TOMAHAWK
TOxNICITÉ
TOMAHAWK, nom donné par les Indiens d'Amérique à leurs casse-tête. Voy. ce mot.
TOMAN, somme de compte en usage en Perse. Le toman vaut lie iO à 50 fr. de notre monnaie.
TOMATE (de l'espagn. tomatera), Solanum lycopersiciim, genre de la famille des Solanées, renferme des plantes herbacées annuelles, de l'Amérique tropicale, à lige velue, à feuilles glabres, ailées; à Heurs jaunes: à iruits gros, comprimés aux deux extrémités, souvent sillonnés et à grosses côtes : la tomate ou poimne d'amour est une baie rouge et molle, quelquefois jaune, remplie, d'un suc acide, assez agréable : on en fait des sauces, on les farcit, etc. Les personnes aU'eclées de maladies des reins doivent s'en abstenir. — La grefrcîde la tomate sur la pomme de terre réussit parfaitement
TOMBAC (du persan tambac], alliage de cuivre et de zinc dont la couleur est jaune, approchant de celle de l'or. On appelle tombac blanc une composition métallique blanche qui ressemble à de l'argent : c'est du cuivre blanchi au moyen de l'arsenic. Tous deux s'emploient dans la bijouterie en faux. Voy. cuivre jaune.
TOMBE, TOMBEAU (du lat. tumba, du gr. xûjxêoi;). On appelle proprement tombe une table de pierre, de marbre, etc., dont on couvre une sépulture, et tomoeau, tout monument élevé sur les restes d'un mort; mais, dans l'usage, ces deux mots se confondent le plus souvent, et tous deux s'appliquent indifféremment aux simples pien'es tombales ou tvmidaircs, plates ou dressées, qui recouvrent les modestes sépultures, et à tous les monuments, caveaux funéraires ou mausolées qui ornent les cimetières et les églises; ils désignent aussi : les sépulcres des rois de Juda creusés dans le roc, les hypogées des anciens Egyptiens, les lumuli ou tertres de gazon des anciens Grecs et de la plupart des peuples sauvages; les cippes dont les Romains décoraient le bord de leurs grands chemins; les columbaria où ils rangeaient en ordre les urnes cinéraires d'une famille, etc. Les pyramides des Pharaons d'Egypte ne sont elles-mêmes que des tombeaux, ainsi que les léocallis des Mexicains. En France, les tombeaux les plus célèbres sont ceux qui se trouvent dans l'église de St-Denis. — Consulter : Bellori, Velerum sepulcra (1728); Qucnsted, be sepulcris veterum (1760); C. Daly, Spécimens de tombeaux. Voy. aussi cimetière, crypte, nécropole, sépulture.
TOMBEREAU (de tomber], espèce de chariot, que l'on fait tomber par un mouvement de bascule pour décharger les matériaux qu'il contient. — 11 se disait autrefois d'une charrette remplie d'ordures qui servait à porter les condamnés au dernier supplice, et d'un instrumetit de supplice au moyen duquel le coupable était plongé subitement dans l'eau.
TOMBOLA (del'ital. tombolo, culbute). Ce mot désigne : "l" une variété du jeu de loto, dans laquelle il faut, pour culbuter ses adversaires, c.-à-d. pour gagner, qfle les 15 numéros d'un même carton aient été appelés ; 2° une espèce de loterie dans laquelle un certain nombre de lots, consistant, les uns en objets de valeur, les autres en objets ridicules ou plaisants, sont distribués aux numéros sortants. TOME (du lat. tomus, coupe). Voy. volume. TOMENTEUX (du lat. tomentum, duvet), se dit, en Botanique, des parties des plantes qui sont recouvertes d'un duvet court, serré et épais, offrant une certaine ressemblance avec un tissu de drap ou de velours. Le Bouillon blanc est tomenteux.
TOMIQUE (du gr. TOfiixôç, qui coupe), Tomicus, insecte xylophage, plus connu sous le nom de Bostrichus. Voy. ce mot.
TOMOGÈRE. Tomogera, dit aussi Anastome et Anostome, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pulmonés, famille des Hélicidées : coquille mince, spirale, plus large que longue, s'enroulant régulièrement jusqu'au dernier tour qui se rejette brusquement de l'enroulement primitif. L'ouverture, munie ou non de dents, est pourvue d'un péristome. Les Tomogères vivent aujourd'hui dans les eaux douces des régions chaudes; elles se trouvent à l'état fossile depuis l'étage suessonien.
