VOIX
voile d'artimon et les voilea d'état sont trapézoïdes; les /bcs et les voiles lutines sont triangulaires. — On distingue encore les voiles : en hautes et hanses, selon qu'elles tiennent aux hautes ou basses vergues ; en voiles de l'avant et de l'arrière; en voiles majeures et mineures, etc. — On appelle : voilure, l'ensemble des voiles d'un vaisseau ; voilerie, l'art de confectionner les voiles, ainsi que l'atelier où on les coni'ectionne.
Amener une voile, c'est la faire descendre le long du mât quand elle a été hissée; carguer une voile, c'est la serrer ou plier conire la vergue; la déferler, c'est la mettre au vent, etc. Les toiles dont on se sert pour confectionner les voiles sont ordinairement en (il de chanvre et de différentes grosseurs : on les dislingue par les noms de toile à six fils, à quatre fils, mélie double, •mélie simple, toile de doublage, toile àjn-élart, etc. On emploie aussi le coton à la fabrication des voiles, et quelquefois même le cuir. Les Chinois on font avec du jonc; les indigènes de la mer du Sud, avec de la paille ou des écorccs d'arbres.
voME, étoffe de laine très légère, non croisée, dont on fait des robes d'été, des voiles de religieuses, etc.
En botanique, le voile est une couche souvent assez épaisse qui s'observe à la surface des racines aériennes d orchidées. — On emploie quelquefois ce mot comme syn. de volve.
VOILIER, se dit : 1° de tout ouvrier qui confoclionnc des voiles ; 2° d'un bâtiment considéré sous le point de vue de sa marche sous voiles : on dit alors qu'il est bon ou mauvais voilier.
VOILIER, Istiophorus ou Histiophorus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scombéroïdes, renferme des poissons de grande taille, très voisins des Espadons. Ils doivent leur nom au développement considérable de la dorsale, dont ils se servent comme de voile pour prendre le vent quand ils nagent. Le V. porte-glaive (//. gladifer) est le type du genre.
On donne en général le nom de Voiliers aux Oiseaux dont le vol est étendu, et celui de Grands Voiliers aux oiseaux de haute mer, tels que les Albatros et les Pétrels.
Voy. L0NGlPEX:«ES.
VOIRIE (de voie), partie de l'administration publique c^ui a pour objet l'établissement, la conservation, l'entretien et l'alignement de toutes les voies publiques. On distingue : la grande voirie, qui embrasse toutes les commuiiicalions d'un intérêt général, les routes nationales et départcuientales, les chemins de fer, les lleuvcs et rivières navigables ou flottables, et la petite voirie, qui embrasse toutes les communications d'un intérêt purement local, les chemins vicinaux, les cours d'eau non navigables ou flottables. La gi-ande voirie est dans les attributions des préfets seuls, et la petite voirie, dans celle de l'autorité municipale. La voirie se distingue aussi en F. itrbainè et en F. rurale, selon qu'elle a pour objet les villes ou les campagnes. Les rues de Paris sont soumises, par exception, au régime de la gi'ande voirie. En outre, un décret du 26 mars 1852 a imposé des règlements particuliers à la voirie de la capitale; ainsi, tout propriétaire est tenu, entre autres obligations, de regi-atter, repeindre ou badigeonner la façade de sa maison une fois au moins tous les 40 ans (art. 5). Pour les délits et contraventions en matière de voirie, la transaction est admise, comme pour les délits forestiers (Loi du 18 juin 1849, Règl. du 21 déc. 1859, Décr. du 7 sept. 1870). — Consulter : Davenne, Hecueil des lois, etc., sur la voirie: E. Herman, Traité de la voirie vicinale; Vignon, Etuàes historiques sur les voies publiques en France aux xvii" et xvui» siècles ; Aucoc, Conférences sur le droit administratif, t. II et III: Guillaume, Voirie vicinale (1892) et Voirie i-urale (1890).
On appelle encore voirie le lieu où l'on dépose les débris d'animaux, les vidanges et autres immondices de toute nature qui proviennent des grandes villes. Les voiries sont ordinairement situées au dehors des villes; celle de Pans, établie à Montfaucon depuis 1577, a été transportée de nos jours à Bondy. Votj. vidange et abattoir.
