VERMEIL
VERINIS
individus sont d'un gris brunâtre, avec 4 bandes sur le tborax. Ils se trouvent dans la France méridionale.
VERMEIL (du lat. vcrmiculus, petit ver: dans le sens de cochenille du chêne ou graine d'ccarlalc), se dit, en général, de ce qui est d'un rouge un peu plus fonce c^ue l'incarnat, comme les lèvres, le vin, etc. — En Orfèvrerie, on appelle vermeil l'argenterie dorée au feu ou par le procetlé Ruolz.
Les peintres donnent le nom de vermeil à un vernis composé de gomme et de cinabre mêlés et broyés dans de l'essence de térébenthine, et dont on se sert pour donner de l'éclat aux dorures.
VERMEILLE (de vermeil]. En Joaillerie, on donne ce nom à des pierres rouge-écarlate ; la V. Hyacinthe est un Zircon, la V. orientale un Corindon, la F. occidentale un Grenat pyrope.
VERMET (du lat. vennis, ver), Vermeltis, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Peclinibranches, famille des Littorinidées : coquille libre, spirale et régulièrement conique dans le jeune âge, irrégulière et tubuleuse dans l'âge adulte : ses tours disjoints la feraient ressembler à une coquille d'une Serpule sans la régularité et la forme conique des premiers tours. L'animal est vermiforme, pourvu d'une tête peu distincte portant une trompe et deux tentacules ocellés, et d'un piecl cylindrique avec deux filets tenlaculaires et un opercule corné. Les Vermets se trouvent à l'état fossile depuis l'étage albien ; ils vivent auj., par groupes entrelacés, dans toutes les mers.
VERMICELLE (de l'ital. vermicello, petit ver), pâte en forme de petits tuyaux minces, faite avec de la Heur de farine et qui sert pour les potages. Pour donner sa forme au vermicelle on met la pâte dans un vase en métal au fond duquel est placé un crible percé de petits trous, et au moyen d'une presse verticale on la pousse et on la fait sortir en filets qui sont aussitôt refroidis et séchés par un ventilateur. Quand ces filets sont parvenus à la longueur de 5 à 4 déeim., on les casse et on les arrondit en anneaux — L'espèce de vermicelle la plus renommée se fait en Italie et plus particulièrement à Naples et à Gênes ; mais on en fabrique aujourd'hui d'excellent dans plusieurs villes de France, à Paris, Lyon, Clermont, Mai*seille, Grenoble, Toulouse, Montpellier, etc. Voy. pâtes d'italie.
VERMICULAIRE (du lat. vermicitliis), qui ressemble aux vers ou qui se meut comme eux. — En Médecine, le pouls est dit vermiculaire quand les battements, petits et faibles, ressemblent aux mouvements ondulants de vers qui rampent. On donne le nom de mouvement vermiculaire au mouvement péristaltique des intestins.
Vermiculaire brûlante, c'est l'Orpin acre.
VERMICULÉ (du lat. î^erwiecM/a/Ms), se dit, en Architecture, d'ornements rustiques consistant en entrelacs gravés ou creusés à la pointe et qui ressemblent aux sillons laits par les vers.
VERMICULITE, var. altérée de Phlogopite [Voy. mica), qui se gonfle au chalumeau en un long cylindre, d'où son nom.
VER lyil FORME (c.-à-d. (^ui a la foi-me d'un ver). En Anatomie, on appelle : énunence vermiforme supérieure, la saillie allongée que présente la partie antérieure et moyenne de la face supérieure du cervelet ; éminence vermiforme inférieure, l'éminence assez volumineuse située dans l'enfoncement que présente la face inférieure de ce même organe. — Appendice vermiforme ou caecal. Voy.
CïCCM.
VERMIFUGES (du lat. vermis, ver, et /w^are, chasser), ou AMHELMixTHiQUES, médicaments propres à déterminer l'expulsion des vers. Voy. vers, animaux (p. 1697).
VERMILIO, insecte. Voy. verlion.
VERMILLON [de vermeil), sulfure de mercure [HgS] d'un beau rouge vif, qu'on emploie dans la peinture et pour colorer les belles cires à cacheter. On l'obtient soit en broyant sous des meules du cinabre {Voy. ce mot) avec de l'eau, soit en faisant bouillir ensemble de l'eau, de la potasse, du soufre et du mercure, jusqu'à ce que la masse, d'aitord noire, ait pris une belle couleur de carmin. Le vermillon dit de Chine est particulièrement estimé : il est en poudre très fine, d'un rouge foncé éclatant. On tire aussi du vermillon d'Allemagne, de Hollande et du Levant. Le vermillon dit de Provence est le kermès minéral. — Les Grecs connaissaient le vermillon sous le nom de tniltos ; les Romains, sous celui de minium : ils l'employaient comme fard et s'en servaient pour peindre les statues des dieux.
