TORPILLE
TOPOLOGIE (du er. ^(^Tro;, lieu, et Xôyo;, discours), mé- I petit; T. corrompu, un tore dont le contour est semmoirc locale. Voy. mnémonique. I niable à un demi-cœur. Pendant le xii' s. et la 1" moi-
TOQUE (de l'ital. tocca), sorte de chapeau rond et sans | tic du xiii= s., le tore fut un élément constitutif des archibords, recouvert de drap, de velours, de soie, quelquefois voltes et des fenêtres.
En Géométrie, on appelle tore le solide engendré par un cercle tournant autour d'un. axe situé dans son plan. En Botanique, c'est le réceptacle cylindrique de certains
orné de galons ou de torsades en or ou en argent : c'est la
coiffure ordinaire des juges, des avocats et des membres
de l'Université, l'oy. aussi bonnet et «obtier.
En Botanique, on appelle Toque une espèce de Scutel- , fruits (Magnolias). Voy. torus.
laire {Scutellaria galericulata): — en Zoologie, un i TORÉADOR. Voy. taureau.
Singe du genre Macaque. TOREUTIQUE (du gr. topsuTixi^, art de ciseler). Ce
TORBÉRITE ou TORDERNiTE, syn. de Chalkolithe. j mot a été employé chez les anciens pour désigner la
TORCHE (du lat. vulg. lortiare, de lorlus, tordu), ' sculpture en général, ou l'art du fondeur, ou celui de
flambeau grossier fait avec de la grosse corde enduite de travailler en relief le bois, l'argent ou le bronze.
résine ou de cire, ou consistant simplement en mi bâton j Auj. on donne spécialement le nom de toreutique à
de sapin ou de quelque autre Ijois résineux entouré de ; l'art de faire des statues composées de diverses pièces
cire ou de suif. Chez les anciens, les torches étaient 1 accessoire obligé de toutes les cérémonies religieuses; on s'en servait aussi dans la célébration des obsèques et dans celle des hvménées; elles étaient aussi un des attri
assemblées en bois, en pierre ou en métal, soit coulé, soit repoussé au marteau. Phidias y excella. Voy. grec (art). TORMENTILLE, Tormentilla, genre de la famille des Piosaeées, considéré par quelques-uns comme une espèce
buts des Furies. Auj. on ne fait plus guère usage de du genre Potentille [Voy. ce mot^. renferme des plantes torches que dans certaines cérémonies funèbres ou pour herbacées vivaces, à feuilles digitées; à racine épaisse, éclairer soit des travailleurs ^lendant la nuit, dans les j noueuse et rampante; à tiges droites, grêles et velues; à incendies p. ex., ou pour quelque réparation urgente dans fleurs élégantes sur le type 4. Deux espèces habitent la les rues, soit quelque cortège, surtout pendant les fêtes France : l une, la T. élevée, vit dans les bois et pâturages du carnaval. i secs; l'autre, la T. rampante, habite les prairies humides
|)ans l'Industrie, on nomme torches : I" une sorte de ! et les lieux ombragés. Leurs racines sont aromatiques et résine qui fait la poix des cordonniers; 2" les paquets de astringentes. On leur a attribué des vertus contre les iil de fer plies en rond ; ù" l'assemblage des cerceaux qui tranchées [torrnina) retiennent les douves d'un tonneau; Â" les nattes de paille
avec lesquelles les maçons protègent les pierres qu'ils transportent.
TORCHEPIN, espwe de Phi. le Pinus Mugho.
TORCHEPOT, nom vulg. de la Sittclle d'Europe.
TORCHÈRE (de torche), se dit : 1° d'un vase de fer
[•créé à jour, et placé au bout d'un long manche, dans equel on place des matières combustibles destinées à éclairer momentanément une place, une cour, une rue, où l'on fait des réparations; 2° d'une espèce de grand
TORMINAL (alisier), le même que YAligier des bois, dont l'écorce était vantée contre les coliques {iomtina) i de la dysenterie. Voy. alisier.
I TORNADO jc.-à-d. tourbillon), vent violent qui règne ' aux mois de juillet, août et septembre sur les côtes occi- ' ticntales de l'Afrique, depuis le Sénégal jusque vers l'équateur. Il s'annonce par un grain nuageux du S.-E., i qu'on aperçoit à 25 ou 50 degrés au-dessus de l'horizon. I On donne aussi, en Amérique, le nom de tornados à des sortes de trombes, fréquentes, soudaines, violentes et
guéridon dont le pied est triangulaire et dont la tige enri- ■ brèves, qui sévissent entre le 100* et le 105= degré de chie de sculptures soutient un plateau disposé pour porter , longit. 0. dans les vallées du bas Jlissouri, du Mississipi et un luminaire. ! de lOhio. de mars à septembre, notamment en mai. Ces
TORCHIS, espèce de mortier fait de terre grasse dé- ■ tornados se produisent surtout l'après-midi et sont toutrempée. mêlée et comme tordue avec de la paille coupée, jours précèdes d'un état accablant et étouffant de l'atmo- |»our garnir les panneaux des cloisons et les planchers des sphère. Consulter Duclaux, Cours de physique et de granges et des métairies : on dit aussi bousillage et j météorologie, p. 401. bauche. TORNATELLE, genre de Mollusques. Voy. actéox.
