TERME
logiques, ou Bécits sur quelques points de la Fable, du merveilleux et de l'histoire naturelle (1856).
TERATOPIUS, espèce (l'Aiçle. Voy. «ateleur.
TERBIUM ou 11IEHBIUM, métal signalé dans les terres de lyllria par M. Mosander en 1883.
TERCET (du lat. tertius), couplet ou stance de trois vers. Le sonnet est composé de quatorze vers distribués eu «leux quatrains et deux tercets. La Divine Comédie de Dauleet beaucoup de i)oèmes italiens sont écrits en tercets.
TÉRÉBELLE, Tereoella (dimiii. de terebra, tarière; à cause de sa forme), genre d'Annélidcs, de l'ordre des Cliélopodes, sous-ordre des Cépbalobranclies, renferme des espèces marines, voisine des Sabclles, qui vivent enfoncées <lans le sable ou dans des tubes fixes formés de fragments de cotjuilles mêlés de sable. — Le type du genre est la 7'. coquillère {T. conchileza], des côtes de France.
TEREBELLUM, nom latin des Mollusques gastéropodes du genre Tarière. Voy. ce mot.
TÉRÉBÈNES. hydrocarbures qui se forment lorsque l'on fait agir certains acides, et notamment l'acide sulfurique, sur l'essence de térébentliine ; il se produit deux carbures : l'un, volatil à 158°, a pour formule C'"ll"' et a reçu le nom de térébène: l'autre a pour formule C*"ll'*, c'est le colophènc ou di térébène. L existence de ces composés a été signalée par Deville. Voy. campiièxes.
TÉRÉBENTHÈNES, C'^ll'^ carbures d'hydrogène qu'on extrait du pin des Landes ou d'Australie ; suivant la provenance, on a deux carbures ililféients : celui des Landes est lévogyre, et celui d'Australie est dextrogyre. Il existe un grand nombre de carbures ayant même composition que l'essence de lérébenihinc et qui n'en dilfèrcnt que par leurs jjropriélés physiques. Cette essence est un liquide incolore bouillant à 161° qui, exposée à l'air, absorbe l'oxygène et se résinific. Ce corps peut se combiner aux hydracidcs, et, abandonné à l'air avec de l'alcool et de l'acide azotique, il fournit un hydrate auquel on a donné le nom de terpine [Voy. essence de térébenthink).
TÉRÉBENTHINE (du lat. terebinthus], suc résineux, fourni par plusieurs végétaux, surtout par les arbres de la famille des Conifères, tels que les l'ins, Sapins, Mélèzes et Cyprès, et de celle des lérébinlliacécs. On pratique, du printemps à l'automne, de petites entailles le long du tronc de ces arbres; la térébenthine découle alors de ces incisions et vient se réunir dans un creux fait au pied de chaque tronc : c'est la térébenthine vierge ou brute. On punlie cette térébenthine en la fondant dans une grande chaudière et en la passant à travers des filtres de paille. Pendant l'hiver, les dernières plaies de l'arbre coulent encore ; mais la résine se solidifie sur le bord des entailles en croûtes opaques d'un blanc jaunâtre : c'est ce qu'on appelle le galipot. C'est aussi de la térébenthine qu'on tire le goudron végétal et la poix noire [Voy. ces mots). — La térébenthine est un mélange d'un carbure d'hydrogène, le térébenthène, dont la formule est G'^11*^, et d'une résine; on efl'ectue la séparation de ces deux éléments en distillant la térébenthine dans de grands alambics de cuivre. Elle fournit ainsi près du quart de son poids d'essence [essence de térébenthine) ; le résidu est ce qu'on appelle brai sec, arcanson ou colophane. Voy. ces mots.
On distingue dans le Commerce : la T. française ou de Bordeaux, qui découle du Pin maritime; la T. anglaise ou américaine, qui provient surtout du Pin austral ; la T. allemande, duc au Pin sylvestre ; la T. de Venise, due au Mélèze, et quelques autres espèces moins importantes.
On emploie la térébenthine, ainsi que l'essence qu'on en extrait, pour la préparation des vernis. Cette essence sert aussi aux peintres et aux dégraisseurs. La médecine en fait usage à l'extérieur comme révulsif, à l'intérieur contre les maladies des voies urinaires, les coliques hépatiques, etc.
On doiHie les noms : de Térébenthine du Brésil, au baume de Copaim ; de T. du Canada, au baume du Canada ; de T. de Chio, à la résine qu'on extrait du Pistachier térébinlhe ; de T. de Judée, au suc résineux qui découle du Balsamodendron gileadense : ce suc est aussi connu sous le nom A'opobalsamum.
TÉRÉBINTHACÉES (de terebinthus, nom d'espèce du Pistachier, autrefois rattaché à cette famille), famille ilc plantes auj. très réduite, dont on a détaché les Anacar- (liucées, les Uursérées, etc. Voy. ces mots.
