TAUTOCHRONE
le tatouage est usité aussi chez nous parmi les classes
ouvrières, chez les matelots et les soldats. En Europe, pour tatouer, on trace un dessin sur la peau en la piquant avec une aiguille jusqu'au vif; la partie dessinée est ensuite couverte de pondre à canon très Une : on y met le feu, et l'explosion fait pénétrer dans la peau nés particules de poudre qui y gravent les traits de telle sorte que rien ne peut plus les elfaccr. Le dessin paraît de couleiu' bleue. En mélano-eaiit avec la poudre des sulistances colorées, on peut avoir des dessins jaunes, rouges, noirs, etc.
TATTERSALL, maison de vciite par voie d'enchères l)Our chevaux, voitures, harnais et équipages de diasse. Ce lium vient de ce que le \" établissement de ce genre fut fondé à Londres vers 1779 par Richard Tattersalï, éleveur du duc de Kingston.
TAUMATROPE (p. tomolrope, du gr. tÔ[J.oî, morceau coupé, et TpoTrfj. tour), disque qu'on ])eut faire tourner rapidement autour d'un de ses diamètres. La moitié d'un dessin se trouve d'un côté de ce diamètre sur l'une des faces du disque, l'autre moitié est du côté opposé sur l'autre face. Pendant la rotation, on voit le dessin entier. Ce pliénomène tient à la persistance des impressions lumineuses sur la rétine.
TAUNUSIEN, étage moyen du Dévonien inférieur, composé de grès et de grauwàckes très développés dans l'Ar- <lonne et dans le Taiiinis (d'où le nom). Fossiles caractéristiques : Plevrodicttjtimprohlematicutn, Leptxna Murchisoni, Athyris iindata.
TAUPE, Talpa, genre àe Mammifères, de l'ordre des Insectivores, type de la famille des Talpidés, renferme des animaux de petite taille, au corps cylindrique, couvert d'un poil court, fin et doux au toucher; à tête allongée et terminée par une espèce de boutoir que soutient intérieurement un os particulier ; à membres antérieurs terminés par une main en forme de pelle et armée de 5 ongles plats et tranchants; les yeux de la taupe sont infiniment petits, si bien que l'on a cru longtemps que cet animal était aveugle. Les Taupes se creusent des galeries nombreuses, aboutissant toutes à un gîte principal, où chacune vit isolément : de distance en distance, elles ouvrent des soupiraux [taupinières) pour rejeter les déblais au dehors. Elles se nourrissent (fe larves d'insectes, de petits animaux et quelquefois de racines. Elles nuisent à l'agriculture en bouleversant le sol, et en coupant les racines des plantes; aussi clierche-t-on presque partout à les détruire : des hommes, appelés taupiers, font de cette chasse une industrie spéciale. D'autre part, il faut reconnaître que les taupes détruisent aussi une quantité considérable de larves et surtout de vers blancs et que leurs fouilles constituent une sorte de drainage naturel souvent nécessaire. La Taupe commtine [Talpa vulgan's], longue de 0 m. 15 à 0 m. 20, a le pelage noir et luisant. La T. aveugle [T. cœca), qui est plus petite, se trouve surtout dans l'Apennin.
On nomme : Taupe du Cap, l'Oryctère; T. dorée, le Clirvsochlore ; T. au museau étoile, le Condylure ; T. grillon, T. volante ou Taupette, la CourtiHère, insecte «mi, comme la Taupe, habite sous terre. — On a aussi étendu le nom de Taupe aux Spalax.
TACPE. En Chirurgie, on nomme ainsi une espèce de loupe irrégnlière, sinueuse, formée sous les téguments de la tête, qui se trouvent alors soulevés comme la terre fouillée |)ar la taupe. — En Médecine vétérinaire , on donne ce nom à une nécrose du ligament cervical sur le sommet de la tète, entre les deux oreilles du cheval. C'est ordinairement le résultat d'une forte contusion.
