‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des arts ... refondu sous la direction de E. Faguet [et] J. TanneryChapitre 1674 sur 1729 · VILLE · texte numérisé non relu

VILLE

VIGNEAU ou VIGNOT, nom vulgaire des coquillages comestible» du genre Lilloriiie. Voy. ce mot.

VIGNERON, celui qui cultive la vigne et qui fait le vin.

Voy. VIGXE. VIGXODLE, VIX, Œ.SOLOCrE.

VIGNETTE [dimin. de vique), petite estampe que Ion met en ornement eu tète d "un volume, au commei\cement d'un chapitre ou dans l'intérieur du texte : dans forigine, ce n'était qu'un IkiIs gravé représentant des feuilles de vigne et des raisins et qui entrait comme caractère mobile <lans la com|)ositionde la page de l'imprimeur. On a repris auj. l'emploi des vignettes mobiles qui servent à faire des cadres, des tètes de chapitre ou des culs-de-lami)e. Dans la suite, on grava les vignettes en taille-douce, il fallut alors les tirer séparément ; dès lors aussi, à l'ornement en rinceaux on substitua une |)elite com|)osition historique ou allégorique, analogue au sujet du livre; puis on étendit le nom de vignette à toutes les petites estam|)es qui ornent les livres illustrés {Voy. uxcstratiox). Les graveui-s anglais sont les première qui excellèrent dans la composition et rexécnlion îles vignettes. — Le papier à vignettes est du papier à lettres dont les Iwrds sont ornés de petites guirlandes coloriées.

Vignette est aussi le nom vulgaire de la Clématite azurée et de la Spirée tilmaire.

VIGNOBLE, terrain planté en vignes. De tous les iwiys où l'on cultive la Vigne, la France est celui qui possctie le plus de vignobles : ils y iKcujHînt plus de 2 millions d'hectares. Les principaux sont :

1° Pour les Vins de liourgogne : Vins rouges : Romanée-Conli, Piichelwurg. la Tâche, Clos-Vougcol, Chambcrtin, >uits ou Clos St-Georges, Corton, Voinay. Pommard, Beaunc. Chamliole, Mercurey, Savigny, Meursault (ù'itcd'Or) ; l'itoy. les Préaux, la Chaînette, Migrenne (Yonne) ; vins de Mâcon et de Beaujolais, vin de Tiiorins, etc. (Saonc-et-Iyoirc et Rhône) ; — Vins blancs : Montrachet. I,apeyrière, la Goutle-dOr. les Charmes (Ci'tleHrUr) : VaumorilLnn, les Grisées, Chablis (Yonne], Pouilly-Fuissc (Saône-et-Loire) ;

'2" Pour les Vins de Bordeaux : Vins rouges : Médoc, Château- Lalitc, Chàteau-Lalour, Chàlcau-Margaux , Chàteau-Haul-Rrion, St-Julien, Pauillac. St-EstèpJie, St-Emilion. Larose. les Palus. Talence. I.éoville, Pessac, Mérignac ; — Vins blancs: Bommes, Rions, Blanquefort. Grave, Sauternes, Barsac, Preignac. Langon : dans les Landes : Nessangcs, Sarliat, les rives de r.\dour [vins de sable] ;

5" Pour les Vins de Champagne : Vins blancs : Sillery, Ay. Mareuil, llautviilers, Dizy, Epernay, Cramant, .\vizè, Je Ménil (Marne) ; — Vins nmges : Verzy. Verzenay, Maillv, St-Basie, Bouzy, St-Thierry. Cumières Marne), les Riceys, Balnot-sur-Laigné, Avirey, Bagne ux-la- Fosse (Aulie) ;

4° Pour les Vins divers : dans le Périgord, vins rouges : la Terrasse, Pécharmont, Campréal, Bergerac; vins blancs : Montljazillac, St-Naixcnt. Sancé; — dans le Qiiercy, les vins do Cahors et de la côte du Lot; — dans le Dauphiné, vins rouges : l'IIermitage, Tain, Croze, Jlercurol, Revenlin;

— dans le Jura, le vin blanc d'Arbois; — dans le Lyonjiais, y'msroagcs: Moulin-à-Vent. Côte-Rôtie, Ste-Colombe; vins blancs : Condrieu; — dans le Languedoc, vins rouges : Tavel, Lirac, St-Geniez, St-Laurent, Carnols. Cornas, St-Georges, St-Chrislol. St-.loseph; vins blancs : Frontignan, Lunel, St-Péray; — dans le Comtat d'Avignon : Chàteauneuf. Baume ; — dans la Provence, vins rouges : la Gaude, St-Laurent. Gagnes, St-Paul; — dans le liéarn : Jurançon et Gan ; — dans le lioussillon, vins rouges : Banyuls ou Bagnoles, Cosprons. Grenache : vins blancs : Collioure, Rivcsalles, Cosprons, St-André, Pré|X)uille-de- Salles: — dans le Centre, les vins rouges de St-Etienne, de Chénas et de Fleury (Beaujolais), de Chanturgues (Auvergne) ; les vins blancs des coteaux d'Angers, de Saumur, de Vouvray ; les gros vins d'Orléans et d'Auxerre ; — dans le Nord-est, les vins de la Moselle, les vins de paille;

— dans la Co7-se, les vins rouges de Sari et de Cap-Corse. A l'étranger, on cite surtout : eu Espagne, les vins de

