‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1620 sur 1729 · TRÉSOR · texte numérisé non relu

TRÉSOR

TRÉSORERIE. Ce mot se prend : tantôt comme synonjine de Trésor public ou même de .Ministère des finances : c'est ainsi qu'en Angleterre on dit les Lords de la trésorerie: tantôt poui' désigner le mouvement des fonds qui appartiennent à l'Etat, c'est en ce sens qu'on dit service de trésorerie, opérations de trésorerie, etc.

TRÉSORIER, celui qui est chargé de garder ou même de percevoir et de distribuer les fonds d'un souverain, d'un Etat, d'mie communauté ou d'un établissement quelconque. On appelait autrefois trésoriers de France des agents supérieurs des finances, établis en nombre variable dans les généralités pour travailler à la répartition des tailles, et jwur connaître de plusieurs autres affaires de finances, du domaine, des ponts et chaussées et des chemins publics. Leur institution date des premiers temps de la monarchie. — Il y avait, en outre, le T. de l'épargne ou de la maison du roi, ceux de la guerre, de la marine et des colonies, de l'extraordinaire de la guerre, des aumônes, de la police, etc.

Napoléon I" avait institué un Ministre du Trésor (Voy. trésor). Depuis 1814 nous avons eu le Trésorier de la liste civile, le T. de la Chambre des Pairs, de la Chambre des Députés ou du Coiys législatif, le T. des Invalides, etc.

Trésorier-payeur général. Voy. payeurs.

Dans l'Eghse, l'office de trésorier était autrefois une dignité ou un bénéfice ecclésiastique dont le titulaire était chargé de la garde de l'argenterie, des joyaux, reliques, Chartres et autres objets précieux, d'une église, d'une communauté, etc.

Archi- Trésorier de l'Empire, grand dignitaire de l'Empire français sous Napoléon I"^ : ce titre purement honorifique fut porté par l'ancien consul Lebrun.

Grand Trésorier de l'Empire, un des titres de l'électeur palatin dans l'ancien empire d'.\llemagne.

Capitaine trésorier. Voy. capitaixe et quartiermaître.

TREUIL (du lat. torculum, pressoir), cylindre de bois tournant sur son axe, soutenu sur deux points fixes, et à l'aide duquel on peut, avec une petite force, enlever mi poids considérable attache à une corde qui s'enroule sur le cylindre. Pour cela, on fixe ordinairement à l'une des extrémités du cylindre un tambour ou une roue dun plus grand diamètre, et qui porte à sa circonférence des espèces de chevilles. Souvent, au lieu de roue, on fixe à l'une des extrémités du cylindre une manivelle ou bien encore des leviers croisés qui servent à faire tourner le cylindre sur son axe, tandis que la corde qui soutient le poids s'en-

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