SUPRÉMATIE
compiisfiit rniisemblc de l'écorce lerreslre. Voy. tek-
IIAINS.
SUPERSTITION {dn ht. superstitio). ¥a\ T\\éo\og\e, la gtipcrstition consiste à transporter à la créature le culte qui n'est dû qu'à Dieu, ou à rendre à Dieu un culte illéc-itinie et désordonné. Considérée sous le rapport ilc l'objet, la superstition peut être idolâtrie, ?nagie, ninlr- (icè, divination, spiritisme [Voy. ces mots). Quant au raractèrc du culte, il peut être ou faux, p. ex. la vénération de fausses reliques; ou superflu, lorsqu'on ajoute aux rites canoniques des cérémonies que l'Eglise n'approuve point. Une pratique est superstitieuse lorsqu'elle n'a .Tucune vertu pour produire l'effet qu'on attend, ni selon l'institution de Dieu et de l'iiglise, ni selon l'ordre de la nature. 11 y a superstition à porter, pour se gviérir, pour se préserver d'un mal, des amulettes, des talismans. — Consulter : i'iularque, /)e la superstition; l'abbé Thiers, Traité des superstitions (1679) ; Pluquet, De la superstition (1804, postiuune); le P. Lebrun, Histoire critique des pratiques superstitieuses (1702): 11. i^lartin, les Sciences et la Philosophie, Essai VI (1869). Voy. piété.
SUPIN (du lat. supinum), terme de Grammaire, désigne un temps de l'infinitif des verbes latins, qui, sans perdre sa nature de verbe, s'emploie comme substantif, ce oui le fait appeler aussi substantif verbal. Exemple : difficile dictii, chose difficile à dire. Le supin est déclinable, et a quatre cas : le nominatif, terminé en um ; le datif, en u ; l'accusatif, en um; et l'ablatif, en u et en o. A quelque cas qu'il soit employé, il conserve sa force de verbe : s'il appartient à un verbe actif, il prend un régime direct.
SUPINATION (du lat. supinus, couché sur le dos), position d'un malade couché sur le dos, la tête jetée en arrière, les bras et les jambes étendus : c'est, dans les maladies, le signe d'une grande faiblesse. — En Physiologie, on appelle supination le mouvement dans lequel l'avant-bras et la main sont portés en dehors en pivotant sur le cubitus, et muscles supinateurs ceux qui servent à exécuter ce mouvement. On distingue le long supinateur, placé à la partie antérieure et externe de l'avant-bras, et le court supinateur, situé à la partie externe et postérieure de l'avant-bras.
SUPPLÉMENT, SCPPLÉMEXTAIRE (du lat. supplementum). En Géométrie, on appelle supplément d'un angle ce
au'il faut lui ajouter pour obtenir une somme égale à eux angles droits. De même, on appelle angles supplémentaires deux angles dont la somme est égale à deux droits. — Deux trièdres supplémentaires sont deux trièdres dont chacun a pour arêtes des perpendiculaires aux faces opposées de l'autre. Ce nom leur vient de ce que les faces de chacun sont supplémentaires des dièdres opposés de l'autre.
Eu Littérature, on entend par supplément ce qu'on ajoute à un livre pour le compléter. Quelques suppléments des classiques latins sont célèbres, notamment ceux de Tite-Live par Freinshemius et de Tacite par Brotier ; on cite encore ceux de Quinte-Gurce, de Lucain, etc. Les Dictionnaires biographiques ou scientifiques^ et autres ouvrages de ce genre se maintiennent au courant des événements ou de la science à l'aide de suppléments. SUPPLÉTOIRE (serment). Voy. serment.
SUPPLICE (du lat. snpplicium], punition corporelle ordonnée par la justice. Par dernier supplice, on entend la peine capitale ou la peine de mort.
Chez les Hébreux, les principaux supplices étaient la strangulation, la lapidation, le feu, le fouet, la bastonnade, la décollation, la scie, le chevalet, la perte des yeux, l'avulsion des cheveux et de la peau de h tête, ou tous autres indiqués par la loi du talion. Les Egyptiens avaient à peu près les mêmes supplices. — Les Perses écorchaient vifs les grands coupables ; quelquefois le condamné était enseveli sous des monceaux de cendres brûlantes. Les Grecs avaient trois sortes de supplices, la corde, la décollation et le poison (ciguë). — A Rome, les supplices principaux étaient la décollation pour les hommes libres, la croix ou la fourche pour les esclaves, la fustigation, les verges, etc. : dans certains cas, on précipitait le coupable de la roche Tarpéienne ; les parricides et les vestales qui enfreignaient leur vœu de chasteté, subissaient des supplices particuliers. — Qn connaît la variété et la cruauté des supplices nui furent inventés contre les Chrétiens : on les livrait aux bêtes féroces; on leur déchirait la chair avec des ongles de fer, on les brûlait vifs, etc. — Sous les pre-
miers rois franks, les peines étaient le gibet, la décollation, la roue, l'écartélement, l'aveuglement, le bûcher, l'immersion (noyade) et l'estrapade. Au moyen âge, le pilori et la question, le bûcher, la décollation et la roue étaient les supplices les plus ordinaires : certains criminels étaient écorchés vifs; les blasphémateurs avaient la langue percée avec un fer rouge ; on connaît assez les cages de fer île Louis XI et les supplices de l'Inquisition. — La Révolution abolit en France tous ces genres de supplices et ne conserva que la décapitation au moyen de la guillotine, le carcan et la marque : ces deux derniers ont été supprimés en 18')2.
