SUBALTERNES
SUBRECARGUE
SUBALTERNES (pnoposiTioxs), nom donné, en Logique, aux propositions qui diflèrent en quantité seulement et conviennent en qualité [Voy. proposition). Ex. : 1° Tout homme est animal; quelque homme est animal; 2° Nul homme n'est infaillible; quelque homme n'est pas inl'aillible. — .Si la proposition universelle est vraie, la proposition particulière l'est aussi ; mais, si la proposition particulière est vraie, on n'en peut rien conclure pour l'universelle. Inversement, si la proposition universelle est fausse, on n'en peut rien conclure pour la particulière: mais, si la proposition particulière est fausse, runiverscUc l'est aussi. Pour l'explication de ces règles, en apparence bizarres, voy. les traités de Logique de MM. Liard et Ralàer.
SUBAPENNIN, nom donné autrefois à la subdivision des terrains tertiaires appelée maintenant pliocène par tous les Géologues.
SUBBRACHIENS, 2» ordre de la classe des Poissons malacopl(M'ygiens, est caractérisé par les ventrales attacliées sous les pectorales et immédiatement suspendues aux os de l'épaule [sub brachio). — Il comprend 5 ou 4 familles: les Gadoïdes, les Pleuronectes ou Poissons plats, les Discoboles et les Echénéis qu'on réunit quelquefois aux Discoboles.
SUBCONTRAIRES (rnoposniONs). Voy. contraires.
SUBDELIRIUM, sorte de délire incomplet, dans lequel le malade, absorbé et comme à moitié endormi, s'égare en de perpétuelles rêvasseries, murmure des paroles inintelligibles, gesticule au liasard, ou sort de son lit sans but apparent.
SUBER, nom latin botanique du liège. Voy. ce mot.
SUBÉRINE, substance qui imprègne les cellules subéreuses du liège; elle se colore en rouge par la fuchsine ammoniacale.
SUBÉRIQUE (acide), (de suber, liège), acide organique bibasique, qu'on obtient en faisant bouillir le liège, le suif et beaucoup de matières grasses, avec l'acide nitri(jue. Il est blanc, cristallin, peu soluble dans l'eau froide, et domic des sels, les subérates. — 11 a été obtenu pour la première fois par Brugnatclli.
SUBÉRISATION, imprégnation de la membrane végétale par la subérine.
SUBINTRANT. En Médecine, on appelle fièvre intermittente subinlrante celle dont les accès empiètent les uns sur les autres, de sorte qu'un nouvel accès arrive avant que le précédent soit termine.
SUBJECTIF (de sujet), terme introduit en Pbilosopliie par l'école de Kant, pour désigner « ce ((ui appartient au sujet ». Dans toute connaissance il y a deux parties : une partie objective, qui vient de l'objet, c.-à-d. de la chose connue; et une partie subjective , qui vient du sujet, c.-à-d. de l'esprit qui connaît. Voy. oujectif et sujet.
SUBJECTION (du lat. subjectio], ligure de pensée qui consiste à interroger l'adversaire et à supposer sa réponse, ou bien à prévoir ce qu'il pourrait dire et à fournir d'avance la ré|)lique. On 1 appelle aussi antroccupation. Celte figure se présente souvent sous la forme du dialogisme. Voy. ce mot.
SUBJONCTIF (du lat. subjunctivus), un des modes du verbe : c'est la forme qu'il prend quand le fait exprimé dépend d'un autre fait, lui est subordonné : on donne aussi il ce mode le nom de conjonclif. On oppose le subjonctif à Vindicatif, qui alïlnne d'une manière positive et présente le fait comme indépendant. Un verbe au subjonctif est toujours soumis à un autre verbe, exprimé ou sous-entendu, dont il a liesoin pour former un sens logique. Les verbes après lesquels on emploie généralement le suIjjonctif sont ceux cjui marquent le doute, l'incertitude, l'irrésolution, la nécessité, la volonté, la permission, le désir, la crainte, la prière, etc. En français et dans la plupart des langues modernes, le subjonctif est presque toulours précédé de la conjonction que ou d'une conjonction équivalente. Dans les langues anciennes, le subjonctif s'exprimait par une modification dans la terminaison du verbe : exemple a7no, j'aime; aniem, que j'aime. — Les dilférents temps du subjonctif sont le présent, Vimparfait, le parfait ou passé et le plus-que-parfait et, dans quelques langues, le futur, qui le plus souvent se confond avec le présent.
SU BLET, Coricus, genre de Poissons acantboptérvgiens. de l'ordre des Squamodermes, famille <les Labroïdes" qu'on trouve sur les côtes rocheuses et peu profondes de la Médi-
terranée. Ils sont de petite taille; leur cliair est tendre et savoureuse. L'espèce type, le S. groin [C. rostralus), a été ainsi nommée à cause de son museau protractile.
