UTRAQUISTES
VACCIWE
Fr. Bacon (plan de réforme des sciences), la Cité du soleil de Campanella (1620), VOceana d'Harriiiglon [1656), la RépiMiquc des Sévarambes (Briixcllc's, 16/7), le Royaume de Salente (dans le Télémaque do Fénclon), la 'Relation du voyage de l'ile d'Eulopie (Dolft, 17H), la République des philosophes de Fonfenelie, la Dasiliade de Morelly (1755), la République parfaite de b. Hume, le Voyage en Icarie de Cabet, etc. — Voy. sociAi.isMi;.
UTRAQUISTES. Voy. le Dict.d'Hist. et de Géogr.
UTRICULAtRE, qui a la forme d'une ulricule. En Botanique, on nommait autrefois : tissu utricidaire, le tissu cellulaire des plantes ; glandes utriculaires, de i)ctites glandes produites par la dilatation de l'épidcrme; feuille utriculaire, une feuille creuse et renflée comme une vessie.
DTRicui.AinE, Uiriculaj'ia, genre de plantes aquatiques
aui surnagent au-dessus des eaux des marais profonds et es étangs. Leurs rameaux sont chargés de petites ut7-icules transparentes qui les soutiennent sur l'eau. — On a fait de ce geiu-e le type dune famille tle plantes Dicotylédones gamopétales a ovaire supère, qui comprend, outre
le genre Utricularia ou Lenticularia, les genres Genlisea et Pinguicula.
UTRICULE (du lat. ulrieulus, petite outre). En Botanique, ce mot était autrefois souvent employé comme synonyme de cellule.
UVA uusi (c.-à-d. raisin d'ours). Voy. ariiousier.
UVAIRE, Uvaria, genre de la famille des Anonacées, renferme des plantes arborescentes des parties chaudes de l'Asie et de l'Amérique, dont les fruits rappellent le raisin.
UVÉE (du lat. uva, raisin), une des tuniques de l'œil : c'est la partie antérieure de la choroïde, avec l'iris et les procès ciliaires.
UVETTE, espèce du genre Ephèdre. Voy. ce mot.
UVULAIRE, Uvidaria, genre de la famille îles Mélanthacécs ou Colchicacées, établi pour des plantes <lu Canada et des montagnes de l'Inde et de la Chine. LU. de Chine {U. sinensis], à fleurs pendantes, d'un ronge bnm, est cultivée comme |)lante d'ornc^menf.
UWAROWITE. Voy. olwarowitk.
UYTZET, i)ii'ro !)runc fabriquée à Cand et .à Bruges. Elle est tout à fait comparable au lanibick de Druxclles.
Voy. LAJIBICK.
V, la 22* lettre de l'alphabet français et la 17° des consonnes, s'appelait autrefois U consonne [Voy. U) : c'est une labiale douce, dont la forte est /"; elle se permute souvent avec cette lettre. On sait que le v des Allemands se prononce f; aussi, quand ils j)arlent français, confondent-ils perpétuellement ces deux lettres. Le v manque dans plusieurs alphabets, notamment en grec, où il est remplacé tantôt par b, tantôt par ou. — Chez les Bomains, V, considéré comme lettre numérale, représentait le nombre 5; V signifiait 5000 {Voy. chiffres romains). — Dans les abréviations romaines, V. se met pour Valcrius, valr, vir, vixit, etc. ; V. C, pour vir consularis; k. V. C, pour ab urbe condita, depuis la fondation de Bome. Chez nous, V. s'écrit en abrégé pour Victor, Valentin ; V. M. signilic Votre Majesté; Y. S., Votre Sainteté; V. E., Votre Excellence ou Votre Eminence, etc. — V était la marque monétaire de Troyes. — En Chimie, V signifie vanadium. — En Musique, V indique, par abréviation, violon; NY indique violini; V. S. voile subito (tournez vite).
VA, terme de Jeu, désigne la somme que l'on risque en sus de la vade ou premier enjeu. Sept et le va, quinze et le va, trente et le va, signillent sept fois la vade, quinze fois la vade, trente fois la vade. — l-'aire son vatout, c'est risquer tout l'argent que l'on a devant soi.
VACANCES (du lat. vacare). C'est la suspension périodique de certains exercices ou certaines professions : telles sont p. ex. les vacances des établissements d'instruction, celles des tribunaux, celles des Chambres, etc. Dans l'Université, les vacances durent généralement deux mois, du \" aoiit au l""^ octobre; celles des tribunaux ont la même durée, mais ne commencent qu'à la mi-août. Il n'y a pas de vacances pour les tribunaux de commerce. Les affaires civiles pressantes sont expédiées par la Chambre des vacations.