TAUPIN (de taupe), nom qu'on donnait autrefois aux pionniers et aux mineurs parce qu'ils remuaient la terre à la manière des taupes. — On a appelé francs taupins un corps de fantassins levés par Charles VII, en 1448. qu'on employait surtout à creuser des mines, des tranchées. C'est de la création des francs taupins que date en France l'établissement d'une milice régulière.
TACPix, Elater, vulg. Scarabée à ressort, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille <les Serricornes, section des Sternoxes, et type de la tribu des Elatérides, sont surtout remarquables par la propriété qu'ils ont de sauter à une très grande hauteur (Voy. elatérides). Ces insectes habitent l'Europe pour la plupart, et se trouvent sur les fleurs et les plantes. Le T. du blé [E. spntator) est souvent nuisible aux moissons. Quelques espèces, propres à l'Amérique, sont phos- |ilio.-cscenles.
TAUREAU, Taurus, le mâle de la vache : on le nomme taurillon quand il est jeune, et bœuf lorsqu'il a subi l'opération de la castration [Voy. bœuf). Le Taureau est dans toute sa vigueur à l'âge de 5 ou 4 ans. A 9 ans il convient de le mettre à l'engrais. C'est, parmi les animaux domestiques, celui qui supporte le plus impatiemment le joug, et qui est le moins docile à la voix de l'homme : il connaît bien, il est vrai, ceux qui le soignent, qui lui donnent la liberté et qui le ramènent à l'étable ; mais il est beaucoup de taureaux que l'on est forcé d'enchaîner à la crèche ; en général, la couleur rouge les offusque et les met en fureur.
Combats de taureaux. C'est en Espagne un divertissement national des plus goûtés. Presque toutes les villes y possèdent des cirques construits pour cet usage ; le Coliseo de los Toros, à Madrid, peut contenir plus de 10 000 spectateurs. Il existe à Séville une école de tauromachie. Les meilleurs taureaux destinés à ces combats se tirent de Xarama (Castillc) et d'Outrera (Andalousie) : on les nourrit dans des forêts sauvages où ils vivent en liberté. Parmi les combattants ou toréadors, on distingue : 1° les picadores, cjui sont à cheval, vêtus d'un costume brillant et armés (l'une lance, dite garrocha, de plus de 5 mètres : ce sont eux qui ouvrent la lutte ; 2° les chulos ou banderilleros,
aui sont à pied et armés de petites llèches à Ijanderoles e toutes couleurs qu'ils enfoncent dans les chairs du taureau; 3° le matador (immolateur) , portant l'épée nue d'une main et de l'autre un petit drapeau de soie rouge [muleta) : à lui seul appartient le privilège dangereux de donner au taureau le coup mortel. Si le matador succombe, un autre vient le remplacer. — On a essayé plusieurs fois, mais sans succès, d'introduire en France ces combats sanglants, dont l'origine remonte aux Romains. Il y a eu à Paris, rue Pergolèse, de 1889 à 1891, une Plaza de Toros, mais on n'v tuait pas le taureau.
On appelle : Taureau à bosse, T. des Illinois, T. du Mexique, T. du Canada, le Bison ; T. cerf, le Bubale ; T. des Indes, le Zébu ; 7'. de nier, im poisson du genre Coffre; T. volant, un gros Scarabée.
En Astronomie, le Taureau est une constellation qui a donné son nom à l'un des 12 signes du Zodiar|ue. Elle est située entre le Bélier et les Gémeaux; sur son cou sont placées les Pléiades ; sur son front, les Hyades ; on y trouve une étoile de 1'° grandeur, Aldébaian, l'œil du Taureau, 1 de 2', 4 de 5"=, 8 de 4°, 44 de 5°. Son ascension droite moyenne est 4 h., sa déclinaison 18°. Le soleil est censé entrer dans le signe du Taureau vers le 20 avril, et en sortir vers le 19 mai. — Le Taureau 7'oyal de Poniatowski est une petite constellation boréale, située entre le Serpent, l'Aigle et Ophiuchus par 17 h. 50 m. d'asc. dr. et 5° de déclin. : il comprend 4 étoiles de 4° grandeur et 2 de 5°.
