EXCROISSANCE
VÉGÉTO-MINÉRALE (EAt). Voy. eau blanche.
VÉHICULE (du lat. vehiculum), tout ce qui sert à porter ou à conduire. On dit : en Pliysique, que l'air est le véhicule du son ; en Physiologie, que les artères sont le véhicule du sang.
En Pharmacie, on nomme véhicule tout excipient liquide, c.-à-d. tout liquide susceptible de dissoudre un ou plusieurs corps, comme l'eau, l'alcool, l'éther, etc.
VEHME (sainte! , tribunal secret des francs-juges. Voy. ce mot au Dict. u'IIist. et de Géogr.
VEILLE (de veiller, du lat. vigilaré), absence ou privation du sommeil pendant la nuit. On appelle état de veille cet état dans lequel les sens sont en action, par opposition à Vétat de sommeil, pendant lequel l'action des sens est ralentie. — Chez certains végétaux, les états de veille et de sommeil sont caractérisés par ces positions dilîérentes de divers organes (feuilles, folioles, etc.).
Les anciens Romains divisaient la nuit en quatre parties, qu'ils appelaient veilles {vigiliœ) : la 1™ veille commençait à 6 heures du soir ; la 2", à 9 heures ; la 3*, à minuit ; la 4=, à 3 heures du matin.
Dans la Liturgie, le mol veille est ordinairement remplacé par le mot Vigile [Voy. ce mot).
Dans l'ancienne Chevalerie, on appelait veille ou veillée des armes une cérémonie pieuse qui consistait en ce que celui qui allait être armé chevalier passait la nuit à veiller dans une chapelle où étaient les armes dont il devait être revêtu le lendemain,
VEILLÉE (de veille}-), veille que plusieurs personnes font ensemble. Ce mot se dit surtout en parlant des villageois ou des artisans qui s'assemblent le soir pour travailler et converser. Dans plusieurs provinces de France, c'est l'usage d'égayer les longues veillées d'hiver par des récîls ou des contes. Certains contes de ce genre ont acquis une célébrité populaire. — Par suite, on a donné le nom de Veillées à des recueils d'histoires ou de contes, la plupart écrits pour la jeunesse, comme les Veillées du château de Mme de Genhs. — Veillée des armes. Voy. veille.
VEILLEUSE (de veiller). Outre la petite lampe qu'on laisse brûler la nuit dans une chambre à coucher, on appelle vulgairement Veilleuse ou Veillotte le Colchique d'automne.
VEILLOTTES (orig. inc), petits tas de foin qu'on forme sur les prés après la fenaison, et qu'on y laisse jusqu'à ce qu'on puisse les transporter au fenil ou au grenier. Voy. fanage et aussi veilleuse.
VEINE (du lat. vena). Les veines sont des vaisseaux destinés à ramener au cœur le sang distribué par les artères dans toutes les parties du corps. Ce sont des tubes cylindriques, olfrant de distance en distance des renflements dus à la présence de valvules intérieures : leurs parois, plus minces et moins contractiles que celles des artères, sont formées de trois tuniques : Yintcrnc, polie, lisse, d'apparence séreuse ; la moyenne, composée de fibres longitudmales, et Yexterne, la jjIus épaisse des trois, lâche, extensible et de nature cellulcuse : la tunique interne et la tunique moyenne concourent en se repliant à former les valvules dont le bord libre, concave cl dirigé du côté du cœur, empêche le sang de retourner en arrière et de refluer dans le système capillaire. Le nombre des veines est bien plus considérable que celui des artères;
VELAM