TÉRÉBINTHE, Pistacia terebinthus, espèce du genrft Pistachier, famille des Anacardiacées. Voy. pistachieh.
TEREBRA, nom latin scientifique des Mollusques gastéropodes du genre Vis. Voy. ce mot.
TÉRÉBRANTS (du lat. terebrare, percer avec une tarière), section de l'ordre des Hyménoptères, renferme ceux de ces insectes dont les femelles sont pourvues d'une tarière, qui leur sert à percer les corps pour y déposer leurs œufs. — Cette section comprend deux familles, les Pupivores et les Porte-Scie.
TÉRÉBRATELLE, Terebratella, genre de Brachiopodes, de l'ordre des Brachidés, famille des Térébratulidées : coquille ovale ou transverse, déprimée, présentant à la grande valve une aréa, un deltidium formé de 2 pièces et une ouverture ronde qui entame plus le deltidium que le crochet. Les espèces vivantes habitent les mers profondes; les espèces fossiles apparaissent avec l'étage sinémurien.
TÉRÉBRATULE, Terebratula, genre de Brachiopodes. de l'ordre des Brachidés et type de la famille des Térébratulidées : coquille libre, Iwmbée, de contexture j)crl'orée, dépourvue d'aréa : la grande valve présente une ouverture ronde, sans bourrelet, qui entame plus le ci-ochet que le deltidium; ce dernier est formé de deux pièces. Les espèces vivantes habitent les mers profondes; les espèces fossiles se trouvent depuis l'étage murchisonien.
TÉRÉBRATULINE, Tercbratulina, genre de Brachiopodes fossiles, de l'ordre des Brachidés, famille des Magasidées : coquille libre, déprimée, de contexture perforée, ayant ses deux valves bombées et pourvues d'oreillettes à la région cardinale. Le crochet, sans deltidium, est tronqué obliquement par une couverture ronde. Les Térébralulines sont spéciales aux terrains crétacés.
TÉRÉDINE, Teredina, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orlhoconques sinupalléales, famille des Pliohulidécs. Les Térédines se trouvent fréquemment à l'état fossile, probablement depuis le Carbonifère.
TEREDO, nom latin scientifique des Mollusques du genre Taret. Voy. ce mot.
TÉRÉDYLES (du gr. tsot^ôwv, ver qui ronge le bois, et 0À7), lx)is), nom sous lequel quelques entomologistes comprennent tous les insectes Coléoptères qui percent le liois.
TÉRÉPHTALIQUE (acide), corps isomère de l'acide phtalique. C'est un dérivé bisubstilué de la benzine, correspondant à la série »fl?a [Voy. ce mot). On l'a obtenu en oxydant l'essence oc cumin par un mélange de bichromate de potassium et d'acide sulfurique. [Voy. phtaliqde [acide]).
TERME (du lat. terminus), se dit, en général, de toute borne, de toute limite, et s'applique à tout ce qui est susceptible d'être mesuré.
Chez les anciens, on appelait teigne toute borne servant à indiquer la limite d'un terrain. Les Bomains mettaient ces bornes sous la protection d'une divinité particulière, qu'ils appelaient le dieu Terine [Voy. le Dict. d'Ilist. cl de Géogr.). — Par suite, le mot terme a désigné en Architecture : 1° des pierres carrées surmontées d'une tête, image du dieu Terme des Bomains, que l'on place dans les jardins, au coin des allées et des palissades : ce sont souvent aussi des statues d'homme ou de femme, sans bras, et dont la |)artic inférieure se termine en gaine ; 2° dos pièces de sculpture qui forment les côtés du couronnement d'un édifice.
En Algèbre, les termes d'un polynôme sont les monômes qui le composent. Les termes d'une fraction en sont le numérateur et le dénominateur. Les termes d'un rapport sont les quantités dont ce rapport exprime la comparaison, et qui ont reçu les noms d'antécédent et de conséquent. Les tertties d'une proportion sont les termes des ia\y ports qui composent c^tle proportion. Les termes d'une progression, d'une série, sont les nombres au moyen desquels sont formées cette |)rogression, cette série.
En Grammaire ou en Logique, on appelle termes les mots qui expriment les idées mises en rapport. Dans toute proposition il y a deux termes, le sujet et l'attribut. I)ans tout syllogisme on ne trouve que trois termes : le grand, le moyen et le petit, combinés deux à deux. Voy. SYi.r.or.isME.
En Di-oit civil, le terme est l'événement futur et certain d'oi'i l'on fait dépendre l'exigibilité d'un droit. Le ternuî est certain quand l'époque en est connue, incertain quaml on est sûr qu'il arrivera, mais qu'on ignore à quelle