VOITURE (du lat. vecturà, transport). La forme des voitures varie suivant leur destination, et plus encore, surtout pour les voitures de luxe, suivant les caprices de la mode. Parmi les voitures qui servent au transport des matières de toute sorte, on distingue la charrette, le
tombereau, le haquel, le camion, les chariots de tout
fenre, le fourgon, la tapissière, la petite voiture à ras, etc. Parmi celles qui servent au transport des personnes, les unes sont à deux roues comme le cabriolet, la patache, le coucou, le tilbury, le phacton, le cab, etc. ; les autres à quatre, comme le carrosse, la berline, le coupé, le landau, la calèche, la briska, l'américaine, la Victoria, le char à bancs, le fiacre, les diligences, les omnibus, etc. Voy. ces noms.
L'origine des voitures remonte à la plus haute antiquité. Outre les chars [Voy. ce mot) en usage dans les combats et dans les courses, les Grecs et les Romains avaient un très grand nombre de voitures : telles étaient, chez ces derniers, les voitures dites carpenlum, cai'ruca, rheda, plauslrum, etc. Au moyen âge, l'usage des voitures était devenu fort restreint; à la fin du xvi° siècle, elles étaient encore regardées comme un grand objet de luxe ; au xvii=, l'usage en devint général. Sous Louis XIII furent établies à Paris les ))remières voitures de louage [Voy. fiacre et cociie), dont le nombre n'a cessé de s'augmenter depuis. — M. E. Tauxicr a publié dans le Moniteur universel (janvier 185-i) V Histoire des voitures en France.
Voitures publiques. On comprend sous ce nom, outre les voitures de transport pour voyageurs, telles que voiture de place [fiacres, coupés, cabriolets à 2 ou à 4 roues, etc.), les voitures de grande et de petite remise, les diligences, accélérées, gondoles, pataches, coucous, omnibus de tout genre, les chemins de fer, les bateaux à vapeur ou autres, et aussi tous les véhicules qui servent au roulage, soit ordinaire, soit accéléré. — Les entrepreneurs de voitures publiques sont assujettis à des règlements particuliers, qui font loi entre eux et les personnes qui se servent de leurs voitures : ils doivent tenir registre de l'argent, des effets et des paquets dont ils se chargent ; ils sont responsables de leur perte et de leur avarie, à moins qu'ils ne prouvent qu'ils ont été perdus ou avariés par cas fortuit ou par force majeure (C. civ., art. 1782-86). Une amende de 6 à 10 francs est encourue par ceux qui contreviennent aux ordonnances concernant la solidité, le chargement des voitures, le nombre et la sûreté des voyageurs, l'indication du nombre et du prix des places, du nom du propriétaire (C. pén., art. 475). Le voituiier a privilège sur le prix de la chose voiturée pour les frais de voiture et dépenses accessoires (art. 2102-06). — Dans les villes, les cochers des voitures privées et publiques doivent observer les règlements et les tarifs imposés par la police ou l'administration municipale. Les propriétaires sont responsables des délits et contraventions que les cochers peuvent commettre ( Voy. messageries, ROULAGE et bateaux). — L'impôt sur les voitures et les chevaux est réglé auj. par les lois du 23 juillet 1872 et du 22 décembre 1879.
VOITURIN, en italien vetturino, celui qui loue à des voyageurs des voitures attelées, et qui les conduit. C'est surtout en Italie qu'on voyageait ainsi autrefois.
VOÏVODE ou VAYvoDE, titre de dignité chez les Slaves. Voy. voïvooE au Dict. d'Hist. et de Géogr.
VOIX (du lat. vox], son que l'homme fait entendre en chassant l'air de l'intérieur de ses poumons. L'organe qui produit ce son, l'organe vocal, est un véritable instrument à vent, formé de trois parties : 1° les poumons et la trachée-artère, qui font l'office de soufflets; 2" le larynx, sorte de vibrateur qui imprime au son un caractère spécial ; 3» le pharynx et les cavités buccale et nasale, qui servent à le modifier en l'enflant ou en le diminuant. L'air, chassé des poumons, s'achemine d'abord par la trachée-artère, canal assez large qui se resserre bientôt ; puis il traverse une fente étroite (larynx), dont les bords sont deux lames vibrantes, semblables à celles des anclies, qui permettent ou interceptent alternativement le passage de l'air, et déterminent ainsi les ondulations sonores. Les autres organes ne font que transmettre et modifier le son.
La voix peut se présenter sous trois états : la voix brute, ou cri, comme dans les animaux; la voix articulée, parole ou langage, qui est le privilège de l'homme ; la voix modulée ou chant [Voy. ces mots). Voy. aussi, relativement à la formation de la voix articulée, les travaux remarquables de MM. du Bois-Reymond, Brûcke, Ilelmholtz, Merkel ; Max Muller, Science du langage, 2° série, 5" leç., etc.
La voix se divise : 1° par rapport au ton, en premier dessus ou soprano, deuxième dessus ou alto, contraltOy