Les anciens employaient aussi le vermillon pour enluminer des caractères tracés sur l'or ou le marbre, notamment les inscriptions des tombes.
Vermillon, nom d'une espèce de Gobe-Mouches.
VERMINE (du lat. vermis, ver), se dit collectivement de toutes sortes d'insectes nuisibles ou incommodes, comme vers, poux, puces, punaises, etc. [Voy. ces mots). — On appelle maladies vermineuses les maladies produites par des vers intestinaux.
VERMOUT (de l'allem. Wermuth, absinthe), vin blanc dans lequel on a fait infuser des plantes amères et aromatiques, et que l'on boit à jeun, sous prétexte d'exciter ou de réveiller l'appétit. On estime le vermout de Turin et celui de Chambéry.
VERNAL (du lat. vemalis], qui arrive au printemps : c'est ainsi que l'on dit fièvres vernales, fleurs vernales, etc.
VER NATION (du lat. vernatio), nom donné par les Botanistes à la disiK)sition qu'affectent les feuilles dans le Iwurgeon au moment qui précède leur premier développement. Synonyme de préfoliaison.
VERNE ou VERONE (orig. celtiq., ou, selon d'autres, du lat. vernus, printanier ; parce que cet arbre est hâtif), nora vulgaire de \Aune. Voy. ce mot.
VER NIER (du nom de l'inventeur), instrument qui sert à mesurer les fractions de division sur un limbe ou une règle divisée quelconque. Il consiste essentiellement en une réglette qui glisse le long de la règle principale, et qui porte elle-même une division dont le zéro représente le curseur [Voy. ce mot). Si le vernier est destine à évaluer des dixièmes de la division de la grande règle, ses divisions s'obtiennent en prenant 9 divisions de celle-ci et les partageant en iO parties égales, de sorte que les divisions de la règle excèdent d'un dixième celles du vernier. Le curseur étant amené à l'extrémité de la longueur à mesurer, on lit d'abord sur la grande règle le nombre de divisions principales contenues dans cette longueur, puis on cherche l'endroit où une division de la règle et une division du vernier coïncident le plus exactement. Le nombre correspondant lu sur le vernier indique le nombre de dixièmes qu'il faut ajouter au nombre d'unités déjà lu sur la règle. Quand on veut évaluer des minutes, c.-à-d. des trentièmes, sur un limbe divisé en demi-degrés, on forme les divisions du vernier en prenant 29 divisions du limbe et les partageant en 30 parties égales.
VERNIS (de vernir, du lat. vitrinire), matière liquide, épaisse et visqueuse, qu'on étend en couches minces sur les corps |)our les préserver de l'action de l'humidité et de celle de l'air, tout en leur donnant un aspect brillant et agréable. On compose les vernis avec des substances résineuses qu'on dissout dans certains liquides qui, en s'évaporant, les laissent jiour résidus, ou qui se résinifient euxmêmes au contact de l'air. On distingue, d'après cela, les vernis à l'éther, à l'alcool, à l'essence et les vernis gras. C'est improprement qu'on appelle vernis l'émail opaque qui sert de couverte à la faïence et aux autres poteries.
Vernis à l'éther : ils s'emploient en Bijouterie pour réparer les accidents qui arrivent aux émaux sur bijoux : on les prépare en dissolvant du copal dans de l'éther ; ces vernis sont extrêmement siccatifs.
Vernis à l'alcool : ils s'appliquent sur les meubles, les boîtes, les étuis, les cartons, les cuirs, etc. ; on les prépare en dissolvant dans l'alcool, au bain-marie, des résines, telles que la sandaraque, la térébenthine, la gomme-laque, le mastic, etc. On les colore de toutes les manières.
Vernis à l'essence : ils sont moins siccatifs ciue les précédents, mais plus faciles à polir et plus durables; on les compose avec les mêmes résines, qu'on dissout dans l'essence de térébenthine; quelquefois on emploie aussi l'essence de lavande; on les colore avec les mêmes substances. Ils servent particulièrement à vernir les tableaux.
Vernis gras : ce sont, de tous les vernis, les moins siccatifs, mais les plus solides : aussi les destine-t-on à tous les usages auxquels les vernis à l'alcool et à l'essence ne pourraient pas être employés à cause de la trop faible résistance qu'ils opposent à l'action de la lumière et de la chaleur solaires, et des intempéries de l'air. Les devantures de magasin, les portes et les fenêtres de nos habitations, les équipages de luxe, les voitures de fatigue, les objets en tôle, les plateaux de cabaret, les lampes, etc., réclament spécialement ce genre de vernis. On compose les vernis gras en incorporant à chaud du copal ou du succin à de
VERNONIE