TITRE
les (issus croisés ou brochés : étoffes damassées, rubans, cacliomircs. etc. ; les tissus à poils : velours, peluches, iiiO'|iictlcs, lapis ; les tissus à mailles fixes ou mobiles : lilcts, tricots, dentelles, tulles ; les tissus foulés ou demifeutrés : draps, casimirs, couvertures ; les tissus feutrés : chapeaux, etc. (Voy. tous ces mots et étoffe). — Consulter Bezon, Dictionnaire général des tissus anciens et modernes (1857).
On appelle tissus imperméables des tissus que l'on a rendus impénétrables à l'eau au moyen de certaines préparations, comme les toiles cirées, enduites d'un mélange d'huile de lin et de bitume, et quelquefois recouvertes d'un vernis transparent ; les taffetas gommés, les tissus en caoulchojtc, les étoffes anglaises [waterproofs], etc.
Ttssu, en Anatomie. On donne le nom de tissus à toutes les parties des corps organisés, animaux et végétaux, qui, dans l'arrangement des molécules dont ils sont composés, offrent une sorte de texture. La science des tissus a reçu le nom d'Histologie (du gr. îjxÔî, toile, tissu). La classilication des tissus a beaucoup varié depuis Bic!iat,qui fut le père de l'Histologie, jus^ju aux histologistes de nos jours, kôlliker, Virchow, Schwann. Max Scliultz, Uoiiin, Uanvier, etc. Aujourd'hui on les divise ordinairement en tissus constituants et tissus produits. Les tissus produits sont formés d'une seule espèce d'éléments ; ce sont l'cpidermc, le tissu cpithélial, les ongles, les cornes, les pods, les dents, le cristallin, etc. Les tissus constituants sont formés de l'enchevêtrement d'éléments complexes ; ils se divisent en parenchymes, où il n'y a pas d'éléments prédominants, et tissus propr. dits, où il y a un élément fondamental : tels sont les tissus osseux, adipeux, tendineux, conjonctif, musculaire, nerveux, etc. Pour l'origine de tous ces tissus, roy. cei.i.claiiie (théorie). — On nomme tissus accidentels ou morbides les tissus qui naissent dans des régions où ils n'existent pas normalement : ils déterminent des tumeurs. Voy. ce mot.
En Botanique, on nomme tissu un ensemble de cellules qui présentent une même différenciation. On distingue les tissus vasciilaircs (vaisseaux), libériens (liber), scléreux {libres) , collenchymateux (coUencliyme) , subéreux (liège), etc. On appelle méristème les tissus jeunes non encore différenciés. Les tissus secondaires sont ceux qui apparai>sent dans un tissu déjà différencié.
TITAN. 6" satellite de Saturne. Fait sa révolution autour de Saturne en 15 j. 22 h. 41 m. S'écarte du centre de Saturne au plus de 2' 57" à l'opiiosilion de la planète. Apparaît comme une étoile de 8° grandeur. Voy. SAXEi-LnE.
TITANE (du nom des Titans], corps simple métallique, mal connu à lélat de lil>erlé(Ti = 48î. Le bioxvde de titane ou anhydride litaniquc [acide titanifjue TiO^) forme plusieurs minéraux, tels que le rutile, Vanatase ou oysanite et la brookitc [Voy. ces mots); en combinaison avec l'oxvgène et le fer, il constitue le fer titane (Fe-0',Ti*0'V Dans les hauts fourneaux où l'on traite des minerais de fer mélangés de fer tilané. on trouve fréquemment des amas de cristaux cubiques, d'un rouge cuivreux, qui pendant longtemps ont été regardés comme du titane métallique; ce sont en réalité des combinaisons assez mal définies du titane avec l'azote et le carbone. La difficulté que l'on éprouve à isoler cet élément tient en effet à ce qu il s'unit à l'azote de l'air lorsqu'on essaie de réduire ses oxydes par le charbon. En effectuant cette réduction, aux températures les plus élevées que puisse fournir l'arc électrique, M.Moissan (1895) a obtenu le titane fondu, allié cependant à une
fetite quantité de carbone. — Grégor (1791) et Klaprolli 1794) ont reconnu la nature particulière de l'oxyde qu'on extrait des minerais de titane. 11. Rose a étudié en 1821 les combinaisons de ce métal.
titane oxydé. Voy. asatase, urookite, rutile.
TITAXE SII.ICO-CALCAIRE. VoiJ. SPIIÈNE.
TITANIA. 5" satellite d'I'ranus [Voy. satellite). Accomplit sa révolution autour d'Uranus en 8 j. 16 h. 56 m. Le grand axe de son orbite est 18 fois le diamètre de la planète: Titania s'écarte du centre au plus de 55". Le plan de l'orbite est incliné de ■82" sur le plan de l'ccliptique, et ie mouvement est rétrograde.
TITAN IQUE (acide). Voy. titaxe.
TITAN ITE. synonyme de Svkène. Voy. ce mot.
