BARREAU
earomètre a\éboïiie. Voy. anéroïde.
BAROMÉTRIQUES fleurs . Voy. hygromètres.
BAROMÉTROGRAPHE |de baromètre cl du gr. ypiçu, ccrin> , appareil destine à indiquer d'une manière continue la hauteur barométrique. Wliealstone a le premier a|>pliqué l'électricité à ce genre d'appareil; on préfère aujourtl'hui employer la méthode photographique. Le ban»métre du P. Secchi est fondé sur d'autres pnncipes. Voy.
JIÉTÉOROGRAPHE.
BARON, daro.nnet, litre de noblesse. Voy. le Dict. d' Ilisl. et de Géogr.
BAROSCOPE du gr. ^ipo;, pesanteur, et axo-éw, observer , appareil de Physique servant à montrer que le principe d'Archimède s'applique aux gaz. Il est formé par un Héau de balance portant à ses extrémités deux corps de volumes différents. L'un est une boule creuse, volumineuse ; l'autre est une masse lourde, d'un petit volume. L'appreil étant réglé de telle sorte que le fléau se tienne horizontalement dans l'air, on le place sous la cloche de la machine pneumatique, et on enlève l'air de cette cloche ; alors 1 équilibre est détruit, comme si la grosse boule pesait davantage. On en conclut que celte boule pèse moins dans l'air que dans le vide, ce qui est conforme au principe. Cette ditférence tient à ce que l'air dans lequel la boule est plongée exerce sur elle une poussée dirigée de bas en haut suivant la verticale, qui est égale au poids d'un volume d'air égal au volume de la boule. — Le baroscope a été imaginé par Otto de Guericke.
BAROTROPE .du gr. ^ioo; et xpoCT,, action détourner), machine formée de deux pédales sur lesquelles un ouvrier se maintient, en imitant la marche, et dont le mouvement est transmis à un outil. — Le barotrope est dû à De Salicis.
BARQUE .origine celtique], petit bâtiment ponté ou non
|K)nté. Voy. BÂTIMENT.
BARRAGE de barrer], obstacle que l'on oppose à un cours d'eau pour en exhausser le niveau, soit qu'on veuille le rendre plus navigable, soit qu'on ait besoin d'une cliute il'eau pour le service d'une usine. Il y a des B. fixes, construits en maçonnerie et en bois, et des li. mobiles, formés de poutrelles superposées •horizontalement ou d'aiguilles verticales, et s'enlevant à volonté. Le svstème le plus récent et qui parait le plus avantageux est âù à M. Cameré, et consiste dans l'emploi de rideaux étanches, formés de lames de bois fixées sur une forte toile : on les roule et déroule, comme les stores d'une fenêtre, sur les aiguilles fixes que l'on veut recouvrir Basse Seine, Rhône à Genève), etc.
On appelait autrefois droit de barrage un droit établi jHjur la réparation des ponts ou du pavé des routes, ou bien encore un droit d'entrée qu'on payait à la porte de certaines villes. 11 était ainsi nommé parce quau lieu où on le percevait on plaçait une barre en travers du chemin.
BARRAS, nom donné au suc résineux qui se dessèche en masses jaunes sur les parties latérales des incisions que l'on prati(jue aux pins pendant l'été pour en obtenir la térébenthine.
BARRE .origine celtique). En Géographie, on appelle : barre un amas de sables, ord. mouvants, qui obstrue l'embouchure d'un fleuve ou l'entrée d'un port ; — barre d'eau une vague élevée, transversale, qui remonte violemment contre le courant par l'effet de la marée. Dans le fleuve des .\mazones, la barre, dite prororoca. s'élève jusqu'à 15 m. ; dans la Seine, son effet est ressenti jusqu'à Rouen ; dans la Gironde, où on lui donne le nom de mascaret, le flux dépasse le Bec d'Ambez et pénètre à ta fois dans la Dordogne et dans la Garonne.
Dans la Marine, on nomme : barre du gouvernail le levier fixé à la tète du gouvernail et qui sert à le manœuvrer [^ oy. gouvernail) : on dit de même barre de cabestan, barre de guindeau [Voy. ces mots) ; — barre d'arcasse, la corde du grand arc formé par les estains appuyés sur létambot, lequel est comme la flèche de cet arc ; — barre d'hourdi. une barre parallèle et inférieure à la barre d'arcasse : au-dessous de cette barre est la barre de pont, qui est à la hauteur du pont ; — barres d'écoulilles, de longues lattes en fer fixées par des pitons et des cadenas sur les panneaux qui ferment les écoulilles ; — barre de hune, de pen-oquet, de cacatois, de petites pièces de bois placées en travers, à distances différentes, sur l'élévation de l'ensemble d'un mât, et qui supportent la base de chacun des mâts particuliers, etc.
bàrre, l. de Blason. C'est une des pièces héraldiques
dites Aoiioraft/p« ; la barre va de l'angle sénestre du chef à l'angle dextre de la pointe : c'est le contraire de la {jointe. La barre de bâtardise, plus étroite que la barre simple, indiquait sur les armes de la famille l'origine illégitime du porteur.
