‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1652 sur 1729 · VEDETTE · texte numérisé non relu

VEDETTE

Ce qu'on appelle vaseline liquide n'est autre chose que de Vhuile lourde de pétrole : c'est un mélange n'hydrocarbures liquides, employé en Pharmacie comme véhicule destiné à remplacer les huiles végétales ou animales, sur lesquelles elle présente l'avantage de ne pas rancir.

VASISTAS (deraliem. was ist dos, qu'est cela?), ouverture ménagée dans une porte, une fenêtre, le plafond d'une boutique, etc., pouvant s'ouvrir et se fermer à volonté, et permettant soit de parler aux gens du dehors sans ouvrir la porte ou la fenêtre, soit de voir ce qui se passe à un étage inférieur sans avoir besoin d'y descendre. — On a étendu ce nom aux vitres, parties de fenêtre et autres ouvertures, servant à l'aérage d'une chambre, d'une salle, etc.

VASO-MOTEURS (nerfs), nom donné quelquefois aux nerfs sympathiques à cause de l'influence qu'ils ont sur la circulation dans les vaisseaux capillaires. Voy. sympathique.

VASQUE (du lat. vasculum), espèce de bassin rond et peu profond, qu'on place comme ornement dans un jardin, dans un parc, sous une fontaine. On le fait en pierre, en marbre, en bronze, etc.

VASSAL (du b.-lal. vassalis,de l'asstw, serviteur; orig. celtiq.), nom donné, sous le régime féodal, à tout feudataire ou possesseur de fief, considéré par rapport au seigneur suzerain dont il relevait. Voy. vassaux au Dict. d'Ilist. et de Géogr.

Les mois vasselage, vassalité, désignaient la condition du vassal et le corps des vassaux.

VATÉRIE, Vateria, grand arbre des Indes orientales, forme un genre de la famille des Diptcrocarpées. Il produit une résine qu'on emploie dans le pays comme encens et comme vernis.

VA-TOUT, terme de Brelan et autres Jeux. Voy. va.

VAUCHÉRIE (du Itolaniste Vaucher), Vauclie)'ia, genre d'Algues vertes de la famille des Siphonées, consistant en filaments simples ou rameux, lubuleux, non cloisonnés, transparents, remplis d'une substance verte. Elles se reproduisent par de grosses zoospores couvertes de cils vibratiles, et par œufs : les anthérozoïdes se produisent dans des sortes de cornes, les œufs dans des capsules arrondies. Les Vauchéries sont rudes au toucher, disposées en gazons, en touffes arrondies ou en nappes au fond des bassins d'eau vive ou stagnante.

VAUDEVILLE. Ce uom se donnait autrefois à des chansons satiriques et mordantes, composées sur des individus ou sur des événements contemporains, et rimées sur un air vulgaire et connu. On composa des vaudevilles en France longtemps avant que le nom existât. Ce genre de satire convenait tout spécialement à l'esprit gaulois : Boileau a dit [Art poét., ii) :

Le Français, né malin, forma le vaudeville.

La vogue qu'obtinrent au xv" siècle les chansons de ce genre composées par Olivier Basselin, foulon du Val de Vire, en Normandie, fit donner à toutes les chansons satiriques le nom de vaudevilles, et par corruption celui de vaudevilles.

Puis on a appelé vaudevilles les pièces de théâtre dans lesquelles on fait entrer des couplets. Les premiers ouvrages de ce genre furent composés pour les spectacles forains au commencement du xvni" siècle. Enfin on a donné le nom de vaudevilles à des vaudevilles sans couplets, c.-à-d. à de simples comédies un peu plus légères et surtout plus vulgaires que les comédies proprement dites.

Piis et Barré fondèrent en i i92, à Paris, sous le nom de Vaudeville un théâtre destiné à la représentation de ces pièces; établi d'abord rue de Chartres, ce théâtre a plusieurs fois changé d'emplacement : il est aujourd'hui sur le boulevard au coin de la rue de la Chaussée-d'Antin.

VAUQUELINITE, minéral d'un vert foncé, en cristaux ou en masses aciculaires avec la crocoïse de Bérézoff (Sibérie) ; c'est un chromate de cuivre et de plomb, mais contenant de l'acide phosphorique et peut-être identique à la saxmannite.

