‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1538 sur 1729 · SURVIE · texte numérisé non relu

SURVIE

SURLONGE, partie du bœuf qui reste quand on a levé le|Kiul(' el la cuisse, et où l'on prend l'aloyau.

SURMENAGE, alJ'eclion pathologique résultant d'un excès de travail, quelle qu'en soit la nature. S'observe ordinairement chez les animaux qui ont été soumis à un travail musculaire excessif, lequel produit dans tous les cas un empoisonnement de l'organisme par accumulation de produits de déchets qui n'ont pu être éliminés en temps voulu. — Se dit aussi des effets déterminés sur le système nerveux par un travail cérébral excessif,

SURMULET, MuUus surmule tus , beau poisson du genre Mulle, de 0 m. 30 à 0 m. 40 de long, se distingue du Rouget [Voy. ce mot) par des raies dorées et longituilinales qui s'étendent sur le corps et la queue, ainsi nue sur la tète, où elles se marient avec le rouge vermillon qui fait le fond de la couleur sur cette partie. La mâchoire inférieure est garnie de petites dents. Ce poisson a la chair blanche, feuilletée, ferme et agréable au goût. On le trouve dans l'Océan et la Méditerranée. Les Romains en faisaient grand cas.

SURMULOT, Mus dccumamis, espèce du genre Rat : c'est un animal long de 0 m. 25, sans la queue. Son pelage, d'un gris brun roussàtre en dessus, est d'une couleur moins foncée sur les lianes et blanchâtre en dessous. Le Surmulot pullule dans les fermes et les granges, où il cause beaucoup de dégâts, ainsi que dans les voiries, les égouts, etc.

SURNIA, nom latin de la Chouette propr. dite.

SURNOM (de sur et nom). L'usage des surnoms, qui, dans l'origine, ne furent pour la plupart que des sobriquets [Voy. ce mot), remonte aux temps les plus anciens. Chez les Romains, le surnom [cognomen] était personnel et se transmettait rarement : il servait à distinguer les individus d'une même famille ; ainsi, dans la famille Claudia, il y avait Claudius Csecus, Claudius Pulc/ier; dans celle des Scipions, Scipio Africanus. Scipio Nasira; dans celle des Metellus, Metellus Piits, Melelius Macedonicus. Quel-

3ues surnoms devinrent des prénoms [Lucius] ; d'autres, es titres honorifiques [Cœsar, Augustus). — Chez les Chrétiens, le petit nombre des noms de baptême, les seuls noms qu'on portât d'abord, lit sentir de bonne heure le besoin des surnoms : ces surnoms indiquèrent alors la libation (Pierre, fils de Jean), le lieu de naissance (Grégoire de Nazianze), les charges ou emplois (Paul le Silenciaire), certaine qualité personnelle (Denys le Petit, Guillaume le Bâtard), un ridicule, une infirmité [le Canms, le Bossu, etc.), ou enfin un nom de terre ou de seigneurie [de la Rochefoucauld) ; ce dernier usage, adopté bientôt par tous les nobles, ne date en France que de la 3* race. — La plupart de ces surnoms devinrent dans la suite des noms de famille. Voy. noms propres.

SURNUMÉRAIRE (du lat. super, au-dessus, et numcnis, nombre), qui est au-dessus du nombre déterminé. 11 se dit, particulièrement, dans les Administrations, des commis qui travaillent sans appointements, jusqu'à ce qu'on les admette au nombre des commis en titre.

SURON, nom donné, dans le Commerce, à des ballots de marchandises faits de peaux de bœuf ou de vache ayant le poil en dedans, que l'on exporte de l'Amérique méridionale. Les ipécas, cacaos, quinquinas, etc., viennent en surons.

SUROS (pour sur-os), tumeur osseuse qui survient chez le cheval dans la région du canon. On appelle suros en fusée la réunion de plusieurs suros. Lorsqu'ils avoisinent les tendons ou les articulations, les suros font boiter l'animal.

SUROXYDE, dénomination qui indique d'une façon générale, en Chimie, un oxyde contenant plus d'oxygène que le protoxyde.

SUR PEAU, nom donné quelquefois à Y épidémie.

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C'est une .sorte de tunique courte , en lin, de couleur blanche, à larges manches, ou accompagnée, à défaut de manches, de deux ailes plissées qui pendent par derrière plus ou moins bas : ces ailes représentent les anciennes manches, que l'on rejetait sur les «paules pour être plus libre d agir. On appelle aul)e le surplis que revêt le prêtre pour dire la messe, et rochet le surplis à manches étroites el brodé que portent les évêques et les chanoines SURPLOMB, état de ce qui n'est pas à-plomb, de ce qui

penche, le haut avançant plus que le pied. On dit des constructions qui offrent ce défaut, qu'elles surplombent.

