VERSION
au milieu. On fait des verrous de toute dimension et de toute forme : il y a des I'. à ressort, ou V. de sûreté, disposés (le manière à ne {wuvoir être forcés-
VERRUCARIÉES (du lat. veiruca, verrue\ 3' tribu de la famille des Lichens angiocarpes. ne renferme que les '2 genres Pyreiiaslrinn et Verriicaria : ils croissent sur les pierres et sur la terre nue.
VERRUE (du lat. verruca), vnig. Poireau, petite tumeur dure, mamelonnée, indolente, qui se forme à la surface de la ptiau. surtout aux mains et au visage. Les verrues résultent de riivpertrophic des dilTérents éléments du derme et en particulier des papilles: elles j>euvent se détacher spontanément ou par l'applicrtion prolongée de topiques émollients et des lotions avec une solution de souscarbonate de sodium.
Herbes aux verrues [Vemicarià], nom donne à Y Héliotrope d'Europe, parce qu'on croyait que son suc mêlé avec du sel faisait tomlier les verrues.
VERS [du lat. versus], assemblage de mots mesurés et cadencés selon des règles détermmées. Si la mesure du vers repose sur la quantité [Voy. ce mot), le vers prend le nom de i>ers métrique; si elle dépend du nombre des syllabes, il prend celui de vers syllahique. Les vers givcs et latins sont des vers métriques; en français et dans
[)resque toutes les langues modernes, les vei"s sont sylla- )iques.
Vers métriques. Les plus usités chez les anciens étaient : Yhexamètre, composé ae 6 pieds, tous dactyles ou S|wndées : il était particulièrement consacré à la poésie épique; le pentamètre, ou vers élégiaque, de 5 pieds, qui se place toujours après un vers hexamètre et forme avec lui un distique ; X'ïaynbique, composé de mesures inégales où l'ïambe dominait : c'était le vers de la poésie dramatique; Valcaïque, le saphique, Vanapestiqtie, Vasclépiade et autres vers lyriques, qui s'emplovaient rarement seuls, mais dont la combinaison formait des strophes, etc. Voy. tous ces mots.
Vers syllabiques. Les seuls usités en français sont : le vers alexandrin, dit aussi vers héroïque, grand vers, formé de 12 syllabes coupées en deux hémistiches égaux : c'est le vers de l'épopée, de la tragédie et de la comédie; le vers de dix syllabes, coupé en deux hémistiches inégaux, le premier ayant 4 syllalx^s et le second 6 : il convient surtout au conte et à l'épitrc familière ; on l'emploie aussi quelquefois dans la comédie ; quelques poètes ont coupe le vers de dix syllaljes en hémistiches égaux; les vers de 8 syllabes, de 7, de 6, de 5, de 4, de 3, de 2, et même d'une syllabe : les trois derniers s'emploient rarement seuls. En français, tous les vers riment ordinairement deux à deux; quelquefois les rimes sont croisées {Voy. RiîiK' ; on nomme vers blancs les vci"s non rimes. On appelle vers libres ceux qui, bien que liés par le sens et par les rimes aux autres vers d'un morceau, ne sont [ws assujettis à la munie mesure : les Fables de La Fontaine sont écrites en vers libres.
Vers dorés, nom donné, à cause de leur valeur morale, à des vers grecs du genre de ceux qu'on appelle gnomiques, c.-à-d. sentencieux ou moraux, et qu'on attribue soit à Pytiiagore, soit à Lysis.
Vers fescennins, genre de poésie satirique et licencieuse en forme de dialogue, usitée à Rome, était originaire de Fescennia. petite ville d'Etrurie.
Vers techniques, vers faits pour aider la mémoire, en rappelant beaucoup de faits en peu de mots. Tel est ce vers, assez mauvais d'ailleurs, qui renferme les noms et les fonctions des trois Parques :
Clotho colum reliuet, Lachesis net et Atropos occat.
Nos vieux grammairiens ont fait un grand usage de vers techniques : la Grammaire latine dt Despautère, les anciennes Prosodies, le Jardin des racines grecques de Cl. Lancelot sont en vers techniques. Les Scolastiques en ont également fait usage [Voy. syllocisme) , ainsi que les historiens.
VERS, animaux invertébrés. Voy. ver.