— Les supplices les plus barbares régnent encore chez les peuples de l'Asie : les Chinois ont la cangue, la scie, la décollation, etc. Voy. peines.
SUPPORTS, t. de Blason, ornements extérieurs de l'écu. Les supports sont presque toujours des animaux, naturels ou chimériques, debout ou alfrontés ; quelquefois des êtres inanimés. 11 ne faut pas les confondre avec les tenants.
SUPPOSITION (du lat. suppositio), proposition que l'on suppose vraie ou possible pour en tirer quelque induction. Voy. IIVP0TMÈSE.
En Jurisprudence, c'est l'action de mettre une personne ou une chose à la place d'une autre. La S. de jjcrsonne consiste à présenter une personne au lieu d'une autre comme si elle était cette personne elle-même. Dans le faux par écriture authentique, la supposition de personne est punie par les travaux forcés à temps [Voy. faux). — La S. de part consiste à présenter un enfant comme étant né do parents dont il n'est pas réellement issu (Voy. part).
— La S. de chose consiste à produire, à alléguer en justice une pièce fausse, un contrat par exemple. — La S. de nom consiste dans la simple allégation d'un faux nom, pris par un individu. A l'égard des passeports, quiconque a pris dans un passeport un nom supposé, ou a concouru comme témoin à faire délivrer le passeport sous un nom supposé, est passible d'un emprisonnement de 5 mois à 1 an (G. peu., art. 145, 154). Voy. aussi C. de comm., art. 112.
SUPPOSITOIRE (du lat. suppositorium), nom donné, en Pharmacie, à tout médicament en forme de cône long, destiné à être introduit dans le rectum, soit pour favoriser les évacuations intestinales, soit pour agir comme adoucissant ou comme astringent.
SUPPÔT (du lat. suppositus). On appelait ainsi autrefois ceux qui étaient membres accessoires d'un corps, qui remplissaient certaines fonctions pour le service de ce corps : les imprimeurs et les libraires étaient suppôts de l'Université. La justice avait aussi ses suppôts. Ce mot ne se prend aujourd'hui qu'en mauvaise part.
SUPPRESSION, action de supprimer. En Jurisprudence, les suppressions d'écrits sont quelquefois ordonnées par justice, et s'appliquent aux publications qui peuvent porter atteinte à la morale publique ou à l'honneur des particuliers (C. de proc, art. 1056). Le crime de suppression d'état consiste dans l'enlèvement, la destruction ou la soustraction des registres destinés à constater l'état civil des citoyens : la peine est la réclusion ou l'emprisonnement avec amende (C. civ., art. 326-530 ; C. pén., art. 459).
— Pour la suppression de part ou d'enfant, voy. part. SUPPURATION (du lat. suppuratio], formation Au pus.
La suppuration est une terminaison fréquente de ïinfîammation (Voy. ce mol), où nous avons étudié ses causes et son mode de formation. Autrefois on établissait artificiellement une suppuration sur un point quelconque du système cutané, soit pour déplacer un ulcère, soit pour détourner une irritation qui s'était fixée sur un organe essentiel. — On appelait suppuratifs les moyens propres à faciliter la suppuration, tels que vésicatoires, cautères, sétons, etc. Voy. ces mots.
SUPRALAPSAIRES, théologiens protestants. Voy.lc Dict. d'Hist. et de Géogr.
SUPRANATURÀLISME (du lat. supra n a turam, andessus de la nature), doctrine théologique qui enseigne qu'il y a une liaison et un passage entre l'ordre naturel et l'ordre surnaturel, et que ce passage est établi par la révélation, par les miracles et par la grâce. Cette doctrine s'attache à prouver non seulement que le surnaturel est possible, mais encore qu'il est historiquement démontre par des faits d'ordre physique ou d'ordre moral. On compte parmi ses principaux représentants le théologien protestant Tholuck en Allemagne, le P. Gratry et l'abbé de Broglie en France, le D" Mac-Cosh aux Etats-lnis.
SUPRÉMATIE (de suprême, du lat. supremus). Outie