SURRÉNAL, ce qui est placé au-dessus des reins. — On nomme capsules surrénales deux petites glandes vasculaircs sanguines situées au-dessus des reins [Voy. capsulk). Leur rôle, inconnu jusqu'en 1855, a reçu une certaine lumière des expériences du médecin anglais Addison, qui remarqua un rapport entre l'altération de ces organes et la raalaclie dite maladie bronzée [Voy. ce mot). Ce rôle consisterait à modifier une substance qui, transformée en pigment, se répandrait ensuite dans tout le corps.

SURSATURATION, état d'une dissolution qui contient momentanément, à une température donnée, un poids de substance supérieur à celui qui correspond à son coefficient de solubilité à cette température. Lorsqu'un sel, par ex., est plus soluble ^ chaud qu'à froid, il peut se faire que la dissolution refroidie lentement et à l'abn. de toute trace du corps solide dissous ne laisse rien déposer ; on dit qu'elle est sursaturée. Mais le contact d'une parcelle de la substance dissoute ou d'un corps isomorphe détermine immédiatement la cristallisation, avec dégagement de chaleur, comme l'a montré M. Cernez. Les dissolutions gazeuses éprouvent également le phénomène de la sursaturation. L'eau de Sellz, c.-à-d. une dissolution d'acide carbonique faite sous pression, ne laisse pas dégager immédiatement tout le gaz en excès lorsqu'on l'amène brusquement à la pression atmosphérique ; le contact d'un corps rugueux, le frottement, l'agitation font cesser la sursaturalion (Gernez).

SURSIS (de surseoir), se dit, en Jurisprudence, du délai accordé par le juge et pendant lequel la poursuite d'une affaire est suspendue. Le Code civil (art. 1244 et 2212) et le Code de procédure (art. 127, 240, etc.) indiquent les différents cas où il y a lieu à sursis, et ceux où il est permis d'en accorder. Il est sursis à l'exécution d'un jugement frappé d'appel, mais non (sauf en matière pénale) à celui d'un arrêt contre lequel la partie condamnée s'est pourvue en cassation.

SURTOUT, sorte de justaucorps fort large que l'on met sur tout autre vêtement. — Il se dit aussi d'une grande pièce d'orfèvrerie que l'on place comme ornement sur la table dans des repas d'apparat.

Les Fondeurs de cloches appellent surtout un moule qui recouvre les autres moules du modèle de la cloche et qui doit soutenir l'action du feu.

SURVEILLANCE. La surveillance des enfants mineurs appartient à la mère, en l'absence du père (C. civ., art. 141). En cas de décès de la mère, un conseil de famille défère celte surveillance aux ascendants les plus proches (art. 142). En vertu de la loi du 24 juillet 1889, la surveillance des enfants assistés, recueillis par des particuliers ou par des établissements de bienfaisance prives, appartient aux préfets et aux représentants de l'Assistance publique.

Surveillance de la haute police, peine par suite de laquelle un condamné est mis à la disposition de la police, et qui a pour but de garantir la société contre de nouveaux attentats de la part des criminels libérés. En vertu de l'art. 44 du Code pénal, l'effet du renvoi sous la surveillance de la haute police est de donner au Gouvernement le droit de déterminer certains lieux dans lesquels il est interdit au condamné de paraître après qu'il a subi sa

[leine. Le condamné doit déclarer, avant sa mise en liberté, e lieu où il veut fixer sa résidence, et il ne peut changer de résidence sans avoir indiqué au maire de la commune, trois jours à l'avance, le lieu où il se propose d'aller habiter. En cas d'infraction [rujiiure de ban), il peut êtrecondamné à un emprisonnement de 5 ans. — Voy. la loi du 26 novembre 1875.

SURVENANCE u'k.nfaxt, naissance d'un enfant légitime après une donation entre vifs, ou légitimation à la même époque d'un enfant naturel né après une donation entre vifs. Elle révoque les donations (C. civ., art. 955 et 960-966), excepté celles qui auraient été faites entre époux pendant le mariage (art. 1096). La survenance d'enfant ne révoque pas l'adoption une fois consommée, et n'autorise pas le tuteur à abdiquer la tutelle (art. 350 et 457).

SURVIE, état de celui qui survit à un autre. On nomme gains de survie les avantages faits entre époux, jiar contrat de mariage, en faveur du survivant (C. civ., art. 1525/ [Voy. gains). — Si plusieurs personnes respectivement appelées à la succession l'une de l'autre périssent dans un même événement, sans qu'on puisse reconnaître laquelle

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