TON ((lu lat. to7ms, du gr. tôvoç). En Musique, c'est à proprement parler le degré de gravité ou d'élévation d'un son quelconque. Mais ce mot prend d'autres acceptions plus particulières ; c'est ainsi qu'il sert à désigner l'intervalle caractéristique du système diatonique ( Voy. ce mot) ; on sait que chaque Ion peut se diviser en 2 demi-tons. On
emploie encore le mot ton dans le sens de mode {Voy. ce mol), chacun des 2 modes (majeur et mineur) étant constitué par une succession particulière de tons et de demi-tons ou gammes [Voy. ce mol), relativement à son point de départ. Enfin ton se dit aussi de la gamme que l'on adopte pour un air, pour un morceau de musique et qui prend son nom de la note où elle commence ; ton d'ut, de ré, demi, etc. Comme notre système est composé de 12 cordes ou sons difféi'ents, chacun de ces sons peut servir de fondement à un ton, c.-à-d. en être la tonique, ce qui donne d'abord 12 tons; et, comme le mode majeur et le mode mineur sont applicables à chaque ton, ce sont 24 modulations dont notre musique est susceptible sur ces 12 tons. La note principale du ton étant appelée tonique, les autres noies de la gamme ont aussi reçu des dénominations particulières. Ainsi, dans le ton A'ut, ut est la tonique: ré, la sus-tonique; mi, la médiante; fa, la sous-aominanlc; sol, \a cloniinante ; la, la sus-dominante; si, la note sensible.
Les tons de V Eglise sont les diverses manières de moduler le plain-chanl sur telle ou telle finale prise dans le nombre prescrit, en suivant certaines règles admises dans toutes les églises où l'on pratique le chant grégorien. On compte 8 tons réguliers, dont 4 authentiques ou principaux, et 4 plagaux ou collatéraux. Les tons authentiques sont ceux où la tonique occupe à peu près le plus bas degré du chant ; les ions plagaux, ceux où le chant descend trois degrés plus bas que la tonique. Voy. plainciiast, authentique et plagal.
Dans le Cor et la Trompette, on donne le nom de tons à des tubes que l'on ajoute à ces instruments, et dont le développement |)lus ou moins grand hausse ou baisse le ton général, de manière à fournir des gammes en ut, en 7'é, en mi, etc.
En I*einture, on nomme ton la nature des teintes, leurs dilTérenls degrés de force ou d'éclat.
TON. En termes de Marine, c'est la partie du mât comprise entre les barres de hune et le chouquet, et où sassemhlent : par en haut le bout du tenon du mât inférieur avec le mât supérieur, et cela par le moyen du chouquet ; et, par en bas, le pied du mât supérieur avec le tenon du mât inférieur, par le moven d'une cheville de fer appelée clef.
TONALITÉ, se dit, en Musique, des lois qui régissent les rapports des sons entre eux dans la constitution dune gamme. Le système musical des sons, le plain-cbant, la musique moderne sont autant d'exemples de tonalités diversi's.
TONDAGE, TONDEUSE. On appelle tondaqe l'opération qui consiste à tondre le poil des draps aussi également et aussi ras qu'il est possible sans découvrir le tissu. Elle se fait soit à la main, avec de grands ciseaux à ressort appelés forces, soit avec une machine spéciale dite tondeuse. Voij. TONTE. — On donne aussi le nom de tondeuse : 1° à de petites machines destinées à couper les gazons des parcs; 2° à des outils employés pour couper ras les cheveux et la barbe, ou encore pour tondre les chevaux et les chiens.
TONDIN(de l'ital. tondino). C'est, en Architecture, une petite baguette ou astragale placée au bas des colonnes. — Les Plombiers et les Facteurs d'orgues nomment ainsi de gros cylindres de l)ois dont ils se servent pour former et arrondir leurs tuyaux.
TONGRIEN (étage), nom donné, en Géologie, d'après la localité de Tongres en Belgique, à l'étage inférieur du groupe oligocène. Dans le bassin de Paris, l'étage tongrien débute par des marnes à faune saumâtre ou lacustre, caractérisées par la présence de Cyrena convexa, Cerithium plicatum,C. Irochleare. La partie supérieure de l'étage est constituée par les sables de Fontainebleau; on y a distingué plusieurs niveaux à faune spéciale, désignés sous les noms d'horizons de Jeurrc, de Pierrefitte, d'Ormoy. Les fossiles les plus caractéristiques sont Nalica crass/itina, Deshayesia parisiensis, Polamides Lamarcki, Cylherea incrassata, Cardita Bazini. Le calcaire de Brie est un faciès lacustre qui vient s'intercaler en certains points entre les marnes saumâtres de la base de l'étage et les sables de Fontainebleau. On y rencontre Planorbis cornu. ^>jstia Duchasteli. L'étage tongrien est encore très développe e» Belgique, aux environs de Mayence, dans l'Aquitaine, dans le Vicentin, etc
TONICITÉ (de ton). Stahl et plusieurs physiologistes anciens ont employé ce mot pour exprimer l'activité continue