de signes abrcvialifs, devenus célèbres sous le nom de notes tironieunes (voy. U.-F. Kopp, Palœographia crilica, 1817-'29); mais la véritable sténographie ne remonte pas au delà du xvii° siècle. Elle fut pratiquée d'abord en Angleterre, et fut introduite en France par l'Ecossais Cil. Ramsay, auteur d'une Tachéographie dédiée à Louis XIV en 1081 : Ramsay n'écrivait que par syllabes détachées. En 1786, Taylor publia son système de Sténographie, où, pour la première fois, les signes étaient combinés de manière à représenter des mots. Ce procédé fut appliqué en France par Tli. Berlin et par Coulon-Thévenot, qui lui donna le nom de Tacliygraphie : mais cet art obtint d'alxird peu de succès. Ce ne fut que sous le Directoire que la pratique de la sténographie commença à se répandre; très borné sous l'Empire, cet art prit un grand développement à partir de la Restauration; depuis 1817, le Moniteur et aujourd'hui le Journal officiel ont des sténographes, dont l'habileté serait difficilement surpassée. — Les méthodes les plus récentes de sténographie sont la S. Duployé, la S. Buisson, etc. Consulter les Traités de sténographie de Montigny [S. méthodique), Conen de Prépean (S. exacte], Astier, Chauvin, C. Lagache, Midy, Aimé Paris, II. Prévost, qui tous dérivent de la méthode de Taylor, ainsi que VOkygraphie de Blanc (1802), et la Kotogi'aphie de Vidal (1819), qui se rajiportent à la méthode syllabique de Ramsay. Scott de Martinville a donné une Histoire de la sténographie (1849). Voy. aussi : Guénin, Recherches sur l'histoire et l'enseignement de la sténographie [\SSO)\ le Coînpte rendu du t Congrès de sténographie (1889); Duployé, Sténographie; la Gazette stéiiographique.

STÉNORHYNQUE (du gr. (Txevdi;, étroit, et èiîyyo?, bec), Stenorhynchus, genre de Crustacés, de l'ordre des Décapodes biachyures, famille des Oxyrynques et tribu des Macropodions. Le S. faucheur [S. phalangium) est très commun sur les côtes de la Manche et l'Océan.

STENTOR, nom donné à l'Alouate, espèce de Singe hurleur, à cause de son cri bruvant [Voy. alouate]. — On appelle encore ainsi certains Infusoires ciliés, voisins des Urcéolaires.

STÉPHANIE, 220' petite planète, trouvée le 19 mai 1881, par Palisa, à Vienne. Voy. planètes.

STÉPHANITE, syn. de psaturose.

STÉPHANOMÈTRE (du gr. aTS'-pavoî, couronne, et {lÉToov, mesure), appareil de Physique, qui sert à mesurer la grosseur des gouttelettes d'eau qui forment les couronnes autour du soleil ou de la lune. 11 est formé d'un tube au bout duquel est une plaque de verre saupoudrée de lycopodo. On voit à travers cette plaque la couronne que l'on étudie et aussi une couronne formée par le lycopode. Les diamètres de ces deux couronnes sont en raison inverse des grosseurs des corpuscules qui les produisent. On a trouvé que les globules d'eau des nuages varient de 1 à 3 centièmes de millimètre.

STÉPHANOMIE (du gr. a-réçavoç, couronne), Stephattomia, genre d'Acalèphes siphonophores, voisins des Physophores. L'espèce type, la S. amphiti'ite, a l'apparence d'une belle guirlande de cristal azuré, soulevant à la surface des ilôts ses folioles diaphanes qui ressemblent à des feuilles de lierre et qui sont entremêlées de longs tentacules filiformes de couleur rose. On la trouve dans les mers australes. La S. tortillée, de la Méditerranée, appartient au même genre.

STÉPHANOSCOPE (du gr. <jT£pâvw(jLa et uxo-Tréto, examiner), tube au fond duquel se trouvent plusieurs verres colorés, qui ne laissent passer qu'une seule couleur. Avec cet appareil, on voit aisément les couronnes solaires, lorsque l'éclat de l'astre empêche de les voir à l'œil nu. En saupoudrant l'une des plaques de lycopode, on transforme l'appareil en stéphanomètre. Voy. ce mot.

STEPHANOTIS, genre de la famille des Asclépiadées, se compose d'arbustes sarmenteux volubiles, de l'île de Madagascar. La S. floribunda, vulg. Liane à odeur de tubéreuse, est une plante de serre, à grandes fleurs blanches en ombelles portées sur de longs pédoncules.

