BARRES
BARYUM
?uence judiciaire au \\u' siècle (1856); Sapcy, Eludes iographifjues (1858); Cresson, la Profession d' Avocat (1888); Dauvillicr, le Barreau anglais et le Barreau français (1890)
liARRKAU AIMANTÉ. Voy. AIMANT.
BARRES PAKAI.LÈLES. En termes de Gymnastique, ce sont deux barres de bois fixées sur des moulants à une liauteur du sol et à une dislance l'une de laulre, qui pcrmellcnl d'y appuyer les mains et de s'enlever sur les bras.
DARKKS DE SUSPENSION, appareil de Gymnastique, formé d'une barre de bois (ixée liorizontnlement à une certaine liauteur, et sur laquelle on peut, «ntre autres exercices, se suspendre par les mains.
BARRES (jEC de). C'cst un dcrivé des luttes à la course. Son origine remonte au delà du moyen âge, et semble se rattacher à Vostracinda des Grecs, ou jeu de la coquille, dont l'élablissement date de l'époque où Clislhènes, aïeul de Pérjelès, établit à Athènes l'ostracisme ou jugement de la coquille. Nous jouons à la coquille, en jouant aux gend innés et aux voleurs. — Dans un compte rendu manuscrit de Robin I)enisot,daté de 1430, on trouve déjà cet exercice sous le nom de jeu de barres. Par son essence même, il ne saurait avoir rien de commun avec ces jeux militaires «I autrefois qui consistaient soit à lancer des narres pesantes d'un point déterminé, soit à combattre avec de lourdes et courtes épées dans un espace fermé de barrières. Un jeu de jet ou un combat de gladiateurs ne sauraient être l'origine d'une lutte à la course. — Notre jeu de barres actuel difTèn^ très peu de l'ostracinda des Grecs. Dans l'un comme dans l'autre, les joueurs se forment en deux camps séparés par une barre tracée sur le sol, viennent se provoquer récipro(|uement, courent les uns contre les autres, font des prisonniers et tentent de délivrer ceux qui sont faits.
BARRETTE, coiffure empruntée par les laïques aux gens d'Eglise. C'était un haut bonnet de velours ou de drap, tantôt terminé en pointe, tantôt amorti comme le fond d'un sac. Jean sans Peur est ordinairement représenté coiffé d'une barrette. Les gens de robe gardèrent la barrette quand elle eut passé de mode. On donne auj. spécialement ce nom à un petit bonnet carré de couleur rouge qui est un des insignes des cardinaux. Elle leur est remise après leur nomination par un envoyé extraordinaire du pape, qui porte le nom à'ablégat.
C'est Grégoire XIV qui introduisit l'usage de la barrette des cardinaux.
Le bonnet de docteur s'appelle aussi barrette : il a quatre cornes.
BARRICADE, retranchement fait à la hâte avec desbarriques remplies de terre, des fascines, des arbres, des pavés ou tout autre obstacle, pour défendre un passage (luelconque ; on a aussi donné ce nom à des chaînes tendues à travers une rue pour la barrer. — Ce genre de défense a joué un grand rôle à Paris dans plusieurs insurrections. Outre l'emploi qu'on en fit dans la célèbre Journée des barricades (12 mai 1588), on y recourut encore le 20 août 1648, pour chasser Mazarin; le 27 juillet 1850, pour repousser les troupes de Charles X ; dans les émeutes de juin 1832 et avril 1834; dans les journées des 25 et 24 février 1848, et dans celles de juin de la même année. La Commune de 1871 remit également en honneur les barricades.
BARRIÈRES (de oarre), nom sous lequel on désigne, outre les grilles et les barrières propr. dites, les bureaux établis à l'entrée d'une ville, sur un pont, sur une route, à la frontière d'un pays ou d'une province, pour la perception d'un droit Je douane, d'entrée ou d'octroi, d'un péage, etc. Avant 1860, Paris avait 56 barrières, dont les principales étaient : au N., celles de l'Etoile, du Roule, de Clichy, St-Denis, de la Yillette et du Trône; au S., celles de Fontainebleau ou d'Italie, St-Jacques, d'Enfer, du Maine, etc. — En Angleterre et en Allemagne, il existe sur les routes des barrières oii l'on perçoit sur les voitures, les chevaux et les bêtes de somme, des taxes destinées à payer les frais de construction et d'entretien des voies publiques. ■
Autrefois, à Paris, les sergents du Châtelet se tenaient appuyés sur la barrière qui était au-devant du Châtelet, pour être prêts, au premier ordre du juge ou à la réquisition des parties; dans la suite, on leur construisit en divers lieux des corps de garde qui gardèrent le nom de barrières des sergents; c'est de là qu'a pris son nom le lieu appelé la barrière des sergents, dans la rue St-Honoré.