En termes de Marine, on nomme taureau un navire de charge, très renflé de l'avant, en usage dans la Manche. Il a deux mâts (celui de l'avant est plus grand) et deux voiles carrées.
TAURINE, matière cristalline, incolore, brillante, soluble dans l'eau chaude, très stable, que l'on rencontre dans la bile, dans divers liquides naturels et dans les matières fécales. C'est une amide sulfurée provenant du dédoublement d'un des acides de la bile, l'acide taurocholiaue, en taurine et acide cholalique : sa formule [C^lFAzSO^ a été donnée par Strecker qui a obtenu cette substance artificiellement. — La Taurine a été découverte par L. Gmelin en 1826.
TAURISCITE, sulfate de fer hydraté naturel (FeO.SO'' + 711-0) dimorphe de la mélantérie, et isomorphe avec YEpsomile [Voy. ces mots).
TAUROBOLE (du gr. xaupoêôXoc;), sacrifice expiatoire en usage chez les anciens, dans lequel on immolait un taureau en l'honneur de Cybèle avec des cérémonies parl^iculières : ce sacrifice était destiné à laver les criminels de leurs fautes. On égorgeait le taureau sur une grande pierre un peu creuse et percée de plusieurs trous; sous cette pierre était une fosse dans laquelle se plaçait l'expié et ou il recevait sur son corps et snr son visage le sang de la victime.
TAUROCHCLIQUE (acide), un des acides de la bde. \oy.
BII.E, CHOI.ALIQUE (aCIDe) Ct TAURINE.
TAUTOCHRONE (du préf. grec Tad-uô, le même, et /oovo;, temps). On appelle . ro?o7;c tautochrone une courbe telle, qu'un corps pesant descendant le long de
TAUTOGRAMME
TÉCOME
cette courlu; arrive toujours au point le plus l)as au bout du même temps, quel que soit son j)oint de départ. Dans le vide, la courbe tautoehrone est la cycloïde [Voy. ce mol. Huygens avait proposé d'utiliser cette propriété de la cycloïde pour réaliser un pendule vx-aimcnt isochrone pour toutes les amplitudes d'oscillation. A cet cU'et, il composait le pendule d'un fd llexible portant à son extrémité une balle de plomb, et s'enroulant sur une développée de cvclo'ide, en sorte que la balle elle-même se trouvait astreinte à décrire une cvclo'ide. La difficulté d'établir une comiiiunication de mouvement entre ce pendule et l'échappement d'une horloge a rendu la découverte d'Huygens sans emploi.
TAUTOGRAMME (du préf. xaOxo, le même, et ypâjAixa, lettre s sorte de poème usité dans le moyen âge, et où l'on allecle de n'cmplover que des mots qui commencent tous par la même lettre [Voy. aussi i.ipogiia.mmatiqik). — On a des pof'uics lautogvammatiffues de Christianus Pierius sur Jésus-Christ crucifié, de Nicolas Memmeranus sur la Chasse, et du bénédictin l'baldus sur la Calvitie, dont tous les mots commencent par un C. In moine, nommé Petrus Placentius, en lit un, intitulé Pugiia porcorutn, dont tou., les mots commencent par un P :
Plniidite, porcelli : porcorum piyra propago Progredilur, etc.
TAUTOLOGIE (du gr. ■zxuzo'Koy'.n), répétition inutile d'une même i<lée exurimée en dillérents termes. Ces loeulions vicieuses : le joitr d'aujourd'hui, je suis sûr et certain, sont des tautologies. Les chevilles dont abondent les mauvais vers ne sont autre chose que des tautologies.