TITHON. Tiihonus, nom donné quelquefois à un Lépidoptère du genre Satyre, le S. .Amaryllis.
TITHON IQUE [formation), nom donné par Oppel .i certaines couches de la région alpine, comprises entre le Ki-
mcridgien et le Néocomien,ct contenant nne faune de passage entre les faunes de ces deux étages. On a longtemps discuté sur la position exacte, dans la série géologique, des couches tithoniques ; mais aujourd'hui l'on sait qu'elles correspondent, à peu de chose près, à l'étage portlandien (y compris les couches de Purbcck], dont elles constituent le faciès méditerranéen, caracténsé par la présence de Térébratules trouées du sous-genre Pygope et d'Ammonites spéciales. Ces Ammonites permettent de distinguer trois niveaux dans le Tithonique : un niveau inférieur, à Ammonites Geron et Pygope diphya (le Diphya-Kalk des auteurs allemands), un niveau moyen, à Ammonites transitorius (les couches de Stramberg, en Moravie), et un niveau supérieur, k Ammonites privasensis et Pygope diphyoides (les couches de Dcrrias, dans l'Ardoche). Pygope janitor et les Ammonites plychoicus et silesia- CMS se trouvent dans les trois zones. Les couches tithoniques sont très bien développées dans le bassin du Rhône, dans les Alpes suisses, dans les Carpatiies et dans le Tyrol méridional.
TITHYMALE, Tithymalus, synonyme d'Euphorbe, désigne particulièrement certaines espèces indigènes, telles que l'Epui^e, l'Esule, etc. — Quelques botanistes donnent le nom de Tilhymaloides à la famille des Euphorbiacées.
TITRAGE, se dit, en Chimie, de l'action de doser ou de prendre le titre, c.-ri-d. de déterminer la partie utile d'un mélange. — On appelle liqueur titrée une liqueur contenant par litre une quantité connue d'une substance dissoute, qui permet de doser une autre substance quand on connaît la quantité de liqueur titrée nécessaire pour saturer celle que l'on examine. Le dosage à l'aide de liqueurs titrées est fréquemment usité dans les arts : ainsi c'est par une liqueur titrée au chlorure de sodium que l'on dose l'argent monétaire; par une liqueur titrée d'acide sull'urique ou chlorhydrique, que l'on dose les alcalis du commerce; jiar une liqueur titrée d'acide arsénieux, que l'on dose l'iode. Les procédés sont simples et rapides; pour verser la liqueur titrée on se sert de jietits appareils qu'on nomme pipettes et qui sont très exactement calibrés et gradués. \ oy. asaltse chimique.
TITRE (du lat. titulus). C'est proprement l'inscription mise en tête d'un livre, et la première page d'un livre, celle qui contient cette inscription. On appelle : faux titre, un titre abrégé imprimé sur le feuillet qui précède celui où est le titre entier; titre courant, la ligne qui est répétée en haut de chacune des pages d'un livre. — Titre se dit aussi, par extension, de certaines subdivisions dans les codes de lois, dans les recueils de jurisprudence, etc. Dans ces ou\Tages, les livres se subdivisent en titres, et les titres en chapitres.
Titre se dit aussi de toute qualification honorable, des noms de dignité, de distinction, de proéminence : on donne aux papes le titre de Sainteté; aux empereurs et aux rois, celui de Majesté ; aux princes des maisons souveraines, ceux d'.Altesse impériale, d'A. royale. d'A. sérénissime; aux cardinaux, celui d'Eminence; aux ministres et aux ambassadeurs, celui d'Excellence; aux archevêques et aux évèques, ceux de Grandeur et de Grâce; aux moines, celui de Révérend, etc. Les titres nobiliaires usités en France sont ceux de prince, duc, marquis, comte, vicomte, baron et chevalier. Voy. noblesse.
Titre se dit aussi en parlant de certaines églises de Rome ou des environs dont les cardinaux prennent le nom ; c'est ainsi qu'on dit : cardinal du titre de St-Pierre-èsliens, du titre de St-Jean-de-Latran, du titre de Ste- Sabine, etc.
On entend encore par titre la propriété d'une charge, d'un office, d'une chaire, etc. Celui qui possède un tel titre est dit titulaire. On oppose titulaire à surnuméraire, suppléant, adjoint ou agrégé.
En Droit, le mot titre a plusieurs sens : il se rapporte tantôt à l'acquisition même d'un droit, tantôt à la preuve de cette acquisition. Dans le premier sens, il désigne : 1» toute cause d'acquisition (vente, testament, occupation, prescription, etc.) ; 2" spécialement en matière de prescription acquisitive, une convention ou un acte de disposition (vente, testament) qui nous aurait rendu propriétaire, si celui de qui nous tenons la chose eût été lui-même propriétaire (c'est ce qu'on appelle juste titre ou juste cause). Dans le second sens, il désigne les actes constatant et prouvant tout fait juridique : dans ce dernier sens, on prouve I par titre, c.-à-d. par écrit ; un titre fait foi par lui-même