En Métallurgie, on donne le nom de barre au produit de la fonte des mines des métaux précieux, purifié, affiné et façonné en lingots ; sur chaque barre on indique le poids, le titre, le millésime et la douane où les droits ont été acquittés.
En Hippologie, ce mot sert à désigner l'espace libre qui s'étend entre l'arcade incisive du cheval et les arcades molaires de la mâchoire inférieure. C'est sur celte région des barres que repose le mors de la bride. — Se dit encore des extrémités repliées de la muraille du sabot du cheval [Voy. muraille).
Dans un Tribunal, on appelle barre une barre ou barrière à hauteur d'appui qui sépare l'enceinte réservée aux juges, de l'auditoire : les avocats et les avoués se placent derrière la barre.
BARRE DE mesure, ch Musique, ligne tirée perpendiculairement, à la fm de chaque mesure, sur la portée, pour séparer la mesure qui finit de celle qui commence. L'usage des barres de mesure date seulement du xvn* siècle.
G barré, C, signe qui indique que la mesure, tout en étant écrite à quatre temps, doit être battue à deux.
BARRE, en Métrologie. Voy. vare.
BARREAU. Ce mot désigne et le lieu où les avocats se tiennent à l'audience pour plaider, et le corps même des avocats : il vient de la barre ou Iwlustrade qui sépare le tribunal du lieu où siègent les avocats. — Le liarreau, c.-à-d. la pratique de l'eloouence judiciaire, a pixxluil, de tout temps, des hommes célèbres, et a joué un rôle considérable. Chez les Grecs et les Romains, il fut la tépinière des orateurs et des hommes d'Etat : llypéride, ysias, Démosthène, Eschine dans Athènes ; Cicéron, Hortensius, Marc-Antoine, Crassus à Rome, furent l'honneur du barreau en même lemp que de la tribune. — Sous les empereurs romains, sans jouer aucun rôle politique, le barreau compte encore dans ses rangs les hommes les plus distingués, Pline, Papinien, L'ipien, etc. Anéanti par l'mvasion des barbares, le barreau se relève au moyen âge. Longtemps la défense est confiée aux clercs de l'Eglise ; mais un concile leur interdit le barreau (M 80). Ce n'est que sous Louis IX qu'on voit paraître en France le nom ^'avocat ; l'ordre, déjà réglementé par une ordonnance de l'274, est constitué par l'ordonnance de 1344. Tout en jKirfageant depuis le sort des parlements, il conserve son oi-ganisation jusqu'en 1790. Il est alors supprimé, comme toutes les institutions de l'ancien régime. Pendant plusieurs années, l'exercice de la profession d'avocat fut ouvert à tout le monde : ceux qui s'y livraient prenaient le titre de défenseurs officieux. L'ordre des avocats ne fut rétabli qu'en 1804 [loi du 22 ventôse an xii). Un décret du 14 déc. 1810 soumit le barreau à un règlement sévère ; le décret du 2 juillet 1812 et les ordonnances des 20 novembre 1822 et 27 août 1850 complétèrent son organisation.
Dès le XIV* siècle, le barreau français comptait des hommes d'un grand savoir et d'une rare vertu, tels que Yves Hélori. qui fut canonisé, J. Faber, P. de Bclleperche, Raoul de Presles, Regnault d'Acy, Guill. de Dorraans, J. Desmarets, J. Juvénafdes Ursins,"j. de la Rivière, J. de Vaillv, Raulin, Cousinot, etc. : mais l'éloquence de cette époque était déclamatoire, verbeuse, surchargée de digressions inutiles et de citations déplacées. Avec le xvi« siècle commence pour le barreau français une ère nouvelle : c'est alors que brillent successivement Dumoulin. G. Coquille, Povel. Chopin, Brisson. Bodin, Ayrault. Lovseau, Pithou, Loîsel. Pas<|uier, Lemaistre, Ant. Arnauld. Patru. Au xviir siècle. Cochin. Gerbier. Linguet, Bergasse. Delamalle, Tronchet, Desèze, Chauveau-Lagarde. soutiennent l'honneur du Ijarreau ; ils ont trouvé dans les Berryer. les Paillet. les Henncquin, les Dupin, les Chaix d'Est-Ange, les Marie, les Dufaure, les J. Favre, les Lachaud. etc.. de dignes successeurs. — Voy. \e Barreau f ran ça i s, reciml des chefsd'œuvre de l'éloquence judiciaire (1821-25,et 1855-471 : Boucher d'Argis. Histoire abrégée de l'ordre des avocats (1755) ; Foumel. Histoire des avocats au Parlement et au Barreau de Paris (1813), histoireque complètent les Souvenirs de Berryer père (1839) ; Grellet-Dumazeau. Recherches et études sur le Barreau de Rome, depuis son origine jusqu'à Juslinien (4851) ; Oscar de Vallée, De l'élo-