‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1575 sur 1729 · TERRAINS · texte numérisé non relu

TERRAINS

C|ioqiic. Ce qui n'est dû qu'à terme ne peut être exigé avant l'édiéaiice. Le terme est toujours présumé stipulé cnfnveurdu débileur (C. civ., art. 1185-88). — En matière de Location, les termes ordinaires de l'année sont le î" janvier, le l*' avril, le l"' juillet et le 1" octobre, qui, par l'usage, sont toujours reportés au 8 ou au 15 de chacun de ces mois, suivant l'importance des locations.

TERMES, nom latin scientilique du genre Termite.

TERMINAISON (du lat. terminatio). En Grammaire, on appelle terminaison ou désinence, par opposition à radical, toute la partie variable de la (in des mots, celle qu'on ajoute au radical pour exprimer les accidents de nombre, degenre, de cas, de mode, de temps, de personne, et rendre ainsi les rapports de concordance ou de dépendance que les mots ont entre eux. C'est par les différences de leurs terminaisons que se distinguent les déclinaisons et les conjugaisons. Yoy. suffixe.

C'est aussi par des différences de terminaison que se dislinguent les vers dans les langues modernes : les rimes sont dites masculines ou féminines, selon que les mois ont une terminaison masculine, comme amour, ou féminine, comme tendresse.

TERMINAL (du lat. terminalis), épithète donnée aux parties des plantes qui occupent le sommet d'un organe quelconque : c'est ainsi qu'on dit : bourgeon, style terminal, fleurs tertninales, etc.

TERMINALIA, nom latin botanique du genre Badamier. Voy. ce mot.

TERMINOLOGIE (du lat. terminus, terme, et du gr. Xdyo;, discours). C'est l'ensemble des termes techniques d'une science ou d'un art et la science des idées que ces termes représentent. Voy. nomf.nclatcrf,.

Il se ait aussi de la langue particulière que se fait chaque auteur : c'est ainsi que l'on dit la terminologie de Kant, celle de Hegel, etc.

TERMITE, Termes, vulg. Fowrmi fc/a«cAc, genre d'Insecles, de l'ordre des Névroptères, famille des Planipennes, renferme des insectes très petits et très destructeurs, qui vivent, comme les fourmis dont ils diffèrent néanmoms loologiquement, en sociétés innombrables, composées de mâles, de femelles, de travailleurs qui restent à l'état de larve, et de soldats qui sont dépourvus d'ailes et chargés de la défense de l'habitation. Ces insectes sont armés de mandibules puissantes à l'aide desquelles ils percent et dévorent les bâtiments en bois, les meubles, les papiers, les étoffes et les marchandises. Certaines espèces des contrées chaudes de l'Asie et de l'Afrique bâtissent leurs nids sur les branches des arbres, d'autres sur la terre. Les nids du T. belliqueux ( T. bellicosus) ont la forme d'un pain de sucre, haut de 3 ou 4 m., et sont très solidement construits. On connaît encore, parmi les espèces exotiques, le T. voyageur, le 7'. fatal, le T. atroce, le T. mordant, etc. On trouve dans le midi de l'Europe et aussi de la France le T. lucifuge, d'un noir brillant, qui infeste les forêts et a pénétré jusque dans les villes. D'après Lespès, celte espèce offrirait jusqu'à 11 sortes d'individus. Les deux sexes y fournissent des soldats et des ouvriers et on y remarque deux sortes d'individus féconds, mâles et femelles, les uns petits, les autres plus grands. Les Termites jwraissent être originaires de l'Inde; mais aujourd'hui les navigateurs les ont disséminés dans toutes les parties du monde. Us font surtout de grands ravages dans nos ports occidentaux. Quatrefages a proposé le chlore gazeux comme un moyen de les détruire; mais jusqu'à présent aucun procédé n'est parvenu à arrêter leurs dégâts.

TERNAIRE (du lat. ternarius), ce qui est composé de trois unités ( Foy. trois, trinitk, triade). — L» ?nesure ternaire, en Musique, est celle dont les temps sont divisibles par trois.

ternaire. Un certain nombre de philosophes ont ado])té l'idée que toutes choses sont associées trois par trois. Cette théorie, qui se trouve chez Hegel (la thèse, l'antithèse, la synthèse), a surtout été développée par les philosophes hermétiques (Paracelse, Saint-Martin, etc.) : c'est ainsi, disaient-ils, qu'il y a trois personnes en Dieu, trois plans dans l'univers (plan divin, plan spirituel, plan matériel), trois substances dans l'homme (âme. vie, corps), trois forces dans la société (sciences, pouvoir, richesse), etc. — Consulter Papus, Traité méthodique de science occulte, 1891.

Voy. TRIADE.

