BAS
BASIDIOMYCKTES
i808. au moyen de la pile. Il est jaune, brillant, de densité 4 environ, est très oxydable et décompose l'eau à la température ordinaire.
BAS. Les bas, partie du vêtement qui couvre les jambes, étaient à i)eu près inconnus aux anciens. Au moyen âge, ils furent longtemps désignés sous le nom de chausses. 11 y a à Délémont un bas du vn' siècle après J.-C. Ensuite on distingua le haut-de-chausses, ou caleçon à braguettes, du bas-de-chausses, que par abréviation nous appelons bas. La matière des bas a naturellement varié beaucoup ; on les a laits aussi de dilFérentcs couleurs. Les pages de Louis XII portaient un bas rouge et un bas jaune. Les Imis d'atlaclie se nouaient au haut-de-chausses par les aiguillettes: courts, on les fixait avec des jarretières. Les premiers bas de tricot datent de François I", les bas de soie en France, de Henri II.
Le métier à bas, ou métier à tricoter, fut inventé en France, en 1650, par un compagnon serrurier des environs lie Caen; mais, rebuté par les tracasseries que lui suscita le corps des marchands Bonnetiers, il alla porter son invention en Angleterre. Elle en fut rapportée par J. Ilindres, qui, en 1656, établit au château de Madrid, près de Boulogne, la première manufacture de bas qu'on ait vue eu France.
Bas bleu (Blue stocking). En France ainsi qu'en Angleterre, on applique ce nom aux femmes qui visent à une réputation littéraire. Quelques-uns attribuent l'origine de cette expression à lady Montagne ; d'autres la font remonter au xv° siècle, parce qu'alors il existait à Venise une société littéraire dite società délia Calza (société du Bas), dans laquelle les femmes étaient admises.
BASALTE (du lat. basaltes), roche noire ou brune d'origine éruptive, très dure et très tenace, sonore, d'une densité égale à 5, présentant la composition suivante : dans une pâte en apparence compacte et constituée par un agrégat de magnétite, d'augite et de feldspath triclinique (labrador) en microlitbes, se trouvent de gros cristaux d'olivine, d'augite, de magnétite et de labrador. Les Ijasaltes forment généralement de grandes coulées qui sont dues à des éruptions remontant à toutes les périodes de l'époque tertiaire. En Auvergne, où ils présentent mi développement très considérable, on connaît des basaltes miocènes, pliocènes et quaternaires. Les 7nélaji/iy?-es ne sont autre chose que des basaltes anciens, permiens, triasiques ou jurassiques. Le basalte eu se refroidissant présente des phénomènes de retrait, qui donnent lieu à une division en prismes à surfaces parallèles, dont l'assemblage forme souvent des accidents naturels très remarquables; les plus célèbres en ce genre sont les colonnades de la côte d Antrim, la Chaussée des Géants des environs de Bushmills en Irlande, et surtout la Grotte de Fingal dans l'île de Stafta. l'une des Hébrides. On observe d'ailleurs cette structure prismatique dans toutes les régions basaltiques,
(lar exemple dans le Yivarais, le Velay, sur les bords du Ihin, en Islande, etc. — Le basalte est trop dur et trop cassant pour pouvoir être taillé; on ne peut l'emplover dans les constructions que comme moellon. On en fait cependant quelquefois des pilons et . des mortiers, ou même des enclumes pour les batteurs d'or.
BASANE (de l'arabe bithanet), peau de mouton, bélier ou Iwebis, passée au tan, s'emploie à divers usages, suivant les dilîérents apprêts qu'elle reçoit. Amincie et teinte, glacée et apprêtée comme le maroquin, dorée, marbrée ou estampée, elle sert à faire des garnitures de chapeaux, des gaines, des dessus de tables, de chaises, de banquettes, de fauteuils; c'est surtout comme couverture de livre qu'elle est employée : ce genre de reliure est plus économique que le veau, mais moins solide. Plus forte et moins façonnée, la basane est employée par les selliers, bourreliers, coffretiers et souflletiei"s, aux différents travaux de leur étal.
On distingue : la B. tannée ou de couche, tannée comme la peau de veau, et qui sert plus particulièrement de tenture pour les murs ou de garniture pour les meubles ; la B. coudrée, qui n'est que rougie dans l'eau chaude avec le tan, après avoir été pelée par le moyen de la
] ; U B. passée en mes-
chaux; la B. chipée [Voy.
quis. dans l'apprêt de lac
CIIIPAGE,
guis, dans 1 apprêt de Taquelle on emploie le redou au lieu de tan; la B. alude, apprêtée à l'eau d'alun : c'est cette espèce qui sert pour la reliure. — Les départements du Centre fabriquent une grande quantité de basanes, qu'on finit à l'aris.