STEPPE (mot slave), plaines immenses, élevées, d'un aspect uniforme, les unes privées d'eau et stériles, les autres sillonnées par des ruisseaux et couvertes de pâturages : ces dernières sont habitées par de nombreux troupeaux de

moutons et de chevaux en liberté. Les steppes commencent, en Europe, vers l'embouchure du Danube, et deviennent très multipliées et très étendues dans la Russie méridionale et la Tartarie, mais elles disparaissent tous les jours et sont remplacées par des terrains cultivés. Ces plaines ont été habitées de tout temps par des peuples nomades et pasteurs, par les Scythes dans l'antiquité, par les Mongols, les Tarlares et les Cosaques dans les temps modernes.

STEPPEUR, se dit d'un cheval qui projette fortement les membres antérieure en avant pendant l'allure du trot.

STERCORAIRE (du lat. stercus, fiente). Oiseau palmipède. Voy. LABBE.

On donne aussi ce nom aux insectes qui vivent dans la fiente des animaux, comme les Bousiers.

Chaise steixoraire . Voy. chaise.

STERCORAL (du lat. stercus), se dit de ce qui a rapport aux matières fécales. Une fistule stercorale est celle qui laisse passer des matières fécales.

STERCORITE, phosphate de soude et d'ammoniaque naturel (AzII*.Na.H.PO* + 411*0), dans le guano des îles Ichaboë (Afrique).

STERCULIACEES (du g.-type Sterculia), famille de plantes Dicotylédones dialypétales à ovaire supère, détachée de celle des Malvacées. renferme des arbres et des arbrisseaux qui habitent les régions tropicales des deux continents. — Elle forme 2 tribus : les Sterculiées et les Hélictérées.

STERCULIER (du lat. stercus, fiente), Sterculia, genre type de la famille des Slerculiacées, renferme un grand nombre d'espèces, parmi lesquelles on remarque les S. itrens et tragacanthae dont le suc se concrète en une sorte d'adraganthe. Le S. scaphigera a des graines dites de Tampaiang utilisées contre la diarrhée.

STERCUS DiABOLi. Voy. dysodyle et assa fœtida.

STÈRE (du gr. <TT£p£(5î, solide), mesure du système métrique destinée aux bois de chauffage. Elle équivaut au mètre cube. Son seul multiple usité est le décastère (10 stères); ses sous-multiples sont le décistère et le centistère (10° et 100'= de stère). — Pour opérer le mesurage du bois de chauffage, on empile les bûches dans un cadre rectangulaire en bois composé de deux montants verticaux et d'une traverse, et reposant sur une plate-forme horizontale : comme la longueur des bûches dépasse ordinairement 1 mètre, on donne au cadre la largeur du mètre, mais on réduit sa hauteur dans une proportion convenable. Ainsi à Paris, où le bois a une longueur de 1 m. 12, on donne au cadre une hauteur de Om. 89. — Le stère équivaut à très peu ])rès à la moitié de la voie ancienne, ou au quart de la corde.

STÉRÉOBATE (du gr. axspeôî, sohde, et pâ<ii;, base), nom donné, en Architecture, à un soubassement sans moulures qui supporte un édifice, ainsi qu'à ce que l'on met au-dessous du piédestal d'une colonne pour la tenir plus élevée.

STÉRÉOCHROMIE (du gr. <TTsp£6î, solide, et xpwpia, couleur), genre de peinture monumentale dans lequel les couleurs sont délayées dans du verre soluble et appliquées ensuite sur le mur préalablement silicatisé. Voy. silicates. ' STÉRÉOGRAPHIQUE (projection). Voy. projection.

STÉRÉOME, se dit, en Botanique, de l'ensemble de l'ap' pareil mécanique de soutien d'une plante.

STÉRÉOMÉTRIE |du gr. aT:£p£o;, solide, et. \i-i'P^^, mesure), nom donne quelquefois à la partie de la Géométrie, qui s'occupe de la mesure des solides.

STÉRÉOSCOPE (du gr. aT£p£Oî, solide, et (txozéu, voir), instrument d'Optique à l'aide duquel les images planes apparaissent en relief. Cet instrument a été inventé en 1858 par Wheatstone et perfectionné depuis par Brewster. Le stéréoscope de AVheatstone est fondé sur la réflexion : chaque œil y voit dans un miroir une des images, et les deux images se superposent en produisant l'illusion du relief. Celui de Brewster est une boîte en forme de pyramide rectangulaire tronquée, qui porte à la base d'une de ses grandes faces une ouverture pour éclairer les images placées à l'intérieur, et sur son sommet deux tuyaux de lunettes par lesquels on regarde simultanément, à travers deux prismes, deux images d'un même objet prises sous un angle diirérent. En regardant ainsi, les deux yeux ne voient pas les deux images distinctes qui existent réellement, mais bien une seule placée dans l'espace intermédiaire et qui résulte de la superposition des deux autres. On se sert ordinairement à cet elTet d'images photogi'aphiqucs obtenues au même moment sous une

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