‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1539 sur 1729 · SYCOMORE · texte numérisé non relu

SYCOMORE

est (lucédik- la première, la présomption de survie est déterminée par les circonstances du l'ait, et, à leur défaut, par la force de l'âge ou du sexe (G. civ., art. 720-722).

SURVIVANCE. Voy. expectative et survie.

SUSANNITE, minéral formé d'une combinaison de carbonate et de sulfate de plomb [ôThCO^) +PbSO*], en cristaux rbomljoédriques, d'un jaune verdàtre, dimorpbe de la Leadliillite, se rencontre à la mine Susannah à Leadbills (Kcosse).

SUS-ÉPINEUX, se dit, en Anatomie, de ce qui est placé sur l'épine dorsale : ligaments sus-épineux, deux ligaments étendus sur les apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lombaires ; fosse sus-épineuse, enfoncement qui se trouve au-dessus de l'épine cfe l'omoplate ; muscle sus-épineux, muscle placé dans la fosse précédente et qui sert à élever le bras.

SUSIN, pont brisé ou partie du tillac d'un vaisseau qui s'étend depuis la dunette jusqu'au grand màt.

SUS-OR BITAI RE, ce qui est placé au-dessus de l'orbite de l'œil. Le trou sus-orbitaire donne passage à Yartère siis-orbitaire.

SUSPECT (du lat. suspectus). On appelait ainsi, sous la Terreur, tout citoyen qui était soupçonné d'être peu favorable au régime révolutionnaire. La loi des suspects, rendue le 17 septembre 1795, ordonnait d'arrêter toutes les personnes suspectes au gouvernement : pour beaucoup, cette arrestation équivalait à la mort.

SUSPENSE (de suspendre, du lat. suspendere). On nomme ainsi, en Droit canonique, une peine par laquelle un ecclésiastique est privé pour un certain temps de l'usage de son bénéfice, ou de l'exercice du ministère sacré. — On appelait autrefois charte de suspense une charte royale en vertu de laquelle tout procès intenté à ime personne qui était absente j)Our le service ou par les ordres du prince demeurait en surséance jusqu à son retoiu'.

SUSPENSEUR, nom donné, en .\natomie animale ou végétale, à divers ligaments qui servent à suspendre certains organes. Le ligament suspenseur du foie est un repli triangulaire que forme le péritoine entre la face inférieure du diapiiragme et la face supérieure du foie.

SUSPENSIF. En Jurisprudence, on appelle effet suspensif l'ellet du recours exercé contre un jugement dont l'exécution est différée jusqu'à ce qu'il ait été jugé sur ce recours. L'appel est suspensif, le pourvoi en cassation ne l'est pas.

SUSPENSION (du lat. suspensio). En Phvsique, le point de suspension de la balance est le point ({'appui du fléau [Voy. bal.^xce). — Suspension se dit encore de l'état où se trouvent des parties solides flottant et nageant dans un liquide sans s'y dissoudre ni s'y précipiter.

En Droit, la suspension est l'action de retarder l'accomplissement d'une chose [Voy. scspexsif), ou d'interdire temporairement à une personne la faculté d'exercer ses fonctions. — En matière de prescription, il y a suspension en faveur des mineurs et des interdits, sauf pour les courtes prescriptions, et en faveur des femmes mariées, quant aux actions en rescision des contrats qu'elles auraient faits sans l'autorisation de leur mari ou de la justice, et à celles qui réfléchiraient contre leur mari; quant aux actions que les femmes mariées sous le régime de la communauté ne pourraient exercer qu'après option sur l'acceptation ou la répudiation de cette communauté ; enfin, pour la femme mariée sous le régime dotal, quant aux immeubles dotaux non stipulés aliénables. — En matière de discipline, la sjtspension est une peine que les tribunaux, les conseils de discipline des avocats, les chambres des notaires, des avoués, etc., peuvent prononcer contre ceux de leurs membres qui ont commis quelque faute dans l'exercice de leurs fonctions (G. de proc., art. 90; Décret du 50 mai-s 1808; Loi du 20 avril 1810). La suspension est applicable aux membres du corps enseignant (Loi du 15 mars 1850). Dans ' r.\rinée, elle peut être appliquée aux sous-ofliciers et aux caporaux. — l'oy. suspense.

