URINE
URÉASE, diastase sécrétée par le Micrococcus urex et transformant lurce, par liydralatiun, en carbonate d'aïuinonium.
URÉDINÉES (diig.-type Uredo), famille de Champignon» laractirisés par rallcrnance des générations asexuées. La Itouille du blé se développe pendant lété et l'automne s'ir le blé : elle y donne deux formes reproductrices : les urcdospores (anciennement Uredo linearis) et les icleufospores (anciennement Puccinia gratninis). Ces ilerniùres, noires et biecUulaircs, germent au printemps et donnent des sporidies légères qui, transjwrtées par le vent, vont germer sur l'Epine-Vinette. Sur cette plante se forment des écidiospores {.Hcidium bcrberidis) et des écidiolospores ' .Ecidiolum). Les écidiospores germant sur le blé. le cycle de développement est fermé. On conçoit, d'après cela, que si l'Epine-Vinette manque au voisinage des champs de blé, la maladie de la rouille ne se propagera pas.
Toutes les Urédinées n'exigent pas deux holes pour se développer. On les divise en Urédinées anloiqucs et héléroïqites, suivant qu'il leur faut un ou deux hôtes pour achever leur évolution.
URÉE, substance animale trouvée dans Vuriiie : d'où son nom. Elle se présente sous forme de lames nacrées, incolores, brillantes, allongées et transparentes, sans odeur, d'une saveur fraîche et piquante qui ont pour formule CO(Azn^)*. — L'urée est très solublc dans l'eau et l'alcool; chauffée avec une dissolution acide, elle donne un sel ammoniacal et de l'acide carlwnique. Elle se combine avec divers acides, et donne des sels [azotate, oxalate, cijanurale, chlorhydrate d'urée). — On obtient l'urée en traitant l'urine, évaporée jusqu'à consistance sirupeuse, par son volume d'acide azotique; on dissout dans l'eau les cristaux d'azotate d'urée résultant de ce mélange, et on les met en contact avec du carlwnatc de potassium, qui s'empare de l'acide azotique et met l'urée en liberté; on la fait évaporer et décolorer, et on l'obtient à l'état solide. La synthèse de l'urée peut être effectuée en remarquant que ce corps est isomère du cyanatc d'ammonium ( Voij. cïA.MQUE (acioe)]. 11 suflit de chauffer ce sel pour qu'il se transforme en urée ; on pourra également faire cette synthèse en évaporant un mélange de sulfate d'ammonium et de cyanatc de potassium. Une réaction caractéristique de l'urée est sa décomposition par l'hypobromite de sodium avec dégagement d'azote; du volume d'azote dégagé on peut déduire la quantité d'urée contenue dans une urine. — L'urée a été découverte jKir Rouelle, puis étudiée par Fourcroy et Vauqueiin. C'est Wcehler qui en a fait le premier la synthèse artificielle. On désigne sous le nom iïurécs composées îles composés analogues à l'urée ordinaire dans laquelle l'hydrogène est remplacé par des radicaux alcooliques comme dans l'éthylnréc, la diéthyluréc, etc., ou des radicaux acides et dans ce cas on les nomme des uréides. Les urées composées ont des propriétés analogues à celles de l'urée ordinaire.
URÉMIE [A'urée et du gr. aipia, sang). Loi-sque, par suite d'altération des reins, comme dans les dilférentes variétés de néphrites, il y a insuffisance de la dépuration urinaire. lorsque les matériaux de désassimilation, au lieu d'être expulses par l'urine, sont retenus dans le sang, ils amènent une intoxication se traduisant par un ensemble d'accidents auxquels on a donné le nom d'urémie, parce qu'on les croyait dus autrefois à la rétention de l'urée dans le sang. L'urémie est un symptôme des néphrites, mais elle peut rester longtemps latente, si la peau, les poumons, le cœur fonctionnent bien. Si, pour une cause quelconque, l'un de ces trois organes ne suffit plus à sa tâche, il y a accumulation dans le sang d'une quantité suffisante d'agents toxiques pouvant produire des accidents. Ceux-ci peuvent être légers ou graves. Les accidents légers sont les troubles gastriques, les accès d'oppression, la céphalalgie. Les accidents graves sont le coma, les convulsions épileptiformcs, la sutfocation extrême, le délire violent. La mort est la terminaison la plus fréquente. — Le traitement de l'urémie est d'abord celui de la lésion rénale qui l'a engendrée. Les frictions sèches, les bains qui font fonctionner la peau, les saignées qui soustraient une notable quantité de poison urémique. enfin la transfusion améliorent momentanément les malades, l.'urémie n'est pas une maladie primitive, c'est un état morbide secondaire. Les accidents w/t'/m'^t/es peuvent se présenter sous trois formes : 1» la forme comateuse ; 2° b forme convulsive, qui a tout à fait l'apparence de
Véclampsie; 3° la forme mixte ou lente, caractérisée par de la migraine, des troubles des sens, de la vue, etc. Ces trois formes peuvent s'accompagner de symptômes gasti"ointestinaux, vomissements, diarrhée, etc. L'urémie se distingue des affections cérébrales en ce qu elle ne s'accompagne jamais de paralysie. C'est l'absence de lésions spéciales d'organes, qui a fait admettre une altération du sang : l'urée n'existant normalement dans le sang qu'en très petite quantité, l'augmentation considérable de cette quantité produirait un véritable empoisonnement.