VACANTS (biens), biens abandonnés, soit que leurs propriétaires en mourant ne laissent pas d'héritiers [Voy. résiiérence), soit que ceux-ci, en y renonçant, les laissent tomber dans le domaine public. Voy. rexonciatio.n.
VACATION (du lat. vacatio). Ce mot a deux acceptions en Jurisprudence. Dans la première, il désigne le temps que certains officiers publics, juges de paix, greffiers, notaires, avoués, huissiers, commissaires-pnseurs, experts,elc., emploient à une opération (les vacations ne peuvent être moindres de 5 heures) ; et, par extension, les salairiîs, les honoraires payés aux gens d affaires, aux gens de loi et de justice, aux experts. Les vacations qui étaient allouées aux juges de paix pour apposition de scellés ont été supprimées par la loi du 21 juin 1845. — Dans la deuxième, il indique la suspension des audiences de justice ( Voy. vacancesI. La chambre des vacations est un tribunal temporaire institue pour prononcer, pendant les vacances, sur des affaires qui exigent une prompte décision.
VACCIN (du lat. vaccinus, de vache), virus spécial qui a la propriété de faire naître chez ceux à qui il a été ino-
cule une maladie préservatrice de la variole [Voy. variole et vaccine). Le niicrobc de la vaccine, quoique soupçonné, n'est pas encore découvert. Voy. cow-pox et eacx AUX JAMBES. — Les récentcs découvertes pastoriennes ont fait étendre la notion et le nom de vaccin à d'autres virus ayant une vertu préservatrice. On connaît auj. les vaccins du charbon, du 7-ouget, du choléra des poules, de la 7-age [Voy. ces mots et vaccine).
VACCINE, vaccination (de vaccin]. La vaccine, connue d'abord sous le nom vulg. de jncote, en anglais de cowpox, est une maladie pustuleuse et contagieuse jiarticulière aux vaches, et qui, transmise à lliomme par l'inoculation, le préserve de la petite vérole. Pour opérer la vaccination , le chirurgien , armé d'une lancette ou d'une aiguille, dont la pointe est im|irégnée de vaccin {Voy. cidessus), fait une ou plusieurs piqûres légères au bras de l'individu qu'il veut vacciner, en ayant soin d'introduire horizontalement l'instrument sdus lépiderme. Après deux ou trois jours d'incubation il se produit une petite élevure rouge; le 5° jour, la pustule est complètement formée; son centre se déprime, on dit alors qu'elle s'o7)d>ilique; une aréole enflammée se forme autour de la pustule, qui va toujours s'agrandissant jusqu'au 10° jour : il peut alors se manifester, outre une vive démangeaison, un peu de fièvre, d'agitation et de malaise. La dessiccation commence du 11° au 12° jour : l'aréole s'éteint et s'elTace, la pustule se dessèche et se couvre d'une croûte, d'abord jaune, puis brune, qui ne tombe que du 20° au 25° jour. Il faut remarquer que la vaccine peut offrir des irrégularités dans son déveh)ppement, sans perdre pour cela sa vertu préservatrice. Mais si les pustules avortent du 3° au 5° jour, on n'a qu'une fausse vaccine sans efficacité.
On doit vacciner les enfants aussitôt que jwssible, c.-à-d. vers six semaines, deux mois. La vaccination peut être pratiquée en toute saison, et non pas seulement au printemps et en automne, comme le veut un vieux préjugé. En temps d'épidémie, la vaccine ne prédispose nullement à la contagion, comme certains le croient. On doit vacciner sans retard aussitôt l'épidémie déclarée.
C'est à un médecin anglais, Edouard Jenner, que l'humanité est redevable de la découverte de la vaccine. Ses premières expériences datent de 1770, mais elles ne furent réellement connues du public qu'en 1798. Dès 1800. la vaccine était introduite en France, grâce aux cH'orts de Thouret et du duc de Larochefoucauld-Liancourt, et, peu d'années après, l'Europe entière, l'Asie, l'Amérique et l'Afrique purent jouir du bienfait de cette découverte. Depuis quelques années on a reconnu que la vaccine perdait son influence préservatrice au bout d'un certain temps, et l'on en a conclu la nécessité de soumettre à une nouvelle vaccination les individus déjà vaccinés; la nécessité de la 7'evaccination est auj. bien établie. — Quelques rares accidents d'inoculation de syphilis par la vaccination, praticjiiée avec du vaccii pris sur des enfants contaminés, ont .lonné l'idée de transplanter le vaccin de l'homme sur la
VACCLMÉES
VAIGRES
génisse pour le reprendre à cette nouvelle source ; ce n'est pas là précisément une régénération du cow-pox, puisque celui-ci nait spontanément ; mais il est certani qu'on obtient ainsi des pustules de vaccine très caractérisées. La sécurité que donne cette méthode, usitée depuis le commencement du xix= siècle, à Naples, a généralisé l'emploi de la vaccine animale grâce à l'impulsion de Viennois, de Cliarabon.de Constantin Paul. Dans les hôpitaux, les écoles de Paris, dans l'armée, le vaccin de génisse est seul employé maintenant. L'Académie depuis trois ans utilise le vaccin de génisse. Le vaccin animal est recueilli dans des tubes et peut être employé à dislance. Au lieu de la sérosité vaccinale souvent inactive, on se sert de pulpe provenant du grattage des pustules, qui, triturée dans un mortier et incorporée à ae la glycérine, constitue la pulpe vaccinale glycériiiée, qui peut se conserver assez longtemps daii:- des tubes de verre fermés au chalumeau.
