‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1653 sur 1729 · VEINE · texte numérisé non relu

VEINE

VÉGA, a Lvpp, étoile do 1'° grandeur. Dans 15 000 ans, le \)ùU\ nord seia voisin de celle éloilc.

VÉGÉTAL (du lai. vcgetalis, de vegetus, qui pousse). On désigne sous ce nom tout être vivant qui reste fixé au sol et est généralement dépourvu de sensibilité et de mouvement volontaire. Ces deux caractères ne sont pas absolus, car le mouvement s'observe dans un très grand nombre de plantes inférieures, et la sensibilité ou plutôt lirritabilité s observe aussi chez divers végétaux. L'ensemble des végétaux ou plantes forme le règne végétal. Nettement séparé du règne minéral, le règne végétal se confond jusqu'à un certain point avec le règne animal : comme les animaux, les végétaux naissent, se nourrissent, croissent, se reproduisent et meurent. Toutefois deux caractères à peu près constants permettent de distinguer le végétal de l'animal, et ont été choisis comme défmissant le règne végétal : ce sont l'existence de chlorophylle dans la cellule et de cellulose dans la membrane.

Le nombre des végétaux est très considérable, et le chilfre de ceux qui sont connus augmente tous les jours. Kn 1764, Linné en décrivait 7 000; en 1824, Steudel donnait la liste de 50 481 végétaux décrits. Aujourd'hui les botanistes ont décrit plus de 400000 végétaux: l'immense herbier du Muséum de Paris en renferme plus de 300 000.

Pendant longtemps on s'est borné à diviser les végétaux en arbres, arbrisseaux et herbes ou plantes herbacées. Les premiers essais de classification sont dus à André Césalpin, de Florence (1583); à J. Ray, en Angleterre (1082-93) ; à Tournefort, en France (1694), etc. Le célèbre Linné publia en 1735 son Système artificiel fondé sur la seule considération des organes sexuels et qui distribuait tous les végétaux en 24 classes {Monandrie, Diandrie, Triandrie, Tétrandrie, Pentandrie, Hexandrie, Heptandrie, Octandrie, Ennéandrie, Décandrie, Dodécandrie, Isocandrie, Polyandrie, Didynamie, Télradynamie, Monadelphie, Diadelphie, Polyadelphie, Syngénésie, Gynandrie, Monœcie, Diœcie, Polygamie, Cryptogamie). Mais, tout en établissant ce système artificiel, Linné proclama la nécessité d'une méthode naturelle de classification et en 1758 il ébaucha le classement des plantes d'après ce principe. On cite après lui les classifications naturelles de Bern. de Jussieu (1765), d'Adanson (1765), d'Ant.-Laur. de Jussieu (1789) : cette dernière est restée longtemps généralement adoptée. Depuis lors, les travaux de Rob. Brown, de Candolle, de Lindiey, d'Endlicher, de Bcntham et llooker,de Bailion,dc VanTieghem,ctc. ont amené d'importantes modifications dans le classement primitif.

Auj. on divise les Végétaux en quatre embranchements :

i" THALLOPHYTES, 2" MUSCINÉES, 3" CRYPTOGAMES VASCULAIRES, 4° PHANÉROGAMES.

I. THALLOPHYTES, (û) Ckampignous (Myxomycètes , Oomycètes, Basidiomycètes, Ascomycètes, etc.); [b) Algues (Cyanophycées, Chlorophycées, Phéophycées, Floridées).

II. MDSciNÉEs. (a) Hépatiques (Jungermanniées, etc.) ; [b] Mousses (Bryacées, etc.).

III. CRYPTOGAMES VASCULAIRES. (à) FiUclnëes (Fougères, Rliizocari^ées) ; [b] Equisétinées (Equisétacécs, etc.); (c) Lycopodinées (Lycopodiacées, Sélaginellées, etc.).

IV. PHANÉROGAMES, (fl) Gymiiospermes (Cycadées, Conifères, Gnélacées); [b) Angiospermes (Monocotylédones et Dicotylédones).

Le groupe des Phanérogames angiospermes est celui qui comprend le plus grand nombre de familles végétales ; on l'a subdivisé ainsi :

A. MONOCOTYLÉDONES : (a) Gramiitinées (Graminées, Cypéracées, Lemnacées, Aroïdées, Typhacées, etc.); [b) Joncinées (Joncacées, Palmiers, Triglochinées , etc.); (c) Liliinées (Liliacées, Alismacées, etc.); (d] Iridinées (Amaryllidacées , Iridées, Broraéhacées , Orchidées, llydrocharidces, etc.).

B. DICOTYLÉDONES : i° APÉTALES : (c) à ovuire supère (Urticacées, Euphorbiacées, Salicinées, Polygonées, Chénopodiacées, etc.) ; [b) à ovaire infère (Cupulifères, Juglandees, Loranthacées, Aristolochiacées, etc.). — 2° dialypé- TALEs : (a) à ovaire supère (Renonculacées, Nymphéacées, Maivacees, Hypéricacées, Cistinées, Tiliacées, Violacées, Droscracees, Résédacées, Crucifères, Papavcracées, Géramacees, Caryophyllées, Polygalées, Légumineuses, Rosacées, Vitces, Rhamnécs, etc.); [b] à ovaire infère (Cactées, Saxifragées, LyUiracées, Œnothéracées, Ombellifères, Arahees, Cornées^ etc.). — 3° gamopétales : (a) à ovaire

supère (Ericacées, Primulacées, Plumbaginéos, Solanées, Borraginées , Convolvulacées , Gentianées, Apocynées, Asclépiadées, Oléacées, Scrofularinées, Labiées , Utriculariées, Verbénacées , Plantaginécs, etc.); [b] à ovaire infère (Campanulacées, Rubiacées, Caprifoliacées , Valérianées, Dipsacées, Composées, etc.).

VÉGÉTAL (papier). Voy. PAPIER.

VÉGÉTATIF (du lat. vegetare, animer, vivifier). Aristole et les Scolastiques admettaient une âme végétative, dont ils faisaient le principe des fonctions organiques, c.-à-d. de la nutrition et de la reproduction, qui sont communes aux végétaux et aux animaux. Voy. animisme.

VÉGÉTATION (du lat. vegetatio), nom donné, en Botanique, au développement successif des parties constituantes des végétaux, c.-à-d. à leur accroissement, à la reproduction annuelle de leurs feuilles, à la formation de leurs fruits.

En Médecine, on donne le nom de végétations à des excroissances qui s'élèvent à la surface de certains organes et qu'on nomme vulgairement poireaux, choux-fleurs, fies; tels sont encore les carnosités de l'urèlre, etc. Voy.

Page 1