‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1655 sur 1729 · VÉLOCIPÈDE · texte numérisé non relu

VÉLOCIPÈDE

elles sont moins constantes dans leurs dispositions et plus riches en rameaux vasculaires sous-cutancs. L'ensemble de toutes les veine*, situées soit dans les profondeurs du corps, soil sous la peau, constitue ce que l'on appelle le système veineux, dans lequel on distin^e : 1° le snslème veineux général, qui commence dans toutes les parties du corps par des ramuscules fort ténus, et qui finit dans le cœur par les deux veines caves, l'une dite supérieure ou thoracique, qui ramène au cœur le sang des parties supérieures au diaphragme, et reçoit immédiatement la grande veine azygos et les veines inno?ninéeso\i troncs vemeux brachiocéphaliques; l'autre dite inférieure ou abdominale, qui ramène au cœur le sang des parties inférieures au diaphragme : elle reçoit entre autres la veine porte; 2" le système veineux abdominal, placé dans lalxlomen : il resuite de deux ordres de vaisseaux, réunis par un tronc commun, appelé la veine porte ( Voy. ci-après) . — On donne le nom de système veineux pulmonaire aux vaisseaux qui ramènent le sang des profondeurs du poumon dans les cavités gauches du cœur.

Des maladies auxquelles les veines peuvent être sujettes, la plus sérieuse est l'inflammation du tissu veineux; on l'appelle phlébite (Voy. ce mol). Voy. aussi embolie,

THROMBCS, VARICE, elC.

Veine basilique, céphalique, etc. Voy. basilique, etc.

Veine porte, arbre vasculaire dont le tronc, place entre les intestins et le foie, a de 0 m. 10 à 0 m. 12 de long, et dont les radicules sont dans les intestins, et les ramuscules dans le foie : d'où la distinction de veine porte abdominale et de veine porte hépatique. La veine porte reçoit le sang de l'estomac, de la rate, du pancréas et des intestins, et le po;7e dans le foie : de là son nom. Cl. Bernard a démontré que c'est au système de la veine porte qu'appartient l'absorption des matières nutritives nécessaires à la régénération du sang. Elle peut aussi, au besoin, remplacer les vaisseaux chylifères, comme on le voit chez certains oiseaux.

En Minéralogie, on donne le nom de veines aux parties longues et étroites où une roche est d'une autre couleur que celle qui l'avoisine; dans l'exploitation des mines, veine est synonyme de filon.

En Physique, on nomme veine fluide le jet d'un liquide qui s'échappe par un robinet ou une étroite ouverture : ce jet éprouve un rétrécissement, une contraction sensible à la sortie du vase.

VELANI, Quercus segilops, espèce de Chêne. Voy.

CHÊXE et AVELAXÈDE.

VÉLAR, Erysimum, genre delà famille des Crucifères, tribu des Sisymbriées [Voy. erysimcm). Ce nom s'applique surtout au Vélar tor telle ou V. officinal [Erysimum cheirantoides), dit aussi Herbe au chantre, avec lequel on fait un sirop pectoral et béehiquc, et dont on extrait une couleur jaune. — Voy. aussi roquette, barcarée et

SAMOLE.

VELARIUM, mot latin déri\é de vélum, voile, désignait, chez les anciens, une espèce de tente dont on couvrait les amphithéâtres ou les théâtres, pour préserver les spectateurs du soleil, de la poussière ou de la pluie.

VÉLELLE. Velella, genre de Cœlentérés, de l'ordre des Acalèplies Polypes siphonophoresj, renferme des animaux intermédiaires entre les Méduses et les Actinies : corps gélatineux, ovalaire, convexe en dessus, un peu concave en dessous, ayant au centre de sa partie supérieure une pièce cartilagineuse, élevée et tranchante; Iwuche entourée de filets nombreux. Les Vélelles se rencontrent dans toutes les mers ; elles sont phosphorescentes et causent des démangeaisons quand on les touche. L'espèce type, la V. à limbe nu, est d'une belle couleur bleue.

VELETTE (pour voilette), nom donné, dans le Levant, à une petite voile latine qu'on grée sur la vergue du grand mât dans les mauvais temp.

VÉLIE, Velia, genre d Insectes, de l'ordre des Hémiptères héléroptères, famille des Géocorises et voisins des Hydromèlres.

VÉLIN (du lai. vitellimis, de veau), peau de veau préparée, dont on se sert pour écrire, et qui est plus blanche, plus fine et plus unie que le parchemin ordinaire ( Voy. parchemin). Lu grand nombre de manuscrits sont sur vélin. On se sert encore aujourd'hui du vciiii pour imprimer les titres et diplômes, ainsi que pour dessiner et peindre en miniature. — Le papier vélin est un papier qui imite la blancheur et l'uni du vélin.