En Rhétorique, la suspension est une figure de pensée l)ar laquelle l'orateur prolonge l'attente de l'auditeur pour augmenter l'effet des cnoses qu'il annonce, et pour frapper plus fortement les esprits. Ainsi Bossuet, racontant les infortunes de la reine li'Angleterre, s'écrie : a Combien de fois a-t-elle remercié Dieu humblement de deux grandes glaces: l'une de l'avoir faite chrétienne; l'autre... Messieui-s, qu'atlendez-vous ? peut-être, d'avoir rétabli les affaires

du roi, son fils? Non : c'est de l'avoir faite reine malheureuse. »

On appelle suspension, en Musique, un artifice de réalisation qui consiste à prolonger une note intégrante d'un premier accord sur 1 accord suivant où elle devient note accidentelle, occupant momentanément la place d'une note réelle sur laquelle elle fait sa résolution. La suspension est dite supérieure ou inférieure selon qu'elle se résout en descendant ou en montant d'un degré.

Suspension d'armes. Voy. armistice et trêve.

SUSPICION (du lat. suspicio]. En Droit, il y a suspicion légitime lorsqu'il y a lieu de présumer qu'un tribunal saisi d'une affaire pourra se laisser dominer par des préoccupations étrangères. Le renvoi pour cause de suspicion légitime peut être invoqué en matière criminelle, correctionnelle ou de police : il est porté devant la cour de cassation (C. d'instr. crim., art. 542-52).

SUSPIRIEUX, se dit de la respiration, quand elle s'accompagne d'un bruit semblable au soupir.

SUSURRUS, mot latin employé en Pathologie, pour exprimer le murmure que l'on constate dans certains anévrismes artériels.

SUTTEE ou SUTTIE, nom donné dans l'Inde à la pratique par laquelle, lors des funérailles de leurs maris, les veuves hindoues se brûlent sur le bûcher pour ne pas leur survivre. Get usage barbare est proscrit dans les possessions anglaises ; les progrès de la civilisation semblent l'avoir fait disparaître complètement.

SUTURE (du lat. sutura). En Anatomie, on donne ce nom aux articulations immobiles qui réunissent les os du crâne et de la face. La suture est dite : harmonique, lorsque les os se touchent par des bords épais, à surfaces presque planes, ou n'oflrant que des aspérités superficielles ; imbriquée ou squameuse, lorsque les bords sont taillés en biseau, de manière que l'un puisse recouvrir l'autre ; dentée ou par engrenure, si les bords sont dentelés et si leurs dentelures s engrènent réciproquement.

En Conchyliologie, on appelle suture, dans les coquilles univalves, le point de jonction des tours de la spire ; dans certaines coquilles bivalves, l'espace qui sépare les nymphes et qui est formé par le bord interne de cette partie cle la circonférence des valves.

En Botanique, la suture est l'endroit où les pièces, les valves qui forment l'enveloppe de certains fruits, se joignent et adhèrent par leurs bords.

En Chirurgie, c'est l'opération qui consiste à coudre les lèvres d'une plaie pour en obtenir la réunion.

SUZERAIN (du lat. superanus], se disait, sous le régime féodal, de tout seigneur duquel un fief [Voy. ce mot) relevait directement ou non : on opposait ce mot à celui de vassal. Le suzerain devait protection et justice à ses vassaux et arrière-vassaux. A leur tour, ceux-ci lui rendaient foi et hommage, le suivaient à la guerre lorsqu'il les en requérait, et lui payaient des redevances de diverses natures.

SWARTZIE, Sivartzia, syn. de weisia et de tkichosto- MUM. Voy. ces mots.

SWIÉTÉNIE (du médecin Van Swieten), Swietenia mahogoni ou Acajou à meubles, genre de la famille des Méliacces; on extrait de son écorce l'huile dite de Caraba. Voy. ACAJOU.

SYBILLE, leS' petite planète, trouvée le 28 sept. 1876, par Walson, à Ann .\rbor ^ Etats- Unis). Voy. pla.nètes.

SYCOMORE ,du gr. a'jxo(i.op£a), nom spécifique par lequel on désigne deux arbres fort différents : le Figuier d'Egypte [Ficus sycomoros), de la famille des Morées. et l'Erable sycomore [Acer pseudoplatanus), de la famille des .\cérinées.

Lt Figuier sycomore, espèce du genre Figuier, acquiert dans l'Egypte une grande élévation et une grosseur considérable. Ses fruits, petits et d'un blanc jaunâtre, sont d'une saveur douce, mais d'un goût peu délicat. Son bois, que les anciens regardaient comme vénéneux, passait pour être incorruptible. La plupart des caisses renfermant les momies égvptiemies sont faites avec ce bois.

\j'Erable sycomore, que nous appelons simplement Sycomore, est un a>bre de 15 mètres environ, qui croît naturellement dans les bois et sur les montagnes de l'Europe : feuilles larges, pétiolées, à 5 lobes pointus, et dentées, d'un vert foncé en dessus, pâles en dessous; fleurs petites, verdàtres, en grappes allongées et pendantes. On le cultive pour l'ornement des parcs et des jardins pavsa-

SYCONE

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