TOUR
ceau (l'or dont lt>, titre a été fixé et rpii sort à fairo les essais avec la pierre de touche {Voy. ce mot). On fait, sur cette pierre, uiic trace de quelques millimètres avec l'alliajïe à examiner, puis on mouille le trait avec imc barbe de plume trempée dans une dissolution deau-fortc; celle-ci dissout le cuivre, cl laisse un Irait d'or plus ou moins large suivant le titre de l'alliage; on fait ensuite des épreuves comparatives avec des touchaux. Les toucliaux fies orfèvres sont à cinq titres dilférents, savoir : 583, 625, 667, 708 et 750 millièmes. Voij. essai.
TOUCHE. Dans les instruments à clavier, dits aussi instruments à touches, comme le piano, le clavecin, l'orgue, la vielle, etc., les touches sont les leviers sur lesquels les doigts agissent |X)ur faire parler les notes : ordmairement les touches destinées aux notes de la gamme naturelle A'ut sont blanches ; celles qui sont destinées aux notes diésées ou bémolisées sont noires. Dans la guitare, les touches sont les fdets saillants, d'ivoire ou de métal, qui traversent le manche, et qui marquent les positions où il faut mettre les doigts pour former les diverses intonations. Dans les instruments à archet, on nomme touche la partie supérieure ou manche recouverte en ébènc, et sur laquelle les doigts appuient les cordes pour varier également les intonations.
Dans la Docimasie, on nomme touche l'épreuve que l'on fait de l'or et de l'argent avec la incrre de touche. Voy.
PIERRE IIE TOUCHE Ct TOnCIIACX.
TOUCHER ou TACT, l'un des cinq sens, celui qui nous fait connaître les qualités palpables des corps. Souvent on dit indistinctement tact ct toucher; cependant le tact est plutôt l'état passif de notre corps, celui dans lequel il reçoit simplement l'impression des objets extérieurs: le toucher en est l'état actif, celui dans lequel il s'exerce sur les objets en les parcourant, en les palpant. — Chez l'homme, le toucher réside surtout dans la inain ( Voy. ce mot). Chez les animaux, il réside plus particulièrement dans d'autres parties du corps : la trompe de l'éléphant, les lèvres du cheval et des ruminants, le nez du chien, la queue des singes, le bec des oiseaux, les barbillons des poissons, etc., sont pour ces animaux les organes du toucher.
Le toucher est le plus important des cinq sens : c'est lui qui nous l'ail connaître les qualités essentielles des corps [Voy. perception); il contribue à l'éducation de la vue en associant les couleurs aux formes ct aux distances ; il corrige les erreurs de ce sens et peut même y suppléer dans une certaine mesure, comme on l'observe dans les aveugles-nés. Quelques philosophes ont même prétendu ramener tous les autres sens au seul toucher. — Consulter Bilfcld-Lefèvre et Gerdy, Recherches sur le tact.
TOUE (de louage), embarcation plate, faite de planches de sapin assemblées avec des chevilles, el qui sert soit pour remonter une rivière avec un chargement de marchandises, de charbon p. ex., soit pour le service d'un port, ou comme bac.
TOUÉE. C'est, en Marine, une longueur de 120 brasses (200 m. env.) : on dit aussi encablure. La grande louée, dans les vaisseaux et frégates, est une réunion de trois câbles de même grosseur, (ixés sur la plus grosse ancre. Les bâtiments au-dessous ont des louées de deux câbles.
TOUGHRA, mol turc, désigne la signature ou chiffre que le sultan fait apposer sur les lirmans el on général sur tous les actes émanés de lui.
TOUI, petit oiseau grimpeur du Drésil, que l'on range parmi les Psittacules. Voy. ce mol.
TOUILLE, poisson. Voy. lamie.
TOUIT, Pipilo, oiseau du genre Tangara.
TOULINE (de l'angl. lo tow, remorquer, el Une, corde), norn donné, en Marine, au cordage au moyen duquel un bâtiment est traîné, lorsque l'absence de vent l'oblige à se faire remorquer. Voy. remorque.
TOULOUSE, nom donné, en Cuisine, à une garniture et à une sauce destinées à accompagner certaines pièces de volaille.
TOUPET (du bas-allem. Topp, touffe de cheveux), petite touffe de poils, de cheveux, de crin, de laine. — Los Tartarcs modernes, comme plusieurs peuples de l'ancienne Germanie, se rasent la tète et ne gardent qu'un toupet de cheveux. — Un faux toupet est une petite perruque qui ne couvre que le sommet de la tète el qui se confond avec les cheveux naturels : elle est maintenue au moyen de pinces à ressorts qui s'attachent aux cheveux ou qui serrent la tâto, ou bien elle est collée sur la tète avec de la gomme.