URÈNE. Urena, genre ae la famille des Malvacées, tribu des Malvées, formé pour de petits arbrisseaux des contrées intertropicales, renferme une trentaine d'espèces. Les principales sont : l'U. lobée {U. lobata], du Brésil, dont les feuilles et les fleurs sont usitées contre les rhumes et les catarrhes, et dont l'écorce peut fournir des fibres textiles; et VU. élégante (U. speciosa), dont les fleurs jaunes ou roses ont le port des roses trémières.
URETÈRES. iiiÈTRE. Voy. crixe.
URETÉRO-PYÉLITES. Ce sont des inflammations de l'uretère et du bassinet ( Voy. reix) ; elles sont le plus souvent ascendantes, c.-à-d. ont leur point de départ dans la vessie et l'urètre. Ainsi les rétrécissements de l'urètre, les cystites, les calculs, les hypertrophies de la prostate en sont les causes ordinaires, mais l'infection, par les germes, des voies urinaires supérieures ne se l'ait guère que lorsqu'il y a rétention ou stagnation de l'urine. L'uretère est augmenté de volume et déformé. Le rein est aussi plus volumineux. Le Iwissinet, très dilaté et cloisonné en loges secondaires, réduit souvent le rein à une coque mince, de sorte qu'il n'y a plus là qu'une poche remplie d'un mucopus visqueux à odeur ammoniacale où des calculs peuvent se développer. Quelquefois les calculs du rein sont la cause primitive de la pyélite. Les malades atteints de cette affection émettent du pus par l'urètre, d'une façon intermittente. Dans l'intervalle, les urines sont claires : c'est que l'issue du |)us est arrêtée. On voit alors survenir des accidents douloureux et Icbriles qui cessent avec la décharge purulente. Si on n'intervient pas, le malade finit par succomber. — On traitera d'abord la cause (cystite, calculs, etc.), mais l'intervention chirui^gicale est le plus souvent nécessaire. On peut eidever le rein (néphreclomic), mais on préfère l'incision simple du rein avec drainage ou néphrotomie.
URGO-APTIEN. Voy. crgoxiex.
URGONIEN (étage). A. d'Orbigny désignait sous le nom d'étage urgonien des calcaires blancs zoogènes compris entre le Néocomien et l'Aptien, dont le type se trouvait à Orgon (Bouches-tlu-Rliône), et qui forment de puissantes masses mal stratifiées et contenant en abondance de gros Lamellibranches [Hequienia ammonia, Toucasia carinata, Monopleura trilobala). Ces calcaires constituent un faciès qui se rencontre à ditrérenls niveaux dans le Barrémien et dans l'Aptien [Urgo-Aptien de certains auteurs). Le faciès urgonien est très développé dans la Basse-Provence, dans les Alpes du Dauphine, de la Savoie et de la Suisse, dans le Jura et dans les Pyrénées.
URIA, nom latin scientifique du genre Guillemot.
URIAGE (Isère), eau minérale. Voy. eacx minérales.
URINE (du lat. urina), liquide excrémentitiel sécrété par les reins, et qui, par la voie des uretères, arrive dans la vessie, d'où il est expulsé au dehors, par le canal de Vitrètre, à des intervalles plus ou moins longs. L'aspect et la composition de l'urine varient suivant les animaux et suivant leur état de santé ou de maladie. Chez l'homme, ce li- 3uide est ordinairement transparent, d'un jaune clair ou foncé, une saveur salée, un peu acre, d'une odeur particulière. Fortement acide au moment de l'émission, il devient alcalin en se putréfiant, et répand une odeur ammoniacale. On nomme : U. crue, celle qui est très claire; U. cuite, celle qui présente une couleur jaune foncé; U. jumenteuse, une uruie ammoniacale jaune et trouble comme celle des herbivores. On distingue encore VU. des boissons, qui est aqueuse, VU. de la digestion, qui est modifiée par la nature des aliments ingérés, VU. du soir et celle du malin, qui sont naturelles. Les dépôts de l'urine prennent les noms : de cremor urinse, pellicule à la surface du li-
3uide : de nuage, matière suspendue à la partie supérieure ; 'énéorème, nuage suspendu un peu plus bas; de sédiment, dépôt au fond du vase. — On a remarqué que l'urine est ténue et d'une grande limpidité dans les accès des maladies nerveuses convulsives [U. nerveuse), fortement colorée dans les lièvres inflammatoires, d'un jaune orangé