TERNE (du lat. terniis), combinaison de trois numéros

])ris et sortis ensemble à la loterie. Le tejiie gagnait 5500 fois la mise {Voy. loteriej. — Terne se dit encore : au jeu de Loto, de trois numéros gagnants sur la même ligne horizontale; et au jeu de Dés, du coup oîi l'on amène deux 3.

TERNE (du lat. lernus), se dit, en Botanique, des parties des plantes réunies au nombre de trois sur im support commun, ou fixées trois à trois au même point ou sur le même plan d'un axe ou réceptacle commun ; les folioles du trèfle sont tcrnées.

TERNSTRŒMIACÉES (du g.-tvpe Ternstrœmia, ainsi nommé lui-môme du botan. suédois G. Ternstrœm), famille de plantes Dicotylédones dialypétales, voisine des Malvacées, se compose d'arbres et d'arbrisseaux à feuilles alternes, sans stipules, souvent coriaces et persistantes ; à ileurs axillaires et terminales, quelquefois très grandes; étamines nombreuses; fruit tantôt coriace, indéhiscent, un peu cliarnu intérieurement; d'autres fois sec, capsulaire, s'ouvrant en autant de valves. — Les Ternstrœmiacées habitent principalement l'Amérique tropicale et l'Asie orientale. Cette famille comprend, outre le genre type qui est sans importance, les genres Thé et Camellia.

TERPSICHORE, 81' petite planète, trouvée le 30 sept. 1864, par Tempcl à Marseille. Voy. planètes.

TERRA MERITA, ancien nom du Cui'cuma.

TERRAGE, droit qu'avaient autrefois certains seigneurs de prendre en nature une certaine partie des fruits provenus sur les terres qui étaient sous leur dépendance. On nommait seigneur tcrrageau celui qui avait droit de terrage. Voy. CHAMI'ART.

On appelle encore ainsi : 1° l'action de remonter la terre des vignes de la base au sommet, ou d'y apporter des terres des champs voisins ; — 2" celle de terrer le sucre, c.-à-d. de le couvrir d'une terre grasse qui a la propriété de le blanchir [Voy. sucre); — 3° celle de terrer une étoffe, c.-à-d. de 1 enduire de terre à foulon pour la dégraisser.

TERRAINS (du lat. ierrenutn). En Géologie, on appelle terrains les masses plus ou moins considérables dans lesquelles sont réparties les roches diverses qui composent l'écorce solide du globe. On distingue les T. sédimentaires, les T. éruptifs et les T. métamorphiques.

I. Terrains sédimentaires. Ce sont les terrains qui se sont formés au sein de l'eau. On les reconnaît à leur nature stratifiée, c.-à-d. à leur disposition par couches parallèles, et à la présence, dans leur masse, de débris organiques animaux ou végétaux qu'on appelle fossiles (Voy. ce mot). Au point de vue de leur mode de formation, ils sont d'origine détritique, chimique ou organique ; au point de vue de leur composition minéralogiquc, ils sont calcaires, argileux, siliceux, etc. Les différents terrains sédimentaires s'étant formés successivement, et cliacun recouvrant, en partie au moins, celui qui le précède dans l'ordre chronologique, étudier leur ordre de super|)0sition c'est étudier leur ordre de formation. Mais les terrains se présentant souvent fortement disloqués et renversés, ce procédé est d'une application difficile, et il a fallu avoir recours à d'autres moyens pour établir la chronologie relative des terrains. Ces moyens, inaugurés en 1811 par Cuvier et Brongniart, sont fondés sur la paléontologie. Aux époques géologiques, en effet, les climats étaient beaucoup moins marqués que de nos jours, et l'uniformité de la température entraînait presque partout à une même époque l'uniformité de la faune et de la flore, tandis que par les transformations successives du milieu, cette faune et cette flore se transformaient elles-mêmes ou se renouvelaient avec le temps. Il en résulte que chaque terrain est caractérisé par une série spéciale de fossiles; que si deux terrains en contiennent des séries différentes, ils sont différents ; enfin que si sur deux points dilTérents on trouve la même suite de terrains, on y verra toujours les fossiles s'y succéder dans le même ordre. La classification des terrains se trouve ainsi ramenée à la classification des faunes ou des flores qu'ils renferment. Quant aux caractères minéralogiques, ils sont de peu d'importance : car, à de faibles dislances, des terrains qui renferment des fossiles identiques et sont par suite contemporains, peuvcn: avoir des compositions minéralogiques très diverses, de même que, dans les mcre actuelles, ici se déposent des argiles ou des sables, tandis au'un peu plus loin se forment des calcaires. — Les grandes divisions qu'on a établies dans la succession des terrains sédimentaires, d'après la

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