Depuis les célèbres expériences de Pouilly-le-Fort, où Pasteur démontra publiquement l'efficacité de la métliode découverte par lui, la vaccination des bestiaux contre le charbon est de plus en plus entrée dans la pratique courante. L'Institut Pasteur expédie dans tous les pays d'élevage un virus atténué du charbon, qui inoculé à un animal lui confère, pour une durée encore mal connue, une immunité complète contre la maladie. On revaccine généralement tous les ans, en inoculant un virus de plus en plus actif. La vaccination charbonneuse a donné à l'élevage français la sécurité que lui enlevaient jadis les épidémies soudaines et violentes de fièNTe charbonneuse.
VACCI NIÉES (du g.-tvpe racciniM7/j), famille déplantes Dicotylédones gamo|)étafes, détachée de celle des Ericacées, renferme des arbrisseaux ou sous-arbrisseaux de l'hémisphère septentrional [Europe et Amérique), à rameaux cylindriques ou anguleux ; à feuilles alternes, simples, eutières, dentelées ou crénelées avec un court pétiole ; à fleurs solitaires ou en grappes : calice à 4, 5, 6 divisions, corolle à autant de segments alternes ; étamines en nombre double ; ovaire mulliloculaire; fruit charnu et quelquefois capsulaire. Les baies de quelques Vacciniées, notamment celles du genre type, sont comestibles. — Genres principaux : Vaccinhim (Airelle), Ceratostemma, Oxycocciis, Phalerocarpus, etc.
VACCINIUM, nom latin botanique du genre aibelle.
VACHE ^du lat. racca), la femelle du Taureau. Jeune, elle reçoit le nom de génisse, surtout dans le style relevé. Elle peut produire dès l'âge de 18 mois; mais, pour qu'elle donne de Iwn lait, il faut qu'elle ait 2 ou 5 ans. Elle porte 9 mois. La vache peut vivre plus de 20 ans ; à 9 ans, il convient de la mettre à l'engrais. La chair des vaches suffisamment engraissées est aussi bonne que celle du bœuf. Le lait de vache est celui qui se rapproche le
Elus du lait de la femme : il est liquide , opaque , lanc, plus pesant que l'eau, d'une saveur douce : on en connaît les nombreux usages F'oy. lait). L'importance du lait de la vache a, de tout temps, fait rechercher les signes à l'aide desquels on peut reconnaître à l'avance les individus capables de produire du lait en abondance et de bonne i qualité ; l'aptitune individuelle à la lactation dépend uniquement du volume et de la constitution de la mamelle ; [ c'est là, et non sur tel ou tel caractère tiré des formes ] extérieures de l'animal, que doit se porter l'examen. — Le cuir fait avec de la peau de vache sert à faire des harnais, des bottes, des souliers, ainsi que des malles, des vaches pour l'impériale des diligences, des soufflets, des cuirs de pompe et autres ouvrages qui n'ont besoin que de force et de souplesse : on estime, sous ce rapport, le cuir de vache d'Angleterre et celui de Russie. Enfui, c'est à la vache que l'homme doit le meilleur préservatif de la petite vérole, le vaccin. Voy. ce mot.
La vache était en Egvpte le symbole de la déesse Isis. Aujourd'hui encore, elfe jouit d'un culte particulier chez les Indiens : ces peuples pensent que les âmes des sages vont habiter le corps de ces animaux ; ils les laissent errer en liberté, et ils regarderaient comme un crime de les mettre à mort. La vache lo ( Voy. ce nom au Dict. d'Hist. et de Géogr.) est célèbre dans les fables des Grecs. Chez les Israélites, on sacrifiait une vache rousse afin de faire avec ses cendres délayées une eau d'expiation destinée à purifier ceux qui s'étaient souilles par l'attouchement d'un mort.
Vaches [Ram des). Voy. rasz.