TORCOL. Yunx, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Grim- \ TORON (de tore], cordon formé d'une plus ou moins peurs, famille des Picidijs, renferme des espèces propres à | grande quantité de (ils de caret tortillés et disposés en VE\iTn\te ci k V k\ni\\xc. V.& Torcol d'Europe [Y. torquilla) \\u\ long faisceau; plusieurs torons forment un cordage a Ils parties supérieures d'un cendré roux, tacheté de ; [Voy. commettage). Les torons jxjur les différents cordages brun et de noir ; la gorge et le devant du cou roussâtres ; sont désignés par le nombre des fils de caret qu'ils conavec de petites raies transversales, et le reste des parties 1 tiennent.
inférieures d'un blanc roussàtre, parsemé de taclics ! TORPEDO, nom latin de la Torpille. brunes. Cet oiseau a l'habitude de tourner la tête de ma- ! TORPILLE, Torpédo, genre de Poissons, de l'ordre des nière à avoir le cou comme tordu, lorsque quelque chose Plagiostomes, famille des Sélaciens et voisin des Raies, l'effraye ou l'affecte subitement. Il vit solitaire et se renferme plusieurs espèces remarquables par leurs pronourrit d'insectes et surtout de fourmis, qu'il cherche en priétés électriques. Chez ces poissons, l'espace situé entre grimpant le long des arbres; son chant est un sifflement ^ les nageoires pectorales, la tête et les branchies est rempli aii.'u et monotone. l de chaque côté par un appareil particulier formé de petits
TORDEUSES. Tortrices, nom donné, en Entomologie, , tubes membraneux serrés les uns contre les autres, subdiaux chenilles qui ont l'habitude de tordre et de reuler visés par des cloisons horizontales en petites cellules remles feuilles des plantes pour s'en faire une sorte de four- plies de mucosité, et animés par ime grande quantité de roau où elles opèrent leur métamorphose. Telles sont les nerfs : c'est dans cet appareil que réside la puissance que chenilles du genre Pyrale. possède la torpille d'imprimer une commotion soudaine
TORD- NEZ, corde ou ficelle dans laquelle on passe et on engage la lèvre supérieure d'un cheval méchant, et
aux corps qui s'approchent d'elle ou qui la louchent avec la main ou même avec un bâton et de les paralyser. Les
que l'on serre ensuite avec un morceau de bois. On s'en i torpilles donnent par le même moyen la mort aux poissons sert pour ferrer les chevaux rétifs. | et aux animaux dont elles font leur nourriture. — la
TORDYLE. Tordylium, genre de la famille des Ombel- j Torpille commune [T. vulgaris), nommée aussi T. Gallifères, tribu des Peucédanées, renferme des herbes j vant, Trémoise ou Dormilleuise, liabite la Méditerranée; annuelles, à feuilles ailées et alternes ; à Heurs blanches ; i elle a le corps roux en dessus, sans aucune tache, avec à fruits comprimés, orbiculaires, ou ovales, entourés d'un j une bordure noire sur les côtés, le ventre blanc-roussàtre rebord blanc, épais, calleux et crénelé. Le T. majeur \ et la queue épaisse ; elle a environ 0 m. 60 de long ; sa (T. maximitm], qui croît dans l'Europe méridionale et la ' ' Syrie, s'élève à plus de i m. : il a des fleurs blanches, teintées de rouge; le T. officinal [T. officinale], vulg. Séseli de Crète, abonde dans les champs du midi de la France.
TORE (du lat. torus, corde], terme d'Architecture, désigne une grosse moulure ronde, décorant les bases des colonnes. On appelle : T. inférieur le plus gros tore d'une base attique ou corinthienne, et T. supérieur, le plus
chair est mollasse et muqueuse; cependant on s en nourrit en Italie, mais on rejette l'appareil électrique comme malsain. La T. unimaculée a le dessus du corps d'un jaune Isabelle, une seule tache noire sur le dos. avec des étoiles blanches dont le centre est bleu: elle habite les mêmes lieux que la précédente, mais ses commotions sont moins fortes. La T. marbrée a le corps couleur de chair, marbré de brun fauve et comme tigré ; son ventre est blanc et rcigeàtre. — Les Ichtyologietes modernes