Vers intestinaux ou Entoioaires. Pour les Zoologistes, ces mots sont synon\Tnes d'Helminthes [Voy. ce mot). — Pour les Médecins, ils désignent tous les vers qui vivent en parasites dans le corps de l'homme, comme le Téitia ou Ver solitaire, et surtout les Ascarides ou Vers des enfants. Ces derniers se montrent particulièrement dans les climats froids et humides; ils atfectent de préférence
les enfants, et principalement les sujets faibles, scrofulcux cl racliitiques. Leur présence dans les voies digestives est signalée jiar des douleui-s sourdes à la région ombilicale, accompagnées de fourmillement, de ballonnement de l'abdomen, de nausées, etc. ; les selles sont glaireuses, d'un jaune verdàtre, surtout chez les enfants, et elles contiennent des vers ou des débris de vers ; l'haleine a une odeur fade et aigre caractéristique. Un autre signe de la présence des vers est une démangeaison plus ou moins vive vers l'orilice des fosses nasales, qui porte les sujets à se frotter sans cesse le nez. On emploie contre ces jwrasites lx?aucoup de remèdes spéciaux, dits anthelminthiques, dont les uns tuent les vcre [vermicides), et les autres les font rejeter au dehors (vermifuges). Parmi les
Premiers, on range la mousse de Coi-se. le semen-contra, oignon, l'ail, Vassa-fœtida, le camphre, la térébenthine, l'éther sulfurique, etc. ; parmi les second?, les vomitifs, les purgatifs, comme le tartrate de potassium et d'antimoine, le kermès minéral, le calomel, le jalap, la goinme-gutle, l'huile de ricin, la rhubarbe et le séné. — Pour déliarrasser les enfants des vers qui les tourmentent, il suffit ordinairement de lavements vinaigrés, salés, sulfureux, camphrés ou faits avec la décoction d'ail ou de tabac, et d'onctions pratiquées avec une pommade mercurielle ou camphrée; rarement il est nécessaire de recourir aux purgatifs.
VERSANT, se dit, en Géographie, de la pente d'un des côtés d'une chaîne de montagnes, l-es principales chaines de montagnes de la France sont liées ensemble, de telle façon qu'elles forment deux versants principaux, dont l'un, le plus éten lu de beaucoup, est incliné vers la Manche et l'Océan, et l'autre vers la Méditerranée.
VERSE (sixus), expression qui tend a disparaître : le sinus verse d'un arc est la longueur interceptée par la corde et l'arc sur le rayon perpendiculaire à la corde : on dit quelquefois flèche dans le même sens.
VERSEAU (c.-à-d. verse-eau]. C'est le nom d'un des signes et d'une des constellations du zodiaque. Le soleil entre dans le signe du Verseau le 21 janvier et en sort le 20 février. C'est l'époque des pluies et des neiges dans nos climats, d'où son nom latin aquarius. On le représente ord. sous la forme d'un homme tenant une urne penchée, d'où son nom latin atnpiiora. — La constellation du Verseau prend place sur la sphère céleste entre le Capricorne et les Poissons, et forme une sorte de ligne courbe dont le prolongement aboutit d'une part à la Lyre et d'autre part au Dauphin; elle comprend o étoiles de 3" grandeur, 4 de 4"=, 18 de 5«. Son ascension droite moyenne est 22 h. 0 m., sa déclinaison 9" sud.
VERSET [du lat. versus, versl, petite section composée ord. de quelques lignes qui forment le plus souvent une proposition entière, un sens complet. Celte division n'est usitée que dans les livres de l'Ecriture. L'idée de la division de la Bible par versets remonté à Si Jérôme : la division que nous suivons maintenant est due à Robert Estienne.
En Typographie, on nomme ainsi le signe qui sert à marrjuer les versets, et nui est ainsi figuré, t.
VERSIFICATION (du lat. rersificatio), s'entend et de l'art de faire les vers et de l'art qui enseigne les règles à sui\Te pour y réussir. Le talent poétique, comme l'éloquence, est un don de la nature que rien ne peut suppléer; mais on peut donner des règles sur les meilleurs moyens d'exécution ; on peut surtout enseigner tout ce qui tient aux conditions propres à chaque genre de poésie, ainsi qu'à la structure et à la facture du vers, ou versification propr. dite. — Outre les ouvrages déjà cités aux articles POÉSIE et PROSODIE. OU pcut Consulter sur ce sujet les Traités de la Versification latine et de la Versification française de M. L. Quicheral. Quant aux difficultés particulières qu'oppose la rime au poète français, on pourra s'aider, pour les surmonter, des nombreux Dictionnaires de rimes publiés depuis Richelet jusqu'à nos jours, notamment ceux de Pbilippon de la Madeleine et de Lemare.
VERSION idu lat. versio), synonyme de traduction. Pris absolument, ce mot s'entend spécialement dune traduction de la Rible : les principales versions de ce genre sont : en grec, celles des Septante, de Symmaque, d'Aquila, de Théodotion ; en latin, la Version de St Jérôme ou Vulgate; en langue golbiiiue, la Version d'ilfilas, etc.
Dans les classes, ce mol se dit de la traduction que font les élèves d'un morceau d'une langue ancienne ou étrangère en leur propre langue. On peut consulter à cet égard