BAS-BORD. Voy. b.vbord.
BAS-CÔTÉS ou COLLATÉRACX. Voy. ÉGLISE Ct NEF.
BASCULE (de battre et cul), tout système de corps suspendu sur un point, mobile ou non, et autour duquel ce corps oscille jusqu'à ce qu'il se trouve en équilibre. Le fléau d'une balance est une bascule à bras égaux. Beaucoup de machines hydrauliques très simples sont fondées sur ce système : telles sont la B. hydraidique, la B. de d'Artigues, l'Horloge à eau de Perrault. Dans les horloges mécaniques, on appelle bascule un levier qui règle le mouvement de la sonnerie, et soulève les marteaux qui frappent l'heure. Dans les orgues, on nomme B. du positif ou du petit orgue des règles de bois, longues d'environ 2 m., qui établissent la communication entre le clavier du positif et le sommier.
On appelle encore bascule un appareil servant à peser les lourds fardeaux, tels que les voitures, les bestiaux, etc. Le fardeau est posé sur une plate-forme horizontale qui s'appuie sur un levier, par un système de traverses articulées. Ce levier transmet le mouvement qu'il reçoit à un fléau de balance qui porte lui bassin. En mettant des poids marqués dans ce nassin, on fait équilibre au poids du fardeau et on déduit de ces poids celui que l'on cherche, comme dans la balance de Quintenz. Voy. balance.
BASCULE (jEC DE la), cspècc de balançoire qui consiste en une pièce de bois mise en équilibre, en son milieu, sur un objet solide peu élevé et formant pivot. Les joueurs se mettent à chaque extrémité de la pièce de bois et lui impriment un mouvement de bas en haut qui les balance.
En Politique, on a nommé Système de bascule un système par lequel le pouvoir, placé entre deux partis, se porte tantôt vers l'un, tantôt vers l'autre. Ce système n'est pas nouveau ; mais le mot n'a été introduit dans le langage politique qu'à propos du ministère Decazes, sous Louis XVIII.
BASE (du gi\ pâd'.î), se dit, en Architecture, de tout membre qui sert de support à un autre : c'est par exemple la partie inférieure de la colonne et du piédestal. Voy. ces deux mots. Les différents profils donnes aux bases aident sûrement à reconnaître l'époque et le style des constructions qu'elles décorent. C'est un des membres d'architecture qui est le plus caractérisé aux diverses époques de l'art dans tous les pays.
En Géométrie, on appelle base d'un triangle, d'un parallélogramme, d'un rectangle, un quelconque des côtés de ces figures, considéré spécialement en vue de leur mesure. La base d'un parallélépipède est l'une quelconque de ses faces; la base <i'un prisme, l'un des deux polygones égaux qui le limitent de part et d'autre; la base d'une pyramide, le polygone opposé au sommet, et aux côtés duquel aboutissent toutes les faces latérales, etc. — Dans le Levé des plans, la base est une droite de position déterminée, et à laquelle on rapporte la position des dilîérents points ou des différentes lignes d'un terrain. — En Géoilésie, on appelle base une ligne une l'on mesure avec le plus grand soin, et qui permet, à l'aide d'une suite de triangles que l'on résout successivement, d'arriver à la mesure d'un arc du méridien. — En Arithmétique, la base d'un système est un nombre qui joue dans ce système un rôle essentiel. Ainsi 10 est la base du système décimal et du système de logarithmes vulgaires.
En Chimie, on nommait base, dans la théorie dualistique, l'oxyde qui dans les sels tend à saturer l'acide. Auj. la base ou hydrate basique est un oxyde hydraté ; la potasse, la soude, l'hydrate de calcium sont des bases.
BASELLE, Basella, vulg. Epinard des Indes, genre de la famille des Chénopodées, est composé d'herbes annuelles, charnues, succulentes et volubiles. La B. rouge, originaire des Indes, et la B. blanche, de la Chine, sont toutes deux acclimatées en France. Leurs feuilles se mangent comme celles des épinards.
BAS- FOND. Vou. fond.
BASICITÉ, se oit, en Chimie, de la faculté qu'ont les acides de pouvoir échanger 1, 2, 5 atomes de leur hydrogène contre des métaux ou des radicaux hydrocarbures.
BASIDE, organe reproducteur des Basidiomycètes, formé d'une cellule qui produit à l'extérieur quatre (en général) stérigmales (ou stylets) terminés par autant de spores.
BASIDIOMYCÈTES, ordre de Champignons qui se reproduisent par basides ; tels sont : le Champignon de couche, les Amanites, les Chanterelles, les Mousserons, les l.ycoperdons ou Vesses-de-Loup, les Bolets, etc. Us se divbent eu Aga-
BASIDIOSPORES