SUFFÈTES
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Jadies il se produit une transpiration abondante, p. ex. dans certaines maladies aigries, dans les fièvres intermittentes à la fin de chaque accès, dans la phtisie, dans la suettc, etc. Tantôt ces sueurs sont le signe d'un changement favorable {sueur critique), et dans ce cas le miklecin les provoque par l'emploi des sudori figues, des appareils fumigaloires, des boissons chaudes, des bains tièdes, etc. ; tantôt elles sont de mauvais augure : telles sont les sueurs froides des agonisants, les sueurs visqueuses et fétides des lièvres de mauvais caractère, les sueurs colliquatives des phtisiques, etc. Certaines personnes sont incommodées de sueurs habituelles circonscrites à certaines parties du corps, aux pieds, aux aisselles, etc. : ces sueurs exhalent d'ordinaire une odeur désagréable ; on les combat à l'aide de diverses poudres désinfeclanteset en particulier de lavages au chloral.
Sueur de sang. Voy. diapédèse.
SUFFÈTES, magistrats suprêmes de Carlhage. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.
SUFFIONIou souFFLARDs, nom donné à des dégagements de vapeur d'eau, mêlée de gaz, formant des jets cyii s'échappent par les crevasses du sol dans certaines contrées volcaniques, notamment en Toscane.
SUFFIXES (du lat. suffixus), terme de Grammaire, désigne les syllabes ou les lettres qu'on ajoute à la fin des mots, après le radical, pour en modifier la signification. La plupart des désinences dans les déclinaisons et les conjugaisons sont des suffixes. Ex. : rosa, rosarum; soror, sororis; ama, aniabo; j'aime, j'aimerai. Voy. affixes.
SUFFOCANT (catariuie). Voy. catarrhe.
SUFFOCATION (du laf. suffocalio), perte de respiration ou extrême dilliculté de respirer. On appelle aussi suffocation l'asphyxie causée par la présence d'un corps étranger qui obstrue le pharynx ou l'arrière-bouche, et intercepte ainsi le passage de l'air.
SUFFRAGANT, titre donné à un évêque relativement à son archevêque métropolitain. Ce mot vient de ce que les évèques ont droit de suffrage dans le synode métropolitain, ou de ce que, dans l'origine, les évêques de province élisaient l'archevêque.
SUFFRAGE (du lat. suffragium), voix que l'on donne dans une assemblée où 1 on délibère sur quelque chose, où l'on élit quelqu'un pour une charge, etc.
Suffrage universel. Le sulfrage universel, établi sous la première République française par la constitution de l'an m et par les décrets des 5 fructidor an ni, 24 et 25 frimaire an vin, mais bientôt aboli, fut décrété de nouveau le 5 mars 1848 par le gouvernement provisoire. Il a été réglé par la loi organique du 19 mars 1849, modifiée par la loi du 51 mai 1850. Il a été consacré également par la constitution du 14 janvier 1852 et celle du 25 février 1875.
Dans l'Eglise catholique, on appelle : suffrages de l'Eglise, les prières que l'Eglise fait pour les Mêles; S. des Saints, les prières que les saints font à Dieu pour les fidèles ; S. des vivants et des morts, les prières que l'on fait pour les fidèles vivants ou morts, et les bonnes œuvres qu'on leur applique, etc.
SUFFRUTESCENT, se dit, en Botanique, des plantes qui sont de la nature d'un sous-arbrisseau [suffrutex] ou qui en ont le port. Voy. arbre.
SUFFUSION (du lat. suffusio). Ce mot, en Médecine, est synonyme d'épanchement interstitiel de sang ou de sérosité, quelquefois de bile.
SUGGESTION, nom sous lequel on désigne, depuis Braid, l'impulsion irrésistible qu'on peut faire naître dans l'esprit de certains individus par des procédés hypnotiques. Voy.