VÉLIQUE (du lat. vélum, voile) , qui appartient auT voiles. Le point vélique est un point situé à l'intersection de deux résultantes, à savoir, celle de l'elforl du vent sur les voiles, et celle de la résistance de l'eau au mouvement du bâtiment.

VÉLITES, nom donné, chez les Romains, à des soldat; armés à la légère. Voy. légion et dans le Dict. d'Hist. et de Géoqr. le nom vêlites. — Sous Napoléon 1'', on donna ce nom à un corps de chasseurs légers qui faisaient partie de la garde impériale.

VELLÉOA, 126" petite planète, trouvée le 5 nov. 1872, par Paul Henry, à Paris. Voy. planètes.

VÉLO et vÉLOCE, abréviations de vélocipède, employées seulement pour le bicycle et la bicyclette.

VÉLOCEMAN et velÎocewoman, mots anglais francises, désignent les cyclistes homme et fenune ; ils font au pluriel velocemen et velocewomen.

VÉLOCIFÈRES (du lat. velox, rapide, et ferre, porter), nom donné à quelques voilures publiques qui annoncent la prétention de transporter les voyageurs avec une gi-andc rapidité.

Vélocifère . ancien nom du vélocipède. On ap])elait alors vélocipède ccXuA qui montait en vélocifère [Voy. \tlocipédie).

VÉLOCIMANE, cycle fonctionnant avec les mains. Le vélocimane est en général une sorte de tricycle ou de nuadricycle où l'action sur les pédales est remplacée |)ar 1 action des poignées qui, par l'intermédiaire de leviers, font avancer la machine. Cet appreil est surtout utile aux personnes privées de l'usage îles jambes : dans ce cas. la direction se fait par le dos qui appuie sur un dossier mobile en relation avec la roue directrice.

VÉLOCIPÈDE (du lat. velox, rapide, et pes, pedis, pied), véhicule mis en mouvement par la personne qui le monte. Sraonj-me : Cycle. Voy. pour la description des divers vélocipèdes les mots : aicycLE, bicyclette, trictcle,

QUADRICYCLE, TANDEM, SOCIABLE.

Bien que d'une grande instabilité à l'état de repos, le vélocipède à deux roues (bicycle ou bicyclette) peut facilement, lorsqu'il est en marche, être maintenu en équilibre. On sait en elietque lorsqu'une roue ou, plus généralement, un corps quelconque tourne autour d'un axe, cet axe tend à conserver, dans l'espace, toujours la même direction, et que, si on essaie de le déplacer, il oy)pose une résistance qui augmente avec la vitesse de rotation du corps. Les aeux roues du vélocipède étant en marche, animées d'un mouvement de rotation rapide, leurs axes tendent à rester horizontaux, opposant une résistance qui est une première cause de stabilité de l'appareil. Toutefois, les roues étant très légères, cette résisl^ance est faible et n'a qu'une action négligeable sur la machine, surtout dans les bicyclettes.

La véritable cause de stabilité réside dans ce fait que le cavalier peut, par des mouvements du gouvernail, développer, quand cela est nécessaire, une force qui relève la machine. Celte force est une force centrifuge. On sait en effet que, lorsqu'un corps en mouvement décrit un cercle, tout se passe comme si le corps était sollicité par une force proportionnelle à sa masse, au carré de sa vitesse et inversement proportionnelle au rayon du cercle qu'il décrit. Cette force tend à l'écarter du centre de sa trajectoire et c'est pour cela qu'on la nomme force centrifuge. Yoici alors comment le cavalier peut utiliser celle force au maintien de l'équilibre : Supposons, p. ex., que le vélocipède s'incline vers la droite. Le cycliste tourne le gouvernail vers la droite, c.-à-d. du côté de la chute, cl le vélocipède, au lieu de décrire une ligne droite, se met à décrire un cercle dont le centre est à droite ; ce mouvement tournant développe une force centrifuge qui tend à éloigner le vélocipède du centre de sa nouvelle trajectoire et, par conséquent, le pousse vers la gauche. Cette poussée redresse la machine ; lorsque le redressement est effectué, le cavalier replace le gouvernail dans sa position normale et reprend sa route en ligne droite. Tout l'art du cvclisle consiste à savoir quelle est exactement la quantité dont il faut tourner le guidon pour développer une force qui suffise à redresser exactement. Les débutants, en général, ont une tendance à exagérer le mouvement donné au guidon.

Ce qui précède montre qu'on pourrait obtenir l'équilibre dans tous les cas, si l'adhérence de la machine avec le sol était parfaite. Cette condition n'est jamais réalisée ; lors-

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