‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 165 sur 1729 · BAUME · texte numérisé non relu

BAUME

BÉATMCATION

stjTax, etc. Ils ont pour caractère conunun de posséder une odeur aromatique qui leur est propre et d'être solublss dans l'éther et l'alcool, d'où l'eau les précipite. Ce sont là les baumes proprement dits ou naturels: mais on a improprement appelé Baumes beaucoup d'autres substances. Ainsi on nomme vulgairement Baumes diverses niantes aromatiques menthe, basilic, tanaisie, etc.). — Les Pharmaciens appliquent le nom de baume à d'anciennes compositions pou usitées auj. et qui sont soit des remèdes huileux ou spiritueux, soit des on^ruents dans la préparation desquels entrent des baumes naturels, et nui passent pour guérir les plaies, p. ex. le B. du Commanaeur. le B. tranquille. Certaines térébenthines et certaines résines liquides reçoivent improprement le nom de baumes, comme le B. de Copahu, le B. de la Mecque ou de Judée, etc.

BArME d'arcécs [d'un médecin espagnol de ce nom), sorte d'onguent mou, dont on se sert, en Chirurgie, pour hâter la cicatrisation des ulcères, et pour s'opposer aux effets des contusions, meurtrissures, etc. C'est un mélange de suif de mouton, de graisse de porc, avec de la térébenthine et de la résine élemi.

BAUME DU CANADA, espèce de térébenthine qui découle naturellement ou par incision d'un pin du Canada [Abies balsamea . On en fait usage dans les appareils polariseurs et pour les préparations micrographiques.

BAL'UE DU COMMANDEUR, alcoolat composé qui contient du baume de Tolu, de la myrrhe, de l'aloès, du benjoin, de l'oliban. de la racine d'angélique et de l'hypericum millepertuis). On l'emploie en applications résolutives contre les contusions et comme hémostatique dans les hémorragies superficielles.

BAUME DE coPAHu, sortc de térébenthine jaunâtre très fluide qui découle du tronc de diverses espèces de Copaïfera : elle a ime odeur forte, une saveur acre, amère, très désagréable. C'est un stimulant actif dont l'action porte surtout sur les membranes muqueuses: aussi y recourt-on avec succès contre certaines inflammations de ces membranes.

BAUME COPALME. Voy. LIQUIDAXBAR.

BAUME DE FIOR.AVANTI. Ce baumc stimulant, ainsi appelé du mm de son inventeur, se prépare de diverses manières. Voici la formule du Codex : térébenthine (500 gr.], résine élémi (100\ résine tacamaque (100), succin (100), stvTax liquide (100,, galbanum (iOOs mj-rrhe (100), aloès (50), baies de laurier (100),galanga (50), zédoaire (50), gingembre (50 , cannelle (50), girofle (50), muscade (50), feuilles de dictame de Crète ^50), alcool à 80° (3 kil.). — Le baume de Fioravanti s'emploie à l'extérieur surtout en frictions contre les névralgies et les affections rhumatismales : il est la base d'un grand nombre de liniments stimulants, résolutifs et fortiiiants.

BAUME DE GURJux, sorfc de baume qui découle de diverses espèces de la famille des Diptérocarpées. Il ressemble au baume de Copahu, dont il possède les principales propriétés.

BAUME DE LA MECQUE. Voy. TÉRÉBENTHINE DE JUDÉE.

BAUME NERVAL OU NERviN, formé de moelle de bœuf purifiée, d'huile d'amandes douces, de beurre ou huile concrète de muscade, d'huile volatile de romarin et de girofle, de camphre, de baume de Tolu, d'alcool. On s'en sert en frictions contre les douleurs rhumatismales et les entorses.

BAUME opoDELDOcii (du gr. ôtô;, suc, et d'un mot arabe), baume ou'on emploie en frictions contre les douleurs rhumatismales et les entorses, est formé d'alcool, tenant en dissolution du savon animal, de l'ammoniaque, du camphre, et les huiles essentielles du thym et du romarin. Il est à demi solide et d'une transparence opaline.

BAUME DU PÉROU. II cst foumi par divers Myrospermum et par le Myroxylum peruiferum. qui croît au Pérou et dans la prov. de Carthagène. On dbtingue le baume dincision. le baume en coque, le baume dur ou sec, et le baume de lotion. Il entrait autrefois dans la composition des pilules de Morton. Il entre encore dans beaucoup de médicaments composés.

BAUME DE TOLU. Il cst foumi par le Myroxylum toluiferum, qui vient dans les env. de Tolu, près de Carthagène (.Vmérique du Sud). Il est Ijabituellement semi-fluide, mais s'il est récolté depuis longtemps il devient sec et cassant, il est d'une couleur fauve foncé, demi-transparent; son odeur est suave et agréable. On en fait un sirop et des tablettes fort usités contre le rhume et les catarrhes; les parfumeurs l'emploient fréquemment.