BARRIQUE (du b.-lat. barrica), espèce de tonneau servant, comme le baril, à expédier des marchandises solides ou liquides. Sa contenance varie suivant les pays : à Bordeaux, la barrique de vin contient 200 pintes de Paris (180 lit. 265); à la Rochelle, à Cognac et dans tout le pays d'Aunis, la barrique d'eau-de-vie compte pour 27 veltes (205 lit. 45) ; à Nantes et en divers lieux de la Bretagne et de l'Anjou, elle est évaluée à 29 veltes (220 lit. 69) ; à Bordeaux, à Rayonne et en plusieurs endroit; de la Guyenne, à 32 veltes (243 lit. 84). La barrique en usage pour les vins et eaux-de-vie à Agen contient 100 pots du pays (223 lit. 51).
BARRISTER, nom donne en Angleterre à tout avocat plaidant.
BARTAVELLE, nom vulg. de la Perdrix grecque.
BARTONIA (de Barlon, bolan. américain), genre de la famille des Loasées.
BARYCENTRE, centre de gravité.
BARYTE (du gr. jiapûî, pesant) , Pro^oxwrfe de baryum, terre alcalhie composée de baryum et d^oxygène [RaOJ, blanche ou grisâtre, d'une saveur caustique, pesant 4 fois autant que Peau. Lorsqu'on verse un peu d'eau sur de la barvte, elle s'échauffe, se délite en faisant entendre un bruissement semblable à celui que produirait un fer rougi, et se change en un hydrate ; 1 partie de barvte exige 5 parties d'eau pour se dissoudre. Exposée à l'air, la barvte en attire l'humidité et se carbonate. Calcinée dans le gaz oxygène, elle se convertit en Bioxyde ou Peroxyde de baryum [BaO*] qui sert pour la fabrication de l'oxygène [Voy. oxygène) et de l'eau oxygénée [Voy. eac oxygénée).
La baryte se rencontre fréquemment dans la nature a l'état de baryte sulfatée, ou de baryte carbonatée. Oc obtient la baryte pure en calcinant au rouge, dans ur creuset, le nitrate de baryte.
Les sels de baryte solubles sont d'un emploi fort utile dans l'analyse chimique; ils servent particulièrement à découvrir l'acide sulfurique et les sulfates, avec lesquels ils donnent un précipité blanc, insoluble dans les acides. Ils sont fort vénéneux. Les principaux sont le sulfate, le chlorure, l'azotate de baryum, qui s'obtiennent par l'action des acides correspondants sur la baryte. Le sulfure de baryum se prépare en chauffant au rouge un mélange de sulfate de baryte et de charlxjn. Il peut être transformé en baryte jwr ébuUition avec de l'oxyde de cuivre, de sorte que le point de départ de tous les composés barytiques est le sulfate de baryte naturel ou barytine [Voy. ce mot). — La baryte a été découverte par Scneele en 1774.
En Médecine, on emploie rarement la baryte : mêlée à l'huile d'olive, elle a été conseillée à l'extérieur contre les dartres et les brûlures.
BARYTE CARBONATÉE. Voy . WITHÉRITE.
BARYTE SULFATÉE. Voy. BARYTINE.
BARYTINE, sulfate de baryte (BaO.SO'), minéral isomorphe des sulfates anhydres de plomb, de strontiane, de chaux, etc. Ses cristaux appartiennent au système orthorhombique. On trouve aussi la barytine à l état amorphe, fibreux ou bacillaire. Sa densité considérable (4,5) lui a fait donner le nom de Spath pesant. On la rencontre généralement dans les filons métalliques, formant la gangue des minerais de plomb, d'argent, de cuivre, etc. En Angleterre, au Harz, etc., elle se trouve en couches dans les roches granitiques. On la rencontre aussi en Auvergne, à Autun et sur plusieurs points des Alpes. — La barytine sert à la préparation des autres sels de baryte. Les céruses du commerce sont quelquefois sophistiquées avec la poudre de ce minéral.
BARYTO-CALCITE [BaO.CaO.2CO*], minéral blanc, qui cristallise en prismes clinorhombiques ; dimorphe de l'Alstonite [Voy. ce mot). On l'a trouvé à Alston-Moor, dans le comté de Durham.
BARYTON (du gr. jâapÛTOvoî). C'est la voix d'homme qui tient le milieu entre le ténor et la basse-taille. On l'a aussi nommée taille et concordant, parce qu'elle sert d'intermédiaire entre les deux autres voix d'homme. Son registre commence au si bémol grave, et s'élève jusqu'au fa. à la douzième. Le baryton est peut-être le genre de voix le plus commun en France. — On a donné aussi le nom de baryton à une espèce de violon qui se montait avec 7 cordes.
En Grammaire, on appelle barytons les mots grecs dont la dernière syllabe est sans accent (tûtitid).
BARYUM, corps simple métallique dont l'oxyde est la baryte [Ba = 156,8] ; a été isolé par Humphry Davy en