En Histoire naturelle, on appelle : Vache-Biche, le Bu-
bale; V. blanche, V. bleue. V. sauvage, diverses espèces d'.\ntilope; V. grognante ou de Tartarie, le Yak; V. marine, le Morse, le Lamantin, le Dugong, l'Hippopotame; V. bousier, le Bousier à deux cornes; V. à Dieu, les Coccinelles; — Arbre à vache, le Galactodendron.
VACHERIE. Voy. étable.
VACIET, nom vulgaire du Muscari chevelu.
VACUOLE, partie de la cellule végétale où s'accumule le suc cellulaire. Quand la cellule est jeune. les vacuoles sont peu développées, elles grandissent plus tard ; et quand la cellule est morte, elle n'est plus qu'une grande vacuole. Quelques plantes inférieures présentent des vacuoles pulsatiles qui d'une manière rythmique croissent, puis brusquement s'évanouissent pour reparaître au même point.
VADE [du lat. vas, vadis, caution). Au Brelan et autres jeux de Cartes, la vade est la mise ou somme dont un joueur ou\Te le jeu.
VADE-MECUM, expression latine qui signifie va ouviens avec moi, désigne un ouvrage portatif destiné à rappeler en peu de mots les notions principales d'une science, d'un art, etc. Le premier ouM'age publié sous ce titre est, diton, un livre ascétique, intitulé Vade mecutn piorum christ ianorum (Cologne, 1709). Voy. jiaxcel.
VA-ET-VIENT. En Mécanique, le mouvement de va-etvient est celui qui a lieu alternativement et régulièrement tantôt dans un sens, tantôt dans un autre : tel est le mouvement d'un piston dans le cvlindre d'une machine à vapeur, celui d'un pendule oscillant autour de son point de suspension. — On appelle aussi va-et-vient vm appareil qui s'adapte au dévidoir servant au tirage et au dévidage aes soies.
Dans la Marine, un va-et-vient est un cordage étabH entre la terre et un navire, ou entre deux navires, ou entre deux rives opposées, et sur lequel on peut se haler pour établir une communication.
VAGABONDAGE (de vagabond, du lat. vagabundus). On appelle vagabonds ou gens sans aveu les iudividus qui 11 ont ni domicile certain, ni moyens de subsistance, et qui n'exercent habituellement ni métier ni profession (C.
[>én., art. 270). Toutes les législations ont puni sévèrement e vagabondage. La loi française le considère comme un délit : les individus déclarés vagabonds par jugements sont pmiis de 3 à 6 mois d'emprisonnement, et mis sous la surveillance de la haute police pendant 5 ou 6 ans (art. 271). S'ils ont moins de 16 ans, ils sont mis sous la surveillance de la haute police jusqu'à 20 ans, à moins qu'avant ce temps ils n'aient contracté un engagement militaire. Ils peuvent, s'ils sont étrangers, être conduits hors du territoire. Voy. MENDICITÉ et PACPÉRISME.
VAGiNELLE, Vaginella, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Ptéropodes, famille des Hyalidées : cotjuille non spirale, allongée, déprimée, à côté inégaux et inégalement bombés, sans bourrelet à l'ouverture et sans fente séparée de l'ouverture. Ces mollusques sont communs dans les mers actuelles ; ils ont des représentants fossiles dans l'étage silurien et les étages tertiaires supérieurs.
VAGUE (du lat. vagus), adjectif. En Anatomie, on nomme nerfs vagues, nerfs de la paire vague, les nerfs de la 10* paire ou nerfs pneumogastriques, à cause de leurs nombreuses ramifications qui se distribuent aux poumons, au cœur, à l'estomac et au foie. Voy. spixal.
Année vague. Voy. anxée civile.
VACCE (de l'anc. haut allem. wâc], substantif. On donne conamunément ce nom à l'onde agitée par le vent, la tempête ou toute autre cause. Voy. lame.
VAGUEMESTRE (de l'allem. Wagenmeista-, maître des équipages), nom donné à plusieurs employés du service militaire. Le Vaguemestre d'un corps d'année est un officier de gendarmerie chargé de reunir et de former les trains regimentaircs du corps d'armée et d'en assurer la police ; il est sous les ordres du chef d'état-major du coqis d'armée. Dans mie division, le même soin incombe au commandant de la force publique de cette dinsion; le V. de corps ou de régiment est un sous-offioier qui, dans chaque régiment, a la surveillance des équipages, et qui, en outre, est chargé d'aller chercher aux mireaux de poste les lettres et paquets adressés à toutes les persomies du régiment, ainsi que les articles d'argent, et de les distribuer aux officiers et aux soldats.
VAIGRES (orig. inc.j, terme de Marine, planches ou burdages, qui revêtent mtérieurement la muraille d'un