BAUME TRANQUILLE, huilc d'ulive tenant en dissolution

certains principes de plantes narcotiques (belladone, jusquiame, morelle, pavot, stramoine) et de plantes aromatiques (menthe, lavande, absinthe, rue, sauge, etc.). On I emploie en frictions comme calmant.

BAUME ou BALME (orig. inc). Ce mot, en provençal, signifie grotte, caverne; de là le nom de baume donné à plusieurs lieux, notamment à la Sainte-Baume (Var), où, dit-on, sainte Madeleine vint finir sa vie.

BAUMIER. Voy. balsamier.

BAUXITE, mélange d'hydrate d'alumine et d'hvdrate de sesqinoxyde de fer, à composition assez variable, en masses pisoliti(|ues, blanches ou rouges, est emplovée comme minerai d aluminium. On la trouve au village'des Baux, près d'Arles, et dans d'autres localités de la Provence.

BAVAROIS, eu t. de Cuisine, sorte de crème liée avec des jaunes d'œuf, aromatisée avec café, chocolat, vanille, etc., qu'on fait prendre à la glace.

BAVAROISE, boisson diversement composée, n'était dans l'origine que du lait chaud aromatisé avec du thé, dans leouel on mettait, au lieu de sucre, du sirop de capillaire. Elle fut mise à la mode au siècle dernier par des princes de Bavière qui, se trouvant à Paris, allaient souvent prendre le thé au café Procope. On a fait depuis des bavaroises au chocolat, au café, etc. C'est une boisson agréable, qui adoucit la toux, favorise la transpiration et procure un sentiment de bien-être qui amène le sommeil.

BAVE [espèce d'onomatopée), salive visqueuse qui sort involontairement de la bouche, surtout chez les enfants et les vieillards. — On appelle aussi bave l'écume qui s'échappe de la gueule de certains animaux, ainsi que de la bouche de I nomme dans certaines maladies, conune dans l'épilepsie, la rage, etc.

BAYADÈRES, danseuses indiennes. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

BAYÉRINE ou baïérine, dite aussi Colombite. tantalate naturel de fer et de manganèse [(Fe, Mn)Ta]. Il est noir, raye faiblement le verre, et cristallise en prismes orthorhombiques. On le trouve en Bavière (d'oii son nom), en Finlande, en Suède, aux Etats-Unis, etc.

BAZAR, mot persan, qui équivaut à ceux de marché, de magasin. En Orient, les bazars sont des édifices publics, tantôt découverts, tantôt surmontés de toits ou de coupoles, distribués en boutiques et à plusieurs étages, où l'on vend toutes sortes de produits et même des esclaves. Le bazar de Tauris, en Arménie, renfenne 15 000 boutiques. — En Europe, on donne le même nom à des lieux couverts où sont réunis un grand nombre de marchands tenant boutique et vendant toutes sortes d'objets.

BOELLAIRES (du gr. ^ôÉXXa, sangsue) ou hirudinées, famille de la classe des Annélides apodes. Ce sont des vers suceurs, munis de ventouses, n'ayant point d'organes sj)éciaux pour la locomotion, ni. en général, de branchies. Leur sang est rouge ; leur corps est annelé extérieurement. Ils se nourrissent du sang des autres animaux, des poissons surtout, car la plupart de leurs espèces vivent dans les eaux; mais quelques-uns piquent avec avidité les mammifères lorsqu'ils vont à l'eau pour boire et s'y baigner. Cette habitude naturelle a été détournée, en Médecine, pour les saignées locales. — Cette famille comprend : les Branchiobdelles, qui seuls du groupe ont des branchies; les Ichthyobdelles, les Sangsues, les Glossobdelles et les Malacobdelles.

BDELLE. Bdella. Voy. sangsue.

BDELLIUM (du gr. ji5£>>Xiov), gomme-résine provenant d'une espèce de BaUamodendron. qu'on trouve en Afrique, oans l'Inde et l'Arabie. Le bdellium, qui ressemble à la myrrhe, se rencontre dans le commerce en masses ou en grains arrondis, d'un rouge foncé, opaques, luisants, cassants, d'une odeur particulière, d'une saveur amère ; il répand en brûlant une odeur assez agréable, ce qui le fait prescrire en fumigations dans des affections diverses. Il est presque inusité aujourd'hui.

BDELLOMÉTRE (du gr. ^SAXa, sangsue, et [iÉ-rpov, mesure), instrument destine à remplacer les sangsues. Il se compose d'une pompe ou ventouse, armée de lancettes ou scarificateurs, et graduée afin de mesurer la Quantité de sang que l'on retire de la plaie. — On en doit l'invention au docteur Sarlandière (1819).

BEA6LE, race de chiens courants anglais dont on se sert pour la chasse du lièvre et du lapin.

BÉATIFICATION [de béatifier ; du lat. 6ea/iM, bienbeu-

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