TAUX. Voy. iNTÉiiKT.
TAUZIN, Quercus Tozza, dit aussi Chêne aitgoumois, espèce du genre Chêne, qu'on trouve surtout dans les landes de Gascogne. Voy. chèxe.
TAVAÏOLLE (de l'ital. tavaglia, nappe), linge lin, garni de dentelles, dont on se sert à l'église pour présenter un enfant au baptême, pour couvrir les brancards sur lesquels est placé le pain bénit, ou pour i)orter en procession les statues de la Ste Vierge ou des saints, etc.
TAVELER (du lat. tabella, dans le sens iVéchiquier, damier). Taveler, en termes de Fourreurs, c'est moucheter l'hermine avec les bouts de la queue de cet animal qui sont noirs, ou, à défaut, avec de petits morceaux de peau d'agneau de Lombardie. dont la laine est luisante et très noire. — Le mot tavelé s'emploie aussi en parlant de la peau de certains animaux qui devient tachetée : un léopard tavelé, une panthère tavelée, un serpent tavelé, etc.
TAVELLE, sorte de pass(;meuterie très étroite. — Ce mot «c dit aussi, dans les fabriques d'étolfes, d'une tringle de bois très plate qui sert conune de battant pour frapper la trame dans le petit métier.
TAVERNE (du lat. taberna). Voy. caiuret.
TAXACÉES. ]'oy. taxixées.
TAXE (du gr. fâç^î), règlement fait par autorité publique pour le prix de certaines denrées, de certains services, comme le port des lettres. — Il se dit aussi du règlement de la rémunération due pour les frais faits en justice, pour les actes des notaires, des avoués, des huissiers, et(;. Ce règlement se fait d'après un tarif établi par l'autorité. On appelle taxateur le juge chargé de régler la taxe due pour frais de justice.
Taxe des pauvres. Voy. pauvres.
TAXICORNES, famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères iiétéromères, se subdivise en 2 tribus : les Diapérales ig.-type Diapèrc, dont la tète est saillante, et les Cossyphènes (g--type Cossyphe), dont la tête est abritée par le corselet.
TAXIDERMIE (du gr. tiî-iî. ordre, arrangement, et ôÉpaa, peau . nom scientilique donné à l'art de Veinpailleur. Voy. emi'aili.k.«e.nt.
TAXI NE. Voy. if.
TAXINÉES (du g.-type Taxus, if), tribu de la famille des (Conifères, se compose d'arbres à feuilles simples, solitaii'cs. pour la plupart toujours verts. Genres principaux : Taxus. Ginkgo, etc.
TAXIS (du gr. lâciî, arrangement), nom donné, en Chirurgie, à la pression méthodique qu'on exerce avec la main sur une tumeur herniaire pour la réduire. Voy. herme.
TAXODIUM, genre de la famille des Cupressinées. très voisin des Cyprès, et dont l'espèce principale est le T. di-
stique ou Cyprès chauve, «le la Louisiane et du Mexique. C est un bel arbre résineux qui croit à 1 000 et 1 500 m. au-dessus du niveau de la mer et qui atteint quelquefois des proportions considérables.
TAXOLOGIE, TAX0N0MIE (du gr. ti^iî, ordre, et Xoyoî, discours, ou vôpioî, loi), théorie des classifications (I'om. CLASsiFiCATiox et nomenclature). — Candolle a intitulé Taxonomie la 1"= partie de sa théorie élémentaire de la Botaniijue; .\d. de Jussieu a fait, dans l'art. Taxonomie du Dictionnaire univ. d'Histoire naturelle de d'Orbignv. l'examen historique des principaux essais de classification botanique.
TAXUS, nom latin botanicpie du genre If.
C'est aussi le nom latin du Blaireau commun ou Taisson. Voy. blaireau.
TAYGÈTE, e des Pléiades, étoile de 5' grandeur. Voy.