TOUPIE (orig. gcrmaniq.), jouet de bois bien connu di!s enfanis : il est ordinairement on buis, a la forme d'uiio poire ct est armé d'une pointe de for sur laquelle en le fait tourner.
Les anciens paraissent n'avoir point connu d'autre loujiie (]ue le sabot, qu'ils appelaient turbo et qu'on fait tourner en le fouettant d'une lanière.
Toupie d'Allemagne, grosse toupie creuse el percée d'un côté, qui bourdonne en tournant.
Toupie hollandaise. Voy. quilles.
toupie, nom vulgaire des coquilles des genres Trochus et Turbo. Voy. ces mots.
toupie, machine à fabriquer des. moulures ( Voy. ce mol). Elle se compose d'une table à quatre pieds en fonte qui reçoit à son centre un arbre vertical animé d'un mouvement de rotation très rapide. C'est ordinairement à l'extrémité supérieure de cet arbre que se monte l'outil découpé suivant le contour que l'on veut rei)roduire sur le bois.
TOUR (au féminin, du lat. turris] , bâtiment d'une grande hauteur par rapport à la base, de forme ronde ou à pans, qui tantôt flanque les murs de l'enceinte d'une ville ou d'un cbàleau, tantôt porte la coupe d'un dôme, la pyramide d'une Hoche, el qui surmonte la façade ou foute aulre partie d'une église, ou qui s'élève isolé. Les tours prennent, selon leur destination, les noms de donjon, clocher, beffroi, campanile, phare, elc. ; <lans l'architecture militaire, les tours flanquantes nont pas de nom particulier, mais elles sont devenues, en s'afjaissant, les bastions des forteresses modernes. — On appelle tourelle une petite tour, souvent en encorbellement, qui est placée sur les faces el plus souvent aux angles d'un bâtiment.
Parmi les tours célèbres, nous citerons : en Franco, les tours des églises Notre-Dame de Paris cl do Rouen, la tour St-Jacques, la tour Eiffel, haute de 500 m., élevée à l'occasion de l'Expos. de 1889, à Paris; la tour de Coucy [en ruines) ; la tour de Cordouan, à l'embouchure de la Gironde; en Italie, le campanile de Florence, la tour de Pise [torre pendente),\\3,\.\l(i de 58 m. cl inclinée de plus de 4 m. ; les deux tours de Bologne, également penchées [degli AsinelU. 102 m., el la Garisenda, 48 m.); le beffroi de Bruges, la Giralda de Séville, la tour de Bélem, en Portugal.
Tour de Babel. Voy. HMiKi.anlJict.d'IIist. etde Géogr.
Au jeu des Echecs, la tour, dite aussi roc. est une pièce qui se place de cbaf^ue côté et à l'extrémité de l'échiquier. Elle marche toujours en carré.
Tours mobiles, machines de guerre en usage chez les anciens. Ces machines étaient des tours en liois, à plusieurs étages cl quelquefois très hautes. Elles étaient portées sur plusieurs roues, par le moyen desquelles on les transportail partout où l'on voulait. On remplissait ces tours de soldats qui s'élançaient sur les remparts des villes assiégées.
tour (au masculin, de tourner). En Mécanique, on nomme tour un arbre ou cylindre aux bases duquel on adapte deux tourillons ou cylindres de même axo, mais d'un diamètre plus petit, qui reposent sur deux appuis fixes. Le cylindre, en tournant sur ces tourillons, est dans le même cas que s'il tournait autour de son axe considéré comme ligne fixe. La résistance à vaincre est appliquée à une corde qui s'enroule autour du cylindre, tandis que la puissance le fait tourner en agissant soit langentiellemcnl à une roue perpendiculaire à l'axe de ce cylindre et invariablement liée avec lui, soit à l'extrémité d'une barre fixée à angle droit sur l'axe du cylindre, soit au moyen d'une manivelle, ou levier coudé rectangulairemenl, dont un des bras est fixé perpendiculairement à l'axe du cylindre, elc. Voy. TREUIL el cabestan.
Dans l'Industrie, un tour est une machine dont les tourneurs se servent pour façonner on rond le bois. 1 ivoire, la corne et même les métaux. Le tour diffère des autres machines-outils en ce qu'au lieu de se mouvoir pour aller travailler la matière, c'est au contraire la matière à travailler qui vient ici se mouvoir sur le tranchant ou sur la pointe du tour qui lui sont opposés. Les mouvements du tour sont la rotation et le va-et-vient, soit en hélice, soit rectiligne. On distingue deux sortes de tour, le T. à pointes et le T. en l'air : le premier se compose d'un établi ou banc , sur lequel le tour est monté ; de deux poupées ou supports armés de pointes entre lesquelles la pièce est saisie ; d'un support sur lequel se ))o.sc l'outil, enfin d'un mécanisme, tel qu'une pédale ou un ai'-
TOLRACO