SUBLIIV1ATI0N (du lat. sublimare, élever), opération chimique par laquelle on condense à la partie supérieure d'un alambic, d'un matras, etc., des matières solides volatiles. Quand il s'agit de matières liquides ou gazeuses, on se sert du mot volatilisation [Voy. ce mot). — Les anciens chimistes donnaient généralement le nom de fleurs aux produits de la sublimation : fleurs de soufre, d'arsenic, fleurs argentines d'antimoine. On les appelait aussi sublimés. Voy. ce mol.
SUBLIME (du lat. sublimis, élevé). En Philosophie, on appelle sublime tout ce qu'il y a de plus grand, de plus élevé dans les sentiments, dans les actions, dans les œuvres tic la nature, de l'esprit ou de l'art. — Le sublime est d'ailleurs distinct du beau : dans le beau il y a une harmonie parfaite entre les deux éléments qui le constituent, l'idée et la forme [Voy. ueau) ; dans le sublime, le spectacle d'une grandeur et d'une puissance sans limites nous fait oublier leur manifestation sensible et nous inspire le sentiment de notre faiblesse. Voy. esthétique. — Voy. Longin, Traité du sublime (trad. et annoté par Doileau) ; Kant, critique du jugement, et Hé/leuions sur le beau et le sublime.
SUBLIMÉ, tout produit d'une sublimation.
Sublimé doux : c'est le calomel ou chlorure mercureux,
[llg-Cl'^]. Voy. CALOMEL.
Sublimé corrosif : c'est le chlorure mercurique [llgCl-j, sel blanc, cristallisé en aiguilles brillantes, volatil, soluble dans l'eau, d'une saveur métallique désagréable. On l'obtient en sublimant du sulfate mercuriipie avec du sel marin. Il est principalement employé en médecine contre les maladies syphilitiques : ou le donne en solution dans de l'eau alcoolisée [liqueur de Van Swieten). On en fait aussi usage pour conserver les matières animales et les rendre imputrescibles; c'est un antiseptique puissant. Dans les fabriques d'indiennes, il entre dans la comjxjsition de plusieurs mordants. Le sublimé corrosif est extrêmement vénéneux : quelques centigrammes de celle substance introduits dans l'estomac suffisent pour occasionner les plus vives douleurs et amener promptemenl la mort, si l'action du poison n'est pas combattue par les moyens les plus énergiques. Le blanc, d'œuf en est l'antidote le plus efficace; le sulfure ferreux récemment préparé et délayé dans de l'eau produit aussi de bons effets. Ce poison était connu autrefois sous le nom de poudre de succession, à cause du criminel usage au- (juel l'appliquèrent quchpies scélérats : c'est un de ceux dont se servait la fameuse Brinvilliers. — L'Arabe Geber indiqua, dès le ix'= siècle, la préparation du sublimé cor-' rosif; les alchimistes firent jouer à ce com|X)sé un grand rôle dans la recherche de la pierre ))liilosophale.
SU BM ERGÉ, scDMEiisiiiLE (du lat. siibmcrgere] . On appelle : plantes submergées, les plantes aquatiiiues dont toutes les parties végétatives sont au-dessous du niveau de l'eau: en général elles viennent fleurir et fructifier à la surface du liquide, rarement elles fructifient dans l'état de sulimersion; plantes submersibles, celles qui élèvent leurs fleurs au-dessus de l'eau au moment de la fécondation et se replongent ensuite dans le liquide [Vallisneria].
SUB PLUMBO (uuLLEs). Les sceaux de métal dont les jirinces se servaient au moyen âge pour sceller leurs actes étaient ordinairement en plomb. La bulle de plomb était aplatie et avait la forme d'une monnaie. Lesjiapes scellèrent ainsi de très bonne heure leurs lettres pontificales, et leurs actes ainsi que ceux des conciles en prirent le nom tie. Bulles. Le molu proprio de Léon XIII (21) décembre 1878) a réservé l'emiiloi du sceau de plomb |)oiir les bulles portant établissement, suppression ou provision d'évêchés. Les autres bulles reçoivent un sceau rouge plaqué avec le nom du pape régnant en légende.
SUBRECARGUE (de l'espagnol sobrecargo, préposé au chargement). Ce mot désignait, dans la Compagnie des Indes, des officiers chargés de vendre, dans les comptoirs de la compagnie, les marchandises qu'elle y avait fait porter et d'y acheter celles qui leur étaient désignées. — Auj., dans le Commerce maritime, le subrécargue est un préposé spécial choisi par un armateur pour veiller, sur le navire, à la conservation et à la vente des marchandises qu'il a chargées, pour en acheter d'autres destinées au retour, et pour recevoir le fret. Le subj-écargue doit se conformer aux instructions de son armateur; il l'engage de