Xérès ou Pacarel. Sèches. Val-de-Pennas, San-Lucar. Beni- Carlo, Vinaroz, Tinto ou Alicante, Tintilla ou Rota, Halaga, Rancio, Malvasia: — en Portugal : Porto, Carcavello, Lamalonga: — en Suisse, vins rouges : Boudry, Cortaillods ; vin blanc : Chiavenna ; — en Italie : Lacryma-Christi (Vésuve), Capri, Malvoisie, Albano. Montedascone, Montepulcir.o, Montalicino, Riminese, StivStephano : — en Sicile, Mai'sala, Zucco, Girgenti, Syracuse; — en Allemagne, vins du Rhin (Johannisberg, Brauusbcrg, etc.;, de Tokay

(Hongrie); — en Ttirquie cl en Grèce : Cotnar (Holda\-ie), Piatra (Valacliie), vins de Chypre, de Chio. de Candie, de Malvoisie: — en Perse, Chiraz; — en Afrique : Constance (Cap de Bonne-Espérance); — clans V Atlantique, Madère, Ténériffe, Gomère, Palma, les Açores. etc.

Les vignobles de Massique, de Falerne, de Cécube, etc., étaient renommés chez les Romains.

VIGNOLE, nom vulgaire de la Mercuriale.

VIGNOT, coquillage. Voy. vigneau.

VIGOGNE (de I espagn. vicuna), Attchenia vicuna. Mammifère ruminant du genre Lama, famille des Camélidés, se trouve dans les Cordillères de l'Amérique du Sud. Sa tadie est celle d'une grande chèvre ; son port est gracieux, sa physionomie très vive. La Vigogne est un animal doux et timide. Sa laine est, comme celle de lAlpaca, très fine et très douce : on en fabrique des tissus très chauds et très légers. On en distingue trois sortes : la fine rouge, la carmeline ou bâtarde, et le pelolage; cette dernière ne sert guère qu'à la fabrication des feutres.

VIGUIER (du lat. vicarius), sorte de prévôt au moyen âge. Voy. vigcier au Dict. d'IIist. et de Géogr.

VILAIN (du lat. villanus . Ce nom était donné, dans la langue du Droit féodal, aux paysans libres et non attachés à la glèbe comme les serfs, et, dans le langage ordinaire, à tout campagnard roturier, par opposition aux nobles.

VILEBREQUIN (pour virebrequin, du v. fr. virer, tourner, et brequin, du holl. boreken, foret), outil qui sert à percer le l)ois, la pierre, etc., au moyen iPune mèche qui a un taillant de forme diverse, et que l'on fait entrer en la tournant. L'ouvrier, ayant placé la pointe de la mèche à l'endroit qu'il veut percer, appuie solidement sur le champignon de l'instrument avec la paume de la main gauche, ou mieux avec la poitrine, et, <lc la main droite, il fait en même temps tourner rapidement le manche de l'instrument, qui est courbé en C et mobile dans le champignon. — En .Mécanique, on nonnne vilebrequin un arbre coudé à l'aide duquel on peut convertir le mouvement de rotation continu en mouvement de va-etvient, et réciproquement : ce qui se fait au moyen d'une bielle ou d'une courroie embrassant le coude dû vilebrequin.

VILLA. Chez les Romains, ce mot ne désignait d'alwrd que les fermes ou les métairies; mais, dans les derniers temps de la république et sous les empereui-s, les riches pn)priélaires se plurent à accumuler dans leurs villas toutes les prodigalités du luxe : la villa de Scaurus fui, au rapport de Pline, évaluée à une somme d'environ 20 millions. La plupart étaient d'une étendue et d'une grandeur surprenantes : elles ressemblaient à de petites villes. Néanmoins les constructions n'y avaient communément que le rez-de-chaussée et un étage. Les villas étaient ordinairement situées auprès de la mer ou dans quelque paysage agréable. On en voyait un grand nombre à Ba'ies. L'Italie actuelle est encore couverte d'une foule de villas de construction moderne (depuis le xv« s.), et ornées à grands frais : telles sont les villas Médici, Pamphili. Borghèse , Aldobrandini , Estense, Ludovisi, etc. — En France, le nom de villa a été adopté pour désigner des maisons de plaisance.

VILLANELLE (de l'ilal. villano, paysan), sorte de poésie pastorale, d'origine italienne ou espagnole, où l'on faisait parler des bergers et des bergères, sur un ton tendre et mélancolique. Les villanellcs étaient ordinairement composées de plusieurs couplets de 5 vers avec refrains, et terminées par mi quatrain. Grevin mit ce genre à la mode en France. Passerai et IL d'Urfé y ont excellé. Il est abandonné auj. — On donne aussi ce nom à un air à une ou plusieurs voix, jadis usité chez les Najwlitains.

VILLARSIE, Villarsia, genre de la famille des Gentianées, tribu des Ményanthées, renferme des plantes aquatiques dont la plus connue' est la V. faux nymphéa, qui croit dans les marais ou à la surface des eaux douces : feuilles nageantes, comme celles des Nymphéas, fleurs jaunes et frangées.

VILLARSITE, minéral analogue à la serpentine, n'est qu'un Péridot lortement altéré.

VILLE (du lat. villa, ferme: parce que beaucoup de villes motlernes doivent leur origine aux habitations agglomérées autour d'une ferme ou plutôt d'une grande maison de campagne). On entend ordinairement par ville non seulement tout assemblage considérable de mu-

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