VAUTOUR, Vtiltur, grand genre d'Oiseaux, de l'ordre des Rapaces diurnes, renferme des oiseaux de proie de grande taille, caractérisés par une tête petite, un bec allongé, très robuste, recourbé seulement vers la pointe ; un cou long, dénudé, et garni à la base d'un collier de duvet ou de longues plumes ; des tarses couverts de petites écailles, des ailes fort longues, une queue courte. Leur

corps est massif et robuste, leur démarche ignoble et embarrassée, leur vol lourd, mais soutenu : ils s'élèvent obliquement et en tournoyant, et peuvent atteindre des hauteurs prodigieuses. Ils répandent une odeur infecte. Naturellement lâches et voraces, les Vautours ne s'attaquent qu'aux petits animaux ; à défaut de proie vivante, ils se nourrissent de charognes et d'immondices, qu'ils découvrent à des distances incroyables. Ces oiseaux se trouvent surtout dans le voisinage des grandes chaînes de montagnes, sur les cimes desquelles ils établissent leur aire. Ils vivent ordmairement par paires, mais ils se réunissent en troupes partout où il y a de grandes masses d'hommes et d'animaux, sur les champs de bataille, à la suite des caravanes, des troupeaux, etc.

On comprend sous le nom général de Vautours beaucoup d'oiseaux de proie de genres différents, tels que les Sarcoramphes , les Percnoptères , les Cathartes, les Gypaètes, les Car acaras, etc. [Voy. ces mots), qui tous se rapprochent plus ou moins des Vautours propr. dits par la ressemblance des formes extérieures et des habitudes. — Les Vautours propr. dits se reconnaissent à leur tête et à leur cou sans caroncules et sans plumes, mais recouverts d'un duvet très court, ainsi qu'à leurs narines obliquement percées en dessus. La plupart des espèces appartiennent à l'ancien monde; les principales sont : le V. fauve ou Griffon (F. fulvus), qui a la tête et le cou garni d'un duvet blanc, très court, la partie inférieure du cou entourée de plusieurs rangs de plumes effilées d'un blanc roussâlre, le milieu de la poitrine garni d'un duvet blanc, tout le corps et les ailes d un brun fauve, la queue noirâtre ; il se trouve dans le centre et le midi de l'Europe; le V. noir ou bnin, V. arrian [V. cinereus), qui a la peau du cou de couleur bleuâtre, et le plumage d'un brun foncé : il se trouve dans le midi de l'Europe et dans une grande partie de l'Afrique ; le V. royal, le V. moine, le V. d'Angola, etc.

Chez les Païens, le Vautour était consacré à Mars et à Junon ; c'est par un vautour que Jupiter fit ronger le foie de Prométhée. Cet oiseau était pour les Egyptiens l'objet d'un grand respect : ils le regardaient comme le symbole de N«îih ; il était employé par eux pour désigner la connaissance de l'avenir, parce qu'il a 1 œil très perçant.

VAVASSEUR (pour vassal de vassal), vassal d'un ordre inférieur. Voy. vassal et ce mot au Dict. d'Hisl. et de Géogr.

VAYVODE ou voïvoDE, titre donne jadis aux souverains de la Valachie, de la Moldavie, de la Ti-ansylvanic et aux gouverneurs de province en Pologne.

VEAU (du lat. vitellus), le petit de la Vache. On appelle veaux de lait les veaux qu'on engraisse pour la boucherie : on les y conduit de six semaines à trois mois. La chair du veau est une viande blanche, succulente et gélatineuse. On appelle veaux d'élève ceux que l'on conserve après l'allaitement.

On désigne encore sous le nom de veau le cuir de cet animal préparé pour la cordonnerie ou pour la reliure : la reliure en veau est beaucoup plus solide que la reliure en basane. La peau de veau préparée en parchemin reçoit le nom de vélin. Voy. ce mot.

Veau de veau ou bouillon de veau est de l'eau dans laquelle on a fait bouillir, sans sel, un morceau de jarret de veau, et qu'on prend comme laxatif léger.

Veau marin, nom vulgaire du Phoque.

Veau d'or, idole des Israélites. Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.

VECTEUR. Le mot vecteur est pris dans le segment donné plus haut au mot segment (de droite) et tend à le remplacer dans ce sens : primitivement, le v. était regardé comme ayant une origine fixe. (Voy. rayon).

VÈDAS, livres sacrés des Hindous. Ils sont au nombre de

aualre : le Rig-Vêda, recueil d'hymnes composés au moins ix-sept siècles avant J.-C; le Sâma, espèce de rituel des cérémonies sacrées, composé de vers empruntés au Rig ; le Yadjour, recueil de formules religieuses en vers et en prose, et VAtharvan, composé exclusivement d'hymnes en vers, comme le Rig, mais d'une époque postérieure. Voy. vÉDANTiSME et VÉDAS au Dict. d'Htst. et de Géogr.

VEDETTE (de Vital, vedetta], sentinelle à cheval. Il est défendu aux vedettes en faction de mettre pied à terre; elles doivent avoir leur carabine ou leur sabre à la main. Si elles sont attaquées, elles se relurent après